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Accord du participe passé

Publié le par litteratureetfrancais

L’ACCORD DU PARTICIPE PASSE

 

Employé seul : Il réagit comme un adjectif qualificatif. Il s’accorde donc avec le nom qu’il qualifie.

Fatiguées, elles sont allées se coucher.

Employé avec être : On accorde avec le sujet du verbe.

Elles sont tombées. Il est tombé. Nous sommes tombés

Employé avec avoir :

  • Pas de COD : on n’accorde pas. J’ai mangé
  • COD après le verbe : on n’accorde pas : J’ai attrapé une pomme.
  • COD avant le verbe : on accorde avec le COD : Cette pomme, je l’ai attrapée.

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Le son [se]

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Ce / Se / Ceux / C’est/ S’est / Ces / Ses

 

Ce = pronom démonstratif, il montre. Se retrouve devant un nom commun. Ce chien, ce chat

Se = se retrouve devant un verbe. Il se lève => Je me lève

Ceux = remplacent les hommes. Ceux qui viennent seront là à l’heure

C’est = présentatif. On peut remplacer par cela est. C’est cet homme qui m’a fait mal.

S’est = forme élidée de se.  Il s’est levé => Je me suis levé

Ces = Pluriel de Ce Ces chiens, ces chats

Ses = pluriel de son. C’est les siens. Ce sont ses affaires.

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Les homonymes

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LES HOMONYMES

A ou à :

« a »  :  s'écrit sans accent lorsqu'il s'agit du verbe avoir à la 3e personne du singulier du présent de l'indicatif (ou au passé composé).
On peut alors le remplacer par avait (verbe avoir à l'imparfait).

« à » : s'écrit avec un accent lorsqu'il s'agit d'une préposition.
Il permet alors d'introduire un groupe de mots (groupe nominal ou groupe infinitif généralement).

Et ou est :

« est » : s'écrit ainsi quand il s'agit du verbe être conjugué à la 3e personne du présent de l'indicatif.
On peut le remplacer par était (3e personne du singulier de l'imparfait de l'indicatif).

« et » :  est une conjonction de coordination. Il sert à lier deux éléments qui ont une même fonction dans la phrase. On peut le remplacer par « et puis »
 

Ou / où :

« ou » : s’emploie comme « et », c’est également une conjonction de coordination.

« où » : sert à indiquer le lieu.

On ou ont :

« on » : se remplace par l’homme ou il

« ont » : se remplace par avaient

Son ou Sont :

« son » : c’est le sien = au pluriel devient « ses »

« sont » : se remplace par étaient



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Hésiode - Théogonie (Antiquité)

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Théogonie d’Hésiode

Résumé

Prélude : Le poète fait l’éloge des Muses. Il raconte leur naissance et parle de leurs charmes. Il leur demande comment le monde a commencé.

Les premiers dieux. Terre et Ciel. Les Titans : Il y a eu d’abord Terre et Ciel. Ils ont engendré de nombreux enfants dont Cronos. Celui-ci avec l’aide de Terre a coupé les bourses de Ciel, de là est née Aphrodite.

Les enfants de la Nuit : Nuit n’a enfanté que des malheurs. Elle n’a eu besoin de personne pour les concevoir.

Flot et descendance : Dans la descendance indirecte de Flot, il y a de nombreux monstres qu’Héraclès a vaincu tels le lion de Némée où l’hydre mais aussi le Cerbère par exemple.

La descendance des Titans. Océan et Téthys : Naissance des fleuves grâce à Téthys et Océan. Ils sont très nombreux, aucun mortel ne peut tous les citer.

Hypérion et Théia : Naissance de Soleil, Lune et Aurore, enfants de Théia et Hypérion.

Crios et sa descendance. Styx : Naissance des Vents. Styx a enfanté Zèle et Victoire qui accompagnent toujours Zeus pour la remercier de sa fidélité face aux Titans.

Coios et Phoibé. Hécate : Naissance d’Hécate, nourricière de la terre, respectée de tous même des Dieux et description de tous ses « pouvoirs ».

Rhéia et Cronos. Naissance de Zeus : Rhéia demande l’aide à ses parents pour sauver Zeus de son père Cronos qui a mangé tous ses autres enfants. Zeus les venge et est reconnu par tous comme le chef des Immortels.

Japet et ses fils. Prométhée : Histoire de Prométhée qui a défié Zeus a plusieurs reprises comme avec le vol du feu. Personne n’échappe au courroux de Zeus.

Les Cent-Bras : Guerre entre les dieux et les Titans. Grâce aux Cent-Bras, les dieux gagnent la guerre. Zeus a vaincu Typhée. Importance du respect du serment fait sur le Styx et description des conséquences désastreuses même pour un dieu. Zeus devient le dieu des dieux.

La descendance des Olympiens : Histoire de Zeus et de toutes ses femmes : de Prudence, qu’il a dévorée, à Héra. Explication de la naissance de nombreux héros.

Publié dans antiquité

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Hésiode - Les travaux et les jours (Antiquité)

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Les travaux et les jours d’Hésiode

Personnages principaux

  • Persès
  • Le narrateur ?
  • Les dieux

Résumé par parties

Invocation : Eloge de Zeus si puissant. Le narrateur veut faire entendre des vérités à Persès.

Les deux luttes : Il y en a une néfaste qui « fait grandir la guerre et les discordes funestes. » L’autre est à louer : envie du voisin qui travaille à faire fortune.

Mythe de Pandore : Zeus a caché ce qui fait vivre les hommes. Vol du feu par le fils de Japet : Prométhée. Zeus veut se venger en créant Pandore. Elle dispersa de tristes soucis pour les hommes en gardant l’Espoir. Il n’existe aucun moyen d’échapper à Zeus.

Mythes des races : La première race fut d’or, à l’abri des malheurs, elle possédait tout. La race d’argent inférieure, elle souffrait mille peines à l’adolescence, ils furent ensevelis. La race de bronze, adepte d’Arès, effrayante. La race des héros qui périrent dans la dure guerre. La race de fer qui souffrira toujours fatigues et misère : « le seul élément sera la force, la conscience n’existera plus ».

La justice : Histoire aux rois : épervier et rossignol. Ecouter la justice, ne pas laisser de place à la démesure. La justice revient toujours. Il faut bien user de la justice : ville prospère, pas de guerre. Celui qui emploie mal celle-ci voit sa cité dépérir.

Le travail : « Grand sot de Persès ». Le mérite est difficile à obtenir. Un conseil est donné : « travaille ! » et « fais des sacrifices aux dieux ! » et demande leur faveur. Avoir un bon voisin et en prendre soin est une chance. « C’est une calamité de désirer tout bas ce qu’on n’a pas ». Il faut se méfier des femmes. La richesse arrive si l’on fait succéder travail à travail.

Les travaux des champs : Il donne la loi des champs. « A cultiver les mots, tu perdras ton temps ! » Il faut une femme achetée et non épousée. Ne rien remettre au lendemain ni au surlendemain. « Travail bien ordonné est pour les mortels le premier des biens, travail mal ordonné est le pire des maux ».

La navigation : Il l’engage à plutôt travailler la terre. Il donne des conseils pour conserver le navire. Il faut faire chaque chose en son temps. Le destin est aux mains de Poséidon et de Zeus. « L’à-propos en tout est la qualité suprême. »

Conseils divers : Conseils pour bien choisir sa femme. Une bonne épouse est une aubaine. Le plus grand trésor est une langue économe. Conseils pour ne pas s’attirer les foudres des dieux. Eviter la mauvaise réputation. La réputation est aussi une déesse.

Les jours : Le 30 est le meilleur jour du mois. Le 1er, le 4e, le 7e, le 11e et le 12e jour sont sacrés. Le 6e jour est pénible et néfaste. Heureux et fortuné est celui qui consulte les avis célestes et évite toute faute.

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Hésiode - Le bouclier (Antiquité)

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Le bouclier d’Hésiode

Personnages principaux

  • Amphitryon
  • Alcmène
  • Zeus
  • Kycnos
  • Athéna

Résumé

La naissance d’Héraclès : Zeus a piégé Alcmène pour lui faire l’amour juste devant Amphitryon. Elle va accoucher de jumeaux totalement différents dont l’un est Héraclès.

Rencontre d’Héraclès et de Kycnos : Rencontre d’Héraclès avec Kycnos, fils d’Arès. Il va l’affronter. On sait déjà qu’il va le tuer.

Héraclès revêt ses armes : Héraclès se prépare au combat en s’armant. Longue description du bouclier sur lequel il y a de nombreuses scènes, toutes plus effrayantes les unes que les autres.

Le combat : Athéna dit à Héraclès qu’il va tuer Kycnos mais qu’il doit ensuite s’apprêter à affronter Arès et qu’il ne doit pas prendre les armes du défunt. Héraclès tente de convaincre Kycnos de ne pas engager le combat. Mort de Kycnos.

Héraclès et Arès : Héraclès attend l’attaque d’Arès qui ne tarde pas. Athéna le protège, elle a prévenu Arès, il n’est pas autorisé à tuer le fils de Zeus.

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Musso - Et après... (21e siècle)

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Et après… de Musso

Personnages principaux

  • Nathan Del Amico
  • Mallory Wexler Del Amico
  • Bonnie Del Amico
  • Ashley Jordan
  • Abby
  • Dr Garrett Goodrich
  • Peter
  • Jeffrey Wexler
  • Elisabeth Wexler
  • Vince Tyler
  • Candice Cook
  • Ben Greenfield
  • Creed Leroy

Résumé par chapitres

Prologue : Le garçon sauve son amie de la noyade mais se noie. Il comprend qu’il va mourir car tout est noir autour de lui puis soudain une lueur est apparue.

Chapitre 1 : Nathan est un homme à qui tout réussit sauf sa vie amoureuse. Sa femme Mallory l’a quitté et il a du mal à s’en remettre. Il a une douleur persistante à la poitrine. Qui est ce Goodrich qui voulait un rendez-vous en urgence et qui met Nathan mal à l’aise ?

Chapitre 2 : Cette entrevue avec Garrett Goodrich est étrange. Nathan ne comprend rien aux raisons de sa venue. Pourquoi parle-t’il de la vie et de la mort ? Pourquoi prétend-il pouvoir venir en aide à Nathan ?

Chapitre 3 : Nathan rentre chez lui plus tôt que d’habitude car il n’est pas en forme. Pour avoir son poste, il a sacrifié sa famille, ce qu’il regrette même si c’est trop tard. Il va devoir aller chercher sa fille et donc reporter une réunion importante. Goodrich vient le chercher chez lui. Nathan le suit jusqu’à l’Empire State Building en espérant enfin comprendre ce que lui veut le médecin et donc être tranquille.

Chapitre 4 : Garrett l’emmène sur le belvédère au 86e étage. Il prévient Nathan de la mort d’un jeune qui se suicide sous leurs yeux. Nathan est sous le choc. Il perd Garrett qui ne répond pas à sa question : « Pourquoi n’a-t’il pas empêcher la mort de ce jeune ? »

Chapitre 5 : Nathan n’arrive pas se concentrer, il va voir Goodrich. Il doit comprendre pour reprendre une vie calme. Goodrich lui explique qu’il est un Messager, il sait à l’avance qui va mourir. Nathan comprend mal cette confession ?

Chapitre 6 : Nathan a du mal à obtenir ses deux semaines de congé. Il va faire un check-up complet. Il repense à sa mère, au pari avec son beau-père qui lui a fait gagner son appartement. Il pense beaucoup à sa femme.

Chapitre 7 : Le bilan de santé dure longtemps, c’est épuisant mais les résultats sont bons : il ne va pas mourir tout de suite ! Son couple a explosé à cause de la mort de Sean, leur fils de 3mois.

Chapitre 8 : Nathan reprend gout à la vie. Il va tout de suite voir Goodrich. Il essaye d’aider au centre de soins palliatifs mais il ne comprend pas comment on peut accepter la mort. Il dit à Garrett qu’il ne croit pas son histoire, celui-ci lui conseille d’aller voir une certaine Candice.

Chapitre 9 : Malgré sa volonté d’oublier Goodrich, il passe sa journée à suivre Candice. L’appel de sa fille lui fait plaisir. Il n’aime pas beaucoup Vince Tyler, un de ses amis de sa femme. Que représente la vidéo que lui a envoyée Goodrich ? Est-ce Candice ?

Chapitre 10 : Nathan se rend chez Goodrich près de l’océan. Ce dernier le trouve prétentieux et égoïste. Nathan ne comprend pas pourquoi le docteur ne fait rien pour sauver Candice. Goodrich propose à Nathan de rester dormir, celui-ci accepte pour échapper à sa solitude.

Chapitre 11 : Il aborde Candice dans le bar où elle travaille. Elle semble lui faire confiance. Elle apprend la mort de son père, Nathan reste auprès d’elle toute la nuit ainsi que le lendemain. Il propose à Candice de payer pour l’éducation de son fils Josh, celle-ci commence par refuser mais une fois rentrée, elle étudie tout de même la proposition.

Chapitre 12 : Ils vont dans une banque pour déposer le chèque. Ils sont pris en otage lors du cambriolage. Candice meurt à cause d’une balle perdue. Nathan se sent responsable sans lui elle n’aurait pas été dans cette banque. Que va devenir Josh ?

Chapitre 13 : Nathan réalise que l’homme n’est rien comparé à l’univers. Il se sent seul et il est sûr qu’il va mourir.

Chapitre 14 : Nathan est seul chez lui, il repense à son enfance et à ses études. Il est fier de lui. Il ne veut pas attendre la mort, maintenant qu’il croit Goodrich, mais il ne sait pas quoi faire. Lorsqu’il écoute «  Jealous Guy » « tout [remonte] à la surface » : de quoi s’agit-il ?

Chapitre 15 : Il se souvient de l’année 1972 et de sa noyade. Il entre par effraction chez le docteur Goodrich. Il s’est fait mordre par le chien de garde. Il retrouve les papiers du docteur le concernant : les souvenirs le font pleurer. Il se fait surprendre dans le bureau.

Chapitre 16 : Le docteur le soigne. Il répond à quelques questions sur les Messagers sans vraiment apporter de réponses concrètes puis s’en va. Nathan fouille les papiers du docteur et est bouleversé par ceux qui racontent les derniers jours d’Emily, la première femme de Garrett.

Chapitre 17 : Nathan pense aux questions essentielles sur la vie même s’il sait que c’est trop tard. Il veut reconquérir sa femme, il l’appelle. Celle-ci l’aime encore mais la mort de leur fils Sean a été une épreuve très difficile.

Chapitre 18 : Mallory se rappelle de toute sa vie avec Nathan : leur première rencontre, leur premier baiser, l’affrontement avec ses parents, leur première fois, leur bonheur d’être parents,… Elle l’aime toujours, elle accepte qu’il vienne chercher Bonnie plus tôt. Nathan est en larmes parce que Mallory lui a dit qu’elle n’a rien oublié.

Chapitre 19 : Nathan force Garrett à venir avec lui pour être sûr qu’il n’arrive rien à Bonnie. Il a un affrontement verbal avec Vince Tyler. Au moment de reprendre l’avion, il confie sa fille à Goodrich et part rejoindre sa femme : il ne veut pas mourir sans lui avoir dit ce qu’il ressent pour elle.

Chapitre 20 : Il l’attend sous la pluie, elle a su qu’elle était là comme elle savait à l’époque qu’il viendrait la voir pour ses 20ans. Après une dispute où les reproches fusent, ils se blottissent l’un contre l’autre. Il lui dit au revoir en pensant ne plus le revoir, elle ne veut pas croire qu’il peut lui arriver quelque chose.

Chapitre 21 : Il fait tout pour n’avoir que de bons souvenirs avec sa fille. Il prend la peine de parler de la mort avec elle, c’est dur pour lui car il ne veut pas la laisser affronter le monde sans lui. Ils passent une très bonne soirée.

Chapitre 22 : Nathan emmène sa fille chez les Wexler. C’est le moment des règlements de compte entre Jeffrey et Nathan : ils avouent tout deux leurs fautes, l’un a soudoyé un juge et l’autre a abusivement licencié la mère de Nathan pour un vol qu’elle n’a pas commis. Nathan apprend que son beau-père souffre d’alcoolisme chronique.

Chapitre 23 : Il passe une très bonne après-midi avec sa fille. Lisa Wexler est inquiète à cause de l’escapade de son époux. Celui-ci a eu un accident alors qu’il conduisait sans permis et ivre mort. Il a gravement blessé un petit garçon. Pour protéger sa famille, Nathan se dénonce comme responsable.

Chapitre 24 : Le garçon est toujours dans le coma. Ses parents sont très en colère. Nathan est libéré sur caution. Jeffrey veut dire la vérité mais Nathan l’en dissuade : il lui dit qu’il va mourir. Jeffrey veut le défendre au tribunal. Le père du petit garçon s’en prend à Nathan. Ils n’arrivent pas joindre Mallory.

Chapitre 25 : Il retourne à New-York. Abby, sa secrétaire, lui avoue qu’il a perdu toute son estime avec son délit de fuite. Les articles parlent de lui au passé. Il reçoit un fax où l’on voit que ce ne peut pas être lui qui a renversé Ben mais, malgré quelques doutes, il ne change pas d’avis : il va protéger sa famille.

Chapitre 26 : Creed Leroy, l’homme qui fait chanter Nathan, est un employé de station-service. Il espère changer de vie grâce à l’argent du chantage. Nathan va payer le million demandé mais il cherche un moyen d’empêcher Creed de continuer le chantage ensuite, c’est Abby qui lui fournit la solution : utiliser son téléphone pour enregistrer Creed Leroy lors de l’échange.

Chapitre 27 : Le plan d’Abby finit par fonctionner. Nathan est sûr qu’il n’y aura pas de deuxième fois. Mallory se rend chez ses parents. Son père lui dit tout et préfère passer pour un lâche plutôt que de révéler à Mallory que Nathan va mourir. Il lui conseille d’aller le retrouver surtout qu’elle avoue être malheureuse sans lui.

Chapitre 28 : Il passe une merveilleuse journée avec Bonnie. Il est reconnaissant de pouvoir dire au revoir. Ben est sorti du coma. Mallory se jette dans les bras de Nathan. La famille est à nouveau réunie même s’il « [manquera] toujours quelqu’un ».

Chapitre 29 : Nathan et Mallory sont à nouveau ensemble. Tout semble bien aller pour tout le monde. Pourquoi Mallory a-t’elle fait des examens ? Nathan est prêt à mourir. Bonnie sent encore un malaise peser sur sa famille.

Chapitre 30 : En se réveillant, Nathan est étonné, il se sent bien vivant et pourtant malgré tout ce bonheur il sent que quelque chose cloche. Lorsqu’il voit Mallory, elle est entourée d’un « halo de lumière blanche ».

Chapitre 31 : Il se conduit comme fou jusqu’au moment où Garrett lui confirme qu’il est un Messager. C’est la tâche la plus dure pour un Messager mais elle est aussi inévitable : la mort d’un proche. Il accepte et va tout faire pour accompagner Mallory

Publié dans 21e siècle

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Shakespeare - Le marchand de Venise (17e siècle)

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Le marchand de Venise de Shakespeare

Personnages principaux

  • Le duc de Venise
  • Le prince du Maroc
  • Le prince d’Aragon
  • Bassanio
  • Antonio
  • Salarino
  • Solanio
  • Gratiano
  • Lorenzo
  • Shylock
  • Tubal
  • Portia
  • Nerissa
  • Jessica
  • Gobbo
  • Lancelot Gobbo
  • Stephano
  • Salerio
  • Leonardo
  • Balthazar

Résumé par actes

Acte 1 : Antonio est triste. Solanio tente de savoir pourquoi : il a perdu ses marchandises en mer mais ce n’est pas pour cela. Il n’est pas non plus amoureux. Solanio décrète qu’il ne doit pas être triste. Antonio dit que « [le monde est un théâtre] où chacun doit jouer un rôle » et le sien est triste. Bassanio demande à Antonio toute son aide financière pour séduire Portia. Portia se plaint à Nerissa de devoir choisir un époux selon les coffrets comme son père mort lui a demandé. Aucun des prétendants ne l’intéresse. Elle apprécie aussi Bassanio. Elle n’en peut plus de voir des prétendants. Elle donne de bons conseils mais n’arrive pas les suivre.  Bassanio demande à Shylock de lui prêter 3000 ducats au nom d’Antonio. Celui-ci accepte mais veut se venger d’Antonio alors il y met de nombreuses conditions. Antonio accepte car il est persuadé qu’un mois avant la fin du billet ses vaisseaux seront de retour.

Acte 2 : Le prince du Maroc arrive près de Portia. Il ne veut pas qu’elle ait des préjugés à son encontre. Elle lui explique qu’elle ne peut pas en avoir. Il va tenter sa chance avec les coffrets après le diner. Lancelot retrouve son père Gobbo qui ne le reconnait pas tout de suite. Il va quitter le service de Shylock pour se mettre à celui de Bassanio. Gratiano demande à Bassanio s’il peut l’accompagner à Belmont où séjourne Portia. Jessica plaint le départ de Lancelot. Elle regrette d’être la fille de Shylock. Elle confie à Lancelot une lettre pour Lorenzo dont elle est amoureuse. Elle veut se convertir pour lui. Préparation du déguisement pour la soirée chez Bassanio ? Lettre de Jessica. Elle explique à Lorenzo comment l’enlever de chez son père. Lorenzo confie cela à Gratiano. Lancelot invite Shylock chez son nouveau maitre. Celui-ci n’est pas enchanté mais décide d’y aller, il confie les clés de chez lui à sa fille. Elle va être enlevée ce soir. Lorenzo est en retard au lieu de rendez-vous. Jessica l’attend. Elle a honte de son déguisement et aurait préféré ne pas être porte-torche. Antonio vient chercher Gratiano. Le prince du Maroc prend du temps pour faire son choix entre le coffret en or, en argent et en plomb. Il choisit l’or, le portrait de Portia n’est pas dans le coffret, il part très triste. Solanio et Salarino discutent de Bassanio qui a pris la mer et de Shylock qui a renié sa fille. Ils espèrent qu’Antonio tiendra ses délais malgré le fait qu’un de ses vaisseaux a disparu. Le prince Aragon est à son tour face aux coffrets. Il choisit l’argent, ce n’est pas le bon. Un messager annonce l’arrivée de Bassanio, Portia est contente.

Acte 3 : Les amis d’Antonio sont inquiets à cause du naufrage. Shylock est d’humeur changeante : content du naufrage qui va lui permettre de se venger d’Antonio et en colère car sa fille l’a trahi. Bassanio choisit le bon coffret. Il va épouser Portia et Gratiano va épouser Nerissa. Bassanio va retourner à Venise pour sauver son ami. Antonio qui a fait faillite. Portia ne veut pas de lui s’il est inquiet. Shylock a mis Antonio sous la surveillance d’un geôlier. Il ne veut rien savoir ni entendre, il ne veut que son billet. Antonio ne cherche pas à discuter, il veut juste revoir son ami. Lorenzo félicite Portia de son grand cœur. Portia lui confie sa demeure pendant sa retraite avec Nerissa. Pourquoi veut-elle se déguiser en homme ? De quel stratagème parle –t’elle ? Lancelot dit à Jessica qu’elle sera toujours tranquille, juive ou chrétienne. Lorenzo veut l’opinion de Jessica sur Portia. Elle l’apprécie autant qu’elle aime Lorenzo.

Acte 4 : Shylock veut absolument une livre de chair d’Antonio, il va forcément mourir. Arrivée de Portia déguisée en homme, elle est le juge de l’affaire. Elle fait en sorte que Shylock reparte sans rien, il est de plus condamné à devenir chrétien et  léguer sa fortune à sa fille. Bassanio donne son anneau à Portia sans savoir que c’est elle. Portia veut clôturer l’affaire. Nerissa veut voir si Gratiano est lui aussi prêt à se séparer de son anneau de mariage.

Acte 5 : Retour de tous les personnages. Portia et Nerissa se « vengent » de Bassanio et Gratiano avant de leur dire la vérité. Antonio est à nouveau riche, trois de ses vaisseaux sont arrivés à bon port. Jessica et Lorenzo ont leur avenir qui est assuré. Les hommes promettent de toujours veiller sur l’anneau de leur femme.

Publié dans 17e siècle

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La comtesse de Ségur - Les petites filles modèles (19e siècle)

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Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur

Personnages principaux

  • Camille
  • Madeleine
  • Mme de Fleurville
  • Elisa
  • Marguerite
  • Mme de Rosbourg
  • Rosalie
  • Sophie
  • Suzanne
  • Jeannette
  • La mère Léonard
  • La mère Louchet
  • Françoise Lecomte
  • Lucie Lecomte
  • Hurel
  • Victorine
  • Mme Hurel

Résumé par chapitres

Chapitre 1 : Camille et Madeleine sont deux sœurs très différentes mais qui s’entendent très bien.

Chapitre 2 : Accident de Mme de Rosbourg et de sa fille Marguerite. Aucune n’est morte mais la mère est gravement blessée. Camille et Madeleine prennent soin de Marguerite.

Chapitre 3 : Marguerite est enthousiasmée par tous les jouets que possèdent Camille et Madeleine. Elle s’en veut d’avoir cassé sans faire exprès la voiture de Camille. Celle-ci ne lui en veut pas. Marguerite est bonne.

Chapitre 4 : Mme de Rosbourg est hors de danger. Elle accepte de rester vivre avec Mme de Fleurville. Leurs époux sont morts. Camille et Madeleine vont prendre soin de Marguerite afin de la rendre sage.

Chapitre 5 : Marguerite a cueilli toutes les fleurs du jardin de Camille et madeleine. Celles-ci sont tristes mais ne lui en veulent pas. Mme de Rosbourg répare les bêtises de sa fille en achetant des fleurs pour le jardin des filles. Elles lui sont, toutes les trois, reconnaissantes.

Chapitre 6 : Marguerite se fait mordre par un chien enragé. Personne ne veut rien dire à sa mère. Elle est soignée par Camille, Madeleine et leur mère. Mme de Rosbourg, quand elle apprend la nouvelle, est très reconnaissante et se promet de le leur montrer dès que possible.

Chapitre 7 : Camille est punie pour avoir donné un soufflet à Sophie. Celle-ci est malheureuse à cause de sa belle-mère, Mme Fichini. Madeleine se prive comme Camille pour soulager la peine de sa sœur. Leur mère en est si touchée qu’elle leur fait porter le dessert et les fruits.

Chapitre 8 : Les filles n’arrivent pas à sauver les petits hérissons. Sophie, en voulant abréger les souffrances de l’un d’eux tombe dans la mare. Sa belle-mère la fouette jusqu’au sang. Tout le monde en est indigné mais préfère se taire pour le bien –être de Sophie.

Chapitre 9 : Ridicule de Mme Fichini qui n’est pas habillée pour la campagne. Vol des poires par Sophie. Camille la protège pour ne pas qu’elle soit fouettée. Mme de Rosbourg va tout arranger.

Chapitre 10 : Marguerite aime tant sa poupée qu’elle l’emmène partout même en promenade. Le départ précipité à cause de l’orage lui fait oublier sa poupée sous un arbre. Elle est triste. Le lendemain, la poupée a disparu. Madeleine lui donne de l’argent pour en acheter une nouvelle.

Chapitre 11 : Jeannette a volé la poupée. Les filles l’apprennent par Suzanne. Mme de Fleurville récupère la poupée. Jeannette ment effrontément. Sa mère va la fouetter pour la punir.

Chapitre 12 : Visite chez Mme Fichini. Celle-ci veut confier Sophie à Mme de Fleurville le temps d’un long voyage. Cette dernière accepte. Sophie s’est fait battre pour avoir bu un vin auquel elle jure ne pas avoir touché.

Chapitre 13 : La mère Louchet apprend par Sophie que Palmyre a bu le vin de Mme Fichini et que c’est elle qui a été punie. Sophie ne veut pas que la mère Louchet punisse sa fille qui a déjà été blessée.

Chapitre 14 : Mme de Fleurville propose que Sophie parte avec elles le soir-même. Mme Fichini n’a pas apprécié que l’innocence de Sophie soit prouvée en public. Son adieu sonne comme une menace.

Chapitre 15 : Sophie se goinfre de cassis jusqu’à être malade. Mme de Fleurville lui explique qu’elle est punie de sa gourmandise. Sophie et Marguerite craignent le retour de Mme Fichini.

Chapitre 16 : Dispute entre Sophie et Marguerite. Sophie devient violente. Mme de Fleurville l’enferme dans le cabinet de pénitence. Celle-ci finit par se repentir mais sa punition ne sera pas levée pour autant. Mme de Fleurville est juste.

Chapitre 17 : Sophie vit très bien sa journée de punition. Elle s’inquiète de ce que pense ses amies et vice-versa. Lors de la prière, elles y mettent toutes les quatre beaucoup de cœur.

Chapitre 18 : Sophie offre un rouge-gorge à Madeleine. Celui-ci est gâté mais il fatigue Madeleine qui  décide de l’enfermer. Il n’apprécie pas et boude. Il va mourir de son humeur.

Chapitre 19 : Mme de Fleurville apprend à Sophie que sa belle-mère s’est remariée et qu’elle restera donc toujours avec elles. Pour fêter cela, Elisa va aider les filles à faire des illuminations. Elles passent toutes une très bonne soirée même Elisa qui partage le gouter.

Chapitre 20 : Les filles et leurs mères parlent de Jeannette qui est très mauvaise. Rencontre avec Lucie. Mme de Rosbourg va les aider car le père a disparu sur le bateau de son mari. Elle va s’occuper de tout.

Chapitre 21 : Installation de Lucie et Françoise. Ces dernières sont heureuses. Elles ont passé deux journées épuisantes mais pleines de bonheur.

Chapitre 22 : Sophie et Marguerite se perdent dans la forêt. Elles voulaient aller seules faire la charité. Un homme les retrouve et les ramène chez elles.

Chapitre 23 : Lorsque les deux fillettes se réveillent, elles sont harcelées de questions. Elles vont aller chez M Hurel pour le remercier.

Chapitre 24 : Visite chez la famille Hurel. Mme de Rosbourg leur fait de beaux présents.

Chapitre 25 : M Hurel a un accident et décède. Les fillettes et leurs mamans mettent tout en place afin que sa jambe ne manque de rien.

Chapitre 26 : Camille a eu la petite vérole, elle est suivie par Elisa car celle-ci l’a soignée. Elles vont préparer une fête pour le rétablissement d’Elisa.

Chapitre 27 : La fête se passe très bien. Les fillettes sont épuisées. Sophie et Marguerite trouvent encore la force de se disputer. Elisa réussit à les réconcilier.

Chapitre 28 : Sortie à dos-d’âne. Sophie est punie de son égoïsme. La journée se finit mieux qu’elle n’a commencé. Elles sont heureuses d’apprendre la visite prochaine de leurs cousins.

Publié dans 19e siècle

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Sartre - Les mots (20e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

Les mots de Sartre

Personnages principaux

  • Charles Schweitzer
  • Louise Guillemin
  • Anne-Marie Schweitzer
  • Jean-Baptiste Sartre
  • Jean- Paul Sartre
  • M Liévin
  • M Simonnot
  • Bercot

Résumé par parties

Partie 1 : Lire : Présentation de la famille Schweitzer. La description se fixe plus sur Charles et sa femme Louise. Ceux-ci n’ont rien en commun. Ils auront quatre enfants, dont un mort en bas âge, alors qu’ils ne se touchent quasiment jamais. Description des deux garçons : Georges et Emile. Description de leur fille, Anne-Marie, qui a beaucoup de qualités que ses parents n’ont pas su ou voulu entretenir. Description du couple Sartre : le mari ne parle pas à sa femme. Ils ont trois enfants dont Jean-Baptiste qui va épouser Anne-Marie Schweitzer, ce sont les parents de Jean-Paul Sartre. Son père est mort dans les bras de sa mère qui le connaissait à peine. Il a été mis en nourrice. A la mort du père, Jean-Paul a guéri et sa mère l’a retrouvé. Sa mère a dû retourner chez ses parents. Ils ne l’ont pas beaucoup soutenue. Elle a tout fait pour aider mais a fini par devenir à nouveau comme mineure. Elle s’est dégoutée des plaisirs. Il pense que la mort de son père lui a offert la liberté. Il n’a personne pour l’écraser. Il n’a pas connu son père et n’a jamais été curieux de le connaitre. Son père n’a aucune existence pour lui, il est « l’enfant du miracle ». La figure de la mère est elle aussi détériorée, comme personne ne la respecte, il la voit plus comme une sœur. Première intentions d’inceste car il pense à l’épouser. Description de son grand-père qui aime jouer à Dieu. Il est aimé de celui-ci, il est sa « petite merveille ». Il pense que son grand-père aimait en réalité sa propre générosité car Jean-Paul dépendait de lui sans être son propre fils. Son grand-père aime être pris en photo, c’est un homme de scène et avec Jean-Paul, ils jouent de nombreux rôles que ce dernier apprécie et continue donc de jouer. Il parle de son Œdipe incomplet car il n’a pas connu la jalousie, sa mère est toute à lui. Il se sait un enfant sage, il se sait beau parce qu’on le lui dit : naissance de l’arrogance. Il était un enfant bon car n’aimait pas le scandale. Son grand-père l’admirait pour sa jeunesse, sa proximité avec la nature. Nature qui le rappelait à la terre. Il remplaçait l’angoisse par l’extase vécue avec son petit-fils. Son grand-père aimait embêter ses fils. Il se rend compte que « quand on aime trop les enfants et les bêtes, on les aime contre les hommes ». Il se pense prophète. Il fait plaisir à tous, il rend beaucoup de monde heureux. Il fait lui aussi des apparitions comme son grand-père qui se croit un dieu. Il donne une image aux pauvres, c’est un homme généreux. Il leur fait croire qu’ils sont égaux mais ce n’est qu’une image. Il est persuadé que les pauvres qui le connaissent sont plus heureux que les autres. Il croit au progrès. Il aime sa grand-mère malgré le fait qu’elle voit clair en lui et qu’elle le lui dit. Grace au surnom « Karlémami », il garde sa famille unie même s’il n’est pas dupe. Ils sont souvent dans la famille en Alsace, encore occupée par les Allemands, il ne les déteste pas parce que c’est ce qu’il faut mais c’est eux qui le font vivre. Il est indulgent vis-à-vis d’eux car ils n’ont pas la culture française. Il ne connait que le bien et ne s’est jamais opposé au mal, il ne sait donc pas s’il est bon, il se contente de séduire et de plaire. Il n’est pas un Narcisse car il cherche l’amour des autres. Il a grandi entouré de livres et même s’il ne savait pas lire : il les idolâtrait déjà. Il voit souvent son grand-père lire sans comprendre ce rite. Sa grand-mère aussi avait son rite : elle empruntait ses livres, il la regardait lire dans un silence sacré mais parce que son grand-père dénigrait ses lectures, il a senti que les livres n’ont pas tous la même valeur. Il respecte encore plus son grand-père cat il a écrit un livre « Deutscher Lesebuch ». Il a également découvert que les hommes s’exploitaient à cause de l’éditeur de son grand-père. Grâce à tout cela, il voit « le professorat comme un sacerdoce et la littérature comme une passion. » Il a voulu avoir « ses » livres seulement il n’arrive pas se les approprier car il ne sait pas lire. Anne Marie va lui lire une histoire qui a, pour lui, part avec un moment précis de sa vie. Lorsque sa mère commence à lire l’histoire qu’il connait, tout change et il comprend que c’est le livre qui parle. Il sent que sa mère et lui deviennent autre. A la fin de la lecture, il fuit. Il finit par préférer les récits des livres qui sont fixés à ceux de sa mère qui sont improvisés. Il a fini par vouloir lire de lui-même. On lui a appris l’alphabet et grâce à Sans famille, il a su lire. Il vit de nombreuses aventures avec les livres de la bibliothèque, certains lui sont interdits et d’autres lui sont restés inaccessibles à cause du sens des mots. La bibliothèque n’est pas si bien fournie que cela mais pour lui le plus grand trésor était le Grand Larousse qu’il parcourait sans fin. Il parle des justifications idiotes que donnent les gens pour justifier leurs torts lorsqu’ils daignent les reconnaitre. Il se jette dans la lecture dès que possible. Il passe dans un autre monde. Il ne sait pas toujours comment réagir face aux textes. Il parle de sa volonté d’avoir une sœur qui serait son amante. Il raconte comment il lisait les livres à plusieurs reprises parce que certains éléments de sens lui échappaient. Son grand-père a beaucoup de passion dont la musique. Pour lui, « les Schweitzer sont nés musiciens ». Il parle de l’Esprit qui s’adresse à Dieu, du Beau, du Vrai et du Bien qui se confondent dans certaines circonstances exceptionnelles. Il a trouvé sa religion dans les livres. Ila  toujours aimé la hauteur, surplomber le monde, il pense que c’est grâce à son lieu fétiche, un 6e étage parisien, qu’il s’est mis à écrire. Il a gardé cet attachement pour tout ce qui est aérien : il n’y a aucune vanité là-dedans. Il s’est efforcé de rester au sol : « j’habite en l’air par habitude et je fouine en bas sans trop d’espoir. » Son grand-père lui parle des auteurs : il ne les apprécie pas beaucoup car il ne peut pas attribuer leurs œuvres à Dieu. Jean-Paul, quant à lui, en fait ses premiers amis, il les admire. Il voit les livres comme étant la représentation de l’auteur : le livre est son corps, le papier et les pages sont son âme. Ila  mal compris : il faut respecter les grands auteurs, ce n’est pas donné à tous. Suivant l’usage de son grand-père, il y a certains livres qu’il chérit moins que d’autres. Il considère les écrivains comme ses amis. Il n’avait pas encore le projet d’écrire. La lettre envoyée à Courteline est restée sans réponse ce que, enfant, il a eu du mal à comprendre mais qu’adulte il approuve. Il a encore du mal à se débarrasser de cette familiarité même s’il a perdu ses illusions. Ses amis ont perdu leurs privilèges. Il se demande s’il était conscient de jouer un rôle. Il jouait à l’adulte avec ses lectures. Il laisse parler sa famille même si elle a tort : il « ment » sur ce qu’il lit ou aime lire. Il jouait la comédie de la culture, parfois distraitement, parfois sérieusement mais au final ce jeu le cultivait. Sa mère craint ses lectures trop sérieuses, elle lui offre donc des livres pour enfants : il les apprécie énormément et en tire tout son optimisme. Ses lectures sont restées longtemps secrètes. Quand son grand-père l’a surpris il a dû choisir l’indignation navrée. Sa double vie dure toujours, il préfère certaines lectures à d’autres « plus recommandables ». Arrivé à l’école, il est loin d’être le meilleur. Il se fait gronder pour la première fois : son orthographe est médiocre. Il est retiré de l’école. Cet échec ne l’avait pas affecté. Il n’appréciait pas M Liévin, son instituteur particulier car celui-ci ne le choyait pas. A Arcachon, il a reçu un traitement de faveur de M Barrault : il trouvait normal de ne pas se mélanger aux « fils du peuple ». Il a un grand respect pour M Barrault et lorsqu’il voit une inscription qui le dénigre il en est affligé et très troublé. Est-il lui aussi dénigré ? Il a été pendant une semaine à l’institution Poupon où il n’a fait qu’être loué. Jusqu’à ses 10ans, il a eu des professeurs qui se sont succédés : aucun n’a jamais été bon, ils étaient décents. Il comprend bien que sa comédie le tient à distance du monde et des hommes. Il est un jouet aux mains des adultes qu’il cherche à séduire. Il comprend que son rôle dans la famille est minime. Il n’est là que pour amuser et conserver les liens. Il joue « un faux beau-rôle ». Les adultes se servent de lui. La possession donne une âme d’après lui et il n’avait rien : aucun héritage ni aucun projet, souvent laissé par le père. C’est à cause, ou grâce à, de cela qu’il écrit. Il n’a aucun lien avec son corps. Il le soigne pour vivre. Sa famille le surveille beaucoup car il a failli mourir à la naissance : il est l’enfant délicat nécessaire à toute famille distinguée. Il est jaloux d’un collègue de son grand-père M Simonnot. Il le sait important et lui constate qu’il n’est « rien » à cause de sa solitude. Avoir des préférences ne sert à rien si quelqu’un n’est pas en face pour les écouter. L’absence de M Simonnot lors d’une fête le rend totalement jaloux : car tous ressentent ce manque. Il voudrait manquer ainsi à tous les hommes. Il voulait être reconnu de suite. Il n’envisageait même pas qu’il fallait travailler pour devenir indispensable. Il continue sa comédie, il fait semblant d’être heureux, quand on le prend à rêver on ne comprend pas qu’il s’ennuie car il est trop gâté. Il s’ennuie mais ne s’en rend pas compte car il est toujours entouré. Sa mère lui répète sans cesse qu’il est le plus heureux des petits garçons, il est bien obligé d’y croire. Il a beaucoup côtoyé la mort. Il a été mis à l’écart lors de celle de sa grand-mère, il avait peur de mourir même si sa vie était inutile : « plus absurde est la vie, moins supportable la mort. » Il a cherché une réponse dans la religion mais celle-ci n’était pas satisfaisante. Il a été baptisé pour être normal même si on lui laisse le choix de ses croyances. Son grand-père l’a totalement écœuré de la religion. Lui n’a pas vraiment d’opinion propre comme toujours. Seule la déception de ne pas être reconnu l’a détourné de Dieu. Aujourd’hui, il comprend qu’il a manqué une vocation car il a mal compris Dieu : il ne regrette cependant pas cette occasion manquée. Son grand-père n’aime pas ses cheveux longs et l’emmène chez le coiffeur sans l’accord de sa mère. Il y a beaucoup de cachoteries et de surprises dans la famille. Sa mère est déprimée par la nouvelle coupe de son fils. De plus, avec les cheveux courts, il n’y a pas de doute : leur petite merveille est laide. Il n’a pas tout de suite compris pourquoi il plaisait moins alors il redoublait d’efforts sans beaucoup de résultats. Lors d’une représentation avec d’autres enfants, il s’est trop mis en avant et pris au sérieux : un autre garçon a séduit les adultes. Il ne sait pas être sincère, Il joue toujours la comédie pour plaire ce qui ne marche pas toujours lorsqu’il échoue, il grimace pour se protéger et se remettre sur pied. Sa solitude lui montre sa vraie nature : il est « horriblement naturel ». Il n’a rien d’exceptionnel en lui. Il se dit indispensable à l’Univers afin de trouver une raison de vivre. Il utilise une métaphore : le contrôleur et l’homme sans billet. La comédie familiale le laisse froid. Il se rebelle contre lui-même pour se construire. Tout se passait dans sa tête, il avait beaucoup d’imagination. Il a trouvé sa place dans les histoires pleines de danger qu’il s’inventait. Il a exclu sa famille de ces histoires. Il s’invente une vie de super-héros. A chaque fois que les remerciements et compliments commencent, il change d’histoire car cela lui rappelle son grand-père. Il se place comme vengeur de cette France battue dans laquelle il évolue. Il est fier de lui. Il ne venge pas la France en général, il aime les Allemands, mais les injustices privées. Il parle divertissement : théâtre et cinéma. Il l’apprécie. Il va souvent au cinéma avec sa mère. Son grand-père n’approuve pas et M Simonnot n’y est jamais allé. Il parle des séances du cinéma qui se révèlent comme des incursions dans un autre monde. Le cinéma prouve que les hommes peuvent être ensemble sans se massacrer : c’est inutile de les séparer comme au théâtre. Il se sent grandir avec le théâtre, il évolue avec lui. Il n’appréciait pas les grandes salles où le cérémonial théâtral lui paraissait incongru. Il adore le cinéma, il se sent à sa place dans le film alors qu’il n’en est pas le personnage : quand les lumières se rallument, il se sent à nouveau de trop. Il décide de vivre en musique comme les personnages de cinéma, encore muet ! Lorsque sa mère joue du piano, il s’invente un rôle sur le rythme de la musique. Lorsque sa mère ralentit, il joue un amoureux fou à qui on va enlever sa belle. Il aime le rôle du malheureux car il correspond à ce qu’il vit. Le fait que les histoires finissent bien le rassure : il finit par être reconnu ! Il attend son avenir avec hâte. Il en a assez d’être enfermé dans la répétition des mêmes actes et paroles. Il a eu une révélation avec Michel Strogoff. Il n’aime pas le personnage mais lui jalouse sa vie, son destin. Il se demande s’il y a des élus et s’il en fait partie. Il est embarrassé car pour lui être un héros c’est être au-dessus de tous alors comment expliquer un ordre de mission ? Et on ne peut pas s’imposer pour une mission si on veut être glorifié ? Il ne trouve pas de solution à cette opposition. Il mène une double vie mensongère mais n’a aucun mal de passer de l’un à l’autre. Il ne se perd jamais dans ses rêveries. Il est rejeté par les autres enfants : ses véritables juges. Sa mère en est indignée mais il ne veut pas qu’elle intervienne, il est trop fier. Son grand-père va le jeter dans une nouvelle imposture qui va changer sa vie.

Partie 2 : Lire : Son grand-père aimait écrire car il ne maitrisait pas bien la langue française. Il écrivait pour toutes les occasions. Il a pris gout à l’écriture car il répondait aux lettres en vers de son grand-père par des lettres en vers : il faisait à nouveau « la grande personne ». Il est passé à la prose après une expérience loupée : il voulait faire du cinéma. Il aime écrire mais il préfère transformer des textes existants : il se considère comme un auteur original. Il aime le jeu de l’écriture car c’est un jeu solitaire : il joue pour se sentir écrivain. Il passe le plagiat à l’extrême. Il écrit ce qu’il n’aimait pas lire : de longs passages instructifs qui reculent l’action. Il recopie même une partie du Grand Larousse. Cette action est une nouvelle étape de la comédie. Tous l’admirent sauf son grand-père ce qui lui permet de prendre du recul. Son grand-père a toujours renié son écriture car inspirée de ses « mauvaises lectures ». A cause, grâce à, de cela, sa mère a fini par ne plus le lire pour ne pas le peiner. Il continue cependant à écrire de façon clandestine pour son plaisir. Il écrit et son influence vient de ses lectures. Ses personnages sont seuls contre tous et la vraisemblance est rejetée hors de ses livres. Il se fait peur car avec l’écriture, il connait le mal sans conséquence à part celle de se sentir mal. Il est inquiet car il peut tout écrire et ce qu’il trouve dans sa mémoire fait même peur à sa mère. Il parle de ce qui était à la mode à cette époque : le spiritisme, le fantastique, l’autre monde. Il craint toutes ces histoires, il craint les livres qui les rapportent mais il continue de la lier et d’écrire ces mêmes histoires. Pour écrire ces « contes noirs », il devait être dans l’ambiance. Il ne termine jamais ces histoires-là. Il regrette de ne plus avoir ses cahiers qui contenaient toute son enfance. Il a commencé à exister grâce à l’école. Il n’est plus seulement un acteur de la comédie. Tout le monde sait qu’il écrira. Même si son grand-père ne l’encourage pas, il est fier que son petit-fils ait « la bosse de la littérature » ? Son grand-père n’approuve pas cette vocation mais ne veut pas le prendre de front pour ne pas l’encourager. Il veut que son petit-fils soit professeur d’allemand, il pourra toujours écrire. Il ne respecte rien de son grand-père que lorsqu’il fait preuve de son autorité silencieuse. Celui-ci l’a incité à poursuivre dans cette vocation contrairement à ce qu’il voulait faire. Son grand-père lui a fait comprendre que ses petites histoires ne sont que des tests avant la vraie écriture, la description des choses avec précision. Cette vocation l’ennuie car il voulait être illustre pour plus que quelques papiers. Il voulait écrire comme Pardaillon mais on lui disait d’écrire comme Voltaire. Il doit retrouver ses anciens amis et leur ressemble. Dans cette vocation choisie par son grand-père, il ne se voit aucun avenir. Il a été jeté dans la littérature par son grand-père qui voulait l’en débarrasser : il n’est pas un écrivain mineur. Il se demande encore si ses livres ne sont pas une volonté de plaire à son grand-père. Il sait qu’il n’est pas doué pour écrire. Ses livres « puent » le travail mais il ne peut pas s’empêcher d’écrire. Il est fort en thème mais ces hommes-là n’existent pas. Il ne retient rien de bon de son enfance. Il aurait préféré, à cette époque, être mort plutôt qu’invisible. Pour exister, il faut être désiré ce qu’il n’est plus depuis que la comédie familiale a pris fin. Tous les éloges le bloquent, il ne peut plus écrire. Il ne distingue plus l’écrivain du futur professeur. Il se croit dans une épopée où le héros a perdu ses forces. Pour sauver sa belle, il donne tout le pouvoir à l’écrivain. Il réalise que les écrivains « un peu vieux » sont acclamés et qu’ils sont attendus par le peuple. Anecdote de la gravure représentant l’arrivée de Dickens. Il ne pense alors attendre et il accepte sa vocation d’écrivain : il va faire attendre ses lecteurs pour qu’il l’apprécie mieux. Il est pleinement conscient d’être un écrivain mais son talent n’étant pas cautionné par Charles, il n’arrive pas à trouver sa place dans le monde. Lorsque Pardaillon et Cervantès, Jean-Paul Sartre est perturbé. Il veut oublier les chevaliers, même s’il les lit encore, et ne penser qu’aux hommes de lettres. Il rencontre un problème de taille : le monde l’attend mais pour quoi faire ? La seule réponse qu’il trouve, c’est « rien », cela le désespère. Il cherche un parti à soutenir mais on ne lui parle de rien. Son grand-père restait secret sur ses convictions politiques. Tout le monde lui assure que le monde va bien, il n’a aucune cause à défendre, il est « au chômage ». Finalement c’est son grand-père, contre son gré, qui va à nouveau l’aider : il avait des idées bien arrêtées sur le Bien, le Beau et le Mal. Il va écrire pour sauver l’humanité du Mal, pour que les hommes soient immortels à travers lui. Il ne se rend pas compte qu’on peut écrire pour être lui. Il écrit pour Dieu. Il refuse que l’humanité, qu’il méprise !, le reconnaisse comme son sauveur. Il s’excuse en disant qu’il était à la fois le Sauveur et le Sauvé. Il rappelle qu’il avait 9ans et qu’il n’était pas lu. Il écrivait pour écrire et non pour plaire. Il était vrai. Il veut donner des noms aux choses, il aime les mots car ils sont éternels. Il voudrait écrire comme un prisonnier. Il se séquestre par anticipation. Sa mère fantasme souvent sur l’avenir de son fils et lui raconte. Elle met tout ce qu’elle n’a pas eu dans sa vie à lui. Il se voit seul sur la table à écrire sans fin. C’est Dieu qui le fait écrire. Il ne veut pas avoir de talent, il veut être quelconque qui doit travailler pour faire un livre. Il fantasme sur les conséquences de ce qu’il a écrit. Il s’imagine soit triste pour toujours car détesté pour ce qu’il écrit soit triste car reclus malgré qu’il soit un auteur « à succès ». Ces aventures reflètent son enfance : il veut finir seul mais en ayant accompli une mission. Dans tous ses rêves, il y a un lieu commun : la gloire c’est la mort, il ne sert à plus rien d’écrire car on n’est plus homme, on est œuvre. Il sait maintenant que toutes ces images sont fausses mais il avait besoin d’elles pour naitre en tant qu’homme et écrivain. Il n’a plus cette peur de la mort qu’il n’arrive même plus envisager. Ses amis ne le comprennent pas, tous se moquent, il rit avec eux mais cela ne change rien, il n’est pas immortel, il a juste le temps. Il s’est persuadé qu’il était déjà mort pour ne plus craindre celle-ci. Il n’a jamais profité des choses de ce monde, il les a observées pour ses livres. L’avantage à « être mort », c’est que c’est aux autres de l’aimer. Il est grand car mort. Il vit posthume. Son comportement est indépendant de sa volonté : c’est la culture la responsable, elle fait vivre dans le passé. Il n’est qu’un instrument pour apporter une parole. Il parle de L’Enfance des hommes illustres, livre qui l’a beaucoup bouleversé parce qu’en racontant leur enfance, l’auteur fait toujours illusion au futur de ces grands hommes. Le fait que leur enfance annonce toute leur œuvre le perturbe. Il réfléchit à ce qu’il dit pout avoir si cela aura de l’importance. Il rêve à nouveau à un avenir romanesque. Un ami qui l’a lu le dit « atteint ». Lui ne voit que la vérité qu’il a finie par dépasser. Sa vocation lui a été imposée par les adultes, il ne l’a jamais comprise mais ne l’a jamais démentie non plus. Il a été désigné comme un grand homme, même s’il ne se connaît pas, il sera un grand homme. Il espère avoir son nom partout. Anecdote du fou qui se dit prince et cordonnier. A 11ans, il n’écrit plus, il est un élève moyen. Deux événements lui ont fait perdre le peu de raison qu’il lui restait. Le premier événement fut la guerre : l’héroïsme devient à la portée de tous. Le héros, c’est le peuple, il devient comme tout le monde. Il tente d’écrire mais son histoire enfreint toutes les règles. Son héros n’a rien de surprenant. Il découvre que ce qu’il écrit n’est pas la vérité : le Kaiser ne va pas renoncer à la guerre. Il découvre l’imagination et décide de ne plus écrire pour le moment. Il a abandonné ses lectures habituelles et a fouillé les revendeurs pour trouver ce qui lui plaisait. Sa passion pour New-York vient des lectures de Nick Carter. Il continue de dire qu’il écrira. Il entend deux voix dans sa tête. Il dit tout à sa mère, celle-ci ne s’inquiète pas. Il est très complice avec sa mère. Il a découvert le désir de l’homme pour la femme à travers les yeux de sa mère. Il se dégoute encore d’être un homme. Le deuxième événement est son inscription au lycée où il n’est pas le meilleur élève, loin de là. L’illusion du professeur aimant l’aide à avancer jusqu’à ce qu’il se soit habitué à la démocratie. Son inscription au lycée lui enleva le temps d’écrire. De plus, il était intégré, il avait des amis ce qui comptait beaucoup plus que la gloire de l’écrivain futur. Même dans leurs jeux, ils sont respectueux. Il ne doit jamais y avoir des problèmes, ils ne respectent pas les internes et les demi-pensionnaires car s’ils sont laissés par leurs parents c’est qu’ils le méritent. Il est très proche de Bercot avec qui il parlait littérature. Ils étaient tous en admiration devant Bénard. Il était très fragile. Sa mère sacrifiait tout pour lui. Bénard est mort en cours d’année. Tous en sont tristes. Il reste parmi eux, dans leur douleur. Arrivée de Nizan dans la classe, il ressemble beaucoup à Bénard mais il incarne le Mal. Sartre ne deviendra son véritable ami que beaucoup plus tard. Ils ont pourtant des points communs : littérature et écriture. Sa mission est toujours là même s’il n’y pense plus, elle le façonne. A 10ans, il a senti sa vie s’accélérer mais n’a pas recommencé à écrire : il a juste changé. Anecdote de Giacometti qui se fait renverser la terre n’est pas faite pour les artistes. Il accepte tous les problèmes car ils doivent mener à écrire un livre. Il s’en prend toujours à lui car ainsi le hasard n’a pas sa place. Il cherche toujours à progresser, comme le veut la société. Il pense que l’avenir le tire à lui. Ses personnages sont comme il aurait voulu être, imprévisible. Il se dit traitre car il change facilement d’avis : il est traitre à lui-même. Il veut que la dernière œuvre, qu’il écrit, soit la meilleure : cela va l’amener au chef-d’œuvre. Il vieillit et constate qu’il ne progresse plus. Il se ment à lui-même avec des trucages sans importance. A 10 ans, il n’avait pas encore sa manie d’écrivain : il n’était que son propre personnage romanesque. Son ennui le persécute. Il est impatient. Il cherche toujours un but mais il n’est qu’une mouche écrasée par un jeune garçon. Il vit de cette religion qu’il ne comprend pas. Il a peur de la fin du monde qui serait l’oubli total. Il ne croit pas en Dieu mais il a besoin d’un être invisible qui justifie sa vocation, du coup il est enfermé dans une pseudo-religion. Il est enfin sorti de son illusion mais il est redevenu cet homme sans but. Il écrit des livres car c’est son métier et qu’il en faut. Il n’a pas perdu ses espoirs d’enfant mais être connu de son vivant gâche sa gloire. Il est content : sa folie l’a empêché de se sentir supérieur. Il est comme tous les hommes ?

Publié dans 20e siècle

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