Gogol - Le portrait (19e siècle)

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Le portrait de Gogol (in Nouvelles de Pétersbourg)

Personnages principaux

  • Tchartkov
  • Nikita
  • Ivan Ivanovitch
  • Lisa
  • La mère de Lisa
  • Le peintre de B***
  • Un usurier
  • Le père de B***

Résumé par parties

Partie 1 : Description d’une boutique attirante de tableaux. Elle attire toute sorte de gens. Tchartkov critique les tableaux et se plaint de l’avilissement de son art. Le boutiquier, pendant ce temps, fixe des prix. Le boutiquier vend des tableaux. Le peintre interrompt la transaction. Il veut acheter quelque chose. Il regarde parmi les tableaux qui semblent invendables à cause de leur état. Le boutiquier le laisse chercher. Il est planté devant le portrait d’un vieillard qu’il reconnaît comme signé d’une main de maître. Le regard de ce vieillard est très impressionnant. Le peintre achète le tableau pour 20 kopecks. Il se demande pourquoi il l’a acheté. Ses affaires ne sont pas brillantes. Il rentre chez lui épuisé. Nikita est à la fois son modèle et son homme à tout faire. Le peintre a des problèmes d’argent, il n’a plus de bougies et le propriétaire veut le faire décamper. Le maitre de Tchartkov lui dit qu’il a du talent qui va mourir car il aime le monde et l’argent. Il ne se laisse pas aller aux « bonheurs » de la vie que lui déconseille le maître mais parfois il est dans une mauvaise passe ce qui est justement le cas. Il se dit que la patience ne le nourrira pas. Il revoit le portrait qu’il avait oublié, celui-ci semble vivant. Il lui provoque une sensation de malaise. Explication de la laideur du portrait : le manque de lumière. Il a peur du portrait. Il a l’impression que le regard le suit. Cela provoque une grande angoisse. Il le recouvre d’un drap. Le drap est « tombé » du portrait. Les yeux semblent le transpercer. L’homme sort du tableau et a dans un sac des rouleaux valant 1000 ducats. Le peintre a très peur car il en a pris un. Au moment où le vieillard se rapproche de lui,… il se réveille. Ce n’était qu’un rêve. Il est très angoissé et planté devant le portrait, il n’aime pas s’éloigner. Il croit que le portrait va l’aspirer : c’est de nouveau un rêve. Il fait à nouveau un mauvais rêve à cause de ce portrait. Il se lève pour respirer un coup. Il est devenu fou ?  Il n’est pas sûr d’avoir rêvé, il n’arrive pas s’en convaincre. Il aurait aimé avoir gardé au moins une partie des 1000 ducats de son rêve. Il a la visite de son propriétaire accompagné d’un commissaire. Il lui dit de quitter les lieux après avoir payé. Le commissaire se veut conciliant mais le propriétaire dénigre l’art de Tchartkov. Le commissaire en touchant le cadre fait tomber un rouleau de 1000 ducats. Le peintre sera forcé de payer. Avec cet argent, il veut continuer sa vie de peintre et devenir un peintre. Sa raison perd face à sa jeunesse. Il va dépenser son argent pour ses désirs. Il se laisse ravager par l’argent. Comme il a de l’argent, il croit qu’il va être reconnu. Tchartkov a payé un journal pour avoir le droit à un article élogieux. Il se sent flatté par cet article et attend ses futurs clients. Une femme entre, lui parle de peinture, de peintre. Elle veut qu’il fasse le portrait de sa fille Lisa. Il se sent pris à faire de ce portrait un chef-d’œuvre. Sa mère veut qu’elle soit représentée dans plus de simplicité. Il est déçu car la mère et la fille s’en vont alors qu’il aurait voulu encore peindre. Ce n’est pas Nikita qui l’aurait interrompu. Il est heureux car la femme le fait entrer dans sa société. Le peintre se laisse prendre dans son art mais est rapidement interrompu par la mère qui critique. Il enlève ce qu’on lui demande d’enlever et fait un portrait sans vie. On lui reproche sa lenteur. Il reprend alors un vieux tableau de Psyché pour évacuer sa frustration. Quand les deux femmes arrivent, elles croient que c’est le portrait de Lisa. Le peintre veut que sa Psyché soit ressemblante ce qui ne semble pas être la volonté de la mère. Il est assailli de commandes plus extravagantes les unes que les autres. Au début, les exigences lui font peur mais il ne se tracasse pas plus que ça. Il devient connu : il prend la grosse tête et critique les grands peintres. Il dit que l’art c’est ce qui se fait vite. Tout le monde le loue. Il est reconnu comme un homme de grand talent. Il n’est pas satisfait par cette peinture. Il n’a plus d’inspiration, il perd son talent. Il commence à ressembler à un gros bourgeois attiré par l’argent qui n’a plus rien à voir avec l’art et la peinture. Tchartkov est invité aux Beaux-Arts pour donner son opinion sur une toile faite par un ami proche de lui qui s’est consacré tout entier à son art. Quand il arrive, un grand silence entoure le tableau ce qui est rare. Cette peinture est parfaite en tout point de vue. Il est trop ému pour pouvoir jouer le peintre blasé. Il s’en veut d’avoir tué cette jeunesse qui le faisait si bien peindre. Il n’arrive pas à retrouver son talent, il a emprisonné lui-même son pinceau et son imagination dans une peinture sans intérêt. Il se rend bien compte qu’il avait du talent. Il revoit le portrait du vieillard qu’il considère comme la cause de son problème. Il devient fou et détruit toutes les œuvres talentueuses pour se venger de sa perte de talent. Il finit par être pris de démence et par mourir.

Partie 2 : Description des gens qui assistent à la vente d’objet ayant appartenu à un mort. Le prix d’un portrait atteint une hauteur vertigineuse. C’est celui d’un vieillard avec un regard très réel. Qui est le peintre B*** ? Pourquoi a-t-il des draps sur le portrait ? Il va tout expliquer. Il place l’histoire dans le quartier Kolomna, quartier des « laissés pour compte ». Il décrit un peu la vie que les gens y mènent. Description de personnes très méprisables. Il raconte l’histoire d’un usurier de ce quartier qui s’enrichie. D’après la rumeur, ceux qui font commerce avec lui meurent. Il raconte, comment après avoir octroyé cet usurier, un grand seigneur changea du tout au tout et finit sa vie dans la folie. Ensuite celle d’un prince si doux qui devient jaloux et intolérant finit par se suicider toujours après avoir rencontré cet usurier. Il précise que cela arrive aussi dans le « bas-monde ». La rumeur veut qu’il soit damné et qu’il apporte la damnation à tous ceux qui lui demandent de l’aide. Son père est un grand peintre qui n’est pas du monde. Il va faire un portrait de l’usurier. Il peint avec beaucoup de naturel mais les yeux de l’usurier. Il peint avec beaucoup de naturel mais les yeux de l’usurier lui font peur. L’usurier tient à ce tableau car il veut rester un peu en vie. Son père est changé. Un de ses élèves devient connu, il ne le supporte pas. Il peint un tableau magnifique mais dans les yeux du personnage, il y a quelque chose de satanique qui ne correspond pas à un tableau d’église. Il veut en rentrant brûler le tableau de l’usurier mais un ami l’en empêche. Un fois le tableau parti, l’angoisse le quitte. L’ami a donné le tableau à son neveu qui l’a revendu. Le tableau est habité par le diable. Son père s’en veut et, avant de recommencer à peindre, s’éloigne pour se purifier. Tout le monde tombe à genoux devant l’œuvre magnifique du père. Retrouvailles avec son père. Celui-ci a un air divin. Il donne à son fils sa théorie sur l’art. Il parle du portrait qu’il a fait et lui dit que ce n’était pas de l’art car il inspire de mauvais sentiments. Le père demande au fils de détruire le tableau ce qu’il s’apprête à faire mais ce tableau a été volé.

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