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Zola - Thérèse Raquin (19e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Thérèse Raquin de Zola

Personnages principaux

  • Madame Raquin
  • Camille Raquin
  • Thérèse Raquin
  • Le commissaire Michaud
  • Olivier Michaud
  • Suzanne Michaud
  • Grivet
  • Laurent

Résumé par chapitres

Chapitre 1 : Description du passage du Pont-Neuf où personne ne s’attarde. Description de la boutique de mercerie de Thérèse Raquin et des trois personnes qui y vivent : Mme Raquin, Thérèse et Camille.

Chapitre 2 : Mme Raquin a quitté Vernon. Son fils, Camille, est un grand malade qui essaye de se détacher de sa mère. Il a été élevé avec Thérèse, sa cousine, qui est douce et calme. Ils sont mariés mais agissent comme auparavant. Rien n’a changé. Thérèse a enfoui son côté sauvage au fond d’elle.

Chapitre 3 : Installation à Paris. Mme Raquin et Camille n’ont pas consulté Thérèse. La vie est vide d’intérêt pour elle. Camille travaille dans l’administration, ce qui exauce son rêve, et lit des livres qu’il ne comprend pas.

Chapitre 4 : Le jeudi soir, les Raquin reçoivent pour une partie de domino et du thé. Il y a le capitaine Michaud, Olivier et Suzanne Michaud ainsi que Grivet. Thérèse n’apprécie pas ces soirées ce que Camille ne comprend pas. Elle est rêveuse et semble hors du monde.

Chapitre 5 : Camille retrouve Laurent, un ami d’enfance. Il le ramène à la boutique et l’invite à diner. Celui-ci est un paresseux qui ne travaille que pour continuer à bien vivre ! Il trouble Thérèse qui n’avait jamais vu un vrai homme.

Chapitre 6 : Laurent fait le portrait de Camille. Thérèse semble attirée par lui mais est toujours calme et immobile. Après de nombreuses réflexions, Laurent décide de devenir l’amant de Thérèse, il est persuadé qu’elle lui tombera dans les bras à la première occasion : ce qui arrive, elle ne résiste que très peu.

Chapitre 7 : La passion de Thérèse fait peur à Laurent mais elle est belle ainsi et il prend beaucoup de plaisir alors il revient. Ils se voient dans la chambre de Camille. Elle ne prend aucune précaution car les Raquin ne voient rien, lui reste toujours prudent malgré tout.

Chapitre 8 : Laurent a réussi à s’intégrer dans la famille. Thérèse garde un masque lorsque Laurent rend visite à la famille, elle ne connait pas de difficulté à cette situation. Ils vivent ainsi pendant huit mois.

Chapitre 9 : Laurent ne peut plus s’absenter du travail pour rejoindre Thérèse. Celle-ci réussit à le rejoindre chez lui une fois mais ils ne pourront plus se voir. Laurent se rend compte qu’elle lui est indispensable. Ils parlent de tuer Camille pour vivre heureux ensemble.

Chapitre 10 : Lors d’une réunion du jeudi, le capitaine Michaud admet que certains criminels s’en sortent. Sans en donner l’impression, Thérèse et Laurent écoutent attentivement.

Chapitre 11 : Promenade à St-Ouen. Laurent réfléchit à comment tuer Camille. Il le fait tomber de la barque puis fait chavirer celle-ci pour faire croire à un accident. Thérèse fait une crise de nerf. Il remonte seul à Paris annoncer la nouvelle à Mme Raquin, il a peur que les nerfs de Thérèse ne gâchent tout.

Chapitre 12 : Laurent se rend chez le capitaine Michaud et lui apprend la nouvelle. Celui-ci l’apprend à Mme Raquin qui devient folle. Ils vont chercher Thérèse et règlent e procès-verbal. Laurent ne sera pas inquiété. Il est calme vis-à-vis de son acte. Thérèse est plus bouleversée mais lui promet de rester forte.

Chapitre 13 : Laurent continue sa vie comme à l’accoutumée. Il passe tous les jours à la Morgue car il ne sera bien qu’une fois l’affaire terminée. Le corps de Camille est retrouvé, il est affreux : Laurent peut maintenant tout oublier.

Chapitre 14 : La boutique reste fermée pendant trois jours puis Thérèse décide de sortir du lit, reprend les choses en mains et rouvre la boutique avec sa tante que le choc a vieillie.

Chapitre 15 : Laurent continue à venir mais moins fréquemment. Les soirées du jeudi reprennent. La mère a du mal à supporter l’absence du fils. Laurent voit dans le regard de Thérèse qu’elle lui appartient toujours.

Chapitre 16 : La relation entre Thérèse et Laurent prend une nouvelle tournure : il y a un malaise entre eux. Thérèse se met à lire ce qui développe chez elle une nouvelle sensibilité. Laurent prend une maitresse qui le quitte, il ne supporte pas la solitude. Après quinze mois, le désir renait entre Thérèse et Laurent, elle promet d’être à lui quand ils seront mariés.

Chapitre 17 : Laurent a peur de rentrer et de dormir seul. L’image de Camille décédé le poursuit dans ses rêves. Il apprend que Thérèse a également fait des cauchemars. Ils veulent hâter le mariage pour se sentir en sécurité.

Chapitre 18 : Ils veulent que l’idée de leur mariage vienne des autres pour ne pas attirer les soupçons. Ils ont tous deux de bonnes raisons de vouloir ce mariage mais la passion ne semble plus en être la principale.

Chapitre 19 : Mme Raquin, sous l’influence du capitaine Michaud, accepte l’idée que Thérèse serait plus heureuse si mariée à Laurent. Tout le monde presse ce mariage. Laurent et Thérèse semblent accepter le mariage par dévouement pour la mère de Camille.

Chapitre 20 : Jour du mariage. Thérèse et Laurent sont heureux car ils vont enfin dormir mais le mariage n’est pas si heureux. Les époux semblent presque effrayés.

Chapitre 21 : La nuit de noces est affreuse. Thérèse voit la morsure sur le cou de Laurent. Ils ressentent la présence de Camille ce qui les effraye. De plus, le portrait et le chat semblent connaitre leur crime. Laurent dit qu’ils devront bien dormir un jour. Le meurtre de Camille a tué leur amour.

Chapitre 22 : Les nuits ne finissent pas. Ils évitent au maximum de dormir. Ils sentent la présence de Camille entre eux.  Laurent reproche à Thérèse d’avoir peur de Camille mais son caractère, qui est devenu nerveux, le contraint à avoir aussi peur.

Chapitre 23 : Après trois semaines de mariage sans oser se toucher par peur de l’image du noyé, ils s’étreignent. Cela les brûle. Ils sont vaincus par leurs nerfs et sanglotent de cet échec. Que vont-ils devenir ?

Chapitre 24 : Les deux amants vivent une double vie : en journée, tout va bien mais dès qu’ils sont seuls tous les deux la terreur les reprend. Ils apprécient tout particulièrement les soirées du jeudi et prennent grand soin de Mme Raquin de peur de se retrouver que tous les deux.

Chapitre 25 : Laurent réalise un souhait, il arrête de travailler et se consacre à la peinture dans son nouvel atelier. Un ami voit ses toiles et est étonné de leur beauté. Le changement de nature de Laurent en a fait un artiste. Toutes les figures se ressemblent, il y a toujours un peu de Camille en elle. Il décide de ne plus jamais peindre.

Chapitre 26 : Mme Raquin est paralytique. Il n’y a plus que ses yeux qui bougent. Elle n’est pas malheureuse de son état jusqu’au jour où, l’argent, oubliée, Thérèse et Laurent révèlent devant eux ce qu’ils ont fait à Camille. Celle-ci désespère de ne pouvoir crier et d’être aux mains des assassins de son fils.

Chapitre 27 : Thérèse a peur de laisser Mme Raquin lors de la soirée du jeudi. Celle-ci, avec le peu de force qui lui reste, écrit : « Thérèse et Laurent ont » mais elle ne peut finir. Les époux sont soulagés d’autant plus que la compagnie est persuadée qu’elle voulait les remercier Mme Raquin, désespérée, attend la mort.

Chapitre 28 : Les époux en viennent à se haïr. Ils jettent la faute de leur malheur sur l’autre. Laurent veut que Thérèse avoue sa responsabilité dans l’assassinat. Elle répète qu’elle est innocente.

Chapitre 29 : Thérèse, pour en finir avec sa peur, se lance dans la comédie du remords qu’elle impose à Mme Raquin, qui voudrait mourir, et à Laurent. Elle pleure Camille comme étant un ange qu’ils ont tué. Laurent s’est mis à battre Thérèse. Laurent est passé au délire par les multiples comparaisons avec Camille.

Chapitre 30 : Mme Raquin a voulu se laisser mourir de faim mais s’est reprise car elle veut sa vengeance. Laurent a beau être oisif, cela le rend dingue. Il tue François, le chat, en le jetant par la fenêtre. Thérèse a changé, elle devient muette et sort plusieurs fois par semaine. Laurent a peur qu’elle se confie et prévoit de la faire taire ? Thérèse a fait une fausse couche.

Chapitre 31 : Après avoir tenté de se lancer dans le vice pour oublier, ce qui ne fonctionne pas, ils se méfient l’un de l’autre ayant toujours peur que l’autre fasse des aveux. Ils en viennent à décider de se tuer : lui veut l’empoisonner, elle veut le poignarder.

Chapitre 32 : Les invités du jeudi n’ont jamais rien remarqué. Thérèse et Laurent comprennent qu’ils ont eu la même idée, après avoir pleuré, ils boivent tous deux le poison, fatigués de cette vie. Ils meurent instantanément sous les yeux heureux de Mme Raquin dont la mort du fils est enfin vengée.

Publié dans 19e siècle

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Modiano - Dora Bruder (20e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Dora Bruder de Modiano

Personnages principaux

  • Le narrateur Modiano
  • Dora Bruder
  • M Ernest Bruder
  • Mme Cécile Bruder

Résumé par chapitres

Chapitre 1 : Le narrateur lit une annonce dans laquelle est décrite une adolescente disparue : Dora Bruder. L’adresse des parents le fait plonger dans ses souvenirs sur la rue. Il n’avait jamais fait attention à leur immeuble. Le journal est ancien : il date du 31 décembre 1941.

Chapitre 2 : Il pense avoir toujours cherché Dora quand il était dans ce quartier. Il nous donne l’histoire de leur immeuble qui était un hôtel avant la guerre.

Chapitre 3 : Il fait beaucoup de recherche sur Dora. Il finit, avec beaucoup de patience, par obtenir son acte de naissance. Un jour, il se rendra dans la rue qu’ils ont habitée : avenue Liégeard à Sevran.

Chapitre 4 : il s’intéresse au père de Dora : Ernest. Il venait d’Autriche. Il a été dans la légion étrangère française. Le narrateur tente d’imaginer quel a été son périple mais il n’a aucune preuve. Il sait juste qu’il a été blessé assez gravement pour être « mutilé de guerre 100% »

Chapitre 5 : Il fait des hypothèses sur les origines de la mère de Dora : Cécile. Dora et ses parents ont toujours vécu dans des hôtels. Il a retrouvé une cousine de Dora qui n’a que de vagues souvenirs. Il continue à chercher quelles écoles elle a fréquentée.

Chapitre 6 : Il décrit quelques photos de la famille Bruder. Comment les a-t’ils obtenues ?

Chapitre 7 : Il essaye d’imaginer ce que Dora faisait l’été quand elle vivait dans le quartier Clignancourt. La cousine de Dora la trouvait rebelle.

Chapitre 8 : Il a découvert que Dora avait été envoyée à l’internat religieux Saint-Cœur-de-Marie. Il fait des suppositions sur les raisons de ce choix. Elle a fait une fugue. Il n’en sait pas plus sauf que les conditions y étaient dures d’après une ancienne pensionnaire.

Chapitre 9 : Il se demande si elle rentrait chez elle le dimanche et il essaye d’imaginer son trajet en métro en cherchant au plus court.

Chapitre 10 : Il sait qu’elle n’a pas de numéro de dossier « juif » mais il se demande si elle n’a pas été raflée après sa fugue. Il compare son histoire à celle de Jean Valjean et dit ne pas croire aux coïncidences : le couvent où il se réfugie est à la même adresse que celui de Dora. Il a écrit un roman pour se rapprocher d’elle.

Chapitre 11 : Dora a fugué une dimanche. C’était une période très dure pour les juifs. Le 14 décembre était le premier jour où le couvre-feu était annulé. Qui a signalé sa disparition ? Quand ?

Chapitre 12 : Il a appris que Dora avait été internée au camp des Tourelles puis transférée à celui de Drancy en aout 1942. Il parle de son père qui a échappé aux camps. Il se demande comment Dora a évité la police si longtemps. Il parle des fouilles violentes et humiliantes subies dans les camps.

Chapitre 13 : Après la séparation de ses parents qui vivent toujours dans le même immeuble, il est envoyé par sa mère pour demander la pension alimentaire. Celui-ci le fait emmener au poste de police comme « voyou ». Ce trajet lui fait penser à celui de son père en 1942 par les nazis mais il ne dit rien à son père qu’il ne reverra presque plus après cet épisode.

Chapitre 14 : Il se demande ce qu’a fait Dora juste après sa fugue. Est-elle restée à Paris ? Est-elle passée en zone libre ?

Chapitre 15 : Il pense à Ernest qui a dû déclarer la disparition de sa fille alors qu’il ne l’avait pas déclarée, elle. Il dit que lors de sa fugue il avait ressenti un sentiment d’éternité mais lui était en sécurité dans son monde. Il parle du film Premier rendez-vous, sorti en 1941, et des impressions qu’il a ressenties lorsqu’il l’a vu.

Chapitre 16 : Ernest a été arrêté en mars 1942 et envoyé au camp de Drancy. Il est écrit sur sa fiche qu’il était recherché. A-t’il attiré l’attention sur lui quand il a déclaré la disparition de Dora ?

Chapitre 17 : Il se demande si Dora savait pour son père. On a plus de preuves des procès-verbaux mais il reste des traces des diverses requêtes adressées aux autorités pour avoir des nouvelles ou faire libérer les proches enlevés et internés.

Chapitre 18 : Il ne sait toujours pas ce qui est arrivé à Dora pendant ses 4mois de fugue. Il sait juste qu’elle est retournée au « domicile maternel ». Description d’une photo de Dora, plus tardive que les précédentes, sur laquelle elle pose avec sa mère et sa grand-mère. Il évoque des écrivains qui sont morts pendant la guerre, juif ou non, français ou non.

Chapitre 19 : Un ami lui a trouvé une missive parlant de Dora. Elle a encore fugué après son retour mais on en sait pas plus. C’était l’époque des étoiles jaunes. Il retranscrit certains rapports d’adolescents arrêtés sans l’étoile. Il parle de l’UGIF qui aidait les juifs sous surveillance allemande et des assistantes sociales de la police.

Chapitre 20 : Il se demande ce qui est arrivé entre le 15 et le 17juin. Est-elle rentrée chez elle ? Est-elle restée au poste ? Il imagine quels services elle a visités. Il rappelle son côté rebelle. Le 19juin, elle a été transférée au camp d’internement des Tourelles.

Chapitre 21 : Il retranscrit le registre d’arrivée aux Tourelles du 19juin et précise que le 13aout, elles ont toutes été envoyées à Drancy.

Chapitre 22 : Il raconte que 66 femmes des Tourelles ont été envoyées en Allemagne : c’était l’un des premiers trains de femmes. Il a retrouvé une survivante : Claudette Bloch. Il parle de quelques autres femmes dont Annette Zelman qui voulait épouser un allemand : Jean Jausion. Ils ont été dénoncés par le père de celui-ci, Annette a été internée et Jean a fini par faire un attentat suicide sur une colonne allemande.

Chapitre 23 : Il retranscrit la lettre d’un juif sur le point d’être déporté en Allemagne. On constate qu’il ne se doute pas de ce qui l’attend ou alors il veut seulement ne pas inquiéter ses proches libres. Cette lettre était à vendre.

Chapitre 24 : Le pensionnat Saint-Cœur-de-Marie n’existe plus en 1996. Tous les bâtiments de cette rue ont été refaits. Il se promène dans les rues mais il a l’impression que le passé a été oublié.

Chapitre 25 : Il comprend le vide qu’il ressent : tout a été refait comme si les rues avaient été neutres. On a voulu effacé le passé. Souvenir de rencontre avec un brocanteur juif de l’âge de Dora qui a échappé à une rafle.

Chapitre 26 : Dora avait dû retrouver son père à Drancy et ils ont été tous les deux envoyés à Auschwitz le 18 septembre 1942. Sa mère les a rejoints en 1943, le 11 février. La seule chose que Dora avait, c’était le secret de ce qu’elle avait fait pendant ses fugues.

Publié dans 20e siècle

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Maupassant - Pierre et Jean (19e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Pierre et Jean de Maupassant

Personnages principaux

  • M Gérôme Roland
  • Mme Louise Roland
  • Mme Rosémilly
  • Pierre Roland
  • Jean Roland
  • Le capitaine Beausire
  • Le matelot Papagris, Jean-Bart
  • Joséphine
  • Me Lecanu
  • M Maréchal
  • Le père Marowsko

Résumé par chapitres

Chapitre 1 : Présentation de la famille Roland et surtout des deux fils qui sont toujours en compétition l’un avec l’autre. Ils veulent tous deux séduire Mme Rosémilly. Le notaire apprend à Jean, le cadet, qu’il a hérité d’une grosse somme d’argent. Seule Mme Roland s’inquiète des effets de cet héritage sur Pierre.

Chapitre 2 : Pierre réalise qu’il est jaloux de son frère. S’il était riche, il voyageait mais il pense Jean trop niais pour le faire. Lors de sa visite au vieux Marowsko, celui-ci lui dit que cela va faire mauvais effet de n’avoir donné qu’à un frère qui plus est le cadet.

Chapitre 3 : Pierre veut demander à son frère de l’aider à s’installer. Il comprend que cet héritage est une mauvaise chose pour l’honneur de leur mère, il veut en parler à Jean mais quand ils se retrouvent, ils fêtent la chance de Jean avec tous leurs amis. Pierre est très jaloux et son humeur le fait remarquer.

Chapitre 4 : Pierre devient fou quand il apprend que sa mère a loué pour Jean l’appartement qu’il voulait. Il passe son temps à douter de la relation entre Maréchal et sa mère. Il ne comprend pas l’héritage et en même temps il ne veut pas imaginer sa mère infidèle même si il n’aurait pas douté de cela si ça avait été une autre femme.

Chapitre 5 : Pierre demande le portrait de Maréchal à sa mère. Cela la trouble. Il sait qu’il est dans le vrai mais il ne veut pas que quelqu’un le découvre. Il considère qu’il n’a plus de famille à part son père car sa mère l’a trahi. Il quitte rapidement le repas ce que Jean n’apprécie pas.

Chapitre 6 : Louise sait que son fils sait et elle a des crises de nerf que Pierre prend un malin plaisir à provoquer. Lors d’une partie de campagne, Jean demande Mme Rosémilly en mariage. Elle rompt tout élan romantique. Pierre se moque devant sa mère de ce mariage et cela fait très mal à celle-ci car il dit que tous les maris sont cocus.

Chapitre 7 : Pierre et Jean ont une violente dispute durant laquelle Pierre révèle tout alors qu’il sait que sa mère est dans la pièce à côté. Une fois le choc passé, Jean va voir sa mère, elle veut partir. Il la convainc de rester malgré son aveu. Elle aimait sincèrement Maréchal. Elle ne veut plus vivre auprès de Pierre.

Chapitre 8 : Jean, une fois calmé, prend des décisions : il va garder l’héritage de Maréchal mais en touchera pas à celui de Roland. En ce qui concerne Pierre, il lui fait comprendre qu’être médecin sur un transatlantique est une bonne situation ce qu’accepte son frère. Jean et sa mère vont conclure l’accord pour le mariage avec Mme Rosémilly.

Chapitre 9 : Lorsque Pierre reçoit sa nomination, il est partagé entre soulagement et chagrin. Lors de son départ tout le monde vient le voir. Sa mère est désespérée de le voir partir même si elle sait qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Roland apprend le futur mariage de Jean qu’il approuve totalement.

Publié dans 19e siècle

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Musset - La confession d'un enfant du siècle (19e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

La confession d’un enfant du siècle de Musset

Personnages principaux

  • Octave de T***
  • Desgenais
  • Madame Levasseur
  • Marco
  • Larive
  • Madame Brigitte Pierson, Brigitte-la-Rose
  • Mercanson
  • M de Dalens
  • Smith

Résumé par parties

Partie 1 : Il dit écrire pour guérir d’une maladie morale qui touche beaucoup de monde. Il montre tous les exemples de mal-être qu’ont connus les hommes durant l’histoire. Il tente d’expliquer pourquoi ses contemporains sont tous dans cet état. La première fois qu’Octave a connu le désespoir, il venait de découvrir que sa maitresse le trompait avec l’un de ses amis intimes. Il est blessé lors du duel. Desgenais ne comprend pas son attitude, il faut, d’après lui, profiter des femmes sans se casser la tête. Octave écrit à sa maitresse que leur relation est définitivement finie. Il n’avait pas d’autre occupation que sa maitresse, il a beaucoup étudié mais n’a jamais rien fait et n’a pas l’intention de faire quelque chose. Desgenais lui reproche de ne pas avoir déjà trouvé une autre femme mais Octave a été blessé et, même s’il sait qu’il a bien fait, a du mal à guérir. Desgenais est inquiet pour Octave, l’état de désespoir de celui-ci semble sérieux. Il expose sa théorie sur l’amour : les hommes et les femmes sont différents face à ce sentiment alors il ne faut pas hésiter à tout essayer même si on est trompé,… tant qu’on est aimé. Il se promène lorsqu’il rencontre Mme Levasseur, amie de sa maitresse. Ils vont diner ensemble. Ils partagent leurs souffrances et se rapprochent. Il va jusqu’à l’embrasser mais lorsqu’il comprend que la douleur n’était qu’une arme de séduction, il s’en va, dégouté. Il reçoit des livres en héritage : ceux-ci mettent le libertinage sur un piédestal. Il ne sait plus que penser et se tourne vers la Bible qui ne lui apporte aucune réponse. Il espère, dans sa douleur, avoir une preuve de l’existence de Dieu. Il passe de nombreuses nuits sur le banc devant chez sa maitresse. Dans un accès de désespoir, il entre dans un cabaret et boit beaucoup en peu de temps. Une femme l’aborde et le console. Dans son ivresse, il lui trouve une ressemblance avec sa maitresse. Cette femme incarne la maladie du siècle. Quand il réalise la ressemblance entre sa maitresse et la courtisane, sa maitresse descend de son piédestal et il tombe dans la débauche. Il prévient les hommes des conséquences de cet acte.

Partie 2 : Au réveil, il se dégoute et pense même à se suicider mais Desgenais arrive et lui annonce une nouvelle qui va le transformer : sa maitresse avait de nombreux amants et l’un d’eux lui a fait une scène publique. Le ridicule d’Octave est à son apogée tout comme son désespoir. Il décide de présenter sa conquête et de ne plus faire que se divertir aux côtés de Desgenais. Il décrit ce qu’il voit de la débauche : personne n’est heureux, tout a vieilli, le plaisir n’est plus au rendez-vous, les jeunes cherchent seulement des raisons de se battre. Il va chez Desgenais pour oublier sa maitresse. Il assiste à la débauche sans vraiment y prendre part. Il essaye de comprendre les différences qu’il y a entre lui et Desgenais surtout par rapport à l’amour. Ces journées de débauche ne lui enlèvent pas son chagrin. Comme il participe à tout, sa réputation de libertin est faite, il en est fier. Il parle de deux femmes : la lingère et la belle Marco qui par son attitude l’attire et en même temps la déstabilise. Rien ne semble la toucher, sa mère est morte. Octave demande à Desgenais ce qu’ils vont faire, ce à quoi Desgenais répond : « la même chose que l’an dernier. » Après son monologue, Desgenais et lui sont pris d’un profond désespoir. Un domestique apprend à Octave que son père se meurt.

Partie 3 : Octave arrive trop tard chez son père, celui-ci est mort. Il supporte difficilement la douleur. Son père lui a laissé un seul mot lui disant qu’il l’aimait. Il s’installe chez son père où il vit dans une grande solitude. Il ne voit personne sauf Larive, le domestique de son père, pour qui il a beaucoup d’affection. Il va calquer sa vie sur celle de son père et ainsi connaitre bonheur et vertu. Rencontre avec Mme Pierson dans une prairie puis chez des pauvres dont la femme est malade. Elle s’occupe de celle-ci avec humilité. Sa seule récompense est que la malade va mieux. Il lui propose de la raccompagner. Lors du trajet pour raccompagner Mme Pierson, il est très calme. Celle-ci le défie de prouver une quelconque expérience à son âge. Il rend visite à Mme Pierson qui même si elle est dévote vit dans le « monde actuel ». Arrivée du prêtre Mercanson qui ne semble pas apprécier Octave et qui chasse toute gaieté du lieu où il se trouve. Octave sent à nouveau son cœur prêt à aimer. Il l’aime de plus en plus et ne pas avouer cet amour le torture. Un soir qu’il se rend chez elle, elle lui dit qu’il n’aura pas plus que son amitié et que s’il ne peut s’en contenter, il doit partir. Mme Pierson le quitte sans un mot de plus. De retour à la maison, il décide de partir mais il ignore où. Il reçoit une lettre de celle-ci lui disant qu’elle regrette ses sentiments car ils vont devoir ne plus jamais se revoir. Elle lui demande de quitter le pays. Au lieu de partir, Octave se rend chez le parent où séjourne Mme Pierson. Elle accepte de le recevoir. Il lui demande de lui faire confiance. Elle veut l’envoyer faire une commission pour elle afin de l’éloigner un peu et de pouvoir ainsi réfléchir. Leur relation est maintenant empreinte de gêne. Elle lui fait souffrir de grands maux en espaçant leurs visites… Lors d’une promenade à cheval, il déclare son amour et comprend à son comportement qu’elle l’aime et il se sent heureux. Une fois leur amour mutuel avoué, ils vivent tous deux dans le bonheur. Mme Pierson est encore plus belle aux yeux d’Octave. Il montre que le bonheur n’est pas accessible à tous mais que celui qui aime le connait et n’a donc pas le droit de se plaindre.

Partie 4 : Après deux jours de relation, Octave doute de Brigitte à cause d’un certain M de Dalens. Il a créé une scène mais à la réaction de Brigitte, il comprend qu’il a été empoisonné par la philosophie libertine de Desgenais. Elle lui pardonne et lui fait juste promettre de lui parler de ses soupçons s’il en a encore. Il ne supporte pas le bonheur calme. Il va faire semblant de séduire l’amie de Brigitte, Mme Daniel. Cela va mener à une grosse dispute. Quels sont les papiers d’Octave aperçoit avant la réconciliation ? Lors d’une promenade nocturne, Brigitte prouve à Octave qu’il n’est pas le seul à avoir un passé douloureux. Elle aussi a été trahie. Cet aveu renouvelle l’amour d’Octave pour elle. La tante de Brigitte décède. Cela la trouble totalement, elle veut quitter Octave et le pays à cause de ce qui se dit sur eux. Après diverses réflexions, il réussit à la convaincre de rester. Il prend cela pour un éclair de raison alors que ce n’est qu’un caprice. Il la trouve dans un oratoire en train de briser la rosière avec laquelle elle a été baptisée. Elle dit que cette femme n’existe plus. Ils vivent ensemble. Ils ne parlent pas de ce qu’ils ont dans le cœur. Les rumeurs commencent à exaspérer Octave qui redevient cruel vis-à-vis de Brigitte. Il tombe sur le testament de celle-ci où il est écrit qu’elle se tuera le jour où il ne l’aimera plus. Après cette lecture, Octave décide de la quitter en emportant le poison pour la préserver.

Partie 5 : Ils préparent leur départ. Ils ne savent pas où aller puis se décident pour Genève. Elle ne semble pas heureuse. Lorsqu’il lui donne les billets, elle « tombe sans connaissance. » Brigitte est très malade ce qui retarde leur départ. Les lettres que lui a transmises Smith lui annoncent que sa famille va la renier si elle part avec Octave. Celui-ci ne sait que faire car il ne veut pas que Brigitte le suive si cela la rend triste. Il rend visite à Smith qui est mal en point. Il l’admire car il a beaucoup plus vécu alors qu’ils ont le même âge. Le départ est encore retardé à cause d’Octave. Il crée des liens avec Smith mais il se pose aussi des questions car Smith et Brigitte souffrent en même temps et Smith semble parfois oublier qu’il n’est pas seul. Le secret qui unit Brigitte et Smith le rend malade. Il sait que partir effacerait tout mais il n’arrive pas à se décider. Plusieurs voix se disputent en lui : l’une est jalouse, une autre est compréhensive et la dernière regrette l’innocence de la jeunesse. Il tente de la piéger pour qu’elle dévoile son secret en programmant le départ. Cela ne fonctionne pas. Il se maudit de croire qu’on peut obtenir la vérité de sa maitresse. Elle finit par lui dire que son malheur vient de ce qu’elle l’aime et qu’il doute sans arrêt d’elle. Ils se réconcilient et dorment ensemble comme au premier jour de leur amour. Il veut la quitter pour lui éviter la souffrance puis il veut mourir pour elle mais il a peur qu’elle ne le pleure pas alors il veut la tuer avant de se suicider. Au moment d’agir, il voit le crucifix et se livre totalement à Dieu. Que signifie la lettre de Brigitte à Smith ? Ont-ils une relation ? Scène de rupture entre Octave et Brigitte. Il accepte de partir pour qu’elle soit heureuse avec Smith quitte à être malheureux. Ils ne se reverront jamais car il ne pourra jamais oublier à quel point il l’aime.

Publié dans 19e siècle

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Pennac - Comme un roman (21e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Comme un roman de Pennac

Personnages principaux

  • Les parents
  • Les enfants, les adolescents
  • Le narrateur, le professeur

Résumé par parties

Partie 1 : On ne peut pas forcer quelqu’un à lire : la personne fera semblant. Il ne faut pas dire qu’on n’aime pas lire. Il n’y a que quand lire est interdit que cela devient vraiment passionnant. La lecture, à l’origine, est un plaisir : quand nous sommes le livre, le conteur et qu’il est le lecteur attentif. A ce moment-là, ce n’était pas une corvée. Nous lui avons tout appris du livre et surtout cette intimité qu’il avait avec lui. Il voulait apprendre à lire. On est un bon professeur que lorsqu’on ne veut pas enseigner. La lecture forcée d’un livre est impossible. L’adolescent est bloqué page 48 et il en a 500 à lire en 15jours. Pour lui, un livre est un livre. Les parents regrettent la place qu’ont prise la télévision et le cinéma dans la vie quotidienne des jeunes. L’imagination n’est plus travaillée et l’école n’a pas le temps de contrebalancer la télévision. Les parents expliquent que si les jeunes ne lisent plus c’est à cause de la société qui en a fait des consommateurs. Critique de Beaubourg, quartier « abandonné » aux jeunes. Ils trouvent de nombreuses raisons au recul de la lecture en France. Les parents sont tout de même séparés de la lecture car ils pensaient à l’adolescent et non au livre. Il se coupa encore plus d’eux car il ne participe pas à la conversation. La lecture était un moment privilégié presque sacré où l’on découvrait l’intimité. La lecture, c’était gratuit car encore un plaisir. La lecture c’était un moment où il n’y avait rien à faire. Ce n’était même pas une récompense. Ce n’est pas la télévision qui l’a éloigné de la lecture, c’est la vie et ses impératifs : « il faut lire » qui lui ont enlevé son plaisir. Le conteur s’est essoufflé. Le plaisir de lire est devenu une corvée. Ce moment sacré pour lui n’était plus à nous. Début de l’école qui attire l’enfant car il va apprendre à lire et à écrire. Le faut de savoir écrire c’est magique, c’est la pierre philosophale. Le plaisir de lire ne se perd jamais. Il s’égare juste. Il faut réussir à le faire revenir. L’enfant est content de savoir écrire et lire. Il déchiffre tout et pose beaucoup de questions. Les parents laissent alors tomber les séances de lecture car l’enfant sait lire mais c’est une erreur. Les parents ont suivi sa scolarité avec beaucoup de mal. Il s’essouffle et nous ne savons que faire. On donne pour avoir des résultats, un résultat rapide. Nous l’avons laissé face à l’effort de la lecture et nous l’avons forcé à comprendre. La télévision est devenue une récompense et la lecture est devenue une corvée, un effort à surmonter. Il cite Rousseau et son traité d’éducation. Il montre ainsi que l’obligation de lecture imposée par les parents est vieille comme le monde et n’est pas bénéfique. L’enfant sera un bon lecteur si l’adulte entretient le plaisir de la gratuité de la lecture. Il donne la solution pour redonner l’envie de lire. Il faut continuer à lui lire des contes. Au fur et à mesure, à son rythme- il ne faut pas le forcer-, il voudra lire lui-même. Kafka a dit qu’un enfant qui aime lire ne peut pas comprendre pourquoi il doit s’arrêter pour dormir

Partie 2 : Retour à l’adolescent qui doit lire Madame Bovary pour le lendemain et qui lit sans plaisir et sans copier le sens. Les parents s’inquiètent des résultats en français mais ils font tout pour occuper sans arrêt leur enfant : il n’y a plus d’ennui donc ni lecture ni création. On est tous en conflit face au livre. Le dogme veut que la lecture soit la seule chose à faire : tout le monde a une excuse pour ne pas le faire. Les élèves savent qu’il faut lire. On le voit dans leurs dissertations mais même s’ils le savent, ils ne le font pas. La femme du professeur lui rappelle que les élèves ne peuvent pas lire avec plaisir car c’est lui qui choisit les textes. Le fils de Thomas Mann disait qu’il est devenu lecteur en écoutant lire ses parents. Tout semble dénoncer l’école qui force à lire en oubliant le plaisir mais l’école est un lieu où l’on apprend avec un but et le plaisir suppose la gratuité. A la place d’exiger la lecture, il faudrait partager son plaisir. Il faut admettre qu’on lit toujours pour lutter contre quelque chose : l’ennui, la solitude, les problèmes,… La lecture n’est pas un acte de communication ! Il faut respecter le silence de la lecture : tout ce qu’on a ressenti doit rester secret. La lecture c’est le partage. On va préférer lire les livres qui ont touché les gens qu’on aime. Eloge de Georges Perros par une étudiante qui a vraiment enseigné les lettres en fournissant du plaisir et en donnant de l’envie à ses élèves. Ils ont côtoyé beaucoup d’auteurs qui leur étaient jusque-là inconnus. « La lecture, résurrection de Lazare, soulever la dalle des mots » (Georges Perros). Ce n’était pas un professeur mais un troubadour qui distribuait du plaisir. En devenant commentateurs des textes, nous en fermons l’accès aux autres. Lire est une pétition de principe. Il y a ceux qui liront car ils ont le plaisir, ceux qui sauront analyser sans aimer lire et ceux qui auront peur de la lecture. Il fait un rêve où le jury de l’agrégation ne demanderait qu’à l’étudiante de lui redonner envie de lire en parlant du ou des livres de son choix.

Partie 3 : Tous les jeunes se disent nuls, ils ont été abandonnés. Ils suivent les modes mais ils attendent d’être libres et grands. Ils n’aiment pas lire. Le professeur leur propose de lire un roman à voix haute. La question se pose alors de l’attitude à adopter. Il lit un extrait de Patrick Süskind, Le Parfum. Cette lecture a intéressé les adolescents qui s’y se sont retrouvés. Ils veulent tous savoir ce qui va arriver alors merci Patrick Süskind. Cette méthode leur donne envie de lire et le plaisir amène à la bonne critique. Le professeur les a réconciliés avec l’écriture. Il leur a enlevé la peur de ne pas comprendre et ensuite ils lisent d’eux-mêmes en recréant l’intimité nécessaire. L’autre problème c’est le temps de la lecture mais ils réalisent que 40pages par heure ça va vite. Au final, on lit plus lentement pour faire durer le plaisir. Il ne faut pas attendre qu’on nous donne le temps de lire, il faut se prendre le temps, arrêter de vivre pour lire. Lire, c’est rêver ! Il ne faut pas parler autour du livre, il faut laisser venir les questions, plus intéressantes, des élèves qui chercheront d’eux-mêmes toutes les réponses. Il ne faut pas seulement lire à voix haute, il faut leur raconter d’abord l’histoire. C’est « le programme » qui fait fuir les élèves. Il faut leur montrer la beauté des livres en dehors du programme et qu’ils sont capables de « tout » comprendre. Les livres ont été écrits pour être lus et non pas commentés. Le but de la lecture c’est l’œuvre avec le droit de se taire. Quand on demande aux élèves de décrire bibliothèque, livres ou lecteurs, les étudiants décrivent tous quelque chose de sacré et jamais rien qu’ils voient au quotidien. Le livre est un objet. Il appartient à son lecteur qui le maltraite. Le livre est un produit de consommation qui empêche le plaisir. Le lecteur a dix droits.

Partie 4 : Le 1er commandement est le droit de ne pas lire. Ceux qui ne lisent pas ne sont pas pour autant des brutes. La liberté annonce le plaisir. Le 2e commandement est le droit de sauter des pages : il ne faut lire que ce qui nous intéresse ! Le 3e commandement est le droit de ne pas finir un livre tant qu’on ne se met pas en situation d’échec : on peut ne pas être assez mûr ou ne pas aimer mais ce n’est pas NOUS le problème. Le 4e commandement est le droit de relire : élément essentiel du plaisir. Le 5e commandement est le droit de lire n’importe quoi car il y a des bons et des mauvais livres mais pour (re)connaitre les premiers, il faut fréquenter les seconds. Le 6e commandement est le droit au bovarysme : c’est le premier plaisir que celui de l’identification et une fois sortis de l’œuvre, nous savons tous que ce n’était qu’un livre. Le 7e commandement est le droit de lire n’importe où même « aux chiottes ». Le 8e commandement est le droit de grappiller c’est-à-dire d’ouvrir un livre au hasard et de n’en lire qu’un passage au choix pour le plaisir. Le 9e commandement est le droit de lire à voix haute car celle-ci fait vivre le texte mais elle révèle également tout de son lecteur. Le 10e commandement est le droit de se taire. La lecture c’est la solitude ! On ne parle de nos lectures qu’avec les gens qui ne nous demandent rien.

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La poésie du XIXe siècle au XXe siècle : du romantisme au surréalisme (Objet d'étude 2de)

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La poésie du XIXe siècle au XXe siècle : du romantisme au surréalisme

I/ La naissance du romantisme – Le contexte historique

A)     Les origines anglo-saxonnes du mouvement

Le romantisme est un mouvement culturel né en réaction contre le classicisme des Lumières. Ils veulent privilégier la sensibilité, la rêverie, l’imagination et les élans du cœur. Goethe est le chef de file allemand du « Sturm und Drang ». Le représentant anglais est le poète Lord Byron.

B)      Le contenu français

1-      Les précurseurs du romantisme

Le principal précurseur est Rousseau. Il avait mis à l’honneur l’autobiographie lié à l’expression du Moi si chère aux romantiques. L’expression des sentiments personnels, les passions tourmentées et malheureuses et la présence de la nature sont tous les ingrédients du futur mouvement romantique.

2-      Le contexte historique

  • ·         La Révolution a donné le gout de l’héroïsme aux jeunes et la passion de l’idéal. Au contraire la mort de Napoléon et la Restauration replonge la jeunesse dans la mélancolie. C’est le « Mal du siècle » qui représente toute une génération.
  • ·         La jeunesse cherche à s’évader grâce à l’imagination. L’évasion devient l’un des thèmes favoris de la littérature romantique.

II/ La poésie romantique

A)     Le lyrisme des poètes romantiques

Tous les poètes renouent avec le lyrisme traditionnel. Les thèmes lyriques sont l’amour, la fuite du temps,… L’écriture romantique est caractérisée par une certaine emphase et des procédés d’exagération.

B)      Le Cénacle

Un cénacle est un groupe qui rassemble des écrivains, des philosophes et des articles témoignant d’une communauté d’idées et de gouts. C’est le Cénacle, qui réunit de grands noms passionnées et enthousiastes, qui seront à l’origine de la bataille d’Hernani en réaction contre le classicisme.

C)      L’engagement politique

  • ·         La plus grande liberté des formes littéraires et du langage est mise au service de l’engagement social et politique. Pour Victor Hugo, le mot est une arme poétique. Le langage noble ne doit plus dédaigner le langage simple et populaire.
  • ·         Les auteurs romantiques luttent bien souvent pour plus de libertés et de justice dans la société. Victor Hugo est le symbole de la gauche républicaine et l’incarnation de l’écrivain populaire.

III/ Du romantisme au surréalisme : l’évolution des formes poétiques du XIXe au XXe siècle

A)     La libération des formes poétiques au cours du XIXe siècle

1-      Le poème en prose

  • ·         Son avènement joue un rôle déterminant. Le poème en prose est une expression oxymorique : la poésie exclut normalement la prose.
  • ·          Baudelaire imposera cette forme. Son ouvrage restera inachevé.
  • ·         Le poème en prose pose la question de la spécificité poétique d’un texte. Le caractère musical du texte et son aspect souvent répétitifs semblent être deux éléments importants du poème en prose.

2-      Rimbaud et Verlaine

  • ·         Rimbaud : Il utilise une forme traditionnelle, le sonnet, tout comme le vers libre qu’il a « inventé ». Cette nouvelle façon d’écrire s’accompagne d’une nouvelle vision de la poésie : le poète doit chercher à voir l’invisible, à dépasser les apparences pour accéder à l’homme.
  • ·         Verlaine : Il faut accéder à un langage plus pur, inventer une nouvelle musique poétique. Il cherche à alléger ses vers.

B)      Le surréalisme

1-      Guillaume apollinaire et « l’esprit nouveau »

Il illustre l’avènement de la modernité poétique qu’il appelle « l’esprit nouveau ». Il invente toute sortes de formes (jeu sur le sonnet, invention du poème-conversation, calligramme,…) Il cherche en plus d’innover à surprendre le lecteur. Il se situe à la frontière entre la tradition et la modernité ce qui fait la richesse de son inspiration.

2-      Le surréalisme

  • ·         Ce mouvement est lié au contexte historique du début du XXe siècle. Le surréalisme veut libérer l’homme d’une civilisation trop contraignante. Il décrit l’image surréaliste comme le choc des deux réalités éloignées, qui n’auraient jamais pu se rencontrer sans la médiation de l’écriture poétique.
  • ·         Paul Eluard et Louis Aragon sont deux grandes figures de la poésie surréaliste. La thématique amoureuse domine leurs œuvres.
  • ·         Le surréalisme se caractérise par son engagement politique. Les poèmes deviennent des armes pour lutter contre l’occupant allemand.
  • ·         Le mouvement surréaliste prend une dimension internationale et gagne de nombreux pays... Il s’étend à tous les domaines artistiques.

​Extrait d'un livre de préparation à l'année de 2de

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Genres et formes de l’argumentation : XVIIe et XVIIIe siècle (Objet d'étude 2de)

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Genres et formes de l’argumentation : XVIIe et XVIIIe siècle

I/ Thème, thèse, arguments, exemples

A)     Thème et thèse

  • ·         Le thème : sujet principal traité dans un texte.
  • ·         La thèse : opinion défendue par l’énonciateur, celui qui parle.

B)      Arguments et exemples

  • ·         Les arguments : preuves qui permettent de soutenir une thèse.
  • ·         Les exemples : illustrent les arguments

C)      Les indices d’énonciation

  • ·         Ils renseignent sur la situation d’argumentation.
  • ·         Les modalisateurs : permettent de comprendre l’opinion défendue par l’énonciateur.

D)     Le registre polémique

  • ·         Le registre polémique caractérise les textes argumentatifs, car ils impliquent l’existence d’un débat.
  • ·         Un texte argumentatif repose sur la présence de la thèse défendue et aussi sur la présence de la thèse rejetée.

II/ Les différents types d’arguments et de raisonnement : les connecteurs logiques

A)     Les types d’arguments

  • ·         L’argument d’autorité : une citation connue, un proverbe,…
  • ·         L’argument ad hominem : il s’attaque à la personne de l’adversaire.

B)      Les connecteurs logiques

  • ·         Ils servent à relier les arguments ou les thèses d’un texte.
  • ·         Ce lien peut exprimer la cause, la conséquence, la concession et l’opposition.

C)      Les types de raisonnement

  • ·         Le raisonnement déductif : du général au particulier.
  • ·         Le raisonnement inductif : du particulier au général.
  • ·         Le raisonnement par analogie : comparaison entre deux éléments
  • ·         La concession : admettre certains éléments de la thèse avant de les contester.
  • ·         Le raisonnement par l’absurde : pousser une thèse jusqu’aux limites de l’absurde pour mieux la réfuter.

III/ Démontrer, convaincre, persuader – Les procédés rhétoriques

A)     Démontrer

  • ·         Le raisonnement est logique et cohérent. Il impose une vérité qui doit être admise par tous.
  • ·         L’énonciateur s’exprime de manière impersonnelle et universelle.

B)      Convaincre

  • ·         Convaincre n’est plus de l’ordre de la vérité mais de l’ordre de l’opinion. On cherche à emporter l’adhésion du destinataire en s’adressant à sa raison.
  • ·         On utilise le registre didactique.

C)      Persuader

  • ·         La persuasion : on cherche à emporter l’adhésion du destinataire en s’adressant à ses sentiments et à ses émotions. On fait appel au registre pathétique.
  • ·         Les procédés rhétoriques : toutes les marques qui montrent l’implication du destinataire dans l’argumentation, l’utilisation de l’ironie (faire comprendre le contraire de ce qui est énoncé)

IV/ L’argumentation au XVIIe et au XVIIIe siècle

A)     L’argumentation au XVIIe siècle

  • ·         La doctrine classique vise à « instruire et plaire ». On privilégie l’argumentation indirecte.
  • ·         Apologue : récit plaisant dans lequel l’auteur distille une morale au lecteur. La fable est une forme possible de l’apologue.

1-      Les Fables de la Fontaine

Il écrit selon la doctrine classique de l’imitation. Il imprime à ses fables un style qui lui est propre et qui a fait leur succès. Il sait rendre un récit particulièrement attractif pour le lecteur afin de rendre la morale finale d’autant plus efficace. La morale est souvent au présent de vérité générale pour en faire une loi universelle. La fiction illustre une morale déjà annoncée au lecteur. La satire de la Cour est un des thèmes favoris de La Fontaine. La satire se définit par le mélange des genres et des formes. La critique est rarement directe d’où l’utilisation des animaux. Il ne verse cependant pas dans un pessimisme désespéré, il invite le lecteur à profiter des joies simples de l’existence.

2-      L’art du portrait : Les Caractères de La Bruyère

L’art devient au XVIIe siècle un genre autonome. Il correspond bien aux principes de l’esthétique classique : instruire et plaire. Le caractère pittoresque et plaisant du portrait rend la critique plus efficace. Il a le souci de la variété pour préserver son lecteur de l’ennui. Il reproche à ses contemporains de ne plus correspondre à l’idéal de l’honnête homme. C’est un moraliste qui s’indigne contre l’injustice sociale et la misère du peuple. La maxime ne passe pas par le détour de la fiction, elle appartient donc à l’argumentation directe. On retrouve à nouveau le présent de vérité générale. La brièveté percutante de la maxime lui permet de briller en société et de déployer tout son esprit dans les salons mondains.

B)      L’argumentation au XVIIIe siècle

Le contexte historique est plus mouvementé. Le XVIIIe siècle est l’avènement du siècle des Lumières. Les auteurs soumettent à un examen critique les fondements politiques et religieux de l’organisation de la société. L’Encyclopédie est l’ouvrage emblématique du XVIIIe siècle. Elle va souvent connaitre la censure à cause de ses idées progressistes. Le débat d’idées trouve son expression dans des genres argumentatifs nombreux et variés.

1-      Voltaire et le conte philosophique

Le conte philosophique est une forme de l’apologue, l’auteur divertit le lecteur tout en l’instruisant. Il peut également exprimer ses idées sans crainte de la censure. Le conte voltairien se caractérise par une très grande liberté.

2-      Un essai de Rousseau : Emile ou De l’éducation

Il s’agit d’un traité d’éducation, et donc un essai. Un essai est un genre argumentatif très libre, qui permet à l’auteur de développer ses idées sans contraintes. Pour lui il faut privilégier la connaissance sensible et le recours à l’expérience.

 

​Extrait d'un livre de préparation à l'année de 2de​​

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La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme (Objet d'étude 2de)

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La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme

I/ Le théâtre : rappels théoriques sur le texte théâtral

A)     Texte et représentation

1-      Le texte théâtral

  • ·         Didascalies : partie du texte qui n’est pas destinée à être entendue mais qui donne des informations scéniques.
  • ·         L’autre partie du texte est composée par les paroles du personnage appelées répliques.

2-      La parole des personnages

  • ·         Répliques : parole des personnages
  • ·         Stichomythie : échange très rapide, vers à vers, de répliques.
  • ·         Tirade : réplique longue et qui a une unité, elle forme un tout cohérent
  • ·         Monologue : tirade d’un personnage seul sur scène, correspond à un moment important de la pièce.
  • ·         Aparté : un personnage se parle à lui-même alors que d’autres personnages sont sur scène.

B)      La double énonciation

  • ·         Les personnages se parlent entre eux sur la scène
  • ·         Les personnages parlent au public qui les écoute dans la salle.
  • ·         Le quiproquo fonctionne grâce à la double énonciation et permet des effets comiques : le spectateur en sait plus que les personnages, il est le seul à comprendre qu’il y a un malentendu, que les personnages ne parlent pas de la même chose,…

C)      Les étapes de l’action

1-      L’exposition

Il s’agit de l’exposition d’une pièce de théâtre. Elle donne aux lecteurs les éléments nécessaires à la compréhension du texte. Elle couvre souvent tout le 1er acte.

Il ne faut pas donner l’impression que les personnages viennent sur scène pour expliquer la situation, cela doit être naturel d’où le procédé du « début in medias res » : on prend l’histoire en cours de route.

2-      Le nœud de l’intrigue

Au centre de l’action se trouve une situation de crise ou de conflits qui se présente sous forme d’obstacles à la volonté du héros.

3-      Le dénouement

Il s’agit de la solution apportée au problème. Il se retrouve à la fin de la pièce.

La scène est délimitée par l’entrée ou la sortie d’un personnage sur scène.

Un acte comprend un ensemble de scènes. Traditionnellement, une pièce classique est composée de 5actes.

D)     Les registres

1-      Le registre comique

  • ·         Le comique de mots
  • ·         Le comique de gestes
  • ·         Le comique de situation
  • ·         Le comique de caractère
  • ·         Le comique de mœurs

2-      Le registre tragique

  • ·         Une situation sans issue : conduite souvent le héros à la mort.
  • ·         La fatalité
  • ·         L’ambiguïté du héros tragique : la fatalité s’acharne contre le héros mais ne l’écrase pas car le personnage deviendrait alors une victime. Il faut que le héros se débatte et exerce sa liberté contre une force qui le dépasse. Le lecteur est partagé entre la pitié et l’horreur que lui inspire le héros.
  • ·         La catharsis : purgation des passions, le spectateur ressort comme purifié du théâtre, libéré de ses mauvais instincts et de ses passions qu’il a en sortes vécues par procuration, par l’intermédiaire du héros tragique.

3-      Les autres registres

  • ·         Le registre pathétique : le spectateur éprouve de la pitié pour le personnage.
  • ·         Le registre polémique : deux points de vue se confrontent sur scène
  • ·         Le registre lyrique : permet d’exprimer les états d’âme
  • ·         Le registre burlesque : il ridiculise des choses graves et sérieuses

II/ Le classicisme

A)     Aux origines du théâtre : l’Antiquité grecque et latine

Il est depuis toujours lié à la notion de spectacle et de représentation. Dans l’Antiquité, il était associé au chant et à la danse.

Le comique était surtout visuel à cette époque. Le grand thème des comédies romaines est l’amour contrarié de deux jeunes gens. Les personnages sont très typés.

Les auteurs de tragédie puisaient dans la mythologie grecque pour y trouver les figures propres à inspirer leurs tragédies. Un mythe est un récit symbolique destiné à faire comprendre ce qui échappe à la raison.

B)      Du baroque au classicisme

1-      Le mouvement baroque

La notion d’irrégularité caractérise le baroque. Le mélange des registres est inattendu. Le théâtre baroque exprime une vision particulière de l’homme et du monde. La mouvance du monde, le changement sont les thèmes de prédilection des pièces baroques. Il utilise le procédé de la mise en abyme, le théâtre dans le théâtre, pour signifier la fragilité des êtres.

2-      La prépondérance du classicisme

On fait souvent correspondre la période classique au règne de Louis XIV (1661-1715). L’Académie Française, créée en 1635 par Richelieu, est garante de l’ordre et des règles classiques. La création passe par la doctrine de l’imitation des Anciens. Désormais les genres de la comédie et de la tragédie obéissent à des codes clairement établis.

C)      Les règles du théâtre classique

  • ·         La règle des 3unités : lieu, temps, action.
  • ·         La vraisemblance et le respect des bienséances : rien ne doit choquer le spectateur, l’action doit sembler vraie.
  • ·         L’opposition entre tragédie et comédie : origine sociale des personnages, le niveau de langue, les thèmes abordés, le dénouement, la fonction de la pièce.
  • ·         Une hiérarchie très stricte : la tragédie est le genre noble par excellence.

III/ L’évolution du théâtre après le classicisme

A)     Le théâtre du XVIIIe siècle

Les salles se multiplient au XVIIIe siècle. La comédie devient le genre dominant.

B)      Du drame romantique au théâtre moderne

Au XIX, la frontière entre comédie et tragédie s’estompe et cela crée un nouveau genre : le drame romantique. Rires et pleurs se succèdent comme dans la vraie vie !

Au XXe, le mélange s’accentue. Dans les pièces de l’absurde, le burlesque côtoie le tragique. Les règles du théâtre sont de plus en plus souples et la liberté des auteurs augmentent. Les didascalies, très rare dans le théâtre classique, deviennent de plus en plus longues.

 

​Extrait d'un livre de préparation à l'année de 2de

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Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme (objet d'étude 2de)

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Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme

 

I / Le récit : rappels historiques théoriques sur le texte narratif

A)     Les temps du récit

1-      Les types de présent de l’indicatif

  • ·         Présent d’énonciation
  • ·         Présent de vérité générale
  • ·         Présent de narration, surtout dans un récit au passé. Met l’action au premier plan en l’actualisant

2-      L’imparfait et le passé simple de l’indicatif

  • ·         L’imparfait : on ne connait ni le début ni la fin de l’action. Temps de la description.
  • ·         Le passé simple : on connait le début et la fin de l’action. Rend compte d’actions qui se succèdent dans le passé.

B)      Les discours rapportés

  • ·         Le discours direct : rapporte directement les paroles d’un personnage. On le reconnait grâce aux guillemets et aux verbes introducteur.
  • ·         Le discours indirect : rapporte les paroles d’un personnage de manière indirecte. Le verbe introduit une subordonnée ce qui entraine des changements de personne et de temps.
  • ·         Le discours indirect libre : il se situe à mi-chemin entre les deux précédents. On a l’impression d’être à l’intérieur de la conscience du personnage et de lire dans ses pensées.

C)      Auteur, narrateur, personnage

  • ·         Auteur : celui qui écrit le livre
  • ·         Narrateur : celui qui raconte l’histoire. Il peut être l’auteur ou un personnage

D)     La focalisation ou point de vue

  • ·         La focalisation zéro ou point de vue omniscient : le narrateur sait tout de l’histoire. Il dit tout au lecteur. Le récit est souvent au passé.
  • ·         La focalisation interne ou point de vue interne : la scène est vue à travers les yeux d’un personnage.
  • ·         La focalisation externe ou point de vue externe : le personnage est décrit de l’extérieur. Le lecteur n’a pas accès à ses pensées.

E)      Le rythme du récit

  • ·         Les effets d’accélération : Le sommaire résume un moment de l’histoire. L’ellipse passe sous silence un pan de l’histoire.
  • ·         Les effets de ralentis : Descriptions et commentaires sont des pauses dans le récit.
  • ·         Les variations dans la chronologie : Retour en arrière et anticipations.

II/ Le roman en tant que genre

A)     Les origines du roman :

Au Moyen Age la structure est libre. Le « roman » était écrit en langue vulgaire.

B)      La structure du roman :

Le roman doit normalement suivre l’évolution des personnages et la progression chronologique d’une histoire.

L’incipit du roman = Début du roman

L’épilogue du roman = Fin du roman

C)      Le personnage de roman

Souvent, on peut établir une fiche d’identité assez précise du personnage. Le déroulement du récit suit souvent l’évolution de la vie du personnage principal.

Roman d’apprentissage : éducation du personnage de son jeune âge à l’âge adulte.

D)     Le réalisme et le naturalisme

1-      L’évolution du roman du XVIIe au XIXe siècle

  • ·         XVIIe siècle : l’analyse psychologique des personnages est approfondie et le récit prend place dans un cadre historique précis.
  • ·         XVIIIe siècle : recherche de vraisemblance car il veut devenir un genre sérieux.
  • ·         XIXe siècle : D’abord, avec le romantisme, les romans exaltent la passion sous toutes ses formes. Ensuite les écrivains réalistes reviennent à la description prosaïque de la réalité quotidienne.

2-      Du réalisme …

Balzac en est le chef de file. Il veut « faire concurrence à l’état-civil ». Il affirme la nécessité pour l’écrivain de réunir une documentation objective avant de se lancer dans l’écriture du roman. Chez lui, le physique des personnages correspond à leur caractère. Il écrit un ensemble de romans intitulé La Comédie humaine

Pour Stendhal, auteur romantique, affiche aussi un parti pris réaliste : le roman est « un miroir que l’on promène le long d’une grand-route »

3-      … au naturalisme

Le naturalisme prolonge le réalisme. Zola en est le chef de file. Il s’inspire des méthodes et des théories scientifiques contemporaines pour écrire ses romans. Il accorde beaucoup d’importance à l’observation. Le roman devient le champ de l’expérience qui permet de vérifier l’hypothèse au départ. Il écrit 20 romans qui composent le cycle des Rougon-Macquart.  Le naturalisme va ouvrir le champ du roman à toutes les classes sociales. Le personnage de roman est désormais populaire et ordinaire.

4-      Le registre réaliste

Le « réalisme » ne livre pas la réalité brute mais la recrée minutieusement pour en donner l’illusion au lecteur. L’auteur utilise des « effets de réel » comme les dates, l’utilisation du point de vue interne et les descriptions. Le phénomène d’identification du lecteur au personnage fonctionne d’autant mieux que le lecteur n’a pas de mal à se rapprocher de personnages ordinaires.

 

E)      L’évolution du réalisme au XXe siècle

Les romanciers du XXe siècle, dit du « Nouveau Roman », remettent en cause le registre réaliste et le narrateur omniscient. Le monde est devenu trop instable pour en donner une image cohérente. Le romancier va tenter de créer un monde sans repères voire absurde.

Il n’y a plus de personnage principal : le narrateur est un simple « je » qui ne sait pas trop ce qu’il fait.

III/ La nouvelle en tant que genre

A)     Historique

La nouvelle se distingue du conte par son contenu et du roman par son ampleur. Le genre se développe au XIXe siècle. Le registre fantastique est très prisé. La nouvelle poursuit son essor au XXe siècle et connait un succès grandissant : sa courte forme convient bien aux contraintes de temps imposées par notre vie contemporaine.

B)      Les caractéristiques du genre.

  • ·         Brièveté
  • ·         Récit organisé autour d’un seul événement
  • ·         Peu de personnages
  • ·         Absence de contexte historique et social
  • ·         Chute finale

​Extrait d'un livre de préparation à l'année de 2de

Publié dans Objet d'étude 2de

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Molière - Le malade imaginaire (17e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Le malade imaginaire de Molière

Personnages principaux

  • Argan
  • Béline
  • Angélique
  • Louison
  • Béralde
  • Cléante
  • M Diafoirus
  • Thomas Diafoirus
  • M Purgon
  • M Fleurant
  • M Bonnefoi, le notaire
  • Toinette

Résumé par actes

Prologue : La pièce a été écrite pour divertir le roi. Des bergers chantent leur éloge à Louis qui est un grand roi et veulent se consacrer à lui. Une bergère se plaint que les médecins n’arrivent pas à soigner ses maux.

Acte 1 : Argan fait ses comptes : il a eu moins de médicaments et de lavements que le mois précédent. En plus d’être malade, il est radin. Il dit que si c’est trop cher plus personne ne voudra être malade. Toinette arrive et se fait quereller pour son retard. Argan ne veut rien entendre. Toinette ne sait pas de quoi souffre son maitre. Argan veut parler à sa fille Angélique. Il part en courant. Angélique parle de son amant à Toinette. Il lui a promis de la demander en mariage. Toinette approuve tout ce que dit Angélique. Celle-ci espère pouvoir croire son amant. Argan annonce à Angélique qu’il va la marier. Elle est heureuse mais il y a quiproquo. Lui veut la marier à Thomas Diafoirus, futur médecin, et elle espérait qu’il parle de Cléante. Toinette s’oppose à ce mariage. Argan se plaint à sa femme, Béline, du comportement de Toinette. Celle-ci sait se jouer de sa maitresse. Béline a du mal à parler du testament mais conforte son époux dans sa maladie. Argan apprend qu’il ne peut pas tout léguer à sa femme. Il va utiliser des moyens détournés pour que Béline touche le plus possible. Celle-ci fait semblant de ne rien vouloir mais s’informe quand même des sommes. Angélique se moque de perdre son bien mais elle supplie Toinette de l’aider pour son mariage avec Cléante. Cette dernière est de son côté.

1er intermède : Polichinelle chante son amour mais il est interrompu par des violons et des archers qui le battent jusqu’à avoir de l’argent pour boire.

Acte 2 : Cléante se présente pour voir Angélique. Toinette lui dit à quel point cela est difficile. Il dit être ami du maitre de musique. Toinette présente Cléante à Argan. Cléante a gaffé mais Toinette a récupéré la chose en "valorisant" la maladie de son maitre. Cléante et angélique ne seront pas seuls pour « leur façon de musique ». Arrivée d’Angélique qui explique sa surprise de voir Cléante par un rêve fait la nuit précédente. Toinette fait croire à Argan qu’elle approuve finalement le mariage avec M Diafoirus fils. Argan dit à Cléante que le mariage aura lieu 4 jours plus tard et qu’il y est invité. Thomas présente ses honneurs. Toinette se moque de lui. Argan et M Diafoirus font l’éloge de Thomas. Cléante et Angélique se chantent leur amour en faisant croire à un opéra qui déplait à Argan. Angélique demande du temps avant ce mariage ce que lui refuse Argan et Thomas. Elle a le choix entre ce mariage ou le couvent. Consultation des deux hommes. Béline annonce à Argan qu’elle a vu Angélique avec un jeune homme devant sa chambre. Argan demande à Louison ce qu’elle a vu. Après avoir été battue, elle lui dit tout. Elle a vu un homme qui a fait des avances à sa sœur devant la chambre de celle-ci. Béralde, le frère d’Argan, vient le voir pour lui proposer un parti pour Angélique. Argan devient enragé au nom de celle-ci. Avant de parler, Béralde lui propose un divertissement.

2e intermède : Le ballet chante à la gloire de l’amour de jeunesse.

Acte 3 : Béralde veut parler mais Argan lui demande de patienter. Toinette demande à Béralde de ne pas abandonner sa nièce. Elle va jouer un tour de son cru à Argan. Béralde explique à Argan à quel point les médecins sont inutiles voire même dangereux. Argan ne veut rien savoir. Béralde en revient alors à Angélique pour dire qu’un mauvais mariage rend malade. Béralde empêche Argan de prendre un lavement. M Fleurant lui dit que c’est sur ordonnance d’un médecin. Argan ne répond jamais quand on lui demande de quel mal il souffre. M Purgon arrive. Il est très en colère que son malade ait refusé sa médecine. Il décide de l’abandonner en lui souhaitant les pires maux. Argan veut se défendre mais M Purgon ne l’écoute pas. Argan dit à son frère qu’il va mourir par sa faute. Béralde tente de lui ouvrir les yeux : M Purgon ne peut pas le tuer juste avec des souhaits ! Toinette annonce à Argan qu’un médecin qui lui ressemble est là. Béralde joue l’étonné. Toinette, déguisée en médecin, se présente. Argan est persuadé que c’est elle. Toinette se rend chez son maitre mais refuse de rester car elle a à faire. Toinette joue le grand médecin ayant entendu parler d’Argan comme d’un malade incroyable. Elle veut le rendre manchot et borgne pour le soigner. Béralde semble approuver alors qu’Argan dit préférer être malade. Béralde tente de reparler mariage mais Argan est décidé : Angélique ira au couvent. Béralde critique la femme de son frère. Argan va faire le mort pour montrer l’amour de sa femme à son égard. Toinette annonce la mort d’Argan à Béline. Celle-ci dit qu’il faut cacher cette mort car tous les papiers ne sont pas faits et qu’elle veut son argent. Argan va faire le même tour à Angélique. Angélique, quand elle apprend la nouvelle, est dévastée car son père l’a quittée en colère contre elle. Argan se lève et accepte de donner Angélique à Cléante si celui-ci se fait médecin. Béralde dit à son frère de devenir lui-même médecin. Il va se jouer de lui une dernière fois.

3e intermède : Le ballet présente une cérémonie où un nouveau médecin est reçue à la Faculté avec tous les conseils donnés par ses pairs.

Publié dans 17e siècle

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