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Voltaire - Poème sur le désastre de Lisbonne (Explication de texte)

Publié le par litteratureetfrancais

EXPLICATION DE TEXTE : VOLTAIRE, POEME SUR LE DESASTRE DE LISBONNE (1756)

 

INTRODUCTION

            Voltaire, grand philosophe du XVIIIe siècle, écrit en 1756, le Poème sur le désastre de Lisbonne. Celui-ci a eu lieu un an auparavant en 1755 et a causé de nombreux dégâts matériels et humains. Il se sert de son poème, véritable tableau apocalyptique, pour critiquer l’ Optimisme de Leibniz comme le montre le sous-titre du poème « examen de cet axiome : Tout est bien », théorie qui dit que rien ne peut être aussi parfait que Dieu donc le monde n’est pas parfait mais comme Dieu est bon alors il a créé le meilleur des mondes possibles et tout mal sera forcément suivi d’un bien beaucoup plus grand. Malgré sa dimension philosophique et polémique, ce poème est tout de même un hommage plein de compassion pour les victimes du tremblement de terre.

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LECTURE

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            Avec le choix de l’alexandrin, Voltaire choisit de s’inscrire dans la tradition de la tragédie : son poème en devient plus fort. En effet, le thème qu’il traite ici est tragique : une catastrophe naturelle s’abat sur des hommes qui ne peuvent pas lutter. Les rimes plates, quant à elle, relient ensemble des mots qui sont ainsi renforcés comme nous les verrons plus tard. Nous verrons donc comment à travers une description pathétique, Voltaire organise son poème en texte argumentatif pour dénoncer la pensée de Leibniz et donc l’Optimisme.

 

EXPLICATION

TITRE :

  • Titre explicatif de ce qui va suivre : Voltaire va nous parler de ce qui s’est passé à Lisbonne et nous en dresser un tableau.
  • On constate qu’il n’y a ici aucune allusion à la critique qui va suivre.
  • Il faut commenter ici le substantif « désastre » qui appartient déjà au registre pathétique que va utiliser Voltaire tout au long du poème. Le mot « désastre » signifie : drame affreux qui anéantit les projets, démolit les perspectives, détruit les espérances. Nous verrons à quel point cette définition est chère à Voltaire.

 

VERS 1 A 3 :

  • Le poème s’ouvre sur des apostrophes : « O malheureux mortels ! ô terre déplorable ! O de tous les mortels assemblage effroyable !». L’utilisation de l’interjection « ô » est typique du registre pathétique voire tragique : Voltaire cherche à inspirer de la pitié aux hommes ce qui est accentué par la présence de la syntaxe affective avec 4 points d’exclamation pour 3vers.  
  • Ces apostrophes s’adressent en effet au monde entier comme le montre l’emploi du substantif « mortels ». Voltaire a besoin que tout le monde se sente concerné par ce qu’il va dire pour pouvoir défendre ses théories.
  • Le vers 3 semble indiquer que les hommes provoquent leurs douleurs comme le montre l’adjectif « inutiles » qui l’accompagnent. De même l’adjectif « déplorable » qui signifie dans un sens un peu vieilli «  qui inspire des sentiments de douleur, de tristesse, de compassion » montre la cruauté de la vie humaine.

= > Ces premiers vers permettent à Voltaire d’interpeller le lecteur pour l’inclure dans le désastre que vivent les habitants de Lisbonne. Le pathétique et le tragique de ces vers ainsi que les apostrophes sont dignes d’une tragédie antique.

VERS 4 :

  • Il s’agit du vers qui va marquer le début de la critique de l’optimisme ainsi que la thèse qu’il veut dévaloriser.
  • « Philosophes trompés » est à nouveau une apostrophe mais celle-ci est plus brutale et cible des personnes précises : les philosophes trompés c’est-à-dire les philosophes de l’optimisme tel Leibniz.
  • Le verbe tromper signifie donner volontairement une idée erronée sur la réalité, les philosophes (qui sont des amis de la sagesse et donc de la vérité) ont été induit en erreur par Leibniz. On constate ici que Voltaire ne semble pas les accuser seulement le fait qu’ils défendent également cette philosophie en fait des trompés mais également des trompeurs.
  • « Tout est bien » qui est donc « crié » par les philosophes est leur devise. Cela signifie que même le tremblement de terre qui a détruit Lisbonne a une bonne raison s’avoir eu lieu, raison que seul Dieu connaît.
  • On peut se demander si l’utilisation du verbe « crier » n’est pas déjà une critique : les philosophes crient leur devise par-dessus les cris et les pleurs des victimes.

VERS 5 A 12 :

  • On a ici le début de la description des dégâts provoqués par le tremblement de terre : c’est une hypotypose (description réaliste, animée et frappante de la scène dont on veut donner une représentation imagée et comme vécue à l’instant.) En effet, l’impératif des verbes « accourez » et « contemplez », le pronom démonstratif « ces » et le présent du verbe « terminer » (vers 11) font de ce tableau un drame en cours ce qui permet à Voltaire d’amplifier le pathétique de la scène.
  • Le verbe « contempler » est à commenter, il est en effet polysémique :

1er sens : Considérer avec une assiduité qui engage les sens ou l’intelligence un objet qui est ou peut-être digne d’admiration = On a effectivement ici une description qui fait appel à tous les sens (« spectacle » au vers 14 ; « cris » vers 13 ; « dévore » au vers 9,…) seulement ce n’est pas un objet digne d’admiration que ce chaos.

2e sens : en philosophie cela signifie : se livrer à la considération théorétique (qui a pour objet la théorie) des principes intelligibles au terme d’une analyse discursive. Ce sens semble plus proche de ce que demande Voltaire, il veut que les philosophes de l’optimisme observe les ravages du tremblement de terre et arrêtent alors de croire que « Tout est bien ».

  • Ce passage se construit sur une succession d’accumulation anaphorique « ces débris, ces lambeaux » (vers 6), « ces femmes, ces enfants » (vers 7), « sanglants, déchirés » (vers 10) contenue dans une seule et même phrase. L’utilisation de la juxtaposition montre le chaos qui règne à Lisbonne. De plus, cette description pathétique qui cherche à provoquer la compassion du lecteur (et des philosophes ?) marque une gradation voire l’exagération : Voltaire utilise au vers 8  le substantif « marbre » qui est un matériau noble (lien avec la tragédie ?) mais il est évident que tous les bâtiments de Lisbonne n’étaient pas construits avec celui-ci.  L’expression « Cent mille infortunés » au vers 9 est hyperbolique, il n’y a pas eu plus de 50 000 victimes lors de cette catastrophe mais l’exagération permet à Voltaire d’horrifier encore plus le lecteur. Les adjectifs « entassés » et « dispersés » placés à la rime (vers 7et 8) montrent l’étendue des dégâts : Lisbonne est ravagée, cela est accentué par les expressions contradictoires « l’un sur l’autre » et « sous ces marbres »

= > Ces vers 5 à 12 sont donc un tableau apocalyptique et tragique que Voltaire offre au lecteur. Nous verrons que celui-ci va servir son argumentation comme étant un exemple de ce que « Tout n’est pas bien dans le meilleur des monde »

VERS 13 A 20 :

  • Les vers 13 et 14 s’ouvrent sur des rappels d’un tableau sensible : « cris » et « spectacle effrayant » qui permet à Voltaire de résumer ce qui a été représenté.
  • Des vers 15 à 20 se développent une série de questions rhétoriques qui vont aider le poète à détruire la théorie de Leibniz :

Tout d’abord, le verbe introducteur au futur (repris pour les 2questions) : « direz-vous » est une première attaque que l’on pourrait paraphraser par « oserez-vous dire ». De fait, le poète veut forcer les philosophes à chercher une explication plausible à ce désastre. Il se sert de la persuasion pour faire adhérer le lecteur à sa thèse.

La première question « C’est l’effet des éternelles lois qui d’un Dieu libre et bon nécessitent le choix ? » sous-entend que leur théorie est mauvaise, si Dieu est si bon il ne peut pas édicter des lois si cruelles qui font mourir des milliers de personnes.

La seconde question, précédée par l’expression « amas de victimes » introduit une réponse qu’aurait pu donner les philosophes « Dieu s’est vengé, leur mort est  le prix de leurs crimes ». Argument qu’il va contrer assez facilement avec l’image des « enfants » qui sont le symbole de l’innocence d’autant plus que ces enfants sont encore « sur le sein maternel » : Voltaire empêche ainsi les philosophes de répliquer car ils ne prouveraient alors que l’injustice de la chose.

= > Les questions rhétoriques étaient une manière pour Voltaire de donner la parole à ses adversaires tout en leur refusant un véritable droit de réponse. Voltaire ne cherche pas à convaincre (utilisation de la raison) mais bien à persuader d’où l’utilisation du registre tragique (« expirantes » vers 13, « victimes » vers 17, « mort » vers 18 ou encore « écrasés et sanglants » vers 20)

VERS 21 A 23 :

  • Il s’agit de la première fois que la ville ou le désastre a eu lieu est citée comme pour la faire vivre ce qui est tout de suite annulé par l’apposition « qui n’est plus » qui finit le premier hémistiche.
  • Ces vers opposent les villes de Lisbonne et de Paris tout en les comparant de façon rhétorique pour montrer l’incohérence de ce qui est arrivé ce qui est accentué par les rimes « vices » et « délices » qui semblent représenter la même idée seulement l’une est positive alors que l’autre est péjorative.
  • L’adjectif « plongés » (vers 22) accentue l’horreur du lecteur car il fait référence au raz-de-marée qui a suivi le tremblement de terre : pendant qu’à Lisbonne des gens se noient, à Paris on prend du plaisir ce qui est confirmé par le vers suivant « Lisbonne est abimée, et l’on danse à Paris » : la structure « et l’on » pourrait être remplacée par « alors qu’on » et serait alors accusatrice. Tout l’art de Voltaire réside dans l’implicite voire l’ironie.

VERS 24 A 28 :

  • Ici Voltaire veut montrer qu’il est facile d’être cohérent quand on n’est pas frappé par le malheur. Ainsi il dit des philosophes qui sont en paix qu’ils sont tranquilles et intrépides c’est-à-dire qu’ils ne tremblent pas devant le danger.
  • L’opposition entre les pronoms « vous » et « nous » montrent la différence qu’il y a avec les philosophes car eux ne sont compatissants que « quand ils sentent les coups » (vers 27).
  • Avec le « nous » qui englobe le poète et surement le lecteur pour créer une connivence, Voltaire apparait enfin dans le poème, il se montre tout le contraire des philosophes car lui « pleure » dès le début.

VERS 29 A 30 :

  • « Croyez-moi » : le poète s’implique cette fois totalement dans son argumentation et demande une adhésion complète car contrairement à ce qu’il dit des philosophes précédemment : lui est sincère (« légitimes ») et bouleversé (« ma plainte ») dès que la terre ouvre ses abimes. L’abime étant dans le contexte religieux l’enfer en tant que lieu souterrain réservé aux damnés et aux morts.
  • Voltaire n’a besoin que de deux vers pour exprimer sa peine alors que pour amener les philosophes à la compassion il a développé 5vers ce qui incite à nouveau le lecteur à adhérer à sa théorie.

VERS 31 A 35 :

  • Les vers 31 et 32 ont la même structure : un énoncé est italique et un présentatif qui le développe.

« Un jour tout sera bien, voilà notre espérance » : L’espérance est une disposition de l’âme qui porte l’homme à considérer dans l’avenir un bien important qu’il désire et qu’il croit pouvoir se réaliser. Ainsi cette définition, sous-entend qu’un jour, tout ira bien sur terre. Mais la polysémie du mot rend cet énoncé ambigu, en effet dans la religion chrétienne l’espérance est une vertu surnaturelle par laquelle les croyants attendent de Dieu sa grâce en ce monde et la gloire éternelle dans l’autre. Voltaire sous-entend-il que tout ne peut être bien qu’au paradis ?

« Tout est bien aujourd’hui, voilà notre illusion » remet en question l’axiome optimiste : aujourd’hui ce n’est pas le cas, il ne s’agit que d’une illusion, d’une perception erronée de la réalité ce qui rappelle le fait que les philosophes sont « trompés » au vers 4.

  • Le vers 33 est en fait une antithèse : les sages sont les philosophes qui étaient trompés au vers 4 et qui trompent ici. Le pronom personnel complément montre que Voltaire a connu cette illusion mais l’imparfait indique que c’est fini cela sera détaillé dans les vers 36 et 37.
  • De même, il confirme sa confiance en Dieu et se dit soumis, il ne s’élèvera pas contre la Providence mais cela n’empêche ni les soupirs ni la souffrance. Il ne critique pas Dieu mais ceux qui pensent que Dieu a laissé le mal sur terre. (vers 34-35)

VERS 36 A 37 :

  • Ces vers introduisent l’explication de ce qui était dit au vers 33. En effet, Voltaire a, dans sa jeunesse été crédule (d’où le fait qu’il a été trompé) et a cru à la philosophie de Leibniz. Ainsi dans une des Lettres philosophiques sur le bonheur sur terre, il a écrit : « Penser que la terre, les hommes et les animaux sont ce qu’ils doivent être dans l’ordre de la Providence est, je crois, d’un homme sage. »
  • « les séduisantes lois » dont il parle sont-elles celles de la providence ?

VERS 38 A 41 :

  • « D’autres temps, d’autres mœurs » : indique que le temps est passé ce qui est confirmé par « la vieillesse » qui lui a donné de la sagesse sens que l’on peut donner à « instruit » (qui a acquis une somme de connaissances)
  • Le verbe « éclairer » du vers 40 fait référence au siècle des Lumières : il faut sortir de « l’épaisse nuit » pour bien penser (l’épaisse nuit étant sa jeunesse). On peut également y voir une référence à la caverne de Platon : il faut sortir des profondeurs pour accéder à la lumière et donc à la connaissance.

VERS 42 A 46 :

  • Voltaire introduit ici une dernière leçon de morale qu’il place ailleurs qu’en France pour en montrer l’universalité. Ainsi, le calife (qui est un souverain musulman) veut avant sa mort rentre à Dieu ce qu’il n’a pas. Il fait alors une énumération de ce qui n’est pas au paradis (vers 46).

VERS 47 :

  • Le dernier vers s’ouvre sur un « Mais »  qui ne marque pas une réelle opposition mais plutôt combiné avec le « encore »  un ajout. Pour Voltaire, s’il n’y a plus de maux sur terre, l’espérance n’est plus alors nécessaire. Elle doit être là où les maux se trouvent.
  • On peut y voir une dernière référence mythologique à la boite de Pandore qui avait laissé échapper tous les maux de la terre mais qui avait refermé la boite sur l’espoir.

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CONCLUSION

            Voltaire réussit ici un coup de maître en plus d’exprimer sa compassion pour les victimes du tremblement de terre, il remet en cause toute la philosophie de Leibniz et montre que le seul élément vraiment positif dans le monde c’est l’espérance, mot qui termine d’ailleurs son poème.

            Cette catastrophe naturelle a bouleversé les philosophes du XVIIIe siècle même s’ils ne sont pas tous aussi pessimistes que l’est Voltaire, cela provoquera d’ailleurs un vif débat avec Jean-Jacques Rousseau qui répondra aux attaques de Voltaire sur l‘Optimisme dans sa Lettre sur la Providence publiée la même année. Finalement 3ans plus tard, en 1759, Voltaire publiera Candide ou l’optimisme dans lequel il continuera et accentuera sa critique allant jusqu’à créer un représentant de Leibniz : Pangloss et la victime de sa philosophie : Candide

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Le texte théâtral et sa représentation (Objet d'étude 1ere)

Publié le par litteratureetfrancais

Le texte théâtral et sa représentation

 

I)                   Le texte théâtral et sa représentation

1-      Les répliques des personnages

Elles sont représentées sous forme de dialogues.

La tirade : longue réplique qu’un personnage prononce sans être interrompue.

La stichomythie : dialogue dans lequel les personnages se répondent vers à vers.

L’aparté : brève réplique dite à l’écart des autres personnages et que seul le spectateur est censé entendre.

Le monologue : tirade où un personnage s’adresse à lui-même ou à un personnage absent.

2-      Les indications complémentaires

Les didascalies : indications scéniques

Les didascalies internes figurent dans les répliques des personnages.

Les autres informations : la liste générale des personnages, la mention des actes et des scènes, la liste des personnages présents sur scène et avant chaque réplique le nom du personnage qui intervient.

3-      Qu’est-ce que « représenter » une pièce ?

Rendre visible pour les yeux, le théâtre doit être incarné par des interprètes réels.

Figurer, représenter implique la notion d’illusion.

Présenter à nouveau, chaque mise en scène renouvelle donc le texte.

Donner une certaine vision du monde, le texte théâtral donne une image du monde et des hommes propre à l’auteur.

4-      Une œuvre collective : les créateurs et les intervenants

L’auteur écrit le texte de la pièce.

La troupe (metteur en scène, acteurs, techniciens, scénographe, régisseur)

Le public sans qui la pièce n’existe pas vraiment.

5-      Une œuvre en contant renouvellement

L’œuvre théâtrale est toujours figée (car le texte ne change pas) et pourtant jamais terminée (nouvelles interprétations et représentations)

 

II)                Le théâtre antique : naissance de la tragédie et de la comédie

1-      Origines religieuses du théâtre grec : le culte de Dionysos

La tragédie tire son origine de célébration religieuse en l’honneur de Dionysos.

La comédie est issue des réjouissances populaires.

2-      Conditions matérielles et composantes d’une pièce

Le lieu théâtral : le spectacle avait lieu en plein air, la scène était un espace circulaire

Les acteurs et le chœur, il n’y avait au début qu’un seul acteur. Les acteurs échangent avec le coryphée. Le chœur est composé d’une douzaine de personnages, il intervient à des moments forts pour encourager le protagoniste, le conseiller, commenter la situation.

A l’origine les parties parlées alternaient avec les parties chantées par le chœur.

3-      Auteurs tragiques, auteurs comiques grecs

Les trois plus grands dramaturges sont Eschyle, Sophocle et Euripide.

Le théoricien de la tragédie, Aristote, en a énoncé les principes : imiter le monde réel et susciter « terreur et pitié » des spectateurs.

Grâce à la catharsis, le spectateur se libère de ses angoisses et de ses sentiments inavouables en les vivant à travers les personnages.

La comédie ancienne met en scène des personnages contemporains qu’elle attaque en les ridiculisant alors que la comédie nouvelle s’attaque aux travers et aux vices des hommes.

4-      Les dramaturges latins, héritiers des Grecs

Les trois noms à retenir sont : Sénèque, Plaute et Terence. Le premier pour ses adaptations de tragédies grecques, les suivant pour leurs comédies. Plaute a beaucoup inspiré Molière.

 

III)              Le théâtre aux XVIIe et XVIIIe siècle

1-      Le théâtre du Moyen-Age au début du XVIIe siècle

Avec les mystères, le théâtre du Moyen Age garde sa dimension religieuse. Les farces, quant à elle, sont un théâtre comique populaire. Le théâtre baroque représente la violence et la démesure qui règnent après les guerres de Religion

2-      L’équilibre classique

Le retour à l’ordre et à la raison (1630-1660) : Les dramaturges recherchent le naturel et l’harmonie et une plus grande unité de ton. Ils ont pour but d’instruire et plaire. La tragédie et la comédie trouvent la faveur d’un public qui apprécie les divertissements sociaux.

Les règles de la tragédie classique font apparaitre une conception pessimiste de l’homme. Les dramaturges s’imposent des règles contraignantes pour créer l’illusion théâtrale (imiter les écrivains antiques, écrire en alexandrins, composer cinq actes, utiliser des héros aristocratiques, respecter la règles des trois unités, la bienséance et la vraisemblance)

Molière se sert des formes antiques de la comédie. Il en pratique toutes les formes (farces, comédie d’intrigue, de caractère, comédie-ballet,…). Il donne parfois une dimension satirique engagée contre des vices de la société.

3-      Le théâtre au siècle des Lumières

La tragédie ne convient plus au siècle des Lumières, elle devient une tribune alors que la comédie s’épanouit. Le théâtre de Marivaux est un théâtre du cœur mais aussi plus engagé. Ce théâtre est très souvent censuré pour ses critiques contre le pouvoir.

Diderot invente le drame bourgeois : comédie sérieuse qui met en scène des situations pathétiques et exalte les bons sentiments. Le drame romantique du XIXe siècle s’en souviendra.

 

IV)             Le théâtre du XIXe siècle à nos jours

1-      Le XIXe siècle : du drame romantique au vaudeville

Les conventions du théâtre classique ne sont plus adaptées pour les romantiques (Hugo). Ils se servent de Shakespeare comme modèle. Leur but est de mélanger les registres, le sublime et le grotesque. Le drame romantique disparait rapidement au profit du roman et de la poésie.

Des dramaturges reprennent les recettes de la comédie dans le vaudeville : action endiablée, esprit satirique. La farce réapparait sous une forme provocatrice surtout fondé sur l’humour noir.

2-      Diversité du théâtre au XXe siècle

Les auteurs reprennent les grands thèmes traités par la tragédie depuis l’Antiquité en se réappropriant les mythes et les personnages pour parler des préoccupations contemporaines. (Giraudoux, Anouilh)

Les philosophes se servent du théâtre pour mettre à la portée du public les grands problèmes de leur temps.

Les dramaturges expriment l’absurdité tragique de l’existence humaine, privée de repères religieux ou des valeurs humanistes. C’est le comique de l’absurde. Les personnages évoluent souvent dans un univers déshumanisé.

Le théâtre revient aux ressorts élémentaires du théâtre avec des personnages plus individualisés et les dialogues sont plus considérables. L’action repose sur des conflits.

 

V)               Les conventions théâtrales

1-      Les conventions de l’illusion

Le statut du spectateur : se déplacer, garder le silence, ne pas intervenir, croire à ce qu’il voit. Avec les applaudissements, le spectateur reprend son identité et juge alors l’acteur.

Il y a deux lieux au théâtre : un lieu réel et un fictif. Le spectateur admet l’absence du 4e mur. Ces conventions sont brisées quand l’acteur vient jouer dans la salle. Certaines pièces représentent du théâtre dans le théâtre (lieu est alors triple). Le lieu caché des coulisses est double (lieu des acteurs, lieu de la fiction)

Le temps est lui aussi double : le temps du spectacle et celui de la fiction.

2-      Les conventions de l’énonciation

Le discours théâtral est marqué par la double énonciation (les personnages parlent ensemble, et à l’intention du public). L’auteur, le metteur en scène et les acteurs adressent un message indirect au public.

Une convention veut que le personnage ignore la présence du public dans la scène. Le monologue et l’aparté rompent avec cette convention. Ils permettent de créer une connivence avec le public et le personnage. Le spectateur entre alors dans la pièce.

 

VI)             Analyser la structure d’une pièce

1-      Les divisions traditionnelles d’une pièce

Traditionnellement, elle est formée d’un à cinq actes. En général l’acte culminant est au troisième acte. Les actes sont eux-mêmes divisés en scènes.

A l’origine, les entractes étaient utilisés pour l’entretien des chandelles et le changement de décor.

2-      La structure générale d’une pièce

L’action est la suite des événements et des faits qui se succèdent dans une pièce.

Le sujet est en quête d’un objet, il est secondé par des adjuvants et des affronte des opposants.

Le nœud dramatique résulte d’un conflit de forces.

L’intrigue est la succession des incidents qui précipitent, compliquent ou retardent l’action.

L’exposition (la première scène) fournit les éléments nécessaires à la compréhension de la situation et les grandes lignes du conflit. Le dénouement apporte la résolution du nœud de l’action.

Le coup de théâtre est une péripétie qui bouleverse de façon inattendue la situation ou le dénouement. Le quiproquo est un malentendu, une méprise qui fait du dialogue théâtral une sorte de dialogue de sourd.

3-      La recomposition du temps et le rythme d’une pièce

Il faut limiter l’action de la pièce à un moment de crise et faire coïncider les deux temps du théâtre, il recompose le temps avec des ellipses, il tire parti des entractes.

Il rythme la pièce grâce à la longueur des scènes, à l’enchainement des répliques et des silences.

 

VII)          Etudier un extrait de théâtre

1-      L’intérêt dramatique de la scène dans la pièce.

La scène d’exposition : informations sur le passé ? Identité des personnages ? Relations entre les personnages ? Part d’inconnu ? Attentes du spectateur ?

Le dénouement : Solution à/aux action(s) ? Dénouement attendu, surprenant, fermé ? Perspectives ?

La scène d’action : Tournant dans l’action ? Scène d’épreuve, d’aveu ? Scène de conflit, de débat ? Quel enjeu ? Coup de théâtre ? Quiproquo ? Rythme de la pièce ?

La pause dans l’action : Quelle forme ? Monologue ? Délibération intérieure ? Attente de cette pause ?

2-      Les personnages

Le statut du personnage : personnage principal, secondaire ? Figurants ?

La peinture du personnage : Physique ? Statut familial, social ? Emotions ? Sentiments ? Caractère ?

Le statut littéraire des personnages : Types ? Traditionnels ? Originaux, inédits ? En rupture avec leur époque ?

3-      L’effet sur le spectateur

Le registre : Quel type de comédie (visuel, situation, mots, répétition, absurde) ? Quel type de tragédie (type de fatalité : divine, humaine, sociale, politique, intérieure ; « terreur et pitié » ; violence) ? Quel type de drame (différents registres, comment sont-ils mélangés ?) ?

La théâtralité : L’implication du public, les éléments pour jouer le texte (spectaculaire, efficacité), difficultés d’interprétation.

4-      Le sens de la scène : l’intention de l’auteur.

La présence et l’implication de l’auteur : Oui/Non ? Comment ?

Le message de la scène : Enjeux ? Intentions de l’auteur ? Message (explicite, implicite) ?

 

VIII)        Etudier une représentation théâtrale

1-      Les éléments matériels

Le lieu et l’espace scéniques : L’environnement, la scène voire les coulisses.

Décors, costumes et accessoires : Décor réaliste, minimaliste, symbolique ? Rôle du costume ? Accessoires réalistes ou de distance ?

Sons et lumières : La bande-son crée l’atmosphère et souligne les moments de l’action, L’éclairage peut avoir une valeur symbolique, Les effets spéciaux.

La théâtralité de la pièce : elle désigne la mise en scène et lui donne son efficacité sur le spectateur. Ces éléments sont fournis par les didascalies.

2-      Les intervenants

Le metteur en scène apparait dès le XVIIIe siècle sous le nom de régisseur. Au XIX e siècle, le metteur en scène apparait au sens moderne du mot. Il interprète selon sa sensibilité le texte qui n’est qu’un élément du spectacle. Il est l’auteur du spectacle. Il dirige et coordonne les acteurs.

Les acteurs incarnent les personnages qu’ils interprètent. Leur jeu se construit à partir des déplacements, gestes, regards, voix…

Le scénographe et les techniciens. Le scénographe organise techniquement l’espace scénique et définit les rapports entre scène et salle. Les techniciens participent à a scénographie.

éditions Hatier année 2011

Publié dans Objet d'étude 1ere

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Maupassant - La parure (19e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

La parure de Maupassant

Personnages principaux

  • M Loisel
  • Mme Mathilde Loisel
  • Mme Jeanne Forestier

Résumé

C’est une belle femme mais née dans une famille d’employés, elle épouse donc un homme qui accepte qu’elle n’a pas de dot. Elle est malheureuse, elle rêve de délicatesse et de luxe. Elle rêve de tout ce qu’elle n’a pas alors que son mari se satisfait et savoure même un simple pot-au-feu. Elle se sente faite pour le luxe mais n’y a pas accès ce qui la désespère. L’une de ses amies du couvent est riche mais elle ne la voit plus beaucoup tant son statut l’attriste. M Loisel est tout heureux d’avoir reçu une invitation pour la soirée donnée par le ministre. Il ne comprend pas l’agacement de sa femme qui, elle, ne voit que le ridicule de la situation : elle n’a rien à se mettre pour une telle soirée. Il lui demande pourquoi elle pleure. Mathilde se calme alors et lui dit de donner l’invitation à quelqu’un d’autre car elle n’a rien à se mettre. Il est prêt à débourser pour qu’elle s’achète une nouvelle tenue qu’elle pourra reporter. Elle lui demande 400 francs qu’il lui concède même s’il avait économisé cette somme pour un fusil et des parties de chasse. M Loisel s’inquiète, la fête approche et sa femme est triste. Elle regrette de ne pas avoir de beaux bijoux, il lui dit de se parer de quelques roses naturelles. Son mari lui dit alors d’emprunter des bijoux à Mme Forestier. Cette idée la remplit de joie. Son amie lui tend la boite à bijou et lui dit de choisir ce qui lui plait. Elle emprunte une rivière de diamants que son amie lui prête sans hésiter. Elle fait sensation lors de la soirée, elle est ivre de bonheur. Lors du départ, elle se dépêche de partir pour que personne ne voie son pauvre manteau, ils rentrent à pied ne trouvant pas de fiacre. Gelés, ils finissent par trouver un vieux coupé pour finir le trajet. Ils rentrent, trustes : lui car il doit travailler quelques heures plus tard, elle car son moment de gloire est fini. Elle crie quand elle réalise qu’elle n’a plus la rivière de diamants. Ils se mettent à la chercher partout, totalement paniqués. Elle sait qu’elle l’avait encore en quittant le ministère. Ils n’ont pas fait attention au numéro du fiacre. Son mari va refaire le trajet fait à pied au cas où. Elle est sous le choc et ne bouge pas alors que M Loisel cherche partout et propose des récompenses. Il lui fait écrire à Mme Forestier qu’elle fait réparer la parure pour gagner du temps mais une semaine plus tard le bijou n’est pas réapparu. Il va falloir le remplacer. Ils vont chez le bijoutier qui a fait l’écrin mais ce n’est pas lui qui a fait la rivière. Désespérés, ils vont de bijouterie en bijouterie pour essayer de trouver la même rivière ou une qui correspond à leur souvenir. Celle qu’ils trouvent vaut 36000 francs. M Loisel s’endette à vie et est épouvanté, il va chercher la nouvelle rivière. Il ne sait même pas s’il pourra un jour rendre tout cet argent. Mme Forestier, irritée du retard, n’ouvre même pas l’écrin ce que craignait Mme Loisel. Elle accepte héroïquement sa nouvelle vie de miséreuse. Elle fait toutes les corvées, ils doivent économiser le moindre sou pour faire face aux billets, ils doivent en faire d’autre. Ils vivent ainsi pendant dix ans. Ils ont tout remboursé. Mme Loisel est maintenant comme toutes les femmes pauvres mais elle rêve encore de cette soirée où elle était belle et admirée. A chaque fois, elle se demande ce qui serait arrivé si elle n’avait pas perdu la rivière. Lors d’une promenade, elle voit Mme Forestier, toujours jeune et belle. Elle ne sait que faire : va-t’elle lui parler ? Tout lui avouer ? Mme Forestier ne la reconnait pas ce que Mathilde lui explique. Pourquoi Mme Forestier semble-t’elle étonnée que Mme Loisel ait remplacé la parure ? Mme Forestier, très émue, lui annonce alors que sa rivière était fausse, elle ne valait même pas 500 francs.

Publié dans 19e siècle

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Mérimée - La partie de trictrac (19e siècle)

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La partie de trictrac de Mérimée

 

Personnages principaux

  • « je » = narrateur n°1
  • Le capitaine = narrateur n°2
  • Roger
  • Gabrielle
  • Le lieutenant Hollandais
  • Le capitaine de La Galatée

Résumé

Le narrateur n°1 est embarqué pour un long voyage. Il présente ses supérieurs. L’équipage s’ennuie. Le narrateur veut emprunter le poignard du capitaine pour se divertir comme l’un des autres matelots. Celui-ci refuse. Le poignard a une valeur sentimentale ? Le capitaine raconte l’histoire du lieutenant Roger. Il le décrit comme quelqu’un de bien, très généreux mais qui voulait se faire aimer. Arrivée de Gabrielle qui plaisait beaucoup aux marins surtout à cause d’une histoire qu’on racontait sur elle : elle aurait été entretenue par un sénateur avant de devenir actrice pour être indépendante. Roger a tenté de séduire Gabrielle mais elle l’a rudement repoussé. Plus elle le repoussait, plus sa passion augmentait. Elle a des petits soucis à cause d’une garnison de marins. Robert prend sa défense, se bat avec certains et gagne. Quand le capitaine sort de l’hôpital, il trouve Roger et Gabrielle en train de diner ensemble en toute intimité. Ils passent trois mois dans un bonheur parfait. Arrivée des Hollandais qui veulent jouer. Roger, qui ne joue pas d’habitude, veut sauver l’honneur de son pays,  il gagne puis perd. Roger se laisse aller à jouer surtout au trictrac. Il perd presque quatre mille francs alors qu’il fait ménage commun avec Gabrielle. Il en arrive à jouer les derniers napoléons du ménage. Lors de la dernière partie, la chance semble tourner en sa faveur mais le Hollandais s’entête. Ce dernier perd quarante mille francs, Roger ne les veut pas mais le Hollandais insiste : il a bien joué mais a perdu. Le Hollandais s’est suicidé pendant la nuit. Gabrielle veut dépenser tout cet argent à Paris. Roger semble tourmenté par la mort de l’autre joueur. Gabrielle ne comprend pas les remords de Roger, elle ne peut pas plaindre un joueur qui a perdu. Il lui avoue qu’il a triché ce qui explique son état. Elle préfèrerait le savoir meurtrier que tricheur. Roger a pensé se suicider mais il sait que tout le monde comprendra et il ne veut pas que sa mémoire soit bafouée. Roger devient taciturne et s’isole. Il critique le peuple de Hollande tout en cherchant à avoir des nouvelles de la famille du suicidé. Un jour, Roger trouve un billet : il croit à l’infidélité de Gabrielle et en devient fou. L’amour est la seule chose qui le raccroche à la vie. Il l’accuse de se faire payer, elle réplique qu’au moins elle ne vole pas. La capitaine arrive au moment où Roger écrit ses lettres d’adieux : l’une d’elle lui est adressée. Le capitaine ne comprend pas ce choix jusqu’à ce que Roger lui raconte l’histoire de la partie de  trictrac. Il tente de le consoler, sans succès. Roger ne se voit plus aucun avenir. Gabrielle revient alors en le suppliant de la pardonner car elle l’aime. Il répond qu’il ne peut pas vivre avec ce qu’il a fait. Elle le prévient qu’elle le suivra dans la mort. Il est recruté sur une frégate, la mission est dangereuse mais le capitaine lui fait comprendre qu’il vaut mieux mourir ainsi. Il a distribué la moitié de l’argent aux pauvres et a donné le reste à Gabrielle. Leur voyage sur La Galatée est rendu plus périlleux par l’incompétence de leur capitaine. Rien ne peut distraire Roger de ses tristes pensées. Il s’isole même sur la frégate et ne fait pas plus que son devoir. Le capitaine, son ami, avait alors tenté avec beaucoup de conviction de montrer à Roger qu’il avait, en fait, simplement fait cela par amour et que c’était bien. Avec du recul, il trouve qu’il était encore bien jeune pour dire et penser cela. Roger lui répond qu’il n’est pas dupe : au moment où il a triché, il ne pensait à rien d’autre qu’à l’argent. D’ailleurs il n’est plus capable d’aimer depuis. Roger explique que le capitaine de La Galatée n’a pas choisi la bonne solution pour le combat contre les Anglais. Roger s’n fiche mais plaint son ami. Roger lui demande de le jeter à la mer s’il n’est que blessé et non tué. Après hésitation, le capitaine accepte par amitié pour lui. Le combat en plus d’être inégal est mal mené par le capitaine de La Galatée. Les dégâts matériels et humains sont importants. Roger est blessé, il supplie son ami de le jeter à la mer mais celui-ci hésite ? Roger jure de le maudire s’il manque à sa parole. A ce moment-là, le récit du capitaine est interrompu par le passage d’une baleine. Le narrateur n°1 et donc le lecteur ne sauront jamais comment est mort le lieutenant Roger.

Publié dans 19e siècle

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Louise Labé - Sonnet 8 (Explication de texte)

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EXPLICATION DE TEXTE : LOUISE LABE SONNET 8

 

INTRODUCTION

            Ce sonnet a été écrit par Louise Labé au XVIe siècle et publié en 1555 sous le titre Œuvres qui regroupe des types de textes différents (Sonnets, Elégies, Débat de Folie et d’Amour). Il s’agit du 8e sonnet d’un recueil en comportant 24 (si l’on compte le 1er sonnet intégralement écrit en italien). Il s’agit d’un sonnet d’inspiration pétrarquiste (inspiration que l’on rencontre fréquemment à cette époque jusque dans les écrits de la Pléiade avec Ronsard par exemple)  basé sur la contradiction des sentiments amoureux.

Petite pause

LECTURE

Pause 5 secondes

            Il s’agit donc d’un sonnet amoureux écrit en décasyllabe sur le modèle abba abba cdc cdd. Celui-ci est écrit par une femme ce qui bouleverse les topoï établis par une littérature majoritairement masculine. Ainsi, Louise Labé, que l’on peut supposer être l’amante ici représentée, utilise un « je » lyrique grâce auquel elle exprime le désordre de son âme provoqué par l’Amour. Les quatrains décrivent la contradiction des sentiments amoureux alors que les tercets en donnent une explication. Ce sonnet mélange tous les effets de l’Amour et montre en fait le cri d’une amante qui souffre de sa situation et de l’absence de son amant.

 

EXPLICATION

VERS 1 :

  • Le sonnet s’ouvre sur le pronom personnel sujet de P1 « je » ce qui marque la forte implication de l’amante dans le sonnet ainsi que sa grande sensibilité.
  • Les termes antithétiques « vis/ meurs, brule/noye » coordonnés ou en parataxe (c’est-à-dire simplement séparés par une virgule) rendent compte de la souffrance amoureuse et de l’inconstance de l’amour. En effet, la mort par noyade apporte le froid contrairement à la mort par brulure (ce qui sera repris dans le vers suivant)
  • Louise Labé s’est clairement inspirée du Canzoniere de Pétrarque comme le montre ces vers :

Sonnet 134 : « et je crains et j’espère, je brule et je suis glacé »

Sonnet 178 : « me rassure et m’effraye, me brule et puis me glace »

  • Ce 1er vers explore donc déjà les différentes sentiments contradictoires que ressent l’amante.

VERS 2 :

  • La métaphore de la brulure toujours combinée au froid est reprise dans ce vers. L’adjectif « extrême » montre à quel point les sensations sont amplifiées voire incontrôlables.
  • Le verbe « endurer » qui signifie subir qqch de pénible combiné à l’utilisation du gérondif montre la passivité de l’amante ou plutôt son incapacité à faire autre chose que subir et que ces sentiments quoique totalement opposés sont simultanés.

VERS 3 :

  • C’est la 1ere fois que le vers ne s’ouvre pas avec un pronom de 1ere personne, en effet en plus des sentiments de l’amante la « vie » (Il faut faire une diérèse afin d’avoir un décasyllabe) semble être le centre du poème tant qu’elle reste liée à l’amour
  • La construction binaire en parallélisme avec la reprise de la conjonction « et » montre qu’il n’y a pas de juste milieu possible : le sentiment amoureux provoque un désordre de l’âme qu’il faut subir.
  • De même, on pourrait voir dans ce vers comme dans tout le sonnet une allusion érotique au sexe masculin avec les adjectifs « molle » et « dure » voire à la relation charnelle comme au vers 13 avec une allusion à un plaisir suprême. Cela constituerait une représentation de l’amant dans le sonnet.

VERS 4 :

  • La confusion s’amplifie ici.
  • La définition du participe passé entremêlé  résume bien le problème rencontré dans ce sonnet : mettre ensemble des choses qui ont entre elles une différence plus ou moins nette => il s’agit ici des ennuis et de la joie qui ne sont pas connus pour être vécu en même temps comme le montre leur signification. Ennuis : abattement causé par une grave peine + étymologiquement : tristesse profonde. Joie : émotion vive, limitée dans le temps, satisfaction effective ou imaginaire.
  • On constate que le sens du substantif  « joie » peut expliquer l’état de l’amante, en effet comme la joie ne peut pas durer elle est forcément mêlée à une tristesse qui traduirait une sorte d’appréhension.
  • Pour finir l’utilisation de l’adjectif « grans » semble indiquer que l’amante connait plus de souffrance que de bonheur.

VERS 5 :

  • « Tout à un coup » : précipitation du temps et intensité plus forte avec à nouveau le pronom personnel de P1 comme sujet qui est cette fois-ci répété devant chaque verbe comme pour insister sur le fait qu’il n’y a que l’amante qui souffre et qu’elle est donc au centre du poème. Avec « Tout en un coup » qui ouvre le vers 8 on a à nouveau affaire à un sonnet qui se clôt sur lui-même tel un cercle parfait.
  • On retrouve ici le je lyrique car Louise Labé exprime des sentiments intimes afin de communiquer au lecteur sa propre émotion. (Lyrique : se dit de la poésie qui exprime des sentiments intimes au moyen de rythmes et d’images propres à communiquer au lecteur l’émotion du poète, et de ce qui appartient à ce genre de poésie.)

VERS 6 :

  • Le « grief » (à prononcer en une seule syllabe : synérèse) est un dommage que l’on subit (on revient à nouveau à cet état passif de l’amante) et le tourment est une vive souffrance causée par l’amour.
  • Il y a donc toujours contradiction dans les sentiments qu’éprouvent l’amante et cette ambivalence semble être difficile à exprimer
  • La reprise du verbe « endurer » (déjà rencontré au vers 2) semble montrer que l’amante s’abandonne au plaisir et à la souffrance.

VERS 7 :

  • Ce vers nous fait comprendre que c’est le bonheur qui est inconstant, il s’en va et dure.
  • Cette image est également une représentation de l’amant qui ne peut être constamment présent : l’amour dure à jamais mais il s’en va (c’est-à-dire qu’il diminue) lorsque l’objet de l’amour est absent.
  • Ainsi, « mon bien » peut se comprendre de deux façons : comme le bien-être de l’amante ou alors comme ce qui lui appartient c’est-à-dire le cœur de son amant.
  • L’expression « à jamais » est caractéristique des poèmes amoureux parlant d’un amour éternel, seulement  cela s’oppose à « tout à un coup » et « tout en un coup » qui marque des évènements ponctuels. L’éternité ne semble possible que dans le souvenir ce que confirmera le sonnet suivant.

VERS 8 :

  • Dans ce vers, l’amante se compare à une fleur (métaphore à nouveau traditionnelle) qui fane et éclot en même temps (caractère universel de l’amour ?) = il y a à nouveau simultanéité entre des évènements contradictoires accentué par le « tout en un coup ».
  • Louise Labé réussit donc toujours à utiliser des éléments traditionnels qu’elle détourne pour exprimer les sentiments de l’amante et non de l’amant comme cela est habituel. De fait, les poèmes amoureux sont la plupart du temps écrits par des hommes et donc traités selon leur point de vue, le fait d’avoir ici les sentiments de l’amante est donc une innovation intéressante.

= Les deux premiers quatrains se répondent : en effet le chiasme sémantique du vers 1 « je vis, je meurs » et du vers 8 « je sèche, je verdoye » montrent l’incessant recommencement de la souffrance et de la joie qui depuis le début se combinent dans les vers.

 

VERS 9 :

  • Ce 1er vers du tercet marque une rupture comme l’indique l’adverbe « ainsi » qui débute le vers, en plus d’introduire l’idée imminente d’une explication des contradictions, il sous-entend une idée de fatalité.
  • Amour, ici personnifié, apparait par sa position en sujet de la phrase. Cela montre qu’il est le seul responsable de l’état de l’amante confirmé par le pronom personnel de P1 complément du verbe « mener » : ‘amante est passive, elle subit les effets de l’amour.
  • De plus, l’adverbe « inconstamment » est à commenter : il apparait pour la première fois ici dans ce vers central du sonnet alors qu’il en est le thème depuis le début. Il peut de plus avoir une double interprétation : en effet qualifie-t’il les sentiments ? ou l’amante elle-même ?

 

VERS 10 – 11 :

  • Les deux vers fonctionnent ensemble, le vers 10 énonce une condition temporelle qui marque un décalage avec la perception sensorielle du vers 11. Le passage entre la douleur et la joie se fait inconsciemment comme le montre l’expression « sans y penser » (vers 11) qui s’oppose à « quand je pense » (vers10).
  • Les sentiments sont tellement entremêlés que l’amante ne sait plus les distinguer

 

VERS 12 – 13 :

  • Ces deux vers comme les deux précédents fonctionnent en couple mais s’opposent aux vers 10 et 11 : les premiers exprimaient la certitude (trompée) du malheur alors qu’ici il s’agit de l’expression du bonheur.
  • Le poème s’articule entre les différentes contradictions et marque l’aspect cyclique des sentiments, l’amante est toujours au centre du poème avec les pronoms possessifs de P1
  • De plus avec les expressions « être en haut » et « désiré heur » on voit que la joie de l’amante est extrême. Le poème amoureux s’arrêterait là avec l’idée d’un bonheur extrême qui serait supérieur au malheur que l’on peut ressentir, ce n’est pas ce que fait Louise Labé !

 

VERS 14 :

  • Le malheur réapparait ici et clôt le sonnet dans une volonté à nouveau de faire un poème clôt sur lui-même avec le vers 1 qui s’ouvre sur la vie et donc la joie, le poème se termine sur le mot « malheur » : élément surprenant pour un sonnet amoureux !
  • L’amante est toujours passive ici, le « il » qui la replonge dans le malheur représente l’amour du vers 9 mais aussi certainement l’amant encore et toujours absent dans la vie de l’amante et dans le sonnet sauf dans ces dernières rimes (rime d) seules à être masculines : les rimes étant jusque ici exclusivement masculines (exemples…) marque à nouveau l’originalité de ce sonnet écrit par une femme et qui met en avant la femme.

= Ces deux tercets s’opposent aux quatrains avec leur côté réflexifs (car Louise Labé cherche à comprendre pourquoi ses sentiments sont ainsi) comme le montre la forte présence des verbes de pensée et de croyance « je pense », « je crois ». De plus, c’est ici qu’on a clairement l’explication des contradictions des premiers quatrains : Amour provoque le désordre de l’âme.

Pause 5 secondes

CONCLUSION

            Louise Labé a donc utilisé en plus d’une forme traditionnelle (le sonnet), des thèmes traditionnels (la fleur, l’éternité) pour tenter d’exprimer et d’analyser les sentiments amoureux du point de vue de l’amante qui s’avère être totalement différent de celui de l’amant que l’on a l’habitude de lire.

Le sonnet 8 qui est l’un des plus connus de Louise Labé fait en fait partie d’un binôme avec le sonnet suivant. En effet, dans le sonnet 7, l’amante espérait une rencontre avec l’amant, le sonnet 8 exprime les conséquences de cet espoir et de l’amour ressenti et le sonnet 9 se présente comme une échappatoire au malheur inhérent au bonheur amoureux, échappatoire qui n’a lieu que dans le rêve, l’illusion.

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Orwell - La ferme des animaux (20e siècle)

Publié le par litteratureetfrancais

La ferme des animaux d’Orwell

 

Personnages principaux

  • M Jones
  • Mme Jones
  • Sage l’Ancien : cochon
  • Filou : chien
  • Fleur : chienne
  • Constance : chienne
  • Malabar : cheval
  • Douce : jument
  • Edmée : chèvre
  • Benjamin : âne
  • Lubie : jument
  • Moïse : corbeau
  • Boule de neige : cochon
  • Napoléon : cochon
  • Brille-Babil : cochon
  • M Pilkington
  • M Frederick
  • M Whymper

Résumé par chapitres

Chapitre 1 : Une fois la nuit tombée, les animaux se réunissent autour de Sage l’Ancien qui va leur raconter son rêve. Avant cela, il leur dit que si les animaux sont malheureux c’est à cause de l’homme. Il leur chante leu nouvel hymne : Bêtes d’Angleterre. La réunion est interrompue par un coup de fusil tiré par le fermier.

Chapitre 2 : Sage l’Ancien est décédé. Les autres cochons ont créé l’Animalisme. La révolte a lieu, ils ont chassé les hommes de la ferme. Ils ont édicté sept commandements. Ils ont trait les vaches avant d’aller faire le foin. Où est le lait ?

Chapitre 3 : Les cochons ont pris le pouvoir, ils commandent aux autres animaux et profitent du meilleur car ils doivent préserver leur santé pour éviter le retour du  fermier. Ils ont même un drapeau et des réunions régulières. Suivant leur intelligence, les animaux ont appris à lire et à écrire. Malabar travaille énormément pour affronter tous les problèmes.

Chapitre 4 : Les hommes tentent de reprendre la ferme car l’hymne et les exploits des animaux de Jones se répandent et commencent à semer le trouble dans les autres fermes. La bataille de l’Etable a lieu. Les animaux étaient prêts, un seul d’entre eux est mort. Malabar et Boule de neige ont été décorés pour leur bravoure.

Chapitre 5 : Lubie a rejoint les hommes, elle aimait trop le sucre et les rubans. Napoléon a chassé Boule de neige grâce aux chiots qu’il a dressés, il est un vrai tyran mais les autres animaux ne le remarquent pas. Il a annulé tous  les votes et prend toutes les décisions. Il va faire construire le moulin à vent proposé par Boule de neige en disant que c’était son idée mais qu’elle lui a été volée. Brille-Babil est son porte-parole auprès des autres animaux.

Chapitre 6 : Napoléon fait du commerce avec les hommes pour entretenir la ferme, cela ne plait pas aux animaux mais ils sont à nouveau manipulés, les cochons s’installent dans la maison et ont tout ce qu’ils veulent. Les autres animaux, même s’ils doutent, ont trop peur du retour des fermiers pour dire quelque chose. Ils construisent avec beaucoup de mal le moulin et n’ont pas de grosse récompense : ils mangent à peine plus que du temps de M Jones. Une nuit, une tempête démolit ce qu’ils ont entrepris, Napoléon accuse Boule de neige et met une prime sur sa tête, il veut le juger.

Chapitre 7 : Napoléon dit de Boule de neige qu’il a toujours été du côté du fermier ce qui horrifie les autres animaux. Il fait exécuter tous ceux qui lui sont contraires en les forçant à avouer qu’ils sont complices de Boule de neige. Ce massacre démoralise les autres bêtes, Douce, qui ne dit rien, voit bien qu’on est loin du rêve de Sage l’Ancien. L’hymne Bêtes d’Angleterre est interdit car le Soulèvement est terminé.

Chapitre 8 : Napoléon se fait ériger comme grand personnage. Tous le vénèrent. Ses affaires tournent mal, la ferme est attaquée, le moulin, à peine terminé, est détruit. A cause de l’alcool, Napoléon est presque mort. Un soir, Brille-Babil est trouvé près du mur des sept commandements, les animaux sauf peut-être Benjamin, n’ont toujours pas compris que Napoléon arrange les commandements à son avantage.

Chapitre 9 : Malabar veut reconstruire le moulin après le passage des hommes et de leur dynamite. Il se tue à la tâche en pensant à sa retraite qui doit commencer un mois plus tard. Napoléon l’a envoyé à l’abattoir mais Brille-Babil leur raconte des mensonges qu’ils croient tous. Les cochons ont bu pour commémorer sa mort. Napoléon veut que personne n’oublie ses devises.

Chapitre 10 : Les cochons se confondent avec des hommes, ils marchent sur deux pattes, s’habillent et jouent aux cartes. Les commandements n’existent plus et il n’y a plus beaucoup d’animaux pour se souvenir du Soulèvement et de la vie d’avant. Des fermiers visitent la ferme et discutent avec les cochons : on ne les distingue plus les uns des autres.

Publié dans 20e siècle

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Racine - Iphigénie (17e siècle)

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Iphigénie de Racine

 

Personnages principaux

  • Agamemnon
  • Achille
  • Ulysse
  • Clytemnestre
  • Iphigénie
  • Eriphile
  • Arcas
  • Eurybate
  • Aegine
  • Doris

Résumé par actes

Acte 1 : Agamemnon réveille Arcas, son confident. Il lui raconte ses malheurs : pour pouvoir y arriver et vaincre Troie, il a promis de sacrifier sa fille Iphigénie. Il veut que son ami l’en empêche sans pour autant révéler son triste secret. Iphigénie est promise à Achille. Achille est content de l’arrivée prochaine d’Iphigénie pour pouvoir l’épouser. Agamemnon lui demande donc si c’est une bonne idée juste avant une guerre. Il propose pour sauver sa fille de ne pas se rendre à Troie pour la guerre mais Achille lui dit qu’il refuse d’être un lâche. Ulysse rappelle à Agamemnon qu’il a promis sa fille et que les Grecs comptent sur lui. Agamemnon dit à Ulysse que les grands discours sont faciles dans sa position à lui. Il promet de sacrifier sa fille si elle arrive mais de ne pas contrarier les dieux qui voudraient la sauver. Eurybate annonce à Agamemnon l’arrivée de sa femme et de sa fille accompagnée d’Eriphile. Il dit aussi que tous admirent Iphigénie. Ulysse autorise Agamemnon à pleurer sa fille. Celui-ci lui demande d’amener Iphigénie à Calchas pendant qu’il éloignera sa femme.

Acte 2 : Eriphile explique à Doris tous ses malheurs : elle ne sait pas qui elle est, elle allait le découvrir à Lesbos quand Achille a tout dévasté et l’a faite prisonnière. Elle est tombée amoureuse d’Achille qui va épouser Iphigénie qui la considère comme une amie. Elle lui annonce que si le mariage a lieu, elle se tuera pour fuir ses malheurs. Iphigénie ne comprend pas la froideur de son père à son égard. Celui-ci ne sait pas quoi lui dire, il l’aime et sa mort prochaine le désespère. Elle sait qu’il va y avoir un sacrifice mené par Calchas, elle veut y assister. Iphigénie s’inquiète de la froideur de son père. Eriphile lui dit qu’elle a tout pour être heureuse. Iphigénie a un mauvais pressentiment. Elle sait qu’Achille n’est là que pour elle alors pourquoi ne l’a-t ’elle pas encore vu ? Clytemnestre dit à sa fille qu’il faut partir, elle a eu la lettre d’Arcas disant qu’Achille avait changé d’avis. Elle ne veut pas risquer leur honneur. Elle dit à Eriphile qu’elle va rester sur place. Achille voit Iphigénie et lui demande ce qu’elle fait en Aulide. Pensant qu’il la chasse, elle lui dit de se rassurer, elle ne reste pas. Achille confie à Eriphile son amour pour Iphigénie, il ne comprend pas pourquoi elle le fuit. Il n’était même pas là quand Agamemnon a prétendu écrire son nom. Achille comprend qu’il se trame quelque chose, il veut l’éclaircir en voyant Ulysse et les autres. Eriphile désespère de l’amour d’Achille pour Iphigénie mais elle voit venir le drame et espère être vengée de sa rivale.

Acte 3 : Clytemnestre dit à Agamemnon qu’elle a vu Achille. Le mariage peut avoir lieu. Agamemnon demande à sa femme de ne pas venir à l’autel, elle ne veut pas. Il lui ordonne alors. Il veut la protéger de ce qu’elle ne sait pas. Clytemnestre ne comprend pas les raisons de son époux mais elle les accepte. Achille est heureux. Il dit à Clytemnestre qu’il va épouser Iphigénie et qu’en plus Calchas a promis qu’il allait enfin apaiser les dieux pour aller à Troie. Il est heureux de se battre pour sa femme. Achille dit à Iphigénie de l’accompagner à l’autel. Celle-ci lui demande d’abord une faveur, elle veut qu’il libre Eriphile ce qu’il accepte. Arcas, défiant les ordres, dit à Achille et Clytemnestre ce qui attend Iphigénie. Clytemnestre supplie Achille de la protéger pendant qu’elle va détourner son époux de son funeste projet. Achille, en plus de la défendre, veut la venger. Elle ne veut pas qu’il s’en prenne à son père, déjà bouleversé par ce qu’il doit faire, elle l’aime. Achille veut qu’elle vive. Clytemnestre revient. Elle n’a pas pu voir son époux. Iphigénie empêche Achille d’y aller, elle ne veut pas de révolte. Elle sait que son père va venir la chercher et qu’il pourra alors s’expliquer. Achille jure de donner sa vie à la protéger.

Acte 4 : Eriphile dit envier le sort d’Iphigénie ce que ne comprend pas Doris. Elle veut se venger. Doute-t’ elle qu’Iphigénie va être sacrifiée ? Clytemnestre en veut à son époux mais Iphigénie lui demande d’être clémente. Elle voit arriver Agamemnon. Elle espère qu’il ne va pas lui mentir. Agamemnon demande ce qui retient sa fille d’aller à l’autel pour son mariage. Clytemnestre parle de victime. Il les voit pleurer et comprend la trahison d’Arcas. Iphigénie se dit prête à suivre ses ordres : il lui a donné la vie, il peut la lui reprendre. Clytemnestre le prévient, après l’avoir maudit, s’il veut sacrifier la fille, il devra tuer la mère. Agamemnon avait prévu les cris si son projet était découvert, il aurait juste aimé avoir un cœur de pierre et pas de père. Achille prévient Agamemnon qu’il défendre toujours Iphigénie et qu’il ne se bat à leurs côtés que pour elle. Agamemnon lui dit que c’est sa folie qui l’a tuée car il n’a pas voulu abandonner la guerre. Achille prévient qu’Iphigénie ne mourra pas sans qu’il ait versé son sang. L’intervention d’Achille a décidé d’Agamemnon. Il ne veut pas paraitre lâche et céder aux menaces : Iphigénie va être sacrifiée. Agamemnon ne veut pas confier sa fille aux dieux à moins qu’ils la lui redemandent. Agamemnon dit à Clytemnestre de partir avec sa fille mais de ne pas se faire remarquer. Il tentera de les protéger et les couvrir le plus longtemps possible. Eriphile, pour satisfaire sa jalousie, va tout dévoiler à Calchas. Pour elle, l’une des deux doit mourir : Iphigénie ou elle.

Acte 5 : Achille veut la protéger de son armée mais elle refuse. Elle lui promet la gloire en échange de sa mort. Achille, en colère, la prévient, il tuera tous ceux qui seront sur son chemin. Iphigénie veut mourir au plus vite, sa souffrance est trop grande. Clytemnestre veut protéger sa fille aux dépens de sa vie. Iphigénie ne veut pas. Elle supplie sa mère de lui épargner le spectacle de sa mort. Elle lui demande de pardonner son père et de penser à son frère. Aegine annonce à Clytemnestre que c’est Eriphile qui les a trahies. Celle-ci maudit la flotte et demande aux dieux d’aider sa fille. La terre se met à trembler. Arcas vient chercher Clytemnestre. Achille, dans sa fureur, a retardé le sacrifice, il veut rendre la fille à sa mère. En approchant, elle voit Ulysse et croit sa fille morte. Ulysse vient annoncer à Clytemnestre que sa fille est en vie. C’était Eriphile que les dieux voulaient sacrifier car elle est née contre leurs vœux. Achille et Agamemnon ont fait la paix.

Publié dans 17e siècle

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Racine - Britannicus (17e siècle)

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Britannicus de Racine

 

 

Personnages principaux

  • Néron, empereur, fils d’Agrippine
  • Britannicus, fils de Claudius
  • Agrippine
  • Junie, amante de Britannicus
  • Burrhus, gouverneur de Néron
  • Narcisse, gouverneur de Britannicus
  • Albine, confidente d’Agrippine

Résumé par actes

Acte 1 : Agrippine annonce à Albine que Néron a enlevé Junie. Elle est inquiète car elle n’a plus d’influence sur Néron et elle sent que celui-ci ne veut plus d’elle à ses côtés pour le pouvoir. Albine dit que si les soupçons d’Agrippine sont fondés, Néron cache bien son jeu. Burrhus empêche Agrippine de voir Néron. Elle lui demande pourquoi il tente de gouverner à travers Néron. Il lui fait comprendre qu’elle doit rester à sa place et qu’elle ne devrait pas remettre en question les décisions de l’empereur. Agrippine n’apprécie pas d’être mise à l’écart. Britannicus se plaint à Agrippine de l’enlèvement de Junie. Agrippine lui dit qu’elle veut l’aider à régler le problème. Britannicus demande à Narcisse s’il peut faire confiance à Agrippine, mère de Néron et meurtrière de son père. Il ne sait plus à qui faire confiance. Narcisse lui dit que pour le moment, il n’a pas d’autres choix que de s’allier à Agrippine. Britannicus le charge de savoir comment va Junie.

Acte 2 : Néron craint l’influence de Pallas sur Agrippine. Il veut le faire exiler avant la fin du jour. Néron avoue à Narcisse son amour pour Junie. Il craint toujours sa mère surtout quand elle est face à lui, c’est pourquoi il l’évite. Narcisse est du côté de Néron, il trahit Britannicus et conseille à Néron de divorcer d’Octavie pour prendre Junie comme femme et céder à ses plaisirs. Néron va laisser Britannicus voir Junie, pourquoi ? Néron annonce à Junie que les projets la concernant ont changé, elle va l’épouser lui. Junie parle alors d’Octavie en refusant de prendre sa place. Elle avoue aimer Britannicus et vouloir l’épouser. Néron lui dit qu’elle doit quitter Britannicus pour le protéger et qu’il assistera, caché, à la scène de rupture ! Narcisse annonce l’arrivée de  Britannicus. Junie est troublée. Néron lui rappelle qu’il les observera. Junie veut que Narcisse prévienne Britannicus mais celui-ci est déjà là. Britannicus dit son amour à Junie. Celle-ci reste froide et distante et lui demande de se retirer. Britannicus est dévasté par cet abandon. Junie refuse de parler à Néron, elle veut rester seule. Néron a vu l’amour des deux amants mais veut désespérer Britannicus. Narcisse va le tourmenter sur ordre de Néron. Il fait cela pour son propre intérêt. Burrhus dit à Néron de se méfier de sa mère et surtout d’oublier Junie. Néron lui dit qu’il suivra ses conseils dans toutes les sciences sauf dans celle de l’amour. Il ne supporte plus d’être loin de Junie. Burrhus craint la fureur de Néron et ne veut pas la laisser sortir. Va-t’ il s’allier à Agrippine pour maitriser Néron vu que Sénèque est absent ?

Acte 3 : Albine conseille à Agrippine de laisser Néron tranquille. Agrippine refuse de laisser Junie devenir une rivale et obtenir plus de pouvoir alors qu’elle est délaissée. Britannicus dit à Agrippine qu’ils ont des appuis dans le Sénat. Elle lui promet de ne pas l’oublier. Elle a bien l’intention de faire céder Néron. Junie veut que Britannicus parte afin de le protéger. Elle explique tout à celui-ci à propos de ce que l’a forcée à faire Néron. Il se jette à ses pieds, juste au moment où Néron arrive. Affrontement verbal entre Néron et Britannicus dans lequel ce dernier reproche à Néron son comportement face à Rome et face à Junie. Celle-ci veut se faire vestale pour arrêter les querelles fraternelles. Néron use de son pouvoir pour les faire enfermer tout deux. Néron a compris le rôle d’Agrippine, il veut qu’on la retienne dans le palais. Burrhus craint cette décision. Néron doute de sa fidélité car il contredit ses plaisirs.

Acte 4 : Burrhus explique à Agrippine que Néron va la recevoir et qu’elle ferait mieux de s’excuser car il est l’empereur. Craint-il quelques ennuis pour elle ? Agrippine rappelle à Néron tout ce qu’elle a fait pour lui. Il lui redit ce qu’il sait, elle e contredit avec des arguments forts. Elle lui dit ce qu’elle attend de lui et il accepte tout : Pallas va revenir, Britannicus est libre, Junie aussi ? Cela semble trop facile… Néron avoue qu’il veut faire tuer Britannicus. Burrhus ne peut pas y croire, il montre à Néron à quel point c’est une erreur, que son règne finira dans le sang. Il préfère mourir plutôt que de voir cela. Néron semble approuver ce que dit Burrhus. Néron dit à Narcisse qu’il n’aura pas besoin de poison, il va faire la paix avec son frère. Narcisse, contre toute attente, fait tout pour convaincre Néron du contraire. Il lui dit que le peuple doit craindre l’empereur, qu’il ne doit pas faire confiance à Agrippine et Burrhus et que tant que Britannicus sera en vie, il aura des ennuis.

Acte 5 : Britannicus annonce à Junie la fin de leurs soucis. Il est heureux de la paix faite avec Néron. Junie, plus clairvoyante ?, a du mal à croire à un tel revirement de situation. Elle comprend la trahison de Narcisse ? Britannicus ne l’écoute pas et est persuadé de se rendre à un entretien de paix qui le rend fou de joie. Agrippine vient chercher Britannicus en lui disant que Néron l’attend avec impatience. Agrippine et Junie vont aller voir Octavie. Agrippine reproche à Junie ses larmes car elle est persuadée que Néron va faire ce qu’elle a dit. Elle sent son pouvoir grandir. Elle est interrompue par un tumulte. Junie pense à sauver Britannicus. Burrhus leur apprend la mort de Britannicus. Junie veut le sauver ou le suivre. Burrhus raconte comment, devant toute la cour, Néron a empoisonné son frère. Il dit qu’il faut fuir, il précise que Narcisse n’a pas pu cacher sa joie. Agrippine accuse Néron de ce crime. Narcisse tente de se justifier en disant qu’une fois marié Britannicus aurait demandé l’empire. Agrippine sait qu’elle va mourir mais elle maudit Néron et lui jure que la postérité le détestera. Agrippine sait ce qui l’attend et Burrhus regrette de ne pas avoir été tué plus tôt, il aurait préféré ne pas voir Néron impassible devant la mort de son frère et ne pas savoir ce qui va arriver à l’état. Albine leur dit que Junie s’est faite vestale et que lorsque Narcisse a voulu l’arrêter, le peuple l’a tué. Albine leur dit qu’il faut sauver Néron, qu’il risque, sur un coup de tête, de quitter le monde. Burrhus espère que cela le fera changer.

Publié dans 17e siècle

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Dante - L'enfer (Moyen Age)

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L’Enfer de Dante

 

 

Personnages principaux

  • Le narrateur, Dante
  • Virgile

Résumé par chants

Chant 1 : Dante rencontre Virgile alors que trois fauves l’empêchent d’avancer. Dante lui dit son admiration et lui demande son aide. Virgile lui propose une visite de l’enfer sachant que s’il veut visiter le paradis, il ne pourra pas l’y emmener.

Chant 2 : Le narrateur a peur de faire ce voyage. Il demande à Virgile pourquoi on l’a choisi lui. Virgile lui dit agir sur l’ordre de Béatrice, elle-même conseillée par la Sainte Vierge. Virgile reproche à Dante sa lâcheté. Ce dernier est maintenant prêt à entreprendre ce long voyage.

Chant 3 : Arrivée devant la porte des enfers, le narrateur a peur mais Virgile lui redonne courage. Les souffrances des hommes lâches surprend Dante : ils n’iront ni en enfer ni au paradis car ils ne sont pas assez mauvais pour l’un et n’ont rien fait pour mériter l’autre. Charon ne veut pas de lui. La souffrance le fait s’évanouir.

Chant 4 : Ils arrivent dans le premier cercle des enfers qui n’est pas un lieu de punition. En effet, il n’y a que soupir et non pas tristesse : les hommes qui sont là sont ceux qui sont morts avant le début du christianisme et qui ne partage donc pas la foi. Le Christ en a sauvé quelques-uns comme Moïse ou Abel. Dante y retrouve tous les écrivains et philosophes antiques. C’est le lieu d’où vient son guide, Virgile.

Chant 5 : A l’entrée du second cercle se trouve Minos qui dirige les âmes selon leur péché. Pour le moment, il est à l’étage du péché de la chair. Deux esprits lui racontent comment ils sont arrivés là. La pitié et la souffrance le font tomber comme mort.

Chant 6 : Le troisième cercle, gardé par Cerbère, est celui des gourmands sont le châtiment est de vivre sans arrêt sous la pluie. Dante veut savoir si les maux empireront lors du grand jugement. Le quatrième cercle est gardé par Pluton.

Chant 7 : Le cercle qu’ils visitent est celui des avares et des dépensiers, il représente les malheurs que procure l’argent. La théorie de Dante veut que Dieu créa toute chose et qu’il en ait ensuite laissé la gouvernance aux anges. Le Styx est le lieu dans lequel se jettent les colériques, leur soupir le font bouillonner.

Chant 8 : Ils traversent le fleuve pour se rendre à la grande Dite, ville triste des enfers. Les hommes qi y sont ne veulent pas du narrateur, celui-ci a peur de ne jamais revoir le monde des vivants. Virgile lui promet de ne jamais l’abandonner. Les experts ne veulent pas les laisser entrer mais le guide tente de ne pas se décourager.

Chant 9 : Virgile protège Dante de la Méduse qu’ont envoyée les Erynnies pour les empêcher de traverser. Un ange leur fait ouvrir les portes de la forteresse qui rassemble les hérésiarques.

Chant 10 : Ils traversent la forteresse. Dante parle à des esprits qui voient le futur sans connaitre le présent. Ils continuent leur route dans les enfers. Virgile lui promet des réponses.

Chant 11 : Ils doivent s’arrêter pour s’habituer à l’odeur. Dante en profite pour poser des questions et observer. Virgile lui explique pourquoi certains péchés sont plus punis que d’autres. Ils doivent reprendre leur route.

Chant 12 : Ils doivent passer devant le Minotaure que Virgile fait taire. Ils arrivent au bord du fleuve rempli du sang des violents et gardé par les Centaures. Virgile demande à Chiron son aide pour faire traverser le gué à Dante. Nessus va l’y aider.

Chant 13 : Ils arrivent dans la forêt des harpies. Dante entend des plaintes mais ne voit personne. Ce sont les arbres qui se plaignent, ce sont les âmes des hommes qui se sont suicidés. Ils sont dans le deuxième giron qui est l’équivalent du septième cercle des enfers.

Chant 14 : Ils arrivent dans le troisième giron composé d’un désert dont le sable est brulant, ils ne doivent surtout pas marcher dessus. Virgile lui parle de certains trésors et lui dit de ne pas s’étonner de ce qu’il va voir.

Chant 15 : Ils contournent l’espace de sable brulant pour se rendre au lieu suivant. Là, Dante retrouve un vieil ami qui erre avec les autres esprits. Il lui raconte ce qui lui est arrivé et avec qui il est.

Chant 16 : Dante parle avec d’autres esprits. Il leur promet de se souvenir d’eux après sa visite dans les enfers. Il lui souhaite la gloire. Dante attend quelqu’un que Virgile veut lui montrer ? Il s’agit d’un monstre qui effraye le narrateur.

Chant 17 : Le monstre est en fait Géryon. C’est lui qui va leur permettre de descendre dans le huitième cercle. La descente est longue et se fait en cercle. Géryon le dépose au pied d’une falaise.

Chant 18 : Ils sont à Malefosse, lieu où sont retenus les hommes ayant trompé et abandonné les femmes ? Dante y reconnait beaucoup d’hommes, les esprits sont nus.

Chant 19 : Ils sont dans la troisième fosse. Là, les esprits sont enterrés la tête en bas : il s’agit des hommes qui ont accordé trop d’importance à l’argent. Il y trouve un pape dont il ne peut pas avoir pitié.

Chant 20 : Virgile dit à Dante de ne pas avoir pitié des hommes victimes de la justice de Dieu. Dans la fosse, ils voient des hommes dont la tête est à l’envers et ils marchent à reculons : ce sont les voyants, les augures et autres sorciers qi disaient voir le futur.

Chant 21 : Virgile sauve Dante de petits démons avec des crocs. Quand il leur explique pourquoi ils sont là, leur chef leur fournit une escorte pour la suite de la route et leur indique le chemin. Dante n’est pas rassuré.

Chant 22 : Les esprits que les démons maltraitent et qui sont dans la poix sont les esprits des escrocs. Les démons arrivent à en attraper un mais il les roule pour s’enfuir. Les démons se battent entre eux.

Chant 23 : Ils fuient les démons qui veulent se venger sur eux. Ils arrivent dans la fosse suivante qui héberge des hommes portant des vestes d’or alourdies de plomb. Pourquoi Virgile semble-t’il inquiet ?

Chant 24 : Ils observent la fosse suivante. Les esprits y sont nus entourés de serpents, quand l’un d’eux les mord, ils brulent et renaissent de leurs cendres tels des phénix. Ce sont des hommes qui ont pitié des églises ?

Chant 25 : Ils assistent à une métamorphose affreuse : un esprit et un dragon se combinent pour ne former plus qu’un. Dante s’excuse même de ce qu’il raconte.

Chant 26 : Ils arrivent à la fosse suivante où les esprits sont tous consumés par les flammes. Il y a là Ulysse et Diomède. Virgile leur demande comment ils sont morts. Ulysse lui dit qu’il a repris la mer pour connaitre tous les secrets du monde et qu’arrivé au bout du monde connu, une tempête les a coulé son équipage et lui.

Chant 27 : Un autre esprit pris dans les flammes veut des nouvelles de son pays que Dante lui donne volontiers. Il est là pour avoir sciemment conseillé la fraude à un homme puissant. La fosse suivante est celle des semeurs de troubles.

Chant 28 : Les causeurs de scandales sont  découpés selon la loi du talion. Cette vision, difficile à soutenir pour Dante, est également difficile à décrire.

Chant 29 : Il est désespéré de trouver le cousin de son père dans cette fosse. La dernière fosse du huitième cercle rassemble les esprits des faussaires, des alchimistes qui sont punis par la lèpre et la gale.

Chant 30 : Ils parlent à quelques-uns d’entre eux, le narrateur assiste à une querelle. Virgile le tire de sa rêverie, ‘est dangereux de les écouter.

Chant 31 : Ils continuent leur route dans les enfers. Virgile explique à Dante que ce qu’il voit au loin ce ne sont pas des tours mais des géants enchainés. C’est Antée qui va leur permettre de descendre. Briarée n’est pas enchainé avec eux.

Chant 32 : Dante dit qu’il est difficile d’exprimer ce qu’il a vu. Ils marchent sur des corps dans la glace ?

Chant 33 : il continue sa route en parlant avec des corps. Il s’adresse au comte Ugolin qui lui raconte sa vie et ce qui l’a mené ici. Il voit les esprits d’hommes encore en vie. On lui explique que l’esprit meurt mais que parfois un démon prend sa place car le corps n’a pas fini son temps.

Chant 34 : Ils arrivent face à Lucifer qui est décrit dans toute sa monstruosité. Il punit trois hommes : Judas, Brutus et Crassus. Virgile permet au narrateur de sortir en vie des enfers et de voir les étoiles.

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Rostand - Cyrano de Bergerac (19e siècle)

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Cyrano de Bergerac de Rostand

 

Personnages principaux :

  • Cyrano de Bergerac
  • Christian de Neuvillette
  • Le comte De Guiche
  • Ragueneau
  • Le Bret
  • Les gascons
  • Roxane
  • La duègne

Résumé par actes

Acte 1 : On va assister à une pièce de théâtre. Arrivée des spectateurs de tous les milieux, ils sont en avance, les chandelles ne sont même pas encore allumées : on y boit, joue et s’embrasse. Christian vient d’arriver, il veut voir la femme qu’il aime : Roxane, femme d’esprit et cousine de Cyrano. Tout le monde se demande si Cyrano va venir. Première allusion à son nez. Christian veut défier Valvert car il courtise Roxane mais il doit prévenir Lignière que cent soldats l’attendent pour le tuer. Montfleury monte sur scène, une voix l’interrompt : c’est Cyrano. Cyrano fait fuir Montfleury. La salle est mécontente, il met quelqu’un au défi de le contrarier. Valvert veut s’imposer. Célèbre tirade du nez. Duel sur une ballade qu’il compose en même temps qu’il se bat. La salle apprécie ce spectacle. Cyrano n’a plus d’argent. Le Bret dit à Cyrano qu’il se fait des ennemis. Cyrano lui avoue être amoureux. Le Bret comprend que c’est de Roxane. Cyrano ne veut pas lui dire, son nez lui interdit tout espoir d’amour. La duègne dit à Cyrano que Roxane veut le voir en secret. Il est troublé. Il lui donne rendez-vous chez Ragueneau. Cyrano, pour exprimer sa joie a besoin de se battre. Lignière lui offre cent hommes. Tout un cortège le suit pour assister au combat qu’il veut mener seul.

Acte 2 : Scène chez Ragueneau. Il guide ses ouvriers en faisant des métaphores. Sa femme n’apprécie pas qu’on la paye avec des vers. Ragueneau vend des pâtisseries, il n’arrive pas à se résigner à les emballer dans les sacs qu’a faits sa femme avec de beaux vers. Cyrano arrive chez Ragueneau avec une heure d’avance pour son rendez-vous. Il demande à ce qu’on les laisse seuls au moment venu. Il est blessé à la main. Il écrit une lettre d’amour à Roxane. Les poètes se gavent en écoutant Ragueneau. Cyrano voit bien qu’ils en profitent. On parle beaucoup du combat Porte de Nesle. Cyrano fait celui qui ne sait rien. Cyrano fait signe à Ragueneau qu’il est temps de libérer la place. Cyrano met la duègne dehors avec des pâtisseries pour être seul avec Roxane. Roxane le remercie pour son duel avec Valvert. Elle lui annonce qu’elle aime Christian. Elle ne lui a jamais parlé mais lui trouve de l’esprit. Elle demande à Cyrano de le protéger car il entre chez les gascons. Tout le monde vient voir Cyrano, il est de mauvaise humeur. De Guiche veut ses vers pour Richelieu, il refuse. Quand De Guiche apprend qu’il est celui qui a fait un massacre Porte de Nesle, il le menace. Cyrano reste fier. Le Bret demande à Cyrano pourquoi il se fait toujours des ennemis. Cyrano lui répond qu’il aime être libre de faire des vers et de se battre. Le Bret a compris que Roxane n’aimait pas Cyrano. Christian est seul parmi les gascons. Les gascons préviennent Christian qu’il ne faut pas parler de nez devant Cyrano. Celui-ci le provoque pendant son récit en l’interrompant sans cesse avec un synonyme du mot « nez ». Cyrano, en colère, met tout le monde dehors. Il a compris qui il est. Cyrano embrasse Christian par amour pour Roxane. Celui-ci lui avoue ne pas savoir parler d’amour. Cyrano va parler à sa place, il aime l’idée de séduire Roxane avec l’apparence d’un autre, il donne à Christian la lettre qu’il a écrite pour Roxane. Les gascons sont déçus de ce qu’ils voient. Le mousquetaire parle à Cyrano de son nez et prend une raclée. Les gascons sont rassurés.

Acte 3 : Ragueneau a tout perdu : son femme et son emploi. Cyrano veut savoir si Roxane aime toujours Christian. Elle sait ses lettres par cœur. Cyrano, en faisant le jaloux, est fier de l’effet de ses lettres. De Guiche annonce à Roxane qu’il part à la guerre avec les gascons : il veut se venger de Cyrano là-bas. Pour protéger Christian, Roxane suggère que la meilleure vengeance est d’empêcher les gascons de se battre. Elle force De Guiche à partir. Elle ne veut pas dire à Cyrano ce qu’elle a fait. Cyrano demande à Roxane sur quoi elle va interroger Christian. Elle lui demande de garder le secret. Christian veut parler seul à Roxane jusqu’à ce qu’il la voit mais Cyrano l’abandonne. Christian ne sait que dire « je t’aime » à Roxane. Celle-ci n’apprécie pas et rentre. Cyrano se moque. Christian demande son aide à Cyrano. Celui-ci va se cacher sous le balcon et souffler à Christian ce qu’il doit dire. Cyrano, voyant que Christian ne suit pas, prend sa place dans le noir. Il dévoile son amour à Roxane. Christian lui demande un baiser. Cyrano tente de rattraper cela. Cyrano éloigne le capucin qui pourtant cherche Roxane. Christian veut que Cyrano lui obtienne un baiser. Cyrano obtient le baiser que Christian hésite à prendre. Cyrano se réconforte en disant que Roxane embrasse ses mots. Retour du capucin. Le capucin porte une lettre de De Guiche prévenant Roxane qu’il va venir la voir. Elle transforme la lettre en disant au capucin qu’il doit les marier elle et Christian. Elle demande, tout bas, à Cyrano de retenir De Guiche. Cyrano trouve un moyen de retarder De Guiche. Cyrano se fait passer pour un fou tombé du ciel. De Guiche, d’abord impatient, l’écoute ensuite avec attention. Cyrano se révèle une fois le mariage conclu. De Guiche, pour se venger, envoie les gascons à la guerre. Roxane veut que Cyrano lui promette de prendre soin de Christian, il ne peut pas faire cela.

Acte 4 : les gascons sont affamés. Cyrano risque sa vie tous les jours pour poster une lettre de Christian pour Roxane comme il l’a promis. Le jour se lève. Les gascons se révoltent car ils ont faim. Leur chef demande à Cyrano de l’aider. Cyrano remonte le moral de la troupe en les rendant nostalgique. Mieux vaut un mal moral qu’un mal physique. De Guiche arrive. Ils ne veulent pas lui montrer qu’ils souffrent. De Guiche affiche sa bravoure mais Cyrano le ridiculise car il a récupéré l’écharpe perdue chez l’ennemi. De Guiche leur annonce qu’ils vont devoir mourir pour le roi car ils sont seuls pour défendre le camp. Arrivée de Roxane. Roxane explique qu’elle est venue pour Christian. Elle leur explique comment elle a traversé les lignes espagnoles grâce à son sourire. Ils veulent tous qu’elle parte avant le combat. Elle veut rester, ils vont la protéger. Roxane leur a apporté un véritable festin. Ils cachent tout quand De Guiche revient. De Guiche, se comportant comme un vrai gascon, est enfin accepté. Cyrano peut enfin dire à Christian qu’il a écrit deux fois par jour à Roxane. Christian n’aime pas le fait qu’il a autant risqué sa vie. Roxane dit à Christian qu’elle est venue à cause de ses lettres. Elle aime plus son esprit que sa beauté, elle l’aimerait même laid. Christian est désespéré. Christian demande à Cyrano de tout dire à Roxane car ils s’aiment et lui ne veut pas d’un amour trompé. Cyrano allait tout dire à Roxane quand il apprend la mort de Christian. Elle le pleure au milieu du combat. De Guiche fuit avec elle, évanouie, pendant que Cyrano qui n’a plus rien à perdre se lance à cœur perdu dans la bataille.

Acte 5 : Les sœurs du couvent, où s’est réfugiée Roxane, aiment beaucoup Cyrano qui vient tous les samedis. De Guiche est avec Roxane. Roxane dit à De Guiche qu’elle aimera toujours Christian. Le Bret est inquiet pour Cyrano car il n’a plus rien. De Guiche prévient qu’il pourrait y avoir un accident. Ragueneau arrive, Roxane raccompagne d’abord De Guiche. Ragueneau dit à Le Bret que Cyrano a eu un accident. Il faut aller à son chevet au plus vite. Ils ne disent rien à Roxane. Roxane s’étonne du retard de Cyrano mais une sœur lui annonce son arrivée. Cyrano veut cacher son mal à Roxane. Il lit la lettre et elle comprend que c’est lui qui a tout écrit mais il ne veut pas l’avouer. Roxane pleure quand Cyrano lui dit qu’il va mourir. Il a toujours été le souffleur pour Christian comme pour Molière. Il délire, s’effondre et  meurt.

Publié dans 19e siècle

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