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55 articles avec les auteurs

Véronique Prévot - Auteur de la bouseuse embourgeoisée

Publié le par litteratureetfrancais

 Quelques questions sur vous et l’écriture

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

 

Il est difficile de parler de mon dernier mais aussi premier ouvrage, c’est un roman  dans lequel j’ai mis toutes mes tripes, il traite des relations mère-fille, sur plusieurs générations, des relations souvent compliquées, il est question d’amour, d’argent, de honte, de pudeur.

 

Mère et fille nous livrent tour à tour leur vision de la vie, pour Elisabeth, le luxe c'est d'avoir une nounou alors qu'elle ne travaille pas lui laissant ainsi du temps pour acheter sans compter, alors que pour sa fille Annie, le luxe c'est de s'autoriser à être elle-même, de voir grandir ses enfants et de leur apprendre à faire des cocottes en papier. Mère et fille réussissent pourtant à s'accommoder, jusqu'au jour où un drame vient faire voler en éclat un équilibre familial déjà fragile, ce drame en entraînant un autre, ce seront plusieurs générations qui seront touchées, obligeant Elisabeth à faire un choix : nier ou à réparer.

 

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis 2010 ; au moment où j’ai connu une longue période de chômage.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

L’écriture m’apporte du bonheur, j’aime les mots, j’aime avoir la possibilité de créer une jolie phrase, c’est aussi un exutoire, je me suis lâchée sur certains mots, sur certaines vérités et ça fait du bien !

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Je n’ai pas de règles, parfois les idées fusent, (il m’arrive souvent de me lever la nuit pour noter une idée, une phrase qui vient de surgir), dans ce cas je m’installe à mon bureau et je tape sur mon clavier comme une forcenée. Il m’arrive aussi de ne rien écrire pendant plusieurs semaines, ça ne se commande pas !

 

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens qui m’entourent, parfois,  je m’arrête un instant…, je les observe et je trouve que leur différence (comparé à moi) est fascinante.

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

 

Je travaille dans une usine, de journée, c’est un lieu bondé, bruyant, mais c’est également une mine d’or pour observer le genre humain. Je suis très admirative des femmes en particulier, certaines d’entre elles travaillent là depuis toujours, c’est un travail difficile avec des horaires décalés, et pourtant elles élèvent ou ont élevés des enfants, elles se font belles pour venir travailler et gardent le sourire, je leur tire mon chapeau !

 

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui plein !! Un roman et plusieurs nouvelles. J’ai un carnet dans mon sac dans lequel je note tout ce qui me passe par la tête, parfois j’écris aussi sur des morceaux de feuilles que je glisse dans mon sac. A la fin de la semaine, je dois faire du tri dans tout ce bazar, et je remets au propre ce qui appartient au roman ou aux nouvelles.

 

 

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

 

Certainement, je ne vois pas comment c’est possible autrement ! En ce qui me concerne je suis du genre à afficher des phrases optimistes un peu partout dans la maison, donc le message que j’aimerais faire passer dans ce récit est que nous sommes maîtres de nos vies et qu'à tout moment, même dans les situations les plus désespérées, nous sommes libres de choisir notre route.

 Mêlant humour et tragédie, cette histoire c'est la quête de toute une vie, c'est la quête du bonheur,  mais c'est avant tout un message fort et optimiste: tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

 

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Je ne suis qu’un bébé écrivain je n’ai donc pas encore eu le temps d’avoir des regrets.

 

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

 J’'ai choisi la solution de facilité en faisant appel aux services de Mon petit Editeur qui j'en suis sûre ont publié mon livre sans même l'avoir lu. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas confiance en mon talent, au contraire, je pense qu’il n’y a pas de secret, pour qu’un roman ait du succès il faut qu’il soit bon et le reste se fera tout seul. A l’heure actuelle j’ai vendu une vingtaine de livres (voisins, amis, tonton, mémé…), les retours sont excellents ce qui est particulièrement encourageant.

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Personne en particulier

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? J’aime beaucoup Douglas Kennedy et Toni Morrison

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ? Je suis une lectrice passionnée, souriante. Je souris en lisant de jolies choses, je me régale comme une autre personne pourrait se délecter  en mangeant une belle pâtisserie colorée.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

 J’aime tous les genres de romans, excepté le genre policier. J’aime les romans qui mettent en scène des personnages de la vie de tous les jours car on peut s’identifier à eux, j’aime les récits drôles et légers dans lesquels il y a toujours quelque chose à apprendre.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Je pense que c’est une excellente source d’information pour tous les passionnés de littérature.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? Votre blog est tout ce que j’aime, rose, sucré, il apporte beaucoup de plaisir et d’information.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? Je comprends très bien l’intérêt de cette nouvelle façon de lire (plus économique, plus pratique, plus écologique…) et pourtant…je n’ai pas envie de me priver du bonheur que me procure la contemplation et le toucher d’une jolie couverture de livre, j’aime sentir le papier sous mes doigts lorsque je tourne les pages, j’aime l’odeur que dégage un vrai livre. Et surtout que deviendraient tous mes merveilleux marque-pages fait maison ?

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

J’ai simplement écrit un livre que j’aimerais lire…

Publié dans Les auteurs

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Penny Watson Webb - Auteur de romances historiques

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots : Bonjour, j’ai 32 ans et suis infirmière, maman de trois princesses et issue d’une famille de filles (encore et toujours du rose !) où la romance est une institution familiale. Ma grand mère était férue de littérature sentimentale et je crois qu’aucun Barbara Cartland ne lui a échappée, son préféré : Séréna, j’ai du au moins le lire trois fois. J’ai également grandit avec un père et un grand père qui dévoraient les livres d’Histoire et les grandes épopées, romancés ou non. Je crois que ce terreau était propice à la romance historique !  

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage : Mon dernier livre, A la merci des rois, est une romance qui a comme toile de fond les turpitudes de la cour de Clotaire, fils de Clovis. Complots, guerre, jeux de pouvoir et d’alliance, se suivent et balayent les innocents sur leur passage. Nos deux protagonistes seront bien malmenés, chacun à leur façon, et devront s’unir pour survivre et grandir ensemble.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?: Je suis éditée depuis Avril 2014 chez HQN et depuis ce printemps chez VFB, ce roman est le cinquième, il sera suivi cet été/automne d’une trilogie sur la construction des Etats Unis (HQN). J’écris depuis deux ans et tout cela est parti d’une plaisanterie de mon mari qui me voyait dévorer deux ou trois bouquins en même temps et qui m’a demandé si au lieu de lire, je n’avais jamais eu envie d’écrire. De fil en aiguille une histoire s’est construite dans ma tête et Pour porter ton nom est né en 1 mois et demi!

4.     Que vous apporte l’écriture ?: Une immense satisfaction et le plaisir de créer des histoires que j’aime avec des fins qui me plaisent. Je suis une égoïste (rire) mon premier lectorat c’est moi, j’aime rêver à mes personnages et à leur histoire. Et puis j’ai tenté la grande aventure de l’édition, en tremblant un peu (beaucoup!) je l’avoue, mais depuis ce n’est que du bonheur.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?: J’écris avec mes trois sioux préférés qui courent autour de la table et mon chat qui marche sur le clavier! Si je suis auteure à temps partiel, je suis maman à temps complet! Je vous épargne les retards à l’école et les casseroles brulées parce que je suis plongée dans un manuscrit. Je crois que ma famille m’aime toujours malgré tout (rires).

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?: Tout et n’importe quoi, quelques fois c’est un livre, un tableau, une musique.  Pour le dernier roman ce sont les merveilleux ouvrages d’Anne Bernet sur les reines de France qui m’ont inspirée. Le manuscrit en cours, c’est un tableau d’Anne de Bretagne qui m’a séduite.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ? : Beaucoup oui,  je planche actuellement sur le 15ème siècle entre Bretagne et Normandie, et j’ai au moins 5 scénarii qui dorment dans un dossier. J’ai aussi des projets en Fantaisie, nous verrons (mystère !).

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?: Je suis amoureuse de notre Histoire, c’est une grande dame souvent malmenée et on dit tant de sottises à son sujet ! J’aime partager cet engouement avec mon lectorat, je suis contente d’offrir à mes lecteurs, en plus d’un joli voyage, des descriptions précises et étayées des époques décrites. Je passe beaucoup de temps en recherches. Pour savoir où l’on va il faut savoir d’où l’on vient, non ?

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?: Rien, (en mode Edith Piaf !) je pense que chaque étape est importante, il faut se réjouir de ses succès et réfléchir sur ses erreurs pour mieux faire la prochaine fois. Je suis une incorrigible optimiste.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Pour HQN, j’ai voulu taper tout de suite chez les grands du domaine (Harlequin) pour savoir si je valais quelque chose. Pour VFB, c’est par un ami auteur que j’ai connu cette maison et je suis ravie de travailler avec eux, je me sens en confiance pour le travail d’éditing et mes textes sont valorisés. Que demander de plus ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Les grands classiques de la littérature française, Hugo, Dumas, Rostand, Molière, Racine, Balzac. Je suis multi genre comme lectrice, je me promène chez Exbraya, Arthur Conan Doyle, aussi bien que chez Montaigne ou Ronsard, et j’ai adoré les JK Rowlings et les Juliette Benzoni ou les John Green. Les cours de français à l’école n’ont jamais été une corvée bien au contraire ! J’aime aussi la poésie, les Maudits ont ma préférence. J’ai d’ailleurs eu la joie d’être publiée en poésie il y a peu chez VFB Editions, j’espère pouvoir proposer un autre recueil l’année prochaine.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?: Ils sont nos porte-paroles et nos publicitaires sur la toile! Je les suis déjà comme lectrice et bien sur comme auteure. Je suis d’ailleurs en relations privilégiées avec certains et j’apprécie beaucoup nos échanges décomplexés et amicaux.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?: Je pense que faire partager son amour des livres est une excellente chose. Qui pourrait vous le reprocher ? On ne s’ennuie jamais quand on a un livre et on peut vivre tant de vies à la fois. Répondre à votre questionnaire me permet tout d’abord de vous rencontrer, ce dont je suis ravie, et de vous parler de notre passion commune : les livres (et en l’occurrence des miens) ! Bravo pour le blog il est très sympa, couleurs très féminines come je les aime.  ;)

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?: Jusqu’ici je suis vernie et m’estime chanceuse la plus part des critiques sont très bonnes, voir excellentes. J’ai eu des retours de professeurs d’histoire et de lectrices chevronnées qui étaient très enthousiastes. J’ai évidemment eu des critiques négatives, deux en fait, dont une très blessante, ça arrive. Ça fait parti du jeu. Je pense avant tout que pour critiquer un livre il faut se renseigner sur le genre, les romans historiques traitent de sujets et de mœurs correspondants à une époque, que faut il faire ? Emporter une lectrice du 21ème siècle et l’immerger dans une époque ancienne ou adapter les discours et les faits des personnages pour correspondre aux critères de notre époque ? J’écris principalement sur des femmes, qui n’ont pas toujours la vie rose, car les époques dans lesquelles elles vivaient étaient très violentes. Je préfère la véracité historique à la complaisance et quelques fois ça dérange. Les rapports hommes /femmes n’ont pas toujours été les même et Mai 68 est assez récent (rires) il ne faut pas l’oublier.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?: Ce serait sans hésiter mon professeur de Philosophie, Pascal, avec qui je suis toujours en contact. C’est quelqu’un qui croyait en moi et en ce que j’étais au lycée. Il savait porter ses élèves un peu à la façon du film Le cercle des poètes disparus. Nous n’avons pas déchiré nos livres scolaires mais il voulait savoir ce que nous avions dans la tête et développer notre raisonnement et notre libre-arbitre plutôt que de nous farcir le crâne avec des citations sans fin.

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?: Eteignez vos télévisons s’il vous plaît! Ouvrez des livres et créer vous vos propres illustrations, réapprenez à rêver et à penser par vous même.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?: Je suis éditée en numérique, ce n’est pas moi qui irai vous dire du mal des liseuses (rires), mais je suis aussi très attachée au papier, l’idéal est d’avoir les deux. J’espère être un jour publiée en papier bien sur, bien que je ne compte pas me séparer de ma kindle !

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?: J’en suis une moi même, mais je leur dirais : « Prenez plaisir à ce que vous faites, n’essayez pas d’être « commerciaux » ou de faire comme tout le monde sous prétexte qu’il y a une mode ou un courant qui a le vent en poupe, si vous êtes à l’aise avec ce que vous écrivez vos lecteurs le sentiront. Ne prenez pas un échec comme une fin de non recevoir, persistez ! Ayez à cœur de parfaire votre travail avant de le présenter et surtout amusez vous ! »

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Une phrase d’Alexandre Dumas au sujet des romans historiques : « Il est permis de violer l’Histoire si c’est pour lui faire de beaux enfants »

 

Publié dans Les auteurs

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Marie-Hélène Lafond - Auteur de livres pour enfants

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

J’ai 50 ans. J’habite dans le sud de la France, dans la petite ville de Frontignan (entre Sète et Montpellier). Je suis mariée, ai trois garçons (et un  petit-fils).

Malgré des études plutôt tournées vers les maths et un métier tourné vers l’informatique (j’ai un DUT de statistiques et d’informatique), j’ai toujours aimé les livres (passion transmise par mon père), et ce malgré mes problèmes de dyslexie.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un livre pour les tout petits. L’histoire se déroule dans une ferme, où de l’avis d’Horace le chat il ne se passe jamais rien : chaque animal reste dans son coin sans se préoccuper des autres. Alors Horace décide alors que cette situation doit cesser et il se met à chanter-miauler (chamiauler ?) au milieu de la cour de la ferme. Et après le premier moment de stupéfaction, tous les autres animaux se joignent à lui dans une joyeuse sarabande.

Voilà pour l’histoire proprement dite.

Sinon l’idée m’est venue en découvrant une illustration de Marie-Pierre Tiffoin. Je lui ai alors demandé si je pouvais lui écrire une histoire et elle a accepté. Même s’il y a peu de texte, je me suis bien amusée à imaginer cette histoire et je suis très fière des illustrations de Marie-Pierre qui ont donné vie à tous les animaux de la ferme avec tendresse et humour.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Si je regarde la date d’enregistrement, mes premiers écrits remontent à 1995. J’ai commencé à retranscrire les histoires que j’inventais pour mes fils. Et tout naturellement j’ai continué écrire pour la jeunesse.

Sinon j’ai vraiment commencé à écrire en 2006 quand j’ai créé mon site « La tête dans les mots ». Depuis je n’ai pas vraiment arrêté, même si je ne suis pas une acharnée de l’écriture. J’écris quand j’en ai envie, quand une histoire devient trop présente ou trop insistante, et que je ne peux pas lui résister.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Ho lala ! Vaste question ! Je dirais une sorte d’évasion, comme quand je lis (et je lis énormément). C’est une sorte d’exutoire pour tout ce que je n’arrive pas à dire. L’écriture m’a servi à me créer une sorte de bulle rien qu’à moi, où je pouvais me réfugier quand je voulais, à un moment où beaucoup de choses n’allaient pas dans ma vie. Elle m’a permis de ne pas sombrer, même si je n’ai jamais écrit sur ces moments difficiles.

Et puis un jour j’ai décidé de partager avec les autres…

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Paradoxalement, j’écris rarement à la maison. En fait j’ai commencé à écrire sur mon ordinateur au bureau (je n’en avais pas à la maison) et depuis c’est mon environnement favori : c’est là que je me sens bien, que je suis dans mon élément. Alors je me ménage des petits moments dans la journée (le matin avant de commencer mon travail, à midi, en fin de journée). À la maison, je me relis, je corrige.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

J’aime écrire à « l’instinct ». L’inspiration me prend souvent au dépourvu, en entendant une phrase, un son, ou quand je vois une image, une scène. Je ne cherche jamais (ou presque) une idée, je la laisse venir à moi et s’imposer. Régulièrement elle fera l’objet du titre d’ailleurs.

Après je laisse mon esprit partir en « roue libre » : j’invente dans ma tête, une première histoire parfois plusieurs versions. Et alors je me mets à écrire. Ma seule contrainte c’est l’accroche, la première phrase ou le premier paragraphe. Tant que je n’ai pas trouvé cette accroche, il m’est impossible de continuer, même si l’histoire est toute prête ! Si je trouve les bons mots pour débuter, alors très souvent le reste suit sans problème.

Il m’arrive souvent de bifurquer vers une autre idée pendant la phase d’écriture et ainsi d’obtenir quelque chose de complètement différent de ce que j’avais imaginé au départ !

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je ne pourrais jamais rester chez moi toute la journée ou ne rencontrer qu’une ou deux personnes par jour. Alors non je ne suis pas écrivain à part entière.

Dans ma vie professionnelle, je construis des sites internet pour un laboratoire de recherche en botanique et biologie végétale, où je côtoie des gens formidables. Nous partageons beaucoup, que ce soit sur un plan professionnel ou sur un plan culturel.

Travailler dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’écriture, m’oblige à rencontrer des personnes dans plein de domaines différents. Construire des sites internet est aussi une forme de créativité, qui m’oblige à être très structurée, à savoir comment agencer les informations, ce que parfois j’ai du mal à faire avec mes histoires.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui, j’en ai plein. Je pense que certains se concrétiseront, et d’autres resteront à l’état de projet.

Actuellement, mes projets concernent plutôt des contes (inventés ou non) et de petits romans pour les 8-10 ans.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je pense que tout écrit fait passer un message parfois de manière très explicite parfois de manière plus subtile.

Personnellement, je ne cherche pas spécialement à faire passer un message, mais si l’occasion se présente au court de l’écriture, pourquoi pas…

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Si je devais changer quelque chose ? Être moins fainéante et plus persévérante, constante dans l’effort.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Bien sûr quand j’estime qu’un de mes textes est mur pour partir à la conquête d’un éditeur, je regarde les catalogues de ces derniers, pour avoir une idée de la « ligne éditoriale », mais ce n’est pas toujours évident. C’est parfois au petit bonheur la chance.

Alors est-ce que l’on choisit vraiment une maison d’édition ? N’est-ce pas elle en fin de compte qui nous choisit ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Incontestablement mon père ! Même si l’on n’avait pas beaucoup de livres à la maison, j’ai toujours été entourée par les livres.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Ahah ! Je ne suis pas mon auteur préféré (il m’arrive même de penser que je suis « nulle » !)

Impossible de citer un seul auteur, alors une petite liste s’impose. Dans le désordre : Jo Nesbo, Pierre Lemaître, Tony Hillerman, Craig Johnson, Isabelle Wlodarzyck, Philippe Claudel, Ho Hayder, Maxime Chattam, Laurent Gaudé, Harper Lee, Agatha Christie,…

Mes dernières découvertes : Olivier Norek et Ian Manook

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Boulimique ! Si l’histoire me plaît, je peux « avaler » un livre de 350-400 pages en 2 jours.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

En regardant la liste de mes auteurs préférés, vous remarquerez que je lis énormément de romans policiers et de thrillers. J’affectionne aussi les romans, les romans historiques, la science-fiction et la fantaisie.

Par contre je déteste les romans d’amour !

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je connais quelques blogs littéraires, mais en fait je dois avouer que je ne les consulte que très rarement.

 

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Écrire et se faire publier c’est accepter de se prêter au jeu de la critique. Et il ne faut surtout pas oublier que l’on ne peut pas plaire à tout le monde.

Alors évidemment il est plus facile de gérer une critique positive qu’une critique négative (il faut parfois un certain temps pour digérer cette dernière). Que cela vienne d’un professionnel ou non. D’ailleurs la plupart de nos lecteurs ne sont pas des « spécialistes » !

3.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

J’aurais tendance à dire : aucun. (Sauf peut-être madame Vianes, professeur d’histoire-géo de 4ème et 3ème, qui m’a fait aimer cette matière, malgré toutes les petites misères que nous avons pu lui faire subir, nous sales petits morveux incultes…)

4.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je pense que les jeunes sont toujours capables d’apprécier la lecture. Il faut juste que nous, auteurs – et illustrateurs car pour les plus jeunes c’est très important –, nous arrivions à la leur faire apprécier, en leur proposant des textes bien écrits qui leur parlent, les interpellent, les fassent rire ou s’émouvoir.

5.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Il faut vivre avec son temps. Les ordinateurs, les tablettes, les smartphones… La technologie a envahi notre quotidien de façon exponentielle.

Moi-même j’ai déjà lu quelques livres numériques. Pas beaucoup, quelques-uns tout de même. Et j’ai trouvé l’expérience intéressante. Alors je n’ai rien contre les éditions numériques, à condition qu’il y ait un vrai travail éditorial derrière : ne pas publier tout et n’importe quoi !

Et en ce qui concerne les publications numériques pour les jeunes, à condition qu’il y ait une valeur ajoutée : du son, des animations, des informations complémentaires, des activités ludiques… Et je dirais que parfois (souvent ?) cela amène un enfant réfractaire aux livres, à venir à la lecture justement. Par contre si c’est pour avoir un simple « PDF » d’un livre papier, alors autant mettre un vrai livre entre les mains d’un enfant.

6.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Ne pas se précipiter, toujours se remettre en question, apprendre à mettre son ego de côté… et travailler encore et encore : un texte peut toujours être amélioré (ou presque).

 

Publié dans Les auteurs

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Yannick Dubart, Auteur de Rouge rendez-vous

Publié le par litteratureetfrancais

1- Présentez-vous en quelques mots.

Folle de cinéma depuis l'enfance. Je suis enseignante en histoire mais des problèmes de santé m'empêchent de faire carrière comme je le voulais au départ dans cette branche. J'aime ce qui brille, participer à des émissions de jeux tv mais j'aime aussi aborder la vie de manière plus profonde. Je suis diplomate et une oreille attentive pour mes amis. J’ai pourtant besoin de solitude car je peux parfois être très secrète. Je suis duelle !

 

2-Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un ouvrage au carrefour de plusieurs mondes, l’érotisme, le roman de terroir, le roman d’amour.

C’est aussi l’évolution des personnages qui n’ont rien à faire ensemble au départ ! Une histoire de reconstruction ou de déstructuration. J’y  donne beaucoup d’importance au passé. Ce passé qui  fabrique un être humain !

 

3-Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis  mon enfance. J’ai récemment retrouvé des textes datant de mon adolescence. Des petits bouts de roman, des poésies…  j’avais déjà les mêmes phobies, les mêmes obsessions ! Mais j’écris « sérieusement » depuis une quinzaine d’année.

 

4-Que vous apporte l’écriture ?

Être dieu…pouvoir manipuler des personnages comme je le désire, les désarticuler, les retourner dans tous les  sens.  Faire ce qui  m’est impossible dans la vraie vie !  J’aime faire partager mes vues sur la société, sur des sujets qui m’importent : le droit des femmes, par exemple.

 

5-Quelle est votre source d’inspiration ?

Ce sont mes rêves, des rencontres, des récits dans la presse… Parfois une situation me semble intéressante et je la transforme selon mes envies…toujours cette volonté de tordre la réalité tout en restant dans  le possible, je ne sais pas faire de S-F, pour le moment !

 

6-Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui…plein !

 

7-Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

La commencer le plus vite possible…car je n’en suis qu’au début !

 

Quelques questions sur vous et la lecture

 

1-Qui vous a fait aimer la lecture/l’écriture ?

Je parlerais surtout de culture : mon grand-père paternel qui aimait la culture, était ouvrier et  qui aurait tant voulu être instituteur !

 

2-Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Ruth Rendell, une dame du crime anglaise. Son écriture est intelligente, ses romans ont toujours une fin à couper le souffle. J’ai tout lu d’elle sauf son dernier. Elle parait assez classique mais elle est finalement très perfide et ça j’adore ! Bien sûr j’en aime beaucoup d’autres mais c’est en la lisant que je me suis dit « j’aimerais savoir faire ça ! ».

 

3-Quel type de lecteur êtes-vous ?

Serial lectrice ! J’aime entrer dans la tête d’un auteur pour le dévorer entièrement.

4-Qu’aimez-vous lire ?

J’ai mes préférences : le polar, les biographies  sur le cinéma, et des auteurs en particulier comme Rendell bien sûr et Virginie Despentes, Robert Crais… Et je suis toujours à la recherche d’un nouveau coup de foudre pour un auteur inconnu de moi !

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste…

 

1-Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Cela ne fait que depuis un an environ que je les parcoure, c’est instructif et pour un auteur ou futur auteur cela permet d’avoir une vision du monde littéraire sans forcément tout lire ! Sinon, je fais mes choix de lectrice surtout d’après mes envies perso.

 

2-Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

« petit questionnaire », pas vraiment ! Il me semble au contraire assez dense !...Je ne connaissais pas ce blog et j’ai regardé ; je le trouve à l’image de votre questionnaire, assez fouillé.  On vous sent curieuse des écrivains, c’est important. Comme auteur, on peut se sentir flatté par un tel intérêt.  Les questions sont pertinentes mais je me demande qui va me découvrir, et  surtout,  si quelqu’un aura envie d’aller jusqu’au bout de mes réponses. Ce que j’espère !

 

3- Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait un maître d’école, en CM 1, ce monsieur n’a sans doute jamais imaginé son rôle dans ma vie. Il m’a montré la richesse de la langue française. Et deux professeurs de Français en collège m’ont fait prendre conscience de tout ce que je pouvais faire avec ces connaissances. Elles m’ont appris de quoi j’étais capable !  Et grâce à ces personnes j’ai l’amour de la lecture et de l’écriture !

 

4-Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

En tant qu’enseignante de formation et mon expérience assez longue, je n’ai pas constaté une baisse de la lecture des jeunes en général. Moi-même en étant une adolescente, je connaissais beaucoup de personnes « non lectrices ». Au contraire, avec le boum des romans fantasy, on voit des jeunes lire. Cela doit dépendre des modes. Mais ce qui diffère depuis 20 ans c’est la multiplicité des offres de loisirs pour les jeunes. Ils ne peuvent pas tout faire. L’essentiel pour eux c’est de prendre contact avec la culture, peu importent les moyens. C’est une fois adultes qu’ils pourront faire leur choix en toute maturité.

Le remède ; peut-être leur proposer de la qualité et ne pas les prendre pour des idiots !

Oups j’ai été longue !

 

 La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Non,  je ne couche pas sur le papier ce que je ne peux pas coucher dans mon lit !

Publié dans Les auteurs

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Emilie Ansciaux, Auteur de la saga Eclipsis

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

Je m’appelle Emilie Ansciaux, je suis Belge et j’habite à Mons. J’ai 28 ans, j’ai beaucoup de passions mais pas assez de temps pour toutes les exercer comme je le voudrais, deux chats (Ola et Kali), une adoration pour le chocolat au lait, les avocats (ceux qui se mangent !) et les bouledogues français !

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un petit peu compliqué ! Le tome 1 de ma trilogie « Eclipsis, la Destinée des Mondes » est paru en juillet 2013, le second tome en septembre 2014, puis le premier tome a été réédité en janvier 2015. Quoiqu’il en soit (je m’égare !) il s’agit des deux premiers tomes de ma trilogie « Eclipsis, la Destinée des Mondes ». Il s’agit d’un roman fantastique (le genre, je ne me jette pas de si gros bouquets de fleurs, rire) basé sur le principe de mondes parallèles reliés par des portes. Le monde de départ, le Monde Principal, est dirigé par un roi et des sorcières tyranniques, qui se sont unies il y a longtemps pour former l’Alliance des Pouvoirs. Une jeune femme, Angélique, va tenter de libérer son peuple en enlevant l’héritier du roi pendant son baptême. Afin d’éviter les représailles, elle va s’enfuir avec l’enfant à travers une porte spéciale, qui l’amènera dans un autre monde. Ce passage va avoir des conséquences catastrophiques pour l’ensemble des mondes, il va déclencher l’Eclipsis. Angélique va continuer son voyage à travers les mondes, et découvrir petit à petit pourquoi sa destinée est particulière, et ce qu’elle peut faire pour tenter de sauver les mondes.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

J’écris depuis que j’ai huit ou dix ans environ. De petits poèmes puis des courtes nouvelles d’horreur, un peu à la « Chair de Poule ». Puis, j’ai commencé à écrire de plus longues histoires, jusqu’à Eclipsis.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

La capacité de me vider l’esprit, de transcrire les différentes sensations et parfois frustrations qui m’envahissent de la journée. C’est aussi pour moi simplement un sentiment agréable que de créer. Créer des personnages, des mondes, des histoires et des enchevêtrements partis de rien ou d’une simple petite idée sans importance qui me traverse l’esprit au cours de la journée.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Partout, à n’importe quel moment de la journée. J’aime bien les trains, les gares ou les parcs. Mais cela ne m’arrive pas souvent alors la plupart du temps, j’écris à mon bureau le soir, simple et classique.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Le monde qui m’entoure, les nouvelles, les gens, et aussi les histoires qui tournent en boucle dans ma tête en continu. Souvent, c’est ainsi que les idées me viennent, sans vraiment y penser.

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis divisée en trois en réalité (en quatre jusqu’en septembre !). J’exerce la profession de project manager pour une société pharmaceutique (je rédige les demandes de subventions, les projets scientifiques et les rapports associés à la recherche), je termine une thèse de doctorat sur la maladie d’Alzheimer (que je défends en septembre), je suis auteur, et j’ai également monté ma maison d’édition depuis janvier. Quatre casquettes, donc. Mon travail de project manager me permet d’avoir les finances nécessaires pour lancer ma maison d’édition.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, plein ! Le troisième et dernier tome d’Eclipsis sortira en septembre. Début 2016, un livre jeunesse « Doudou, le petit dragon qui voulait lire » paraîtra, illustré par Chris Weyer. J’ai également un projet de roman fantastique « Alénor et le puits des âmes », qui paraîtra fin 2016, et actuellement, une nouvelle montoise paraît un mois sur deux pour être vendue exclusivement dans un magasin de la rue de Nimy à Mons « Créa City » et sur les salons littéraires.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Pour ma part, je pense que c’est plutôt un message inconscient que je fais passer dans chacun de mes livres, ils sont une partie de moi, de la personne que j’étais au moment de les écrire, et le message et les émotions ressentis à la lecture diffèrent pour chacun des lecteurs. La meilleure façon de le découvrir, c’est donc de les lire :-)

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Si j’avais le pouvoir de changer des choses dans mon passé, j’en changerai sans doute beaucoup, mais avec toujours la crainte de ne pas me retrouver ici dans la même situation. Cette éternelle question du passé qui modifie le futur, alors je dirai que pour ma part je ne changerai rien, je suis bien comme je suis actuellement et heureuse d’être à cette étape de ma carrière d’écrivain.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Le choix de ma première maison d’édition (Mon Petit Editeur) pour la publication du premier tome s’est fait parce que j’étais inexpérimentée et que je ne connaissais pas du tout le monde de l’édition. J’aurai pu mieux tomber, mais cela aurait pu être bien pire. Pour le second tome, j’ai été éditée chez Acrodacrolivres, une maison d’édition belge créée par un ami écrivain, Bou Bounoider. C’est suite à cela que l’idée de créer ma maison d’édition s’est imposée à moi concrètement. J’ai compris deux choses en regardant Bou et sa maison d’édition : rien ne rend plus heureux que de faire ce qu’on aime ; et la création d’une maison d’édition est un projet réalisable si on se donne les moyens d’atteindre ses objectifs. C’est ce que j’ai fait et depuis janvier, mon choix de maison d’édition est beaucoup plus simple, puisque j’ai lancé Livr’S Editions (plus d’informations sur le site internet officiel www.livrs-editions.com... un petit peu de publicité, ça ne fait pas de mal, rire).

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma maman. Je ne dis pas que j’ai su lire avant de savoir marcher, mais j’ai su lire avant de savoir faire beaucoup d’autres choses, et ce virus ne m’a jamais quitté. Celui de l’écriture est venu tout naturellement.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’ai plusieurs auteurs dont je lis et relis les ouvrages avec un plaisir inchangé : Amélie Nothomb, Jean-Christophe Grangé, Stephen King. Par contre, si je ne devais emporter qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait « Le rêve », de Zola, car c’est celui qui m’a provoqué la plus grande émotion (jamais je n’ai pleuré autant en lisant un livre, et d’ailleurs j’ai un peu les larmes aux yeux en y pensant, heureusement, on ne me voit pas !)

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Un lecteur sympa ! Je termine tous les livres que je commence (à une exception près, j’y reviens dans un instant), et j’aime quasiment tous les livres que je lis, ou du moins je ne les déteste pas. Le seul livre que je n’ai pas lu en entier c’est « Ensemble, c’est tout », d’Anna Gavalda. Rien ne m’a plu dans ce livre, mais peut-être que je n’étais pas dans de bonnes dispositions en ce moment, je devrai peut-être essayer de le relire à l’occasion. Il y a aussi deux livres très à la mode que je n’ai pas lu (je n’aime pas les effets de mode et les succès planétaires^^), il s’agit de Twilight et de 50 nuances de Grey. J’ai lu cinq lignes de Twilight et j’ai reposé le livre, et j’ai lu tout de même une dizaine de pages pour le second, mais l’ai finalement arrêté également. Bon, soyons honnêtes, il y a donc trois livres que j’ai commencé sans jamais les terminer, mais jusqu’à présent je ne le regrette pas.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

J’aime tout lire, ou presque (voir la question précédente, rire). J’aime lire les romans, les nouvelles, les pièces de théâtre classiques parfois, les articles scientifiques (en quantité raisonnable !), les sous-titres de mes séries et même l’étiquette de mon paquet de céréales. Je crois que j’aime lire avec un grand L, tout simplement.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je pense que c’est d’abord une belle preuve de passion que de réussir à tenir un blog et à faire partager ses avis et ses lectures, et c’est surtout une très belle occasion pour nous, auteurs, de nous faire connaître d’un plus large public.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

De la même manière que pour la question précédente, il s’agit pour moi de me faire connaître un peu d’un public qui peut-être ne me connaît pas encore, ou pense que je ne suis pas sympa (si, si, je le suis, je le jure !). Concernant la première partie de la question, je vais être tout à fait honnête (ho la la, on va peut-être me trouver moins sympa du coup !), je ne vais pas très souvent sur les blogs, non pas par manque d’intérêt, mais par manque de temps (quatre casquettes, ça prend du temps !). Mais pour répondre à la question de manière objective, je viens d’aller le consulter plus en profondeur. Je trouve qu’il est bien agencé, il est clair et agréable à regarder et à lire au niveau des graphismes et de l’écriture. Et un détail qui pour moi a de l’importance quand il s’agit d’un blog littéraire : il n’y a pas (en tout cas pour ce que j’en ai lu) de fautes, et ça c’est vraiment très appréciable. De plus, ces interviews sont plaisantes et les questions sont intéressantes (non non, c’est sincère je ne suis pas une lèche-botte pour avoir mon article en première page, rire)

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Avec l’expérience qui commence et le recul, je les gère bien. Elles me permettent de m’améliorer, et il est toujours possible de s’améliorer. Et puis, même s’il s’agit de quelqu’un de non spécialiste, le ressenti par rapport à un livre est personnel et ne nécessite pas de compétences particulières, selon moi. Bien sûr, si quelqu’un me dit que j’écris mal ou avec des fautes d’orthographe, et qu’il me le fait remarquer avec un texte bourré de fautes, je vais peut-être le maudire intérieurement et lui lancer un mauvais sort, mais rien de plus.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait madame Auvertus, ma professeur de français en secondaire supérieur au S.H.A.P.E. Elle n’est malheureusement plus là et je n’ai jamais eu l’occasion de la remercier car c’est elle qui la première m’a fait prendre conscience que j’avais peut-être un petit quelque chose pour l’écriture. Je rebondis sur une des questions précédentes : si je pouvais changer quelque chose, c’est une des choses que je changerai, j’irai lui dire merci. L’une des premières leçons était un exercice ou chaque élève devait écrire quelques lignes pour faire une histoire suivie (il y avait quatre ou cinq histoires en tout). A la fin de l’heure de classe, cinq élèves ont repris les morceaux d’histoires pour les compléter. Les autres ont écrit quelques lignes, et j’ai écrit une dizaine de pages. J’ai eu un énorme moment de solitude quand Mme Auvertus a annoncé que nous allions devoir les lire à voix haute ! J’ai lu pendant presque une heure je pense, puis elle m’a félicité et m’a dit que j’avais « un truc ». Voilà, il est un peu tard mais « Merci Madame Auvertus » (et voilà, j’ai encore la larme à l’oeil, pas facile cette interview !)

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je pense que les jeunes apprécient toujours autant la lecture, mais ils sont simplement beaucoup plus sollicités par d’autres occupations, d’autres technologies. La lecture c’est souvent quelque chose de solitaire, et nous sommes dans une ère très « sociale » (en surface en tout cas). Je n’ai pas de remède miracle, je pense qu’il y aura toujours des gens qui aimeront lire et qui partageront leur passion, la transmettront à d’autres. Ha si, j’ai une solution, Livr’S Editions publie en mai et en juillet des livres jeunesse, « Tintamarre à la ferme », et « Le champs aux mille fleurs »... la solution serait que toutes les écoles du pays les commandent (rire).

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Personnellement, je suis trop attaché à l’objet livre que pour passer au numérique, même si de part ma casquette d’éditrice j’ai été obligée de m’y mettre, ne voulant pas obliger les auteurs à nous soumettre leurs manuscrits par la poste. Mais ça ne me procure pas le même plaisir que de tenir un livre entre mes mains, sentir son odeur, me voir avancer dans ses pages, voir arriver la fin du livre, me rappeler du dénouement... Ce sont des choses que je ne retrouve pas avec le numérique. Mais je comprends tout à fait les nombreux avantages que cette lecture apporte, ce n’est juste pas (encore) mon truc.

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

 Ecrivez ! Si vous voulez être publiés, en faire votre métier ou tout simplement écrire parce que ça vous rend heureux, alors faites-le et surtout, le laissez jamais personne vous dire que c’est une mauvaise idée, parce que les gens qui ne rêvent plus sont les plus malheureux.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

L’angoisse de la dernière phrase... Merci de cette interview, elle m’aura tour à tour fait rire, sourire, pleurer et réfléchir, un peu comme un bon livre, et j’espère que les lecteurs apprécieront mes réponses, qu’elles leur donneront envie de découvrir mon univers s’ils ne le connaissent pas encore !

Publié dans Les auteurs

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Valérie Loetscher alias Vay , Illustratrice

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots. - Je vie en Suisse dans un tout petit village, et je suis plusieurs personnes dans une seule journée. Je suis tout d’abord maman, j’ai deux garçons de 15 et 10 ans. Je suis aussi secrétaire-comptable à temps partiel dans une entreprise d’automation, mère au foyer et créatrice d’image. Pleins de casquettes différentes qui ne me laissent pas le temps de m’ennuyer.

2.     Parlez-nous de votre dernière illustration. Ma dernière illustration est une image pour IF Association. C’est une association qui s’occupe de réalisé les rêves des enfants malades. Elle sera mise en vente et le bénéfice ira à l’association « Rêves ».

  1. Depuis quand dessinez-vous ? J’ai toujours dessiné au plus loin que je me souvienne. C’est pour moi un moyen d’expression sans égal.

4.     Que vous apporte le dessin ? du plaisir, du dépassement de soi, de la plénitude et surtout de l’évasion.

5.     Dans quelle condition dessinez-vous ? En règle générale, je suis dans mon atelier avec la musique dans les oreilles et le chien à mes pieds.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ? Tout est pour moi source d’inspiration, une lumière, une musique, un film, mes enfants (surtout leurs attitudes), bref, tout ce que je vois et ce que je ressens peut devenir source d’inspiration.

7.     Etes-vous illustrateur à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’illustratrice ? Comme je l’ai dit plus haut, je suis aussi secrétaire comptable dans une entreprise, en temps partiel. Ce travail me permet d’entrer en contact avec de « vrai » gens. Sinon j’aurais une tendance à rester un peu enfermée. Mais il me permet surtout de me garantir un minimum vital financièrement.

  1. Avez-vous d’autres projets d’illustration ? Ho oui !! Pour les livres jeunesses il y en a un en cours chez Nats Editions. Une histoire qui n’attend qu’un peu de temps chez Whisperies. Il y a aussi une histoire illustrée ainsi que des couvertures de livres qui attendent leur tour. Je travaille actuellement sur une couverture pour les Editions Flammèche. Au mois de juillet je vais m’atteler à une fresque murale pour une entreprise de ma région, ainsi que la participation à un festival. A partir du mois d’août ça se calme un peu, j’ai juste un festival en septembre et deux livres jeunesses qui doivent encore trouver un éditeur.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Pour l’illustrateur, ce n’est pas tout à fait pareil. Il se doit de créer une histoire dans l’histoire. Celui qui ne lit pas (un petit enfant par exemple) doit pouvoir plus ou moins comprendre sans lire. Une couverture de livre, se doit d’ouvrir une porte sur le livre, c’est un peu « l’antichambre » du livre. L’illustrateur doit tout faire pour vous donner envie d’ouvrir le livre.

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’illustrateur, ce serait quoi ? Juste peut-être que le métier soit reconnu en tant que tel, et pas comme une « passion ». C’est un vrai travail qui demande énormément de temps et beaucoup de formation.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? En tant qu’illustrateur on « voyage » de maison d’éditions en maison d’éditions aux grés des projets. Mais j’ai toujours eu un bon contact avec elles jusqu’à présent.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture ? J’ai lu très vite, je suis une dévoreuse de livre. Lorsque j’étais petite c’était une façon de m’évader. J’étais plus souvent enfermé dans ma chambre à lire que dehors à me faire des amis.. les miens étaient plutôt imaginaires en fait ^^

  1. Quel est votre auteur préféré ! ? Houlà, j’en ai pleins !! Chaque livre est une nouvelle porte pour partir en voyage. Je fais des voyages effrayants avec des Maxime Chattam, Stephen King, Robin Cook, Harlan Coben, Sire Cédric entre autre, ou alors des fantastiques avec des Raymond Feist, Robin Hobb, Terry Goodkind, David Chandler ou encore Patrick Rothfuss. Bref, je fais plein de voyages sans bouger de mon lit. Et ça c’est juste merveilleux.
  2. Quel type de lecteur êtes-vous ? Acharnée !!

4.     Qu’aimez-vous lire ? De tout du moment où il y a une bonne histoire que ce n’est pas que de l’eau de rose. J’aime quand ça bouge et si en plus ça peut être drôle c’est la cerise sur le gâteau :p

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Je trouve que c’est bien. Tous les avis sont bons à prendre, personne n’a raison et personne n’a tort. C’est juste que tout le monde a une certaine façon de voir les choses. Et en restant ouvert on apprend beaucoup. Mais surtout tout le monde a le droit de s’exprimer. C’est important. Donc les blogs sont importants.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? J’avoue que je ne le connaissais pas avant d’avoir répondu à cette petite interview. Mais j’ai pris la peine d’y faire un tour et j’apprécie particulièrement la rubrique « La parole est à vous » et celle des « interview ».

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Une critique, si elle est constructive, est toujours bonne à prendre. Que ce soit de la part d’un professionnel ou pas.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ? Je n’ai malheureusement pas eu cette chance.

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ? Ha ben là, je suis bien enquiquinée. A la maison j’ai un enfant « dévoreur » de livre et l’autre qui n’aime pas lire du tout. Et pourtant je les ai élevés les deux de la même façon. On ne peut pas « forcer » les enfants à lire. On peut juste tout faire pour susciter l’envie. Après, c’est à eux de faire le pas. L’essentiel est qu’ils gardent l’esprit ouvert. 

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? Pour moi, c’est une fantastique opportunité. En tant qu’illustrateur, les images se véhiculent aussi bien en numérique que sur papier. Et surtout c’est moins cher. Ce qui permet peut-être aux personnes moins fortunées de tout de même acheter les livres pour leurs enfants. En plus, ça prend moins de place lors des départs en vacances ^^

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes illustrateurs ? Travailler, travailler, travailler et encore travailler !!

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Poursuivez vos rêves, toujours !!

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Frédéric Soulier - Auteur de Le trou de ver dans la maison du crack, Retour à la cité des monstres, L'appel du Dieu-Ventre et Le Ténébriarque

Publié le par litteratureetfrancais

Présentez-vous en quelques mots.

 

Frédéric Soulier, 38 ans, esclave en usine. Sans enfants. Vous voulez pas mes mensurations exactes, tout de même ?

 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

 

Je viens de mettre sur amazon ma dernière nouvelle : L'appel du Dieu-Ventre (journal d'un carnivore). J'avais depuis longtemps envie d'écrire sur la faim. Je pense que l'estomac et le sexe conditionnent la plupart des actes des individus.  

 

Depuis quand écrivez-vous ?

 

Depuis l'âge de neuf ou dix ans, sporadiquement, et depuis environ quatre ou cinq ans trés sérieusement, deux heures par jour (faute de plus de temps).

 

Que vous apporte l’écriture ?

 

Des piscines remplies d'or. Non, je déconne, l'écrivain qui peut prétendre gagner sa vie avec sa plume a soit le cul bordé de nouilles, soit un talent incroyable ; plus vraisemblablement, il sait là comment flatter le lecteur.  Ce que m'apporte l'écriture, c'est un effet cathartique. Je me purge l'esprit de la sanie qui s'y accumule. Je suis un taiseux dans le quotidien, mais bavard à l'écriture. Mais surtout, j'y trouve du plaisir. Chaque phrase couchée c'est une giclée d'endorphines dans le cortex.  

 

Dans quelle condition écrivez-vous ?

 

J'ai la faculté de pouvoir m'isoler mentalement de ce qui m'entoure. Je peux écrire avec la télé qui braille à côté, avec Zaz qui pousse la chansonnette et les types de la DDE qui défoncent le macadam au marteau-piqueur. Quand j'écris et qu'on me parle, j'ai tendance à faire des réponses laconiques qui signifient peu ou prou : "casse-toi de là tu me déranges".

 

Quelle est votre source d’inspiration ?

 

L'actualité. Y a qu'à ouvrir un journal pour avoir le sujet d'une histoire. Les anecdotes personnelles ou celles que l'on me rapporte sont aussi une source inépuisable. Bien sûr, je suis également trés influencé par les oeuvres que j'ai lues ou vues.

 

Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

 

Les écrivains qui peuvent vivre de leur plume sont de plus en plus rares. La plupart sont obligés de se prostituer pour survivre (comprendre "racoler sur facebook et/ou sur des forums"). Moi j'ai choisi de travailler en usine. Ce que cela m'apporte ? De quoi payer le loyer et bouffer des nouilles au beurre.

 

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

 

Est-ce que l'héroïnomane a envie d'un autre fix ? Dans l'immédiat, je vais m'atteler à l'écriture de la suite du cycle du Ténébriarque.

 

On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

 

Un auteur qui n'a aucun message à faire passer est un auteur médiocre. Y en a moults, qui mettent un mot devant l'autre sans se soucier du fond. C'est le commissaire machin qui doit résoudre un meurtre horrible, c'est l'histoire vraie de machine qui s'est fait violer par son tonton quand elle était môme... Moi je n'aurai de cesse de metttre l'humain en face de ses contradictions, et de taper sur la religion, le fléau de l'humanité.

 

Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

 

Outre le format numérique sur amazon, mes deux premiers romans sont auto-édités aux Editions du Net (un éditeur "à la demande). Retour à la cité des monstres est vendu dix-huit euros sur leur site, Epilogue seize euros. Ca fait cher le kilo de papier. Trop cher. Moi je ne voudrais pas mettre un tel prix dans un auteur inconnu. C'est pourquoi mon troisième roman, les versets du Dernier Soupir, n'est disponible qu'au format dématérialisé (c'est plus chic qu'ebook, je trouve). Vu sa longueur, 840 000 signes, il aurait fallu que je le vende près de vingt-cinq euros. Impensable.

 

Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

 

J'ai compris que je voulais devenir écrivain quand j'ai découvert une malle remplie de romans de San-Antonio dans le grenier de ma grand-mère. Romans que j'ai dévorés en un été. Avant ça, je lisais déjà tout ce que je trouvais, de la collection "bibliothèque verte" jusqu'à Jules Verne. Les Tintin et les Astérix, en boucle...

 

Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

 

Comme je l'ai dit, j'ai eu mes premières érections littéraires en lisant Frédéric Dard. Stephen King m'a également beaucoup influencé. Ce type-là, il pourrait me parler d'un tournoi de curling, qu'il arriverait à me passionner. LF Céline, quand il n'écrivait pas sous l'empire de la haine, me fascine, et Cavanna, je m'en fais des tartines délectables. Chuck Pahlianuk, Harry Crews, Selby, Michel Tournier, sont aussi quelques uns de mes héros.  

 

Quel type de lecteur êtes-vous ?

 

Compulsif. Je lis tout ce que je peux. Un livre par semaine en moyenne. A ce sujet, j'ai mis un appel à candidatures sur mon blog : http://aspirant-auteur.over-blog.com/2015/03/appel-a-candidatures.html  Avis aux masochistes, ou aux gens sûrs de leur talent.

 

Qu’aimez-vous lire ?

 

De tout, du moment que c'est bien écrit, et pas mielleux. Les trucs avec la plume trempée dans le vitriol, c'est quand même ce que je préfère. Et les polars, c'est ma petite friandise que j'aime m'offrir de temps en temps. Cela dit, on aura du mal à me faire acheter un roman historique ou un essai de philosophie. Ben ouais, je suis un sanguin moi, j'ai horreur des préliminaires, faut tout de suite que ça fouaille !

 

Que pensez-vous des blogs littéraires ?

 

Ils ont le mérite d'exister. Souvent, ce sont de vulgaires vitrines à visée mercantile, mais parfois on y trouve des réflexions interessantes et de la prose de qualité. Je crois surtout qu'ils sont lus par des auteurs, et pas par les lecteurs, mais je peux me tromper.

 

Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

 

Pardi, faire ma pub. Racoler, comme tout le monde !

 

Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

 

Les quelques retours assortis de critiques que j'ai reçues m'ont beaucoup apporté. Par exemple, un lecteur m'a reproché d'abuser un peu trop des métaphores et des comparaisons. C'était trés juste, et j'ai donc essayé de rectifier le tir lors de l'écriture de mon bouquin suivant. Les louanges, ça fait toujours plaisir, mais ça n'apporte pas grand chose.

 

Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

 

Je n'ai pas eu la chance de tomber sur LE professeur génial. Un Robin Williams comme dans Le cercle des poètes disparus.

 

Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

 

Initier les mioches à la lecture par Emile Zola ou Victor Hugo, c'est pas trés judicieux... Bon, je n'irais pas jusqu'à proposer de leur infliger du Marc Lévy dès la sixième (ou alors, en guise de colle), mais les grands auteurs classiques ne doivent pas être subis mais choisis.

 

Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

 

Ca permet aux laborieux comme moi d'exister un peu, qui sans ça garderaient leurs manuscrits dans leurs tiroirs.

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

 

Pour progresser : lisez. Les cours d'écriture à l'académie Balzac à 2 000 euros, c'est de la fumisterie. On fait pas d'un canasson un cheval de course en une semaine.

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

 

Crever, c'est mourir un pneu.

 

A la revoyure !

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Emmanuelle Soulard - Auteur de le dragon de ténèbres et Le dragon d'ombres

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots.

Toujours très difficile comme question… Je suis l’auteur d’une trilogie de romans fantasy (ou presque : le tome 3 est en cours de finalisation). Je pense que l’écriture est un long apprentissage, et que j’en ai à peine effleuré la surface. J’aimerais  pouvoir contribuer à rendre le monde meilleur, avec mes petits moyens. Et pour cela, je vais vous révéler un secret trop bien gardé : le bonheur est un état d’esprit.

J’adore étudier l’esprit, le cerveau, les émotions. Et l’écriture est dans ce domaine un champ d’application presque infini (coup de chance pour moi !).

  1. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Le tome 2 de la trilogie des Invocateurs, le Dragon d’Ombres, est paru depuis début décembre 2014, et en parler longuement serait risquer de le spoiler ainsi que le tome 1, le Dragon de Ténèbres. Remarque identique pour le tome 3. Alors je vais parler des trois à la fois :

On y trouve de la romance, un rien d’enquête, des périls mortels, de preux chevaliers et des chevaliers un peu moins preux. Ah oui, et aussi des dragons, j’imagine que vous vous en doutiez…

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

Mon plus lointain souvenir remonte à mes douze ans, et vu mon âge canonique, ça commence à faire une paye ! (oui, mon vocabulaire date aussi du début du siècle. Ça aide quand on écrit du médiéval fantastique…)

  1. Que vous apporte l’écriture ?

Une évasion avant tout. Et je trouve qu’écrire comporte une magie unique. Une façon de s’extraire du monde, et de se connecter à autre chose, pétri d’émotions pures. Comme une bonne séance de cinéma devant un chef d’œuvre, mais puissance dix million (à peu près).

  1. Dans quelle condition écrivez-vous ?

Des conditions très difficiles, surtout en ce moment. Ma vie personnelle est très chargée, avec des challenges professionnels et des enfants en bas âge, alors j’écris surtout quand je le peux, c’est-à-dire souvent tôt le matin. Quand la maison dort encore, et que les chats font leur tour dehors. Parce que dès qu’elles rentrent, elles ne veulent rien savoir, et viennent se coucher d’office sur mes genoux. Et j’ai droit à des départs furibonds si j’ai le malheur de ne pas les prendre en compte et de continuer à taper. Très difficiles, les conditions, je vous l’ai dit…

  1. Quelle est votre source d’inspiration ?

Pas la moindre idée. Je vis dans mon univers depuis si longtemps que j’en ai jeté la clef. Mon esprit passe la porte sans jamais me prévenir, et sans que j’ai la moindre idée du déclencheur… Quoique, à bien y réfléchir, si, il y a un point commun : l’émotion. Dès qu’elle est un peu au-dessus de l’état de base, vous pouvez être sûr qu’elle va m’envoyer au moins une scène, si c’est pas un roman entier. Du coup, souvent les musiques me propulsent beaucoup plus loin que prévu, en général sur le dos d’un dragon en pleine attaque… Il vaut mieux avoir le cœur bien accroché (et honnêtement, être à jeun, ça aide !)

  1. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis salariée, et je travaille dans la recherche clinique. Ce qui m’a apporté un roman entier, que je compte ré-écrire pour une prochaine publication. Mais me replonger dedans ne se fera pas sans douleur, et j’ai à peu près trois milliards de choses à terminer avant ça. Sinon, en termes d’écriture, mon travail actuel n’est pas ce qui m’apporte le plus.

Par contre, mon parcours m’a donné une curiosité insatiable. J’ai besoin de comprendre comment les choses fonctionnent. Du coup, mon principal sujet d’intérêt est la perception de la narration par le lecteur. Et dans ce domaine-là, si on fait converger les sciences cognitives, l’imagerie médicale fonctionnelle et les résultats empiriques de décennies d’exploitation du cinéma et de la vidéo, on peut en arriver à complètement révolutionner notre façon d’écrire.

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui ! J’estime que l’écriture est un apprentissage. Chaque roman est une façon d’apprendre, disons que ce sont les travaux dirigés. A côté de ça, il faut travailler les différentes techniques d’écriture, ce que je fais à temps plein en dehors de mes autres tâches. Et comme tout bon artisan, je ne m’estimerais pas écrivain tant que je n’aurais pas pondu un chef d’œuvre, dans le sens « compagnonnage » du terme. Le roman qui me prouvera que je commence à maitriser suffisamment l’écriture pour que je m’estime écrivain. La quintessence de tout ce que je suis en train d’apprendre. J’en ai déjà la trame, et les personnages principaux, mais je ne m’attaquerais pas à ce projet hautement ambitieux avant d’avoir terminé ma trilogie (mon  galop d’essai) et plusieurs autres romans dans des genres très différents. L’écriture est un monde en soi. Elle offre de merveilleuses opportunités d’apprendre, de se forcer à sortir de sa zone de confort, et de toujours, toujours, aller puiser les émotions les plus fortes au plus profond de soi-même. C’est un processus parfois douloureux, mais c’est la seule manière d’être totalement vrai. Et si on a un minimum d’honnêteté, en tant qu’auteur, c’est ce qu’on doit à nos lecteurs.

  1. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

C’est systématique. Platon disait qu’il fallait bannir les narrateurs de la société, car ils sont une menace pour la démocratie. A l’inverse des philosophes, qui expriment leurs idées tout haut, ceux qui racontent des histoires masquent leurs idées sous le couvert des émotions. Un roman qui n’a pas de message sous-jacent, ce qu’on appelle la thématique, n’a pas d’âme, et n’est qu’un divertissement pour celui qui l’a écrit. Concevoir sa thématique, ou au minimum la chercher après avoir écrit le premier jet est un des devoirs de l’auteur. De plus, elle donne non seulement un sens à toute la construction du roman, mais elle en est sa colonne vertébrale, ce qui fera que le tout semblera cohérent au lecteur. Le lecteur ouvre un livre pour se divertir. Mais les seuls livres auxquels il repensera lorsqu’il les aura refermés, sont ceux qui ont une thématique qui le touche. Pour ma part, je suis fascinée par la puissance des histoires. Par tous les moyens qu’elles nous offrent de parler directement à l’inconscient de nos lecteurs, à laisser des traces, voire même à bousculer leur système de croyances.

Les histoires sont les chevaux de Troie des auteurs.

  1. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Rien. Ah si, avoir quelques millions de lecteurs en plus, juste histoire de pouvoir me consacrer pleinement à l’écriture sans devoir me soucier de faire autre chose pour faire bouillir la marmite…

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Assez facilement, en fait. Je suis d’abord passé par l’incontournable de la fantasy en France, mais il parait que cette maison-là met en moyenne deux ans pour répondre aux auteurs qui les contactent. Délais qui n’est pas encore écoulé, mais pendant lequel j’ai pu publier deux romans. Si ça se trouve, ils ne vont pas tarder à me dire qu’ils veulent mon manuscrit… Sinon, les éditions Hélène Jacob ont été un choix évident après avoir fait un peu le tour des éditions qui surfent sur la vague du numérique. Ils allient professionnalisme, connaissance de leur métier et de ses évolutions, et bonne communication avec les auteurs. Et je ne pense pas que j’aurais pu trouver un autre endroit où l’entente est si poussée entre les auteurs et l’équipe. Pouvoir s’appuyer sur la force d’un groupe lorsqu’on commence son métier d’auteur, pour aider à passer les doutes, les problèmes techniques, et se motiver les uns les autres, c’est extrêmement puissant. Et on se paye aussi de bonnes tranches de rigolade, ce qui n’est pas la moindre des choses !

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

La lecture, c’est surtout qu’enfant,  je vivais dans un petit village où il n’y avait pas grand-chose à faire... Pour l’écriture, c’est venu naturellement à partir du collège.

  1. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Oulla ! Je suis loin d’être mon auteur préféré ! Paradoxalement, je ne lis pratiquement plus pour le plaisir. L’essentiel de ce que je lis consiste en des ouvrages techniques. Mais lorsque je lisais, j’avais un petit faible pour Michael Crichton, qui construit ses ouvrages comme de véritables démonstrations mathématiques (Jurassic Park en est un exemple stupéfiant, et le film lui rend un bien piètre hommage). Et si je ne dois en garder qu’un ce sera Terry Pratchett, parce qu’aucun autre auteur ne m’a jamais autant fait rire.  En dehors du support livre, j’ai un gros faible pour Alexandre Astier. Pas seulement parce qu’il est capable d’une subtilité impressionnante dans ses constructions, mais aussi parce qu’une série de vidéos de lui est en partie à l’origine la révélation qui a changé ma vie : l’écriture doit s’apprendre.

Bon, d’accord, ça en fait trois, mais j’ai jamais été douée en math…

  1. Quel type de lecteur êtes-vous ?

Un petit lecteur. Malheureusement. (ou plutôt une petite lectrice, pour être plus précise)

  1. Qu’aimez-vous lire ?

Des univers qui me dépaysent et me font voyager. Des livres dont la construction est solide, et qui jouent autant sur l’histoire qu’ils offrent, que sur les messages sous-jacents. Des livres qui m’apprennent des choses.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Le plus grand bien ! C’est une voix qui s’élève contre l’uniformisation que nous imposent les médias, et c’est une excellente chose. C’est même un des principaux leviers pour les auteurs peu connus. 

  1. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

Ce blog est bien fait, par une lectrice impartiale et qui a des valeurs. Qui sait allier subtilement intégrité et sensibilité, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et il est largement alimenté,  ce qui n’est pas peu dire ! La visibilité qu’il offre n’est donc pas du tout négligeable…

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Les premières critiques négatives ont été très dures à vivre. Mais comprendre qu’on ne peut pas plaire à tout le monde est un incontournable du métier d’auteur. Depuis que j’ai réussi à le faire, je lis toujours toutes les critiques avec attention. Souvent, ce sont les pépites qui nous montrent le prochain point sur lequel il faut s’améliorer.

  1. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait mon professeur de science naturelle au lycée. Grâce à lui, j’ai pu pousser mes études très loin dans le domaine de la biologie moléculaire. Même si cette partie de ma vie est révolue, elle a été d’un apport non négligeable dans mon évolution.

  1. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Il faut bien que reconnaitre que les longues après-midi où on pouvait prendre le temps de lire ne me semblent plus l’apanage des jeunes de nos jours. Le monde va beaucoup plus vite, maintenant, il privilégie l’image. La vitesse. Le rapide. C’est pourquoi la façon d’écrire des auteurs doit évoluer en conséquence, s’adapter à ce monde, et se montrer au niveau de ses principaux rivaux : le cinéma, la vidéo. Je ne pense pas que ce soit un challenge perdu d’avance, parce que les gens sont et seront toujours féru de bonnes histoires. Il suffit juste de leur prouver qu’un support en vaut un autre.

  1. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Que c’est une révolution en marche, et qu’elle va changer le modèle économique de l’édition.

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Si vous avez en vous cette envie d’écrire, de raconter des histoires, de passer du temps avec vos personnages, de les faire vivre et évoluer, et que vous voulez partager ça avec le plus grand nombre, n’hésitez plus, lancez-vous ! Mais ne pensez pas que votre premier roman sera un best-seller qui fera de vous un millionnaire. Votre premier roman sera la première marche de votre parcours d’écrivain. Et, franchement, c’est un parcours vraiment génial à vivre. 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Merci pour m’avoir donné l’occasion de me présenter dans ces pages. J’espère que les histoires que je raconte vous plaisent. Elles n’ont pas d’autre but.

Publié dans Les auteurs

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Adeline Neetesonne - Auteur d'Utopique Atlantide, La Prophétie, L'héritage, Jeu de Plaisir, Eléments et Cytise, femme pirate

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots.

Je m’appelle Adeline Neetesonne. Je suis auteur de romans et nouvelles de fantastique/fantasy.

J’ai aussi écrit un peu d’érotisme. En fait, plus le temps passe, plus j’ai envie de me lancer dans de nouveaux styles littéraires.

 

  1. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

L’Héritage est mon sixième livre. C’est un roman de fantastique sombre et contemporain, sorti en juillet 2014 aux Éditions Sharon Kena. Sur fond d’aventure surnaturelle, j’y aborde de nombreux sujets d’actualité. Mais ça reste avant tout une lecture détente.

 

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai toujours aimé écrire, mais il m’a fallu plusieurs années avant de me décider à entamer une vraie carrière littéraire. Mon premier roman, Utopique Atlantide, a été édité en décembre 2008. Par la suite, j’ai sorti à peu près un roman par an, plus quelques nouvelles et préfaces ici et  là.

 

  1. Que vous apporte l’écriture ?

Pour moi, l’écriture est d’abord une passion. Elle me permet à la fois de m’exprimer, de m’évader et d’évacuer les frustrations du quotidien. D’ailleurs, j’écris plus facilement quand je suis triste ou déprimée. Me plonger dans des univers imaginaires est une véritable thérapie. Et elle est particulièrement efficace.

 

  1. Dans quelle condition écrivez-vous ?

Ça dépend. Je n’ai pas vraiment de toc d’écriture. Je peux aussi bien travailler sur mon ordinateur, assise à mon bureau, ou sur un bloc dans mon lit ou encore, dans une salle d’attente. .. En réalité, tant que l’inspiration est là, le reste importe peu.

 

  1. Quelle est votre source d’inspiration ?

En ce qui me concerne, tout peut être prétexte à une histoire. Je peux trouver l’inspiration dans un rêve, dans une scène familiale ordinaire, dans une musique, dans une réflexion entendue dans la rue…

 

  1. Êtes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je travaille à temps partiel, en plus de mon activité d’écrivain. Mais il s’agit uniquement d’un emploi alimentaire, qui m’assure un revenu régulier. Rien de passionnant.

 

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, bien sûr ! J’ai toujours plusieurs projets en cours. En ce moment, j’ai un manuscrit en relecture chez mon éditeur et un autre en correction. En même temps, je travaille sur l’écriture d’une nouvelle de romance fantastique.

 

  1. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je n’écris jamais en me disant « je vais faire passer tel message ». Mais inconsciemment, mes textes reflètent mes pensées, mes craintes, mes opinions. C’est normal. Chaque auteur laisse un peu de lui-même dans ses récits.

Je crois que, ce qui ressort le plus de mes romans, c’est un appel à la tolérance, d’une manière générale.

 

  1. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Rien. Les choses se sont passées exactement comme elles devaient se passer. Évidemment, j’ai connu des hauts et des bas, mais dans l’ensemble, je suis satisfaite. Je n’ai jamais souhaité devenir une star. J’ai des lecteurs fidèles et ma petite carrière me convient. C’est l’essentiel.

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Un peu par hasard.

En premier lieu, je n’ai jamais cherché à être publiée par de grosses maisons d’édition. Je préfère les petites structures, plus humaines.

Mais quand j’ai débuté, je n’y connaissais rien. Pour trouver un éditeur, j’ai donc tout simplement fait une recherche sur internet. J’ai éliminé d’office ceux qui proposaient des contrats à compte d’auteur (ce que je ne considère pas comme de l’édition) et j’ai contacté les autres. J’ai eu la chance d’avoir une réponse positive.

D’ailleurs, même après avoir évolué dans ma carrière, je fonctionne toujours sur le même modèle. J’ai actuellement trois éditeurs (bientôt quatre), qui entrent tous dans ces critères.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Je l’ignore. Mon amour pour la lecture et l’écriture remonte à tellement loin que je ne m’en souviens plus. J’imagine que ce sont mes parents… ou alors, j’avais ça en moi dès ma naissance !

 

  1. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Je ne suis pas mon auteur préféré. Loin de là !

J’ai eu la chance de rencontrer de nombreux auteurs, dont de grands noms de la littérature francophone et anglo-saxonne. Mais à chaque fois que cette question m’est posée, un seul nom me vient à l’esprit : Tyler Ledger (Vincent Lahouze, de son vrai nom). Sa plume moderne et acérée me touche droit au cœur. Il est capable en quelques lignes de nous faire vivre un panel d’émotions incroyables. À mes yeux, c’est le meilleur auteur de notre génération.

 

  1. Quel type de lecteur êtes-vous ?

J’ai malheureusement de moins en moins le temps de lire. Cela dit, comme beaucoup de personnes, j’ai des périodes où je lis plus que d’autres. De même, pour le style de lecture, je vais fonctionner par cycles.

 

  1. Qu’aimez-vous lire ?

Je suis très éclectique. Pour moi, le thème importe moins que la plume de l’écrivain. D’ailleurs, j’aime bien découvrir de jeunes auteurs et j’accepte souvent d’être jury dans des concours de nouvelles. C’est très enrichissant.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Ils sont utiles autant pour les passionnés de lecture que pour les auteurs qui souhaitent élargir leur lectorat. Et puis, ils permettent aux bloggeurs de s’exprimer et d’échanger sur leur ressenti de lecture.

Il est évident que tout le monde n’aura pas la même opinion sur un même texte, mais on peut avoir plus d’affinités avec tel ou tel bloggeur, d’où la nécessité de leur développement sur la toile.

 

  1. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

J’avoue que je viens seulement de découvrir votre blog, mais je le trouve intéressant et bien conçu puisqu’il laisse autant de place à la lecture qu’à l’écriture. Chacun peut s’y exprimer librement.

Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte pour évoquer ici ma vision de l’écriture, en espérant donner envie à d’autres personnes de prendre la plume.

 

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Chacun a le droit de donner son avis. L’écriture est avant tout un art. Chaque lecteur réagit différemment à un même texte. C’est parfaitement naturel, même s’il n’est jamais agréable pour un auteur de lire des critiques négatives au sujet d’un récit sur lequel il a travaillé pendant des mois, voire des années.

Mais ça fait partie du métier. Il faut savoir l’accepter.

 

  1. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Mon professeur de philosophie, en terminale. Il m’a appris à écrire ce qu’il me passait à l’esprit, tout en gardant une structure à mon texte.

 

  1. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Les jeunes lisent toujours. J’en ai la preuve régulièrement. J’ai des lecteurs adolescents qui viennent me voir en dédicaces ou qui me contactent par Facebook et je trouve ça particulièrement rassurant.

Non, la lecture n’est pas moribonde.

 

  1. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Personnellement, j’ai choisi des éditeurs qui proposent le format papier et le numérique. Je me rends compte que les deux sont complémentaires. Aucun n’écrase l’autre.

Le numérique permet surtout de pouvoir accumuler de nombreux textes dans un petit espace de stockage. C’est l’idéal pour les voyages et les transports en commun.

D’un autre côté, le livre en tant qu’objet existe toujours et a encore de belles années devant lui, car même s’il est plus cher, il n’apporte pas les mêmes sensations au lecteur.

 

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

S’ils sont vraiment passionnés et motivés, je leur conseillerais de ne pas baisser les bras, quoi qu’il arrive, et de travailler leurs textes, encore et encore. C’est souvent difficile de mettre un pied dans le monde de la littérature, mais quand on veut y arriver, on peut le faire.

 

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Je vous suis reconnaissante de m’avoir laissé la parole. Rien n’est plus précieux que la liberté d’expression et vous participez à la défendre et à la développer.

Et je remercie mes lecteurs, présents et à venir, car je ne suis rien sans eux.

 

Son site ! 

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Catherine Messy - Auteur de Bucoliques et artiste accomplie !

Publié le par litteratureetfrancais

 

1. Présentez-vous en quelques mots.

      Je suis enseignante d'anglais à la retraite, passionnée par les arts en général, plus spécialement par la peinture et la sculpture, devenues une occupation quotidienne. J'ai monté une association dans ce domaine, "la Côtière des Arts".

2.    Depuis quand écrivez-vous ?

      Depuis 2 ans de façon assidue.

3.    Que vous apporte l’écriture ?

       Un équilibre et beaucoup de rêve.

  4. Dans quelle condition écrivez-vous ?

          Dans une pièce refuge lors de mes nuits trop courtes, assise devant mon ordinateur. Il m'arrive aussi d'écrire dans un petit carnet que je transporte toujours avec moi dès que j'ai un moment d'attente quelque part.

 5.Quelle est votre source d’inspiration ?

         La nature humaine, la nature tout court.

6. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

      Je n'ai jamais eu l'intention de faire une carrière d'écrivain. La retraite me donne le temps de concrétiser ce qui m'a toujours attirée sans que je le laisse deviner. C'est exactement comme pour la peinture ou la sculpture. Je laisse enfin émerger ce qui était jusqu'à maintenant bien enfoui en moi. L'âge me donne une audace supplémentaire, l'envie d'accomplir des choses avant que tout se termine. Je me lance des défis.

7. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

      Un deuxième recueil de poèmes va paraître cette année, j'ai un roman en attente de lecture par le comité de lecture EHJ et d'autres en cours d'écriture.

8.On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

     Je n'ai pas de message particulier à faire passer. Mon écriture est instinctive, comme ma peinture. Je pars du principe que personne ne m'attend dans ce domaine ni dans les autres arts pratiqués. Je ne sens pas indispensable, mais écrire l'est devenu, tout comme peindre ou modeler la terre.

9. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

   Tout simplement parce que c'est la maison d'édition de ma fille, que je suis très fière de ce qu'elle a entrepris en tant qu'éditrice et écrivain. C'est un bel échange mère-fille. Cela me donne la possibilité de mener l'aventure jusqu'à son terme.. Et  je suis parfaitement sereine quant à l'idée que l'un  de mes manuscrits puisse être refusé par le comité de lecture EHJ, il ne me viendrait pas à l'idée de le contester.

Quelques questions sur vous et la lecture...

1.Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

        Mes parents, surtout mon père qui aimait nous lire de la poésie et nous aidait à améliorer nos rédactions.

2.Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Je n'ai pas d'auteur préféré. De par mes études, j'apprécie les romanciers anglais. Mon mari est un gros lecteur et m'a fait découvrir les romans nordiques et japonais ( Nesbo, Indridasson, Murakami, Ishiguro... )

3.  Quel type de lecteur êtes-vous ?

     Je me partage entre mes différentes passions artistiques et les journées ne faisant que 24heures, je suis une lectrice assidue mais pas dévoreuse d'ouvrages comme le sont certains.

4. Qu’aimez-vous lire ?

    Tout m'intéresse. J'ai l'esprit curieux.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

      1.Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

        Mon professeur d'anglais de 3ème, qui m'a donné envie de découvrir les écrivains anglais. Elle m'avait conseillé à l'époque de lire en version originale. Je n'ai rien trouvé de mieux que de lire "Qu'elle était verte ma vallée" de Cronin, que j'ai découvert avec un dictionnaire à mes côtés!! Mais cela ne m'a pas rebutée. Je devais vraiment aimer l'anglais! C'est elle aussi qui m'a également fait découvrir la peinture anglaise.

2. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

     Il est inévitable. Je pense que papier et numérique peuvent cohabiter. Je suis une    adepte du papier, j'aime me déplacer au milieu des livres d'une librairie, mais je  ne dénigre absolument pas l'édition numérique.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Ce que m'a toujours dit mon père:

Toujours faire les choses avec sérieux, mais ne jamais se prendre au sérieux.

 

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