Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme (objet d'étude 2de)

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Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme

 

I / Le récit : rappels historiques théoriques sur le texte narratif

A)     Les temps du récit

1-      Les types de présent de l’indicatif

  • ·         Présent d’énonciation
  • ·         Présent de vérité générale
  • ·         Présent de narration, surtout dans un récit au passé. Met l’action au premier plan en l’actualisant

2-      L’imparfait et le passé simple de l’indicatif

  • ·         L’imparfait : on ne connait ni le début ni la fin de l’action. Temps de la description.
  • ·         Le passé simple : on connait le début et la fin de l’action. Rend compte d’actions qui se succèdent dans le passé.

B)      Les discours rapportés

  • ·         Le discours direct : rapporte directement les paroles d’un personnage. On le reconnait grâce aux guillemets et aux verbes introducteur.
  • ·         Le discours indirect : rapporte les paroles d’un personnage de manière indirecte. Le verbe introduit une subordonnée ce qui entraine des changements de personne et de temps.
  • ·         Le discours indirect libre : il se situe à mi-chemin entre les deux précédents. On a l’impression d’être à l’intérieur de la conscience du personnage et de lire dans ses pensées.

C)      Auteur, narrateur, personnage

  • ·         Auteur : celui qui écrit le livre
  • ·         Narrateur : celui qui raconte l’histoire. Il peut être l’auteur ou un personnage

D)     La focalisation ou point de vue

  • ·         La focalisation zéro ou point de vue omniscient : le narrateur sait tout de l’histoire. Il dit tout au lecteur. Le récit est souvent au passé.
  • ·         La focalisation interne ou point de vue interne : la scène est vue à travers les yeux d’un personnage.
  • ·         La focalisation externe ou point de vue externe : le personnage est décrit de l’extérieur. Le lecteur n’a pas accès à ses pensées.

E)      Le rythme du récit

  • ·         Les effets d’accélération : Le sommaire résume un moment de l’histoire. L’ellipse passe sous silence un pan de l’histoire.
  • ·         Les effets de ralentis : Descriptions et commentaires sont des pauses dans le récit.
  • ·         Les variations dans la chronologie : Retour en arrière et anticipations.

II/ Le roman en tant que genre

A)     Les origines du roman :

Au Moyen Age la structure est libre. Le « roman » était écrit en langue vulgaire.

B)      La structure du roman :

Le roman doit normalement suivre l’évolution des personnages et la progression chronologique d’une histoire.

L’incipit du roman = Début du roman

L’épilogue du roman = Fin du roman

C)      Le personnage de roman

Souvent, on peut établir une fiche d’identité assez précise du personnage. Le déroulement du récit suit souvent l’évolution de la vie du personnage principal.

Roman d’apprentissage : éducation du personnage de son jeune âge à l’âge adulte.

D)     Le réalisme et le naturalisme

1-      L’évolution du roman du XVIIe au XIXe siècle

  • ·         XVIIe siècle : l’analyse psychologique des personnages est approfondie et le récit prend place dans un cadre historique précis.
  • ·         XVIIIe siècle : recherche de vraisemblance car il veut devenir un genre sérieux.
  • ·         XIXe siècle : D’abord, avec le romantisme, les romans exaltent la passion sous toutes ses formes. Ensuite les écrivains réalistes reviennent à la description prosaïque de la réalité quotidienne.

2-      Du réalisme …

Balzac en est le chef de file. Il veut « faire concurrence à l’état-civil ». Il affirme la nécessité pour l’écrivain de réunir une documentation objective avant de se lancer dans l’écriture du roman. Chez lui, le physique des personnages correspond à leur caractère. Il écrit un ensemble de romans intitulé La Comédie humaine

Pour Stendhal, auteur romantique, affiche aussi un parti pris réaliste : le roman est « un miroir que l’on promène le long d’une grand-route »

3-      … au naturalisme

Le naturalisme prolonge le réalisme. Zola en est le chef de file. Il s’inspire des méthodes et des théories scientifiques contemporaines pour écrire ses romans. Il accorde beaucoup d’importance à l’observation. Le roman devient le champ de l’expérience qui permet de vérifier l’hypothèse au départ. Il écrit 20 romans qui composent le cycle des Rougon-Macquart.  Le naturalisme va ouvrir le champ du roman à toutes les classes sociales. Le personnage de roman est désormais populaire et ordinaire.

4-      Le registre réaliste

Le « réalisme » ne livre pas la réalité brute mais la recrée minutieusement pour en donner l’illusion au lecteur. L’auteur utilise des « effets de réel » comme les dates, l’utilisation du point de vue interne et les descriptions. Le phénomène d’identification du lecteur au personnage fonctionne d’autant mieux que le lecteur n’a pas de mal à se rapprocher de personnages ordinaires.

 

E)      L’évolution du réalisme au XXe siècle

Les romanciers du XXe siècle, dit du « Nouveau Roman », remettent en cause le registre réaliste et le narrateur omniscient. Le monde est devenu trop instable pour en donner une image cohérente. Le romancier va tenter de créer un monde sans repères voire absurde.

Il n’y a plus de personnage principal : le narrateur est un simple « je » qui ne sait pas trop ce qu’il fait.

III/ La nouvelle en tant que genre

A)     Historique

La nouvelle se distingue du conte par son contenu et du roman par son ampleur. Le genre se développe au XIXe siècle. Le registre fantastique est très prisé. La nouvelle poursuit son essor au XXe siècle et connait un succès grandissant : sa courte forme convient bien aux contraintes de temps imposées par notre vie contemporaine.

B)      Les caractéristiques du genre.

  • ·         Brièveté
  • ·         Récit organisé autour d’un seul événement
  • ·         Peu de personnages
  • ·         Absence de contexte historique et social
  • ·         Chute finale

​Extrait d'un livre de préparation à l'année de 2de

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