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Perrault - Le Chat botté (17e siècle)

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Le Chat botté de Perrault

Personnages principaux

  • Le cadet d’un meunier = le marquis de Carabas
  • Le Chat
  • Le Roi
  • La Princesse
  • L’Ogre

Résumé

Un meunier partage le peu de biens qu’il lui reste en trois. Le cadet se plaint d’avoir hérité du Chat. Le Chat dit à son nouveau maitre de ne pas s’inquiéter, il va tout arranger. Il demande juste un sac et une paire de bottes. Le Chat offre sans arrêt du gibier au Roi de la part de son maitre qu’il a nommé Marquis de Carabas. Il met en scène sa noyade lors du passage du Roi. Sur la route, le Chat menace tous les travailleurs d’en faire de la chair à pâtée s’ils ne disent pas que les terres sont celles du Marquis. Le Chat ruse et réussit à se débarrasser de l’Ogre en le mangeant une fois qu’il s’est changé en souris. Le Chat présente alors le château comme étant au Marquis. Le Roi, charmé par le Marquis, en fait son gendre et le Chat devient un grand seigneur qui chasse les souris pour son plaisir. La première moralité dit que l’important n’est pas le bien reçu mais ce que l’on en fait. La seconde moralité contredit l’adage fameux : « L’habit ne fait le moine » car l’amour se fonde sur l’apparence dans ce conte.

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Perrault - La Belle au Bois dormant (17e siècle)

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La Belle au Bois dormant de Perrault

Personnages principaux

  • Un Roi
  • Une Reine
  • Une Princesse
  • Une vieille Fée
  • Une jeune Fée
  • Un Prince
  • La Reine-mère
  • Aurore
  • Jour
  • Le Maitre-d’hôtel

Résumé

La prédiction malheureuse de la vieille Fée, qui se sentait méprisée, se réalise. La Princesse se pique à un fuseau. La jeune Fée la fait dormir pour 100 ans ainsi que tout le château pour qu’elle ne se sente pas seule à son réveil. Après 100 ans, un Prince voit le château. Il réussit à traverser la forêt qui le protège. Quand il arrive, la Princesse se réveille. Il est charmé par sa beauté et sa voix. Le Prince épouse la Princesse mais ne dit rien à ses parents car sa mère est une ogresse. Ils ont deux enfants : Aurore et Jour. A la mort de son père, le Prince présente sa femme et ses enfants. Lors d’une de ses absences, sa mère veut manger ses petits-enfants mais le Maitre-d ‘hôtel ruse pour les sauver. Après les enfants, la Reine-mère veut manger sa belle-fille. Le Maitre-d ‘hôtel ne peut se résoudre à la tuer et ruse à nouveau. La mère veut dire à son fils que sa famille a été mangée par des loups. La Reine-mère découvre la supercherie, elle veut faire jeter tous ceux qui l’ont trahie dans une cuve de serpents mais son fils arrive et, découverte, elle plonge dans la cuve et est dévorée. Le Prince (maintenant Roi) est triste mais se console auprès de sa famille. La moralité sous-entend qu’il vaut mieux prendre son temps avant de choisir un Epoux même si cela est difficile vu l’ardeur des femmes.

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Perrault - La Barbe bleue (17e siècle)

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La Barbe bleue de Perrault

Personnages principaux

  • La Barbe bleue
  • La sœur cadette
  • La sœur ainée, Anne
  • Les deux frères

Résumé

Barbe bleue a beaucoup de terres mais il fait peur. La cadette d’une de ses voisines accepte de l’épouser même si on ne sait pas ce qui est arrivé à ses autres femmes. Il part en voyage. Barbe bleue lui confie toutes les clés de la luxueuse demeure. Il lui interdit l’accès d’un petit cabinet. Les amies de la cadette parcourent avec envie la demeure alors qu’elle ne pense qu’à aller au cabinet. Elle découvre dans le cabinet le cadavre de toutes les femmes que Barbe bleue avait épousées. Elle fait tomber la clé dans le sang et n’arrive pas la nettoyer. Elle est terrorisée quand son mari rentre. Il comprend tout de suite. Il lui dit qu’elle va rejoindre les autres. Elle le supplie. La sœur cadette réussit à gagner un peu de temps. Elle supplie sa sœur Anne de faire signe à ses frères de se hâter si elle les voit arriver ce qui finit par arriver. Les frères de la cadette arrivent au bon moment et sauvent leur sœur en tuant Barbe bleue. Elle est riche et se sert de sa richesse pour rendre heureuse sa famille. La première moralité dit que la curiosité apporte beaucoup de soucis malgré ses attraits. La seconde moralité sous-entend que les époux du type de Barbe bleue n’existent plus et que l’on ne sait plus qui est le maitre entre l’époux et la femme.

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Perrault - Grisélidis (17e siècle)

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Grisélidis de Perrault

Personnages principaux

  • Un Prince
  • Grisélidis

Résumé

Près du Pô vit un jeune Prince qui a toutes les qualités possibles et imaginables. Il est fort et aime la gloire mais surtout il veut rendre son peuple heureux. Son seul souci, c’est de ne pas trouver une femme fidèle. Il n’a pas confiance dans le beau sexe. Il jure de ne jamais se marier. Il passe ses journées entre les règlements de compte pour le gouvernement et la chasse. Ses sujets le supplient de prendre femme pour avoir un successeur. Le Prince leur répond qu’il est difficile de trouver une femme qui ne change pas après le mariage. Il n’y a que lui qui peut commander dans son couple. Il leur dit que, s’ils trouvent une femme belle, sans vanité ni orgueil, obéissante et patiente, il l’épousera sans hésiter. Après son discours, le Prince retourne chasser. Pendant la chasse, il s’éloigne seul et arrive dans un endroit magnifique dans lequel la Nature a repris ses droits. Il voit au bord du ruisseau une jeune bergère en train de filer. Elle semble magnifique. Le Prince est ému quand il la voit. Il n’a jamais vu une telle simplicité et pudeur chez une femme. Il lui dit être perdu, elle va le reconduire. Lorsqu’il veut boire au ruisseau, elle court lui chercher une tasse en argile qui lui semble des plus précieuses. Le Prince observe attentivement la route pour pouvoir revenir. Il rentre chez lui mais dès le lendemain, la séparation avec sa belle, l’attriste. Il retourne jusque chez Grisélidis et apprend dans quelle simplicité elle vit avec son père. Il est follement amoureux d’elle car en plus d’être belle, elle a de l’esprit. Le Prince annonce qu’il accepte le mariage et qu’il choisira sa femme dans son royaume. Tous sont fous de joie. La ville se met en activité. Les Dames font tout pour plaire au Prince (ce qui confirme son opinion sur le beau sexe) et les artisans travaillent tous à préparer un merveilleux mariage. Tout le monde a hâte de voir qui sera la promise. Lorsque le Prince se rend dans la forêt comme pour chasser, tout le monde se dit qu’il est « fou ». Il arrive chez Grisélidis, qui ayant appris l’événement, s’est habillée pour y assister. Le Prince lui fait comprendre qu’elle est la fameuse épouse. Le Prince lui révèle son amour. Il lui demande d’être toujours, sous son joug, ce qu’elle accepte avec plaisir. Les Dames de la Cour la parent pour le mariage. Lorsque Grisélidis sort, elle est sublime mais le Prince regrette déjà sa simplicité ? Le chemin jusqu’au temple est long car le peuple veut voir le couple. Le mariage est célébré. Grisélidis n’a aucun mal à s’intégrer à la Cour grâce à son esprit. Ils ont une fille qui est très belle. Le Prince doute de sa femme car sa trop grande vertu ne lui semble être que feintise. Il décide de l’éprouver. Il la tient enfermée au château loin de tous les plaisirs et lui retire tous ses bijoux. Elle ne lui refuse rien et semble s’accommoder de tout. Elle accepte de subir les tourments de son mari car elle pense qu’ils sont faits pour conserver sa vertu. Le Prince, toujours dans le doute, décide de s’attaquer à l’amour maternel. Il annonce à sa femme qu’on va lui enlever sa fille pour l’éduquer correctement. Grisélidis obéit malgré le fait qu’on lui arrache le cœur en lui prenant sa fille. N dépose l’enfant dans un monastère. Le Prince, malgré la réaction positive de sa femme, est encore suspicieux. Il lui annonce la mort de leur fille. Elle se contente de le consoler malgré sa propre douleur. Le Prince en est touché mais est toujours tiraillé entre la bonté et la fierté. Les deux époux s’aiment comme au premier jour pendant quinze ans. La Princesse grandit. Elle a pris les qualités de ses parents. Un jour, un grand seigneur la voit et en tombe amoureux. Elle l’aime aussi de son côté. Le Prince est heureux de l’amour qui unit sa fille et le seigneur mais il veut une fois de plus éprouver ceux qui l’entourent et mettre à rude épreuve sa femme. Il annonce qu’il va épouser sa fille (personne ne sait qui elle est). Le Prince annonce à sa femme qu’elle doit retourner à sa vie de misère. Elle accepte malgré le chagrin qu’elle ressent. Avant de partir, elle tient à s’excuser de lui avoir déplu. Il est sur le point de s’attendrir mais sa fierté le retient. Elle dit à son père qu’il faut retourner à leur vie d’avant qui était plus paisible. Le Prince qui a chassé sa femme la fait revenir pour préparer le mariage avec l’autre Princesse. Quand Grisélidis la voit, elle pense à sa fille. Grisélidis baisse sa garde et dit au Prince de traiter sa nouvelle femme avec douceur. Il lui répond sévèrement qu’elle n’a pas à lui donner de leçons. Le Prince explique à tous qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Il marie sa fille au seigneur qui l’aime et promet de rendre Grisélidis heureuse. Grisélidis ainsi que tout le peuple déborde de joie. Ils vont célébrer le mariage de leur fille. Le mariage est célébré et la vertu de Grisélidis, face à la cruauté de son époux, louée.

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Perrault - Cendrillon (17e siècle)

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Cendrillon de Perrault

Personnages principaux

  • La belle-mère
  • Cendrillon
  • Le Prince
  • La Marraine fée
  • Les deux demi-sœurs

Résumé

La belle-mère déteste la fille de son mari car elle est si douce qu’elle rend ses filles haïssables. Elle la charge de toutes les tâches ingrates. On la surnomme Cendrillon. Les deux filles vont aller au bal du Prince. C’est Cendrillon qui les coiffe et les conseille car elle a du gout. Elle n’ose même pas espérer pouvoir y aller. La marraine de Cendrillon intervient. Elle change une citrouille en carrosse, des souris en chevaux, le rat en cocher, les lézards en laquais. Elle s’apprête à aller au bal quand sa marraine la prévient qu’elle doit être rentrée pour minuit. Le Prince est charmé comme toute la compagnie. Elle quitte le bal à l’heure dite et rentre en disant à sa marraine qu’elle aimerait y retourner le lendemain car elle a été invitée. Lorsque ses sœurs reviennent, elles font l’éloge de la Princesse dont le nom leur est inconnu. Le Prince est très peiné de ne pas savoir qui elle est. Cendrillon s’amuse tant le second jour qu’elle oublie l’heure. Elle réussit à s’enfuir mais perd une pantoufle de verre. La Prince est amoureux et fait rechercher celle à qui la pantoufle ira parfaitement. Les deux sœurs font tout pour y parvenir sans succès. La surprise est grande quand Cendrillon la met et sort la seconde. Lorsqu’elles la reconnaissent, les deux sœurs se jettent à ses pieds pour en obtenir le pardon qu’elle leur donne avec bon cœur. Elle épouse le Prince et marie ses sœurs à de grands seigneurs. La première moralité dit que la beauté ne fait pas tout, il faut être bonne. La seconde ajoute qu’il est précieux d’avoir un parrain ou une marraine.

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Camus - La peste (20e siècle)

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La peste de Camus

Personnages principaux

  • Le narrateur
  • Le concierge M Michel
  • Le docteur Bernard Rieux
  • M Othon, le juge
  • Mme Othon
  • Raymond Rambert
  • Jean Tarrou
  • Le père Paneloux
  • Joseph Grand
  • M Cottard
  • M Richard
  • M Castel
  • Garcia
  • Raoul
  • Gonzales
  • Marcel
  • Louis

Résumé par parties

Partie 1 : Description d’Oran, ville où tout le monde travaille pour l’argent, ville moderne. Présentation du narrateur qui est un historien car il a vécu et a des témoignages de ce dont il parle. Le 16 avril, Rieux trouve un rat mort sur son palier, le concierge refuse d’y croire. Le soir, un autre rat meurt sous ses yeux. Le sang lui fait penser à sa femme qui part le lendemain à la montagne pour se soigner. Il l’aime tendrement. Le lendemain, il voit un certain nombre de rats morts sur les ordures des quartiers pauvres : cela l’intrigue. Tout le quartier ne parle que des rats qui sortent à cause de la faim. Rieux amène sa femme à la gare. Elle lui demande ce que c’est que cette histoire de rats. Il lui dit de ne pas s’inquiéter. La séparation est difficile. Même le juge s’inquiète de l’invasion des rats morts. Rieux affirme que ce n’est rien. Rambert vient voir Rieux, il veut faire un article sur les conditions sanitaires de la ville d’Oran. Rieux veut savoir s’il peut écrire toute la vérité ou si c’est le journal qui va décider. Rambert lui dit ne pas pouvoir tout écrire mais avoir une grande liberté. Rieux refuse alors d’alimenter en eau le moulin du journaliste ce que celui-ci semble accepter. Il lui conseille cependant de faire un article sur les rats morts dans la ville. Tarrou trouve l’apparition des rats positivement intéressante alors que Rieux trouve cela agaçant. M Michel semble très faible, il dit que c’est les soucis à cause des rats qui le mettent dans cet état, cela ira mieux quand ils auront disparu. L’arrivée de sa mère le réjouit. Il y a de plus en plus de rats partout. Rieux contacte Mercier, directeur du service de dératisation. Même eux sont envahis mais suivant le conseil de son ami, il va voir pour intervenir. La population commence à s’inquiéter. L’affaire prend de l’ampleur. La municipalité décide de collecter les cadavres et de les bruler tous les jours. Il y en a des centaines qui apparaissent. Il y a de plus en plus de rats morts partout dans la ville, même dans les lieux très fréquentés. Jusqu’au 28 avril, Randsoc annonce des milliers de rats ramassés chaque jour ce qui effraye la population. Le 29, l’agence annonce la fin du phénomène, la ville respire à nouveau mais est-ce vrai ? Rieux voit M Michel avec le père Paneloux, il n’est pas en très bon état. Joseph Grand, un ancien patient, l’appelle pour son voisin. Celui-ci a tenté de se suicider par pendaison, c’est Grand qui l’a décroché. Rieux est obligé de déclarer la tentative de suicide au commissaire. Joseph va veiller sur son voisin. Les journaux annoncent la fin de l’invasion. M Michel est mal en point. Rieux demande conseil à Richard, celui-ci ne l’aide pas beaucoup. L’état du concierge empire : il a beaucoup de fièvre et Rieux ne sait pas ce qu’il a. le 30 avril, la ville semble revivre mais Rieux envoie le concierge à l’hôpital, il veut le mettre en quarantaine ? Le concierge meurt dans l’ambulance, dans son délire, il ne parlait que de rats. Avec la mort du concierge, il ne parlait que de rats. Avec la mort du concierge et d’autres hommes de situation différente, la peur s’installe. Les gens commencent à réfléchir. Le narrateur tient à nous donner l’avis de Tarrou sur ce qui se passe à Oran. Personne ne sait rien de lui à part qu’il aime les plaisirs simples. Ses carnets, quoique écrit sans cœur, sont précieux pour la chronique de cette époque. On trouve dans le carnet, l’histoire d’un homme mort des mêmes symptômes que M Michel. L’histoire suivante est celle du petit vieux qui attire les chats pour leur cracher dessus. Les carnets concernent toutes sortes de considérations qui n’ont pas forcément de lien avec les rats. Tarrou parle des premiers effets de l’apparition des rats, il garde une grande distance avec les faits qu’il décrit. Tarrou a fait un portrait de Rieux dans ses carnets. Après la mort du concierge, Rieux contacte ses collègues, il y a partout dans la ville des cas semblables, presque tous mortels. Richard ne peut pas déclarer la quarantaine mais va en parler au préfet. Le temps devient orageux, Rieux a l’impression que toute la ville a la fièvre. Rieux parle, le jour de l’enquête, avec Grand de Cottard. Même s’ils sont voisins, ils ne se connaissent que très peu. Le commissaire arrive. Rieux prépare son patient à cette visite. De quoi Cottard a-t-il peur ? Rieux dit qu’il est là pour protéger son patient. L’affaire Cottard est vite expédiée. Rieux est inquiet, les cas de fièvre sont de plus en plus nombreux. Les patients meurent dans une odeur affreuse. Castel vient voir Rieux, c’est une épidémie, il veut que Rieux dise que c’est la peste. Celle-ci est censée avoir disparue. Personne ne va le croire. Le narrateur explique le fait que Rieux soit surpris par le fait que les hommes n’acceptent jamais d’être la cible d’un fléau. Les habitants d’Oran vivent comme si de rien n’était, le drame n’est pas la portée de l’homme, il est donc difficile à envisager. Rieux repense aux chiffres qu’il connait sur la peste mais ils restent flous car les morts sont anonymes. Il a du mal à accepter l’idée de la peste. Rieux se remémore toutes les histoires sur la peste qu’il connait. Il pense pouvoir éviter l’épidémie en prévenant les symptômes ? La raison ne peut pas accepter la défaite face à la peste. Il faut des solutions mais elles sont floues. Pour Rieux, il n’y a qu’une chose à faire : bien faire son métier. Il y a de plus en plus de morts. Rieux ne dit pas à Grand et Cottard le nom de la maladie. Que fait vraiment Grand lors de ses soirées ? Rieux pense de Grand qu’il est un peu mystérieux. Il en dresse le portrait : c’est un homme bon et sensible qui cherche toujours ses mots même les plus simples. Il voudrait apprendre à bien s’exprimer. Rieux pense que Grand écrit un livre : ça le rassure sur l’avenir de la peste, elle ne peut pas s’installer dans une ville où les fonctionnaires écrivent des livres. Les médecins vont à une commission sanitaire avec le préfet. Celui-ci veut que cela se fasse en silence. Rieux dit que les analyses sont proches de celle de la peste. Richard ne veut pas l’admettre ou juste être prudent ? Rieux veut faire comprendre que le problème n’est pas de savoir si c’est bien la peste mais de l’arrêter car la contagion va tuer de plus en plus de monde. Le préfet doit avoir confirmation pour agir. Ils finissent par accepter que ce soit la peste afin de pouvoir adopter les mesures pour la soigner. Rieux agace ses confrères en répondant toujours qu’il n’a pas un avis tranché mais qu’il faut sauver la population. La fièvre fait son apparition dans les journaux, les affiches du préfet minimisent les mesures pour ne pas affoler l’opinion publique. Grand dit à Rieux qu’il a raison de rendre visite à Cottard, celui-ci a changé, il est agréable avec les gens mais il a parfois des sautes d’humeur surprenantes. Grand est inquiet pour Cottard, il a changé d’opinion et il veut être artiste pour être libre. Rieux dit à Castel que les sérums n’arrivent pas. Celui-ci est persuadé qu’ils seront utiles. Rieux a peur de la peste et veut se rapprocher des hommes. Rieux veut que Cottard sorte. Celui-ci s’énerve et lui affirme qu’il sort. De quoi Cottard a-t-il peur ? Pourquoi parle-t-il d’arrestation ? Les gens ont peur de se déclarer, les mesures prises ne sont pas assez importantes d’après Rieux. Cottard a peur parce que les autorités parlent de choléra plutôt que d’épidémie. Les pavillons sont très vite pleins. On ouvre l’hôpital auxiliaire. Il y a de plus en plus de morts. La population est inquiète. Rieux demande au préfet de renforcer les mesures. Les sérums arrivent mais ils ne sont pas suffisants face à une épidémie. Rieux doit faire un rapport aux autorités. Le printemps revient. Rien n’a changé. La fièvre a un peu faibli avant d’être plus vigoureuse. Les journaux ont enfin utilisé le mot de peste et demande la mise en quarantaine de la ville.

 

Partie 2 : La ville est fermée. Il n’y a plus aucun moyen de communication vers l’extérieur à part le télégramme. Les hommes vivent des séparations imprévues et douloureuses. Certains demandent si leurs proches peuvent revenir mais face au danger la plupart préfère souffrir la séparation excepté M et Mme Castel qui n’étaient pas des amants exemplaires mais ils ont compris leur amour grâce à cette séparation. Les hommes ont changé, ils sont inquiets et beaucoup plus constant dans leurs sentiments, leur solitude est accentuée par l’absence d’activité dans la ville. Les oranais subissent l’exil, ils sont prisonniers de leur propre ville. Ils arrêtent même de supposer une date de fin à leur calvaire. Ils ont perdu toute joie de vivre ? Les oranais ont la chance d’être exilés chez eux alors que la séparation est plus douloureuse pour le journaliste Rambert et les visiteurs surpris par la peste qui sont loin de chez eux. L’imagination et les souvenirs deviennent des biens précieux. Les amants réalisent la médiocrité de leur amour d’avant la séparation. Les sentiments s’expriment dans la banalité des conversations. Les oranais sont sensibles au changement de temps. Ils ne sont pas paniqués. Ils ne pensent qu’à l’être aimé et ceux qui meurent le font sans s’en rendre compte. Il n’y a plus aucun véhicule ni navires qui arrivent à Oran. Les habitants ont d’abord du mal à ne pas voir la peste que comme un incident fâcheux mais temporaire. Ensuite, il y a de nombreuses transformations moins de circulation et de magasins ouverts, un seul film au cinéma, beaucoup plus d’ivrognes ou le vin conserve et il n’y a rien d’autre à faire. Rieux rencontre Cottard qui lui raconte plusieurs anecdotes sur la peste qui ne va pas s’arrêter ainsi. Il pense que les oranais vont devenir fous. Grand qui a confiance en Rieux lui parle de sa femme qu’il n’a pas su aimer et retenir. Il parle presque sans chercher ses mots. Il pleure cat parler ainsi libère ses émotions. Rambert demande à Rieux de lui faire un certificat pour pouvoir quitter Oran mais Rieux refuse en tentant d’expliquer qu’il n’est pas le seul à le vouloir. Rambert n’apprécie pas. Rambert en veut à Rieux de ne rien faire pour lui. Rieux s’en excuse et lui dit espérer qu’ils deviennent amis malgré tout. Rambert est du côté de l’individu alors que Rieux est du côté de la république. Rieux sait que Rambert a raison sur un point, il vit dans l’abstraction, mais c’est celle de la maladie et il ne peut rien  contre. Il est toujours obligé de faire ses visites, de diriger son hôpital et d’appeler l’ambulance quand il diagnostique la fièvre malgré les cris et supplications de la famille. Les journées se ressemblent toutes pour Rieux. La seule chose qui change c’est lui, il devient indifférent. Rieux réalise que l’abstraction est ce qui le protège de ce qu’il voit car pour la supporter, il faut y ressembler. Sa mère est triste de voir son regard vide. Il sait que Rambert finira lui aussi par comprendre. Le père Paneloux est chargé de prendre la parole lors de la semaine de la prière contre la peste organisée par l’Eglise. La semaine de prière a été fortement suivie non pas que les oranais soient croyants mais parce que ça ne peut pas faire de mal. Le jour du serment de Paneloux, il y a foule et il se met à pleuvoir. Après le prêche, Paneloux conseille la prière. Les oranais comprennent mieux la gravité de la situation, ils sont enfermés pour une durée indéterminée. Dès lors, beaucoup veulent fuir. Grand dévoile à rieux ses espoirs sur le livre qu’il écrit : il le veut parfait. Il parle aussi de sa difficulté à choisir le bon mot. Rieux accepte de l’aider. Grand lit sa première phrase à Rieux. Il explique qu’il n’est pas satisfait car elle ne décrit pas bien le tableau qu’il a en tête. Il a été interrompu par un vacarme dans la rue. Rieux sort, des habitants sont devenus violents et tentent de fuir. Rambert a voulu fuir, il a tout essayé, il a toqué à toutes les portes de la mairie sans résultat. Il a eu de faux espoirs qui l’ont laissé dans un grand dénuement : il n’a plus que ses rêveries pour s’échapper. L’arrivée de l’été et du soleil entraine un accroissement des morts. Les plaintes ne touchent plus personne, les oranais se sont endurcis. Les autorités ont renforcé les mesures pour éviter la propagation de l’épidémie. En plus de l’été qui s’installe et fait peur aux habitants, il y a un malaise vis-à-vis du gouvernement. Tarrou continue à observer son monde qui a beaucoup changé. Il rit des méthodes des journalistes pour atténuer la vérité. Il ne semble pas affecté par ce qui arrive. M Othon reprend ses habitudes au restaurant sans sa femme qui est en quarantaine pour avoir soigné sa mère, le directeur les dit suspects. Tarrou explique la vision du monde du vieil asthmatique que soigne Rieux. Il ne vit pas au même rythme que les autres car il n’a pas de montre. Tarrou décrit dans ses cahiers la vie à Oran sous la peste : les tramways bondés de gens qui se tournent le dos, les restaurants pleins cat les gens ne savent plus où dépenser. Tarrou a demandé un entretien à Rieux. Il parle à sa mère, la peste continue d’évoluer, elle a même pris des nouvelles formes, les sérums ne marchent pas et on n’a pas assez de sérums préventifs. Tarrou propose son aide à Rieux pour organiser les mesures sanitaires et trouver des volontaires. Ils parlent de Paneloux et de son prêche. Tarrou le désapprouve. Rieux se dit différent de Paneloux car il veut éradiquer la misère avant d’en montrer les bienfaits : pour lui, la peste comme toutes les maladies fait grandir ceux qui sont concernés mais son but est de guérir et non de guider. Tarrou force les confidences de Rieux. Celui-ci ne croit pas en dieu car sinon il laisserait à celui-ci le soin de guérir. Il lutte contre la mort car il ne la supporte pas. La peste est pour lui une interminable défaite. Rieux dit que ce qu’il sait vient de la misère qu’il côtoie. Tarrou dit qu’il a raison et prétend tout savoir de la vie. Tarrou prouve à Rieux que ses statistiques n’ont aucun sens. Rieux veut savoir pourquoi Tarrou s’occupe de la peste. Celui-ci répond qu’il veut comprendre. Le narrateur ne veut pas faire l’éloge des formations sanitaires car il ne veut pas donner plus de force au mal qui les a créées. Pour lui, le plus grand vice est l’ignorance. Il compare les volontaires à des instituteurs qui apprennent aux autres que la peste est l’affaire de tous comme deux et deux font quatre. Tous veulent éviter la séparation définitive et pour cela Castel tente de créer un sérum sur place. Grand est devenu secrétaire des affaires sanitaires. Grand continue à écrire sa première phrase. Cela devient aussi une distraction pour Rieux et Tarrou qui font tout pour l’aider. Grand est distrait ce que lui reproche son chef à la mairie. Il continue à aider aux affaires sanitaires mais sa première phrase l’épuise. Le narrateur propose de faire de Grand le héros de sa chronique car le vrai héros est celui au second plan qui fait son possible pour remettre le bonheur au premier plan. Le monde s’essaye à la compassion pour Oran mais il ne peut pas comprendre. Rambert cherche toujours un moyen de fuir. Cottard va le présenter à une organisation avec qui il fait de la contrebande et qui fait ce genre d’expédition. Garcia, après quelques questions, fixe rendez-vous à Rambert pour sa sortie. Il lui dit qu’il y aura des frais. Cottard accompagne Rambert au rendez-vous. Ils y rencontrent Tarrou et Rieux et même le juge Othon qui leur parle justement des condamnations encourues si on outrepasse les lois sanitaires. Rambert rencontre Raoul qui lui donne rendez-vous le lendemain. Il faut compter dix mille francs pour une sortie. On va donner des contacts à Rambert mais il faudra être patient ce qui ne l’enchante pas. Rambert va faire ses adieux à Rieux qui lui souhaite bonne chance. Il ne veut pas qu’on pense qu’il fuit la peste. Rieux a peur que l’épidémie s’étende car ils n’ont ni les moyens ni les hommes pour la stopper. Rambert a rendez-vous devant le monument aux morts. Gonzales s’excuse du retard, ses amis n’étaient pas là, ils doivent repousser au lendemain. Les deux hommes lui expliquent comment va se dérouler la sortie : il faut se dépêcher car les mesures risquent d’être renforcées. Rambert annonce à Rieux que cela va se faire dans la semaine. Tarrou trouve cela dommage, Rambert aurait été utile. Il se rend au rendez-vous mais attend en vain. Il est désespéré car il ne sait pas comment joindre Gonzales et ne veut pas reprendre les démarches à zéro. Rambert avait oublié la femme aimée pendant la recherche de solution mais l’échec le replonge dans son amour. Il va voir Rieux pour joindre Cottard et tout recommencer. Il y a un homme qui a guéri de la peste. Tarrou dit que tous doivent s’investir. Cottard se dit bien dans ce climat, ce que confirme Tarrou : sans la peste, Cottard serait emprisonné. Il a vraiment peur d’être arrêté pour une histoire de jeunesse, une erreur. Il ne sera pas volontaire. Tarrou et Rieux ne le dénonceront pas. Rambert recommence tout à zéro. Gonzales est désolé mais certains quartiers avaient été fermés pour contrôles sanitaires. Rambert semble désespéré. Il sait que le dernier rendez-vous ne va pas avoir lieu. Rieux et Tarrou ne comprennent pas : pour lui, la peste c’est le fait de toujours recommencer. Rambert explique pourquoi il n’est pas volontaire. Pour lui, la seule chose qui compte, c’est l’amour : le reste c’est des idées et les idées sont meurtrières. Quand il apprend que la femme de Rieux est soignée loin d’Oran, il décide de combattre la peste en attendant sa sortie.

 

Partie 3 : Au mois d’aout, les hommes se croyaient libres mais l’individu n’existait plus : tout était dirigé par la peste. Le narrateur nous raconte l’évolution du comportement des oranais avec l’arrivée de la grisaille. Certains quartiers sont mis en quarantaine. Le seul espoir c’est qu’il y a toujours plus prisonnier que soi. Il y a une vague d’incendie que l’on arrête avec des peines de prison sévères, peines qui font peur car la peste y est très présente. Il y a des tensions entre l’administration pénitentiaire et les militaires à cause des médailles soit disant non méritées. Les violences accrues font passer l’état de peste à l’état de siège. La seule mesure qui touche les oranais, c’est le couvre-feu car la ville semble, elle aussi, morte. Il nous parle des enterrements qui sont facilités voire à la fin inexistants. La peste, en désorganisant tout, a fourni de la main-d’œuvre pour les basses besognes telles que fossoyeurs car il y a beaucoup de chômeurs. Les mesures extrêmes furent les fosses et avec le manque de place, les crémations anonymes et un grand nombre de nuits. Le narrateur s’excuse de son récit : la peste n’a rien de spectaculaire, ni héros, ni flammes. Même la souffrance de la séparation devient pathétique. La peste a progressivement fait oublier l’être absent. Les habitants veulent que ça finisse. Ils sont tous dans la peste à divers degrés et la mémoire comme l’imagination leur manque. C’est la peste, l’individu s’est perdu, seul le temps compte. Les oranais se ressemblent tous. Ils ne font plus attention à rien, ils acceptent tout. L’amour a perdu de sa force avec l’éloignement face à la présence de la peste.

 

Partie 4 : Le début de l’automne n’apporte aucun changement, les hommes piétinent et se fatiguent. On est indifférent face à la peste. Rambert espère toujours fuir. Grand est épuise. Lors d’un accès de tendresse, Rieux lui a confié que l’état de sa femme avait empiré et que la séparation devenait difficile. Tarrou continue à tenir ses carnets mais ne s’intéresse plus du tout comme avant. Castel annonce la fin du sérum. Rieux voit sa fatigue car il ne sait plus contenir ses émotions. Il fait son travail, il a un cœur. Rieux est content d’être fatigué car ça lui empêche d’être sentimental. La peste a changé son métier, il n’est plus un sauveur. La fatigue a un effet désastreux sur les hommes qui luttent contre la peste : ils ne font plus attention à toutes les règles sanitaires, ils parient parfois sur le hasard. Cottard est le seul à ne pas être fatigué. Il est très proche de Tarrou. Le narrateur nous donne un extrait du cahier de Tarrou sur Cottard. Pour lui, Cottard ne craint plus la peste au contraire il en est le complice car tant qu’elle sera là il sera entouré de tous et il préfère être prisonnier avec tous que seul. D’après Tarrou, Cottard n’est pas méchant, il a juste connu la peste avant les oranais ainsi que la solitude qui empêche les contacts. Lors de la sortie à l’opéra, Tarrou et Cottard ont une vision de leur vie d’alors lorsque l’acteur d’Orphée s’effondre sur scène à cause de la peste. Rambert n’est pas loin du jour de sa nouvelle tentative d’évasion. Il travaille beaucoup avec Rieux. Il a eu peur d’avoir la peste et a fait une petite crise. Rieux prévient Rambert que le juge Othon a remarqué qu’il fricotait avec les mauvaises personnes. Rieux lui conseille de se dépêcher. Rambert vit avec Marcel et Louis pour attendre le bon moment. Leur mère comprend pourquoi il fuit, il ne croit pas en dieu. Marcel lui annonce qu’ils ont enfin une occasion le lendemain à minuit. Le jour programmé de l’évasion, Rambert veut voir Rieux. Il passe d’abord par Tarrou qui lui souhaite bonne chance et qui le mène au docteur. On assiste à un débriefing entre Tarrou et Rieux. Paneloux accepte de remplacer Rambert. Rieux est surpris de le voir. Rambert leur annonce qu’il ne veut plus partir. Il ne veut pas être heureux seul. Il a compris qu’il faisait partie de tout ça. Le sérum de Castel est prêt à être testé sur les malades. Ils vont essayer sur le fils de M Othon qui est condamné de toute manière. Ils espèrent voir le recul de la maladie grâce au sérum. Ils supportent difficilement de regarder, impuissants, les souffrances de l’enfant. Il n’y a toujours pas de changement. Après l’attente et des cris déchirants de douleur, l’enfant s’éteint. Le sérum n’a fait que prolonger son agonie. Paneloux était toujours en première ligne. Apres la mort de l’enfant, il a changé. Il demande à Rieux d’assister à son prêche. La religion n’est plus aussi suivie. Les oranais sont devenus superstitieux et donnent du crédit aux prophéties ce qui profite aux éditeurs. Le prêche de Paneloux frôle parfois l’hérésie mais il dit qu’il faut accepter la peste et toutes ses dimensions car seul dieu a la réponse. Il donne des exemples à ne pas suivre. L’évêché s’inquiète de la hardiesse de Paneloux. Pour Tarrou, le prêtre recherche sa foi après la mort de l’enfant et fera tout pour la récupérer. Paneloux, épuisé, doit déménager. Il tombe malade mais ne veut pas de médecin. Vu son état, la logeuse prévient Rieux. Il va isoler le père malgré le fait qu’il n’a pas les principaux symptômes de la peste. Paneloux meurt à l’hôpital sans qu’on sache si c’est oui ou non la peste. Les cimetières sont déserts même à la Toussaint. On ne fête plus les morts car ils sont trop présents. La maladie a atteint un palier ? Elle a emporté le docteur Richard. Le sérum de Castel a eu des effets positifs. La nouvelle forme de peste augmente les risques de contagion mais la balance s’équilibre grâce à la diminution des cas de peste bubonique. La peste agrandit encore l’écart entre riches et pauvres et l’image donnée par les journaux d’une ville exemplaire n’est qu’apparence. Tarrou et Rambert ont visité un lieu de quarantaine. Ils y vont avec Gonzales qui veut aider car il n’a plus le sport pour s’occuper : le lieu est silencieux, les hommes n’y font rien. Les hommes en quarantaine sont méfiants. Personne ne peut penser à autrui même dans le malheur… Othon espère que son fils n’a pas souffert. Les conflits avec l’administration sont fréquents. Tarrou se dévoile à Rieux. Rieux et Tarrou vont sur la terrasse du vieil asthmatique. Il y fait bon comme si la peste n’existait pas à cet endroit précis. Tarrou explique à Rieux comment il est devenu qui il est. Il ne veut jamais être du côté des meurtriers alors il se place du côté des victimes en attendant de trouver et parvenir à la paix. Il veut être « un meurtrier innocent ». Tarrou pense parvenir à la paix grâce à la sympathie. Il veut être un saint sans dieu. Tarrou veut fêter leur amitié avec un bain de mer normalement interdit. Le bain de mer est silencieux et leur fait oublier la peste. Ils savent qu’ils devront recommencer. La peste continue son chemin malgré le froid. Rieux n’a plus de temps pour lui. Rieux aide M Othon à sortir de quarantaine où il était gardé par erreur. Il veut être volontaire pour être plus proche de son fils décédé. Rieux grâce à Rambert envoie une lettre à sa femme. Noel est triste, les oranais n’ont plus qu’un petit espoir qui les empêche de mourir. Rieux et Tarrou cherchent Grand. Celui-ci pense à son ex-femme. Il a du mal à rester normal. Grand s’effondre. Il a les poumons atteints, Tarrou va le soigner chez lui. Il ne pense pas s’en sortir. Grand n’a jamais pu écrire que la première phrase, il demande à Rieux de bruler son manuscrit. Rieux a une surprise de taille, Grand est guéri, il va recommencer à écrire. C’est le sérum qui fonctionne ? Rieux a quatre cas de guérison incroyable dans son service, les rats sont revenus, très vigoureux, et les statistiques montrent un recul de la maladie.

 

Partie 5 : Les oranais retrouvent de l’espoir même s’ils ne veulent pas trop le montrer. Le froid inhabituel semble donner du fil à retordre à la peste. Il n’y a plus que de rares morts de la peste dont le juge Othon. Celle-ci faiblit et recule. L’espoir provoque la fin de la peste et le retour des sourires. Certains, tellement impatients, tentent de s’évader et réussissent car les gardes ne s’y attendaient plus. Le 25 janvier, l’épidémie est déclarée terminée même si les mesures sanitaires vont encore durer quelques semaines, la joie explose à Oran sauf pour les familles encore concernées par la peste. La joie est partout. Tarrou sourit quand il voit que les chats sont de retour. Le seul à ne pas se satisfaire du recul de la peste est Cottard. Les carnets de Tarrou ne sont plus aussi clairs et objectifs qu’avant. Tarrou y parle de Grand, de la mère de Rieux et de sa propre mère. Cottard est d’humeur instable, il est soit très sociable soit enfermé chez lui comme un sauvage. Cottard parie sur l’imprévu par rapport à la fin de la peste. Cottard demande si tout va recommencer comme avant. Tarrou dit qu’il faudra surement un temps de réorganisation. Quand Cottard rentre chez lui, il y est attendu par deux fonctionnaires, il prend la fuite. Tarrou est fatigué et a peur d’être un jour lâche. C'est le jour de l’ouverture des portes. Rieux attend un télégramme rassurant pour tout recommencer. Tarrou est malade, ça pourrait être la peste. Tarrou accepte de ne pas être isole mais il veut tout savoir. Il lutte pour la vie mais il se sent perdu. Rieux s’installe auprès de son ami, il doit attendre la fin de la lutte. La peste le surprend en se montrant où on ne l’attend pas. Rieux entend les clameurs d’une ville libérée de la peste alors qu’elle survit encore dans sa chambre. Tarrou va un peu mieux mais il faut attendre de voir si c’est la rémission habituelle ou la guérison. Son état empire, Rieux ne peut pas se résoudre à le laisser seul, il se fait remplacer à l’hôpital. Tarrou meurt dans la nuit alors que la ville revit. Rieux ne sait pas ce qu’il a gagné dans cette affaire. Il décide d’aller se reposer à la montagne quand il pourra. Il apprend la mort de sa femme. Cela l’attriste mais la mort est devenue son quotidien. Le narrateur raconte la joie de l’ouverture de la ville : l’appréhension des arrivants, l’impatience des couples dont fait partie Rambert. La sensation d’exil s’envole avec l’arrivée du train. Rambert ne voit pas encore le visage de la femme et cela le réconforte : il a peur du changement qu’a pu causer en lui la peste. La séparation est plus forte pour ceux qui ont perdu un être cher. Les habitants se donnent en spectacle. La ville regorge de vie comme si elle s’était cachée pendant la peste. Les couples parcourent la ville comme pour en chasser la maladie, ils cherchent tous le bonheur perdu avec la séparation. Rieux constate que ceux qui n’attendaient que la tendresse humaine sont heureux, les autres n’ont pas eu les réponses attendues ou alors dans la mort comme Tarrou. Le narrateur de la chronique n’est autre que Rieux lui-même. Il a tout fait pour être seulement un témoin de ce qui s’est passé, il ne s’est appuyé que sur des documents fiables. Il arrive dans la rue de Grand. La rue est bouclée par des policiers : un fou tire dans la rue. Est-ce Cottard ? Les coups de feu viennent de chez Cottard, il n’est plus disparu ? Il a tiré sur la foule qui s’amusait, il a blessé quelqu’un. Les agents interviennent pour arrêter le tireur. Ils le sortent de la maison. Grand le reconnait, c’est bien Cottard. Grand a  recommencé à écrire. Il a supprimé les adjectifs. Rieux a du mal à oublier Cottard. Le vieil asthmatique regrette Tarrou car il ne parlait pas pour rien, il se moque de ceux qui font la fête comme s’ils avaient vaincu la peste alors qu’elle fait partie de la vie. Il monte sur la terrasse où il se sent plus proche des hommes. C’est là qu’il décide d’écrire sa chronique comme un témoignage pour les morts. Il ne s’agit pas d’une chronique de la victoire car Rieux sait que le bacille de a peste ne meurt jamais et peut frapper partout et tout le temps.

Publié dans 20e siècle

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Musset - Lorenzaccio - acte IV scène 11 (Explication de texte)

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EXPLICATION DE TEXTE : MUSSET, LORENZACCIO, ACTE IV SCENE 11

 

INTRODUCTION

            Musset publie Lorenzaccio en 1834 comme un « spectacle dans un fauteuil ». Pour l’écrire, il s’est inspiré de l’ouvrage que George Sand lui a confié : Une conspiration en 1537. Il n’en verra jamais la représentation de son vivant. Cette pièce est représentative d drame romantique qui a fait son apparition en France avec Hugo. En effet, Musset s’est libéré des règles classiques et a créé un véritable héros romantique en prise avec lui-même et le monde dans lequel il cherche sa place. Nous avons ici l’acte IV, scène 11 qui est l’une des scènes attendues car il s’agit du meurtre du duc Alexandre par Lorenzo. Elle pourrait constituer la fin de la pièce mais nous verrons qu’il s’agit en fait d’un faux-dénouement destiné à créer un nouvel horizon d’attente.

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LECTURE

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                        Dans cette scène, il y a trois personnages : Lorenzo, le Duc et Scoronconcolo (le maître d’armes). Il s’agit de la scène qui va libérer Lorenzo : il va enfin mettre son projet à exécution. Cette scène est typique du drame romantique : elle ajoute à la violence du meurtre, un lyrisme libérateur. En quoi cette scène qui est un faux-dénouement annonce-t’elle déjà l’acte V ? La scène se décompose en 3 mouvements : l.1 à 23 : la préparation du meurtre, l.23 à 28 : le meurtre proprement dit et l.29 à 50 : la libération de Lorenzo.

EXPLICATION

Lignes 1 à 23 : la préparation du meurtre

LE DUC :

  • Didascalie initiale : lieu intime où le masque tombe. Confiance du Duc.
  • « mignon » : qualificatif familier qui sous Henri III désignait les favoris du roi avec connotation homosexuelle
  • Le froid du duc annonce sa mort.
  • La question : doute ou impatience ?

LORENZO :

  • Double énonciation : « il est toujours bon d’avoir une arme sous la main » : le lecteur attend le meurtre.
  • Didascalie nécessaire au lecteur pour compréhension
  • Rapport de force : vous-tu

LE DUC :

  • Grossièreté du personnage : façon de parler des femmes + « la Catherine » : dénomination péjorative.
  • Critique du langage : refus de jouer un langage c’est pourquoi il préfère se coucher plutôt que de parler.
  • L’intimité de la chambre ou la seule présence de Lorenzo permet d’enlever le masque.
  • « la Catherine » : tante de Lorenzo, elle est l’appât.
  • Nouvelle question : doute ? annonce de la fuite avec « chevaux de poste » : le meurtre est prémédité.

LORENZO :

  • La réponse spontanée est rassurante. Elle a été préparée comme le meurtre.

LE DUC :

  • Ordre avec impératif + « donc » conclusif = seul intérêt : le plaisir
  • Moment de coupure
  • « ta tante » : associe encore une fois Lorenzo à son plaisir => case de sa mort la plus proche.

LORENZO :

  • Réponse assertive qui répond à l’ordre
  • Didascalie conforte encore le Duc

LE DUC :

  • Nouvelle critique du langage qui fait jouer un rôle. Seul le plaisir physique importe.
  • « j’ai soupé comme trois moines » : blasphémateur. « mes chères entrailles » reprend l’acte I, scène 1 = plaisir encore lié au péché.
  • Court monologue qui révèle la vraie nature du Duc. Il est conscient de sa grossièreté : « ce sera peut-être cavalier » c’est-à-dire inconvenant.

Lignes 23 à 28 : le meurtre (attendu depuis l’acte III suite à l’annonce de l’acte à Philippe Strozzi)

LORENZO :

  • Le meurtre se fait en 3 didascalies : violence grâce à la rapidité.
  • « seigneur » : prise de distance, garde sa place de valet
  • Question rhétorique : aucun attendrissement + nouvelle marque de confiance

LE DUC :

  • « c’est toi Renzo » : surprise + référence à Brutus
  • Renzo : véritable identité de Lorenzo ? volonté de retrouver celui qu’il était pour sa mère
  • « Renzo » : surnom affectif qi montre sa confiance + accentue horreur du drame

LORENZO :

  • Reprise de « Seigneur » = nouvelle distance
  • « n’en doutez pas » = réaffirme sa volonté de changer et d’abandonner son masque ?
  • « n’en doutez pas » = affirme son caractère meurtrier

SCORONCONCOLO :

  • Arrivée du maitre d’armes : faire valoir de Lorenzo
  • « est-ce fait ? » : brutalité de la formule marque la brutalité de l’acte + préméditation
  • C’est une question rhétorique

Lignes 29 à 50 : la libération de Lorenzo

LORENZO :

  • « regarde » : ordre ? prise à distance vis-à-vis de Scoronconcolo ?
  • Morsure : côté bestial du Duc + seul réaction de Lorenzo : anti-héros romantique
  • Bague sanglante : métaphore de la morsure

Anneau : lié au duc à jamais malgré la volonté de se libérer.

Noces : jour attendu depuis le début par Lorenzo et le lecteur. Sang = défloration. Epée = symbole phallique

SCORONCONCOLO :

  • Exclamatives marque la découverte de la victime + début de la peur = il a conscience de ce qui va suivre.
  • Sa peur va faire contraste avec la réaction de Lorenzo
  • Sa réaction montre qu’il ne s’agit plus d’un acte politique mais individuel et libérateur.

LORENZO :

  • Didascalie : ouverture sur le monde : romantisme
  • Exclamatives (s’opposent à celles de Scoronconcolo) : explosion bonheur = lyrisme libérateur
  • Renaissance avec « Respire »
  • Oxymore « cœur navré de joie » = complexité du héros romantique : attitude froide lors du meurtre + délire lié à la libération

SCORONCONCOLO :

  • Réaction annonce celle du peuple acte V
  • Volonté de fuite avec son maître

LORENZO :

  • Douceur du soir s’oppose au froid du Duc (l.1) = représente le cœur de Lorenzo
  • Nouvelles exclamatives lyrique
  • Retrouve le poète que sa mère regrettait
  • Vocabulaire de la mort annonce l’acte V

SCORONCONCOLO :

  • Viens -> venez, maître -> seigneur : volonté d’être plus ferme pour contrer l’aspect lyrique de Lorenzo pour la fuite.
  • Opposition vent va glacer / vent est doux
  • Sueur : 1er marque de la folie de Lorenzo ? = fièvre

LORENZO :

  • Toujours des exclamatives
  • N’écoute pas Scoronconcolo qui conseille la fuite = elle ne semble plus à l’ordre du jour.
  • « dieu de bonté » : surprenant Lorenzo est athée ?
  • Combiné à « quel moment ! » = instant de grâce = consécutif à une recherche de recueillement = Lorenzo a tout mis en place pour le tuer = libération personnelle

SCORONCONCOLO :

  • Didascalie : oubli Lorenzo : se désolidarise. Il représente le peuple qui va préférer tuer Lorenzo plutôt que de se soulever contre les Médicis.
  • Opposition entre « moi » et « son »
  • « son âme se dilate » = folie ?
  • « je prendrai les devants » + futur =  la fuite est urgente
  • Il veut fuir mais il ne peut pas

LORENZO :

  • Revient à la raison avec ordre + retour à la réalité avec éléments matériels
  • Rideau : fin de la pièce ?
  • Déterminant démonstratif « cette » = distance, ce n’est plus sa chambre

SCORONCONCOLO + LORENZO :

  • Frayeur : Pourvu que + exclamative.
  • 1ere fois que Lorenzo répond directement à Scoronconcolo (Référence Acte III, scène 1) = préméditation du meurtre.
  • Fait penser à une simple répétition.
  • « tapage » : bruit de combat à l’épée.
  • Quittent la pièce sans un regard pour le corps.

CONCLUSION

            Cette scène pourrait être la dernière de la pièce. En effet, elle représente le meurtre attendu depuis le début et montre la libération de Lorenzo. Cependant il s’agit en fait d’un faux-dénouement car elle annonce en réalité l’acte V avec la mort de Lorenzo et l’échec de la révolte.

            Ce drame romantique dont le héros est complexe car sans arrêt caché par un masque qu’il ne distingue plus lui-même est représentatif de toute une génération qui a connu la Révolution de juillet 1830. En effet, Lorenzo, comme le peuple français, tente de renverser une dynastie pour laisser la place au peuple sans succès. Pour Lorenzo, le peuple aura peut et préfère tuer le révolutionnaire. Pour la France, il n’y aura qu’un changement de dynastie (Charles X -> Louis-Philippe Ier)

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L'interprétation d'un texte (Brevet)

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L’interprétation d’un texte

I)                   Les genres littéraires

Le roman est un genre littéraire très fécond. Il y a de nombreux sous-genres (aventures, policiers, amour, apprentissage, science-fiction). C’est une œuvre qui raconte une histoire fictive en prose. Il comporte un narrateur, une histoire qui se développe en péripéties et des personnages qui évoluent souvent.

La nouvelle est un récit bref qui se caractérise par des personnages peu nombreux et une intrigue simple qui se conclut sur une chute. Il y en a différents types : réalistes, fantastiques, de science-fiction,…

Le conte est proche de la nouvelle par sa brièveté mais il s’en distingue par les éléments merveilleux qui interviennent. Les contes se déroulent dans une époque non précisée.

La lettre est un genre littéraire qui se caractérise par la présence de celui qui écrit, un destinataire clairement désigné et l’indication de la date et du lieu où se trouve l’expéditeur.

L’essai est un genre non narratif qui développe des idées, explique une situation. Il ne comporte pas de personnages. Il existe des essais scientifiques, politiques, et littéraires. Les biographies sont classées dans cette catégorie.

L’autobiographie est un œuvre où l’auteur raconte sa propre vie. L’auteur est donc à la fois le narrateur et le personnage principal de son œuvre. La narration est faite à la 1ère personne, les événements racontés correspondent à ce que l’auteur a vécu et l’auteur s’engage à dire la vérité sur sa vie dans un pacte qu’il conclut avec le lecteur.

Le théâtre est un genre littéraire qui se subdivise en différentes catégories (tragédie, comédie, drame,..). Le texte est fait pour être joué sur scène. Il se compose de répliques prononcées par les personnages et de didascalies destinées aux acteurs et au metteur en scène.

La poésie est le genre le plus ancien. Elle se caractérise par une approche différente du monde du langage. La poésie classique se caractérise par une écriture en vers, des strophes, des jeux sur les sonorités (les rimes) et une grande variété de figures de style. La poésie des XIX et XXe siècle s’est libérée de ces contraintes : elle est souvent en vers libres voire en prose, non ponctuée et sans rimes.

II)                La situation d’énonciation

L’énonciation est le fait de produire un message oralement ou par écrit.

Pour analyser la situation d’énonciation, il faut savoir qui parle, à qui, où se situe celui qui parle et quand est-ce qu’il parle.

Dans la plupart des romans, elle n’est pas connue mais elle est donnée dans les lettres, les journaux intimes, dans les dialogues et les conversations, …

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La Fontaine - La femme noyée (Explication de texte)

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EXPLICATION DE TEXTE : LA FONTAINE, LA FEMME NOYEE

 

INTRODUCTION

            Jean de La Fontaine a commencé à publier ses Fables en 1668. En les intitulant « Fables choisies, mises en vers par M de La Fontaine », il se place dans la lignée des grands fabulistes antiques tels qu’Esope dont il s’inspire très largement pour ses propres écrits comme le veut son appartenance aux Anciens. La fable est un apologue en forme de récit allégorique mettant souvent en œuvre des animaux auquel qu’ajoute une moralité. Dans sa préface, La Fontaine définit ainsi l’apologue : « L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’un le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable, l’âme la moralité. ». Nous avons ici la 16 e fable du livre III et donc de la 1ere édition. Il ne s’agit pas ici d’une fable se servant d’animaux. Le sujet de la fable, intitulée La femme noyée, est en fait un défaut supposé de la femme : l’esprit de contradiction.

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LECTURE

Pause 5 secondes

            Le poème composé en alexandrins et octosyllabes correspond tout à fait au rythme qu’aime donner La Fontaine à ses écrits. Ce rythme mélange narration et dialogue comme il mélange les vers. Comment La Fontaine réussit-il à critiquer la nature féminine tout en la prenant pas à son compte et en faisant ainsi un sujet de fable : amusant et universel ? Comme toutes les fables, celles-ci est très organisée : Les vers 1 à 8 servent de présentation à la fable, les vers 9 à 24 correspondent à la fable elle-même et les vers 25 à 33 correspondent à la morale.

EXPLICATION

TITRE :

  • L’article défini « la » marque la volonté de généraliser. En effet il s’agit de l’universalité de la fable comme le dit la définition de l’apologue : « récit qui raconte une anecdote à la P3 de telle manière que cela ait une valeur universelle pour l’illustration d’une question morale ».
  • Le participe passé exprime une action terminée. Cela ne donne pas d’indications sur le sujet, on ne peut plus la sauver.

= > Cette fable est comme la plupart des fables de La Fontaine une réécriture même si sa filiation n’est pas certaine. A-t’il repris le thème de Marie de France ou celui de Verdizotti (fabuliste italien du XVIe siècle) ?

VERS 1 A 2 :

  • La Fontaine commence par marquer une distance avec les autres « je » se distingue de « ceux » dès le 1er hémistiche cela marque son importance pour l’auteur.
  • « ceux qui disent » = généralité : la fable doit concerner tout le monde ce qui se confirme par la valeur du présent qu’on peut comprendre comme un présent de vérité générale : La Fontaine ne dit jamais la même chose que les autres.
  • « ce n’est rien » : le pronom démonstratif « ce » cataphorique annonce un « rien » qui marque l’inutilité de s’occuper  de ce qui est en cours pourtant « c’est une femme qui se noie ». le présent marque une action en cours jugée visiblement sans importance. Cela s’oppose au titre où l’action était terminée : en effet la participe passé a une valeur d’accompli.
  • De même ici, on a « une femme » : il y a donc dans un certain sens la perte du caractère universel que l’on avait dans le titre mais on apprend que c’était  déjà un proverbe à l’époque de La Fontaine, il y a donc quand même un sens universel.

VERS 3 A 4 :

  • « Je dis que c’est beaucoup » :

C’est une nouvelle prise à distance avec les autres (cf. vers 1)

« Rien » s’oppose à « Beaucoup » tout comme le « je dis » qui est ici fortement assertif

Il y a de la part de La Fontaine la volonté d’être un galant homme et non pas un misogyne. Un galant homme étant au 17e siècle, d’après le dictionnaire de Furetière, un homme qui a l’air de la cour, les manières agréables, qui tache à plaire et particulièrement au beau sexe c’est-à-dire aux femmes. Il ne peut donc pas dire que la noyade de l’une d’elle est sans importance.

  • « ce sexe » désigne les femmes en opposition avec « nous » pour les hommes, cela semble péjoratif : il n’y a pas d’égalité homme-femme.
  • « vaut bien » signifie mérite bien c’est une évidence.
  • « puisqu’il fait notre joie » : raison du regret semble futile : il doit y avoir une raison valable ici c’est le plaisir.

VERS 5 A 8 :

  • Symétrie de construction avec le vers 1 : « je » et « hors de propos » qui rappelle l’adverbe  « rien ». Il y a cependant opposition. Les autres parlaient pour ne rien dire alors que ce n’est pas le cas de La Fontaine (est-ce une façon de décrédibiliser ses adversaires ?)
  • Allitération en « f » vers 6à 8 : les mots dans lesquels le « f » est utilisé résume le but de la fable : en effet, il s’agit d’un développement du titre accentué au vers 8 par  l’usage de l’alexandrin.
  • Le mot déplorable signifie au 17e siècle « qui mérite d’être pleuré » : il prouve ainsi sa galanterie et contredit le « rien » du vers 1.
  • Début de la fable est une situation initiale surprenante : la femme s’est déjà noyée, on ne s’attarde  pas sur les circonstances. On a une opposition entre le plus-que-parfait du vers 8 et le présent du vers 2 (au vers 2 nous étions dans un proverbe, une généralité, au vers 8 on est dans un cas bien précis décrit par le poète)
  • Au vers 7 « une femme », l’article indéfini montre que l’on arrive à une anecdote privée, personnelle dont la portée va être universelle grâce à la fable elle-même rendue particulière par le déterminant démonstratif « cette ».
  • Le mot « sort » ne désigne pas la fatalité au 17e siècle, en effet Furetière définit le sort comme ce qui arrive fortuitement, par une cause inconnue qui n’est ni réglée ni certaine.

VERS 9 A 14 :

  • Le retour des octosyllabes marque un élément perturbateur. Il peut y avoir 2 sens à cette perturbation :

= le mari ne retrouve pas le corps de sa femme, on est dans la recherche

= la surprise, malgré l’aspect déplorable de l’accident, il n’y a aucune tristesse, la mort n’est pas importante seul le corps importe.

  • Les rimes qui étaient croisées jusque-là deviennent embrassées car on entre dans la dynamique du couple comme le montre l’expression « son Epoux »
  • On peut s’interroger sur le rôle des majuscules à Epoux (vers 9) mais également à Mari (vers 15) et à Femme (vers 16). Est-ce une façon de nommer les personnages tout en leur laissant une valeur universelle. Ainsi tous les couples pourront s’identifier à celui de la fable ?
  • On retrouve ici un vocabulaire épique : aventure, les honneurs. Il s’agit de la bienséance : il faut honorer le corps du défunt (cf. Antigone qui était prête à tout pour rendre les honneurs au corps de Polynice).
  • Le mot « disgrâce » peut avoir deux sens au 17e : La disgrâce comme perte de la faveur des hommes (ce qui est arrivé à Antigone) mais également malheur, accident. Le fleuve est donc celui qui a causé la disgrâce de la femme car si l’on ne retrouve pas son corps elle ne connaitra pas les honneurs nécessaires pour rejoindre le paradis mais il est aussi l’auteur de son malheur, c’est lui qui l’a tuée.
  • L’ardeur d’Antigone à vouloir sauver son frère est reprise dans l’imparfait duratif du vers 9 « cherchait » qui montre une quête inlassable.
  • Vers 12 : passage de l’imparfait au passé simple : c’est un rebondissement avec l’arrivée de nouveaux protagonistes « des gens » (vers 14). Ils ne peuvent pas être témoins comme le marque l’imparfait du verbe « promener » combiné au gérondif « en ignorant » Il ne sont au courant de rien.

VERS  15 A 24 :

  • On entre dans le cœur de la fable : on va nous énoncer un défaut de la femme.
  • « Donc » (vers 15) : conjonction de coordination de sens conclusif. Il est évident que le mari demande de l’aide aux deux hommes et pourtant il y a un élargissement aux femmes en général.
  • Arrêtons-nous sur la forme du discours :

= Indirect pour le mari : la recherche passe au second plan, elle est de moindre importance.

= direct pour la réponse « des gens » : ce qu’ils disent est plus important et en effet le passage au discours direct résume le but de la fable (vers 23 : « l’esprit de contradiction ») De même les impératifs donne une autorité à ces hommes qui rappelons-le ne sont même pas témoins de la scène.

  • L’esprit de contradiction qui semble inhérent aux femmes est pourtant présent ici entre les deux hommes qui ne sont pas d’accord : il s’agit d’une présentation argumentée, le 2e argument (l’esprit de contradiction) est utilisé en dernier pour montrer sa force et l’impossibilité de le réfuter.
  • La reprise de « nulle » (vers 16-17) montre un échange rapide entre les hommes présents.
  • Vers 21 : il y a ici un jeu de mot avec le mot « inclination », en effet au 17e le mot inclinaison n’existe pas encore donc ici le substantif inclination marque la pente du fleuve mais également la force intérieure et naturelle de la femme à n’en faire qu’à sa tête.
  • « Qu’elle que soit » (vers 21) ajoute à l’universalité de la fable + futur du vers 24 qui exprime une certitude malgré l’incongruité de la chose

VERS 25 A 29 :

  • « Cet homme » vers 25 marque une distance avec le poète et l’homme qui parlait ce qui est complété par « hors de saison » qui signifie qu’il ne parle pas au bon moment. Cette mise à distance est reprise au vers 27 (« je ne sais s’il avait raison ») ce vers au présent accompagné de la tournure négative est une forme d’écriture galante du 17e siècle.
  • Avec le vers 28 et l’utilisation de la corrélation « soit, ou non », le poète ne prend pas position : en effet, il prépare la morale (qui doit être universelle et donc ne porter aucune marque de subjectivité). Comme on l’a déjà dit plus tôt, il se place en galant homme.
  • La reprise du mot « pente » au vers 29 (déjà présent au vers 21) reprend le jeu de mots entre les différents sens du mot « inclination ». de plus, même s’il ne le prend pas à son compte, La Fontaine dit explicitement pour la première fois que l’esprit de contradiction est un défaut propre à la femme (vers 29).

VERS 30 A 33 :

  • Ces vers constitue la morale de la fable.
  • Jeu sur les pronoms : le « elle » reprend l’humeur ou la femme ?
  • On peut se demander quelle est la position du poète, ainsi la morale est assertive, inévitable :

= les futurs marquent la certitude

= « sans faute » => modalisation qui ne laisse aucune exception possible.

= caractère universel et durable avec les verbes antithétiques « naitre » et « mourir » en fin des vers 30 et 31.

= accentué par les expressions temporelles « jusqu’au bout » et « encore par-delà » : cela nous place dans  un au-delà où le défaut continuerait d’exister ce qui constitue l’histoire de la fable : même noyée, la femme contredit la nature en remontant le fleuve : il s’agit là d’un comique de l’excès.

 

CONCLUSION

            La Fontaine réussit ici à critiquer la nature féminine sans jamais passer pour un misogyne. Il s’exprime comme un galant homme du 17e siècle et obtient ainsi les faveurs du public féminin qui voit dans sa fable plus une défense qu’une attaque. En effet, la morale, universelle, dit qu’une personne (homme ou femme) née déraisonnable le restera. Il n’adopte jamais une position compromettante.

            La Fontaine apparait toujours dans ses fables comme un honnête homme inscrit dans l’esthétique et la morale de son siècle même si ses Fables sont toujours d’actualité. La Fontaine, lorsqu’il n’utilise pas son bestiaire habituel, aborde des défauts correspondants à des passions touchant l’esprit humain. Son but étant de montrer le caractère incurable de ces maux ce qui va à l’encontre du but cathartique du théâtre classique.

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Le groupe verbal (Brevet)

Publié le par litteratureetfrancais

Le groupe verbal

I)                   Le sujet et l’attribut du sujet

1-      Le sujet

Pour trouver le sujet d’un verbe, il faut poser la question « qui est ce qui » avant le verbe. Le sujet peut être mis en relief par « c’est … qui ». On ne peut pas supprimer le sujet d’un verbe.

Un sujet peut être :

-          Un groupe nominal

-          Un pronom

-          Un verbe à l’infinitif

-          Une proposition subordonnée

2-      L’attribut du sujet

Il indique une caractéristique du sujet. Il ne peut pas être supprimé. Il est relié au sujet par un verbe « attributif » (être, paraitre, sembler, devenir, demeurer, rester, avoir l’air, passer pour,…)

Un attribut peut être :

-          Un adjectif qualificatif

-          Un groupe nominal

-          Un pronom

-          Un infinitif

-          Une proposition

II)                Les compléments d’objet et l’attribut du complément d’objet direct

1-      Les compléments d’objet direct (COD), indirect (COI) et second (COS)

Pour trouver le COD, il faut poser la question qui ? Ou quoi ? Après le verbe. Pour trouver le COI d’un verbe, il faut poser la question de qui ? De quoi ? À qui ? Ou à quoi ? Après le verbe. Lorsque le verbe a déjà un COD, le COI s’appelle alors le COS.

Le COD, COI ou COS peut être :

-          Un groupe nominal

-          Un pronom

-          Un verbe à l’infinitif

-          Une proposition subordonnée complétive

2-      L’attribut du COD

L’attribut du COD indique une caractéristique du COD. Il se trouve après des verbes comme juger, croire, rendre, estimer, trouver, considérer comme, tenir pour, élire, nommer. Il est le plus souvent placé après le COD et il ne peut pas être supprimé.

Un attribut du COD peut être :

-          Un adjectif qualificatif (il s’accorde en genre et en nombre avec le COD)

-          Un groupe nominal

 

III)              Les compléments circonstanciels

1-      Les compléments circonstanciels de lieu (CCL)

Pour identifier un CCL, il faut poser la question « où ? » après le verbe. Un CCL peut être un groupe nominal introduit par une préposition ou un adverbe (ici, là, partout, à droite, à gauche, en haut, dedans, dehors)

2-      Les compléments circonstanciels de temps (CCT)

Pour identifier un CCT, il faut poser la question « quand ? » ou « pendant combien de temps ? » après le verbe. Un CCT peut être un groupe nominal, un groupe nominal introduit par une préposition, un adverbe (ensuite, d’abord, jamais, aujourd’hui, toujours, alors, demain), un gérondif ou une proposition subordonnée conjonctive (introduite par quand, lorsque, dès que, aussitôt que, après que, avant que, pendant que,…)

3-      Les compléments circonstanciels de manière et de moyen

Pour les identifier, il faut poser la question « comment ? » ou « au moyen de quoi ? » après le verbe. Cela peut être un groupe nominal introduit par une préposition (avec, de, à, au moyen de, par), un infinitif introduit par « sans », un adverbe ou un gérondif.

4-      Les compléments circonstanciels de cause (CCCause)

La cause présente l’origine d’un fait antérieur à un autre fait. Pour l’identifier, il faut poser la question « pourquoi ? ». Il peut être un groupe nominal introduit par une préposition (à cause de, en raison de, par suite de), une proposition subordonnée conjonctive (introduite par parce que, comme, puisque, du fait que, vu que) ou un gérondif.

5-      Les compléments circonstanciels de conséquence (CCConséquence)

La conséquence présente le résultat d’un fait. Il peut être un groupe nominal prépositionnel (introduit par à, en, jusqu’à), un groupe à l’infinitif, une proposition subordonnée conjonctive (introduite par de façon que, de sorte que, si bien que) ou une proposition subordonnée introduite par que et liée à un adverbe (si…que, tant…que)

6-      Les compléments circonstanciels de but (CCBut)

Pour l’identifier, il faut poser la question « dans quel but ? » après le verbe. Il peut être un groupe nominal prépositionnel ou un verbe à l’infinitif (introduit par pour, afin de, en vue de, dans le but de, de peur de) ou une proposition subordonnée conjonctive (pour que, afin que, de manière que, de peur que)

7-      Les compléments circonstanciels d’opposition (CCOpposition)

L’opposition consiste à mettre deux faits en parallèle pour mettre en relief une différence. Il peut être un groupe nominal prépositionnel (introduit par malgré, en dépit de, au lieu de, loin de), un groupe infinitif (introduit par au lieu de, loin de) ou une proposition subordonnée conjonctive (introduite  par quoique, bien que + subjonctif / alors que, tandis que, même si + indicatif/ quand bien même + conditionnel)

8-      Les compléments circonstanciels de condition (CCCondition)

Pour qu’une action ait lieu, il faut parfois qu’une condition soit remplie. Il peut être un groupe nominal prépositionnel (introduit par en cas de, sans, sous réserve de, à moins de), un groupe infinitif, un gérondif ou une proposition subordonnée conjonctive (introduit par si, selon que, suivant que + indicatif/ au cas où, dans l’hypothèse où + conditionnel/ à condition que, à moins que, pour peu que + subjonctif)

9-      Les compléments circonstanciels de comparaison (CCComparaison)

Il établit des rapports de ressemblance ou de différence entre deux faits. Il peut être une proposition subordonnée conjonctive introduite par comme, comme si, ainsi que, de même que.

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