Les Editions La Remanence se dévoilent...

Publié le par litteratureetfrancais

 

  1. Pouvez-vous nous présenter votre maison d’édition ?

Les éditions de la Rémanence éditent de la littérature contemporaine à travers trois collections. La première, Regards, regroupe des romans courts, dont la lecture est aisée, rapide (type « jeunes adultes » en ce qu’ils sont accessibles pour des adolescents tout en plaisant aux adultes)  et qui abordent dans la fiction une problématique propre à notre époque ou un thème précis. La seconde, Traces, est dédiée à la non-fiction : autobiographies, mémoires, essais. Et la troisième, Le Labo, accueille des romans contemporains plus denses que ceux de Regards, avec des histoires plus complexes et moins focalisées, plus proches de ce qu’on fait en littérature générale.

  1. Pour vous une ME c’est quoi ?

Une ligne, des choix, de l’énergie, une bonne dose de curiosité et une grande confiance dans la narration comme vecteur de plaisirs, de sensations et de connaissances J

  1. De combien de personnes se composent votre équipe/ ME ?

Je travaille seule avec mes auteurs, et j’ai deux partenaires régulières pour faire les maquettes et m’épauler en communication.

  1. Parlez-nous de votre ligne éditoriale ?

La ligne éditoriale a été la question la plus cruciale lorsque j’ai décidé de créer ma maison : je voulais essayer d’apporter une voix nouvelle pour me démarquer, qui puisse attirer le lecteur, mais qui corresponde aussi à mes goûts personnels car je savais que j’y passerai mes journées  et je ne m’imaginais pas travailler puis porter des textes avec lesquels je n’aurais pas une forte affinité. La ligne correspond ainsi à une vision assez personnelle de la littérature que je privilégie dans le choix de mes livres comme essentiellement tournée vers le plaisir, la rencontre et le développement personnel. Chaque roman ou récit est empreint de l’expérience humaine des auteurs, de ce qu’ils savent ou de ce qu’ils ont vu vivre ou vécu eux-mêmes. C’est une littérature de partage, tournée vers l’autre, humaniste en quelque sorte.

  1. Comment se passe le choix des ouvrages à publier ?

Ce sont ceux qui correspondent à cet aspect « humaniste » et que j’ai lus d’une traite, immergée. Quand on doit lire tous les jours, on ne se force pas et les textes qu’on apprécie se révèlent vite. La qualité de la langue a évidemment son importance mais n’est pas le critère premier. Si l’émotion et l’empathie passent, que l’imagination l’emporte et que le livre se lit avec plaisir, qu’on s’attache au(x) personnage(s) au point de ne plus lâcher l’histoire, ça me va, même si le roman en question ne constitue pas une « prouesse » technique. Je préfère nettement un texte simple et fluide destiné au plus grand nombre au prestige d’un écrit stylistiquement épatant mais ardu à lire. Après, bien sûr, il m’arrive de choisir des textes d’un très bon niveau, l’un n’empêche pas l’autre !

  1. Pouvez-vous expliquer aux lecteurs les différentes étapes de publication ?

C’est long ! Quand l’auteur donne son accord, on fixe une date d’abord assez vague. Puis je me penche sur le manuscrit attentivement pour le corriger et éventuellement en modifier des passages, ça dépend des ouvrages. L’auteur à son tour valide, corrige, propose. Et puis on recommence, jusqu’à être satisfaits l’un et l’autre. Quand le texte est jugé finalisé, on fait faire les maquettes, et on les relit encore, pour traquer les coquilles. Durant ce travail éditorial qui dure en moyenne trois mois, on cherche aussi ensemble une illustration pour la couverture et nous rédigeons les textes de quatrième et promotionnels. Je dis « nous » car le premier jet vient tantôt de l’auteur, tantôt de mon initiative ; je suis assez peu directive et très à l’écoute de mes auteurs dans la mesure où le travail, la façon de présenter le livre, s’insère correctement dans la cohérence de la maison. Comme je travaille seule, ils sont nécessairement très présents à toutes les étapes.

  1. Faites-vous uniquement de la publication papier ? Pourquoi ?

Papier et numérique, parce que les deux sont complémentaires et le lecteur doit pouvoir lire le livre sur le support qui lui convient le mieux.

  1. Comment faites-vous la promotion de vos ouvrages ?

On rame ! On écrit partout où on pense bon de le faire, les auteurs font des salons… Ce n’est pas évident. Je travaille beaucoup sur Internet auprès des blogs et communautés littéraires car c’est un des seuls «endroits » du livre disponibles pour les petits éditeurs qui ne disposent ni de moyens ni de relations. Mes auteurs sont très investis également.

  1. En tant qu’éditeur que pensez-vous des blogs littéraires et des partenariats qui se font de plus en plus nombreux ?

C’est très bien. D’abord, nous en avons besoin pour présenter nos livres et obtenir des retours sincères de lecture comme évoqué plus haut. Et d’autre part je trouve ce phénomène très positif quand on répète sans cesse que les gens ne lisent plus, j’adore découvrir des blogs de toutes jeunes filles (oui c’est un milieu quand même assez féminin !), bien tenus, sans faute et critiques. Ça fait plaisir et j’irais même jusqu’à dire que certaines chroniques nous redonnent le moral et peuvent chasser les mauvaises pensées quand on se demande pourquoi on se donne tout ce mal dans un marché saturé qui n’aurait pas besoin de nous !

  1. Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Merci pour votre tribune J

  1. N’hésitez pas à donner tous les liens publicitaires nécessaires !

Site : www.editionsdelaremanence.fr

 

Publié dans Mieux connaitre les ME

Commenter cet article