Mérimée - Les âmes du purgatoire (19e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Les âmes du purgatoire de Mérimée

Personnages principaux

  • Le narrateur
  • Don Juan de Marana, frère Ambroise
  • Le comte Don Carlos de Marana
  • La comtesse de Marana
  • Don Garcia Navarro
  • Perico
  • Dona Teresa de Ojeda, sœur Agathe
  • Dona Fausta de Ojeda
  • M le corrégidor
  • La capitaine Don Manuel Gomera
  • Modesto, don Pedro de Ojeda

Résumé

Le narrateur explique que même si les histoires sont les mêmes, chaque ville à son propre Don Juan. Le narrateur veut prouver que les deux ont existé et que c’est sacrilège à Séville d’en douter. Il va nous parler de Don Juan de Marana en racontant des histoires différentes de celle de Molière qui parle de Don Juan de Tenorio. Don Carlos est un homme bien, fier d’avoir un fils qui fera vivre sin nom. Don Juan est un enfant gâté déchiré entre un père qui le veut homme brave et une mère qui l’espère religieux. Don Juan est impressionné par un tableau de sa mère représentant les âmes du purgatoire, sa mère ne manque pas de lui expliquer que, pour éviter le purgatoire, il faut bien suivre la suivre la religion. Sa mère espère qu’il fera dire des messes pour elle quand elle ne sera plus là. Les appartements de son père sont un sanctuaire dédié à ses victoires militaires. Don Juan est partagé en deux. A 18ans, il est envoyé à Salamanque pour devenir un homme. Son père lui rappelle que l’honneur des Marana est important : mieux vaut mourir plutôt que de salir ce nom. Salamanque, ville étudiante, est une ville de débauche. Don Juan respecte les ordres de son père et sa libéralité lui fait de nombreux amis. Don Juan veut s’asseoir au plus près des professeurs. Son voisin le prévient que c’est la place de Don Garcia Navarro et que celui-ci à l’épée facile. Don Juan ne veut pas changer de place pour ne pas paraitre lâche. Arrivée de Don Garcia. Don Garcia fait un accueil chaleureux à Don Juan car leur père sont amis et qu’il veut qu’il en soit de même entre eux. Il se propose de lui faire visiter Salamanque. Perico raconte à Don Juan que Don Garcia aurait été sauvé de la mort par le diable. Il est interrompu par Don Garcia lui-même qui dit à Don Juan de ne pas l’écouter et de le suivre pour rencontrer ses amis autour d’un diner. Ils vont à l’église où se trouvent les sœurs de Ojeda. Garcia admet aimer l’ainée et conseille à Juan d’aimer la cadette. Garcia conseille à Juan de faire avancer ses affaires avec Teresa, lui a donné un billet à Fausta. Il en a toujours de tout prêts. Le repas, d’abord consternant pour Don Juan, lui fait voir la vraie vie étudiante : ils sont frères et ne doivent jamais se trahir mais peuvent tout se permettre avec les gens extérieurs à l’université. Don Juan fait un rêve étrange dans lequel il choisit d’border du côté de la belle femme plutôt que du vieillard, signe de sa future débauche ? Garcia semble intéressé par l’épée de Juan. Ils vont aller chanter la sérénade à leur belle. Garcia lui conseille de toujours le suivre. Il chante jusqu’au signal qui dit qu’on les écoute. A ce moment-là, il commence à converser. Malgré sa découverte de l’amour, une fois la glace brisée Don Juan sait se montrer éloquent. Les jeux de séduction reprennent tous les soirs. Don Cristoval veut prendre leur place mais Garcia refuse. Il va y avoir combat. Don Juan blesse mortellement Don Cristoval. Ils prennent la fuite. Don Juan a perdu son épée. Don Garcia n’hésite pas à aller récupérer l’épée de son ami. Ils doivent fuir et ne pas se faire prendre. Leur fuite est facilitée par un groupe d’étudiants qui les aide. L’épée qu’a prise Don Garcia n’est pas celle de Don Juan. Garcia rassure Don Juan, il s’occupe de ses affaires. Il accoste un prêtre et, sous couvert d’un conseil religieux, prétend que Don Juan a échangé son épée pour rendre service à un cavalier. Don Juan ne comprend pas la manœuvre mais laisse faire. Garcia a mis le prêtre de leur coté il sera leur témoin en cas de problème. Garcia conseille à Juan de rentrer pendant qu’il va aux nouvelles. Dona Teresa arrive chez Don Juan, cachée sous un voile. Elle lui dit son intérêt pour lui et lui rend son épée qu’elle a dissimulée aux hommes du corrégidor. Garcia annonce à Don Juan que leurs affaires vont bien grâce à la réputation de ce dernier et au tour de Teresa qu’il a surprise chez Don Juan. Ils peuvent retourner à leur vie d’étudiants. L’amour et la vanité effacent toute trace de culpabilité et de remords chez Don Juan. Après la rencontre avec les sœurs, Garcia et Juan font la fête. Ce dernier finit ivre pour prouver qu’il n’est pas un novice. Il est totalement tombé dans la débuche, fait sans arrêt la fête, courtise Teresa et l’obtient, pense à la suivante. Il vit comme ceux qui l’entourent. Il passe du temps avec Teresa mais ce qui lui semblait magnifique au début perd de son éclat comme la tâche qu’elle a dans le cou. Garcia et Juan sont lassés de leur sœur de Ojeda. Garcia propose de se les échanger. Il compare le dressage d’une femme à celui d’un cheval. Ils jouent leur maitresse aux cartes. Don Juan gagne Fausta. Garcia lui fait un billet sur lequel il lui dit de se donner à son ami. Garcia lui dit comment se comporter, Juan hésite un peu mais ce jeu l’excite beaucoup. Malgré ses hésitations, Don Juan se lance, Garcia l’aide et n’a aucun remord. Fausta ne comprend pas la présence de Don Juan à la place de Don Garcia. Fausta ne croit pas au billet écrit par Garcia, elle pense à une plaisanterie. Don Juan tente de la prendre de force, elle oublie sa pudeur et appelle à l’aide. Il n’arrive pas se sauver à cause de Fausta. Elle est tuée à la place de Don Juan, dans sa fuite il tue son père. Teresa, qui a tout vu, tombe évanouie. Juan se rend chez Garcia. Celui-ci lui dit de quitter la ville pour aller en Flandres afin de sauver sa vie. Ils quittent l’Espagne, s’arrêtent et profitent des plaisirs en Italie avant de rejoindre Bruxelles pour s’engager dans une compagnie, celle de Don Manuel Gomare. Ils se font vite remarquer pour leur bravoure. Ils reprennent leur vie de libertins sans accorder la moindre importance au mal qu’ils peuvent faire. Lors d’une bataille, Don Manuel Gomare meurt. Il fait de Don Juan son héritier. Il ouvre la bourse que lui a laissée le capitaine. Elle contient 60 pièces d’or. Ils vont jouer l’argent mais Don Juan retire 10 pièces pour faire dire des messes au nom du capitaine comme promis ce que ne comprend pas Garcia. Ils perdent tout même l’argent mis de côté. L’âme du capitaine est oubliée. Ils retrouvent le corps mutilé du capitaine. Don Juan se rappelle de sa promesse non tenue sans vraiment de remords. Le corps est enterré et un capucin dit quelques mots. Arrivée d’une nouvelle recrue : Modesto, homme intrépide mais solitaire. Garcia blasphème. Il ne croit ni à l’âme, ni à Dieu ni au diable contrairement à Don Juan qui croit aux âmes du purgatoire. Garcia est blessé. Il meurt en léguant ses maitresses à Don Juan, il ne veut pas que l’on voit cela comme une punition divine. Modesto disparait après la mort de Garcia : était-il l’assassin ? Pourquoi ? La mort de Garcia touche beaucoup Don Juan mais il retourne à Séville pour reprendre sa vie de libertin sur un plus grand terrain. Il pervertit la jeunesse andalouse. Il tombe malade et veut retourner au plus vite à sa vie d’excès. Pendant sa convalescence, il dresse la liste des femmes qu’il a séduites et se vante d’avoir roulé des maris de toutes catégories sociales. Un ami lui dit qu’il manque une religieuse à sa liste. Il promet de relever le défi sous un mois. Il cherche sa nouvelle proie dans les couvents de Séville. Il choisit sœur Agathe. Il est persuadé de l’avoir déjà conquise sans savoir qui elle est. Sœur Agathe laisse tomber son chapelet qu’il veut récupérer. Sœur Agathe est en fait Teresa, sa première conquête. Elle lui demande de l’oublier. Il lit son mot comme cela l’arrange. Il la prévient qu’il fera tout pour la sortir du couvent quitte à mourir et à devoir tuer. Teresa ne veut pas céder. Elle finit par accepter. Don Juan prépare tout pour son enlèvement. Il a même planifié l’assassinat du jardinier qui les a aidés. Il retourne au château de son enfance. Il ne dort pas de la nuit à cause du tableau de sa mère. La nuit suivante, il ne dort pas mieux mais ne se remet pas en question. Il part seul pour Séville afin de finaliser l’enlèvement de Teresa. Pendant l’attente, il assiste à une procession pour un enterrement. Le nombre des pénitents pique sa curiosité. Il demande à deux reprises qui l’on enterre. La réponse est toujours la même : Don Juan de Marana. Don Juan est effrayé. Les pénitents disent une messe pour son âme perdue. Les âmes du purgatoire sont venues le chercher sous l’apparence de Garcia et de Don Gomare. A son réveil, il est perdu et demande un chapelet et un confesseur. Il se confesse, passe la journée en prières, décide de se retirer du monde. Il partage sa fortune pour aider les pauvres et tente de convaincre ses amis libertins de quitter cette vie de débauche. Il écrit, dans son repentir, une lettre à Dona Teresa que le moine dominicain lui apporte. Cette lettre la tue car Don Juan ne l’a jamais aimée. Il devient l’exemple d’une conversion réussie. Arrivée de Modesto qui est en fait le frère de Teresa. Il ne visait pas Garcia. Il ne croit pas à la conversion de Don Juan. Il veut l’obliger à se battre mais Don Juan préfère mourir. Suite au soufflet reçu, Don Juan se bat et tue Don Pedro. Quand il comprend ce qu’il a fait, il est mortifié et va prévenir le supérieur qui cache toute trace du duel. Après l’incident, il fera pénitence pendant dix ans avant de mourir. On raconte partout son histoire et surtout celle de sa conversion.

Publié dans 19e siècle

Commenter cet article