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55 articles avec les auteurs

Emilie Zanola - Auteur de Voyageurs, la cité des rêves

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture.

  1. Présentez-vous en quelques mots :

Je suis une rêveuse compulsive de 30 ans, fraichement passionnée par l’écriture fantastique.

  1. Parlez-nous de votre dernier ouvrage :

Le roman Voyageurs, la cité des rêves est sorti tout droit de mes songes. Il raconte l’histoire de Liana, une jeune étudiante en psychologie qui va rencontrer les inconnus de nos rêves. Elle va vivre une aventure onirique palpitante, troublante et semée d’embûches.

  1. Depuis quand écrivez-vous :

J’écris depuis cinq ans. J’avais envie de lire un roman qui ne pouvait pas me décevoir et je l’ai écrit.

8)   Avez-vous d’autres projets d’écriture ? 

Oui, j’ai d’autres projets d’écriture, dont la suite de Voyageurs. Le reste est pour le moment secret.

9) On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui, quel est ce message ?

Oui, méfiez-vous de vos rêves, n’importe qui peut y entrer. Non, plus sérieusement, j’aimerais que les lecteurs prennent conscience de ce qui se passe sur leur oreiller, tout comme moi, et ainsi vivre Voyageurs à fond.

     11) Comment s’est fait le choix de votre maison d’éditions ?

VFB Editions était la seule qui fonctionnait au coup de cœur sans me parler de chiffres de vente irréalistes. Et je ne me suis pas trompée. Bien qu’elle soit tout numérique, elle se bat pour ses auteurs qui sont tous fantastiques.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/l’écriture

Petite, je détestais lire, sauf « le club des cinq ». C’est en rencontrant un lecteur passionné que j’ai appris à aimer lire. Il me proposait des livres adaptés à mes goûts, à mon âge. Pour l’écriture, c’est étrange, c’est un livre en vogue qui m’a poussée. Il manquait beaucoup de chose à l’histoire pour qu’elle me plaise complètement, c’est pour cela que j’ai voulu avoir mon histoire.

3) Quel type de lecteur êtes-vous ?

Je suis une lectrice modérée. Arriver à concilier vie privée, écriture et lecture est assez compliqué, je ne lis donc que les romans qui m’attirent.

  1. Qu’aimez-vous lire ?

Je ne lis que des romans/nouvelles fantastiques, j’ai besoin de rêver même la journée ;-)

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste…

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je les adore, j’en suis un paquet, je pioche dans ces derniers mes envies lectures. Ils sont utiles et permettent aux auteurs d’avoir une certaine visibilité ou crédibilité (ou pas) sur le net.

  1. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire.

J’aime les avis, ils sont francs, clairs, ni trop courts, ni trop longs. Le fond est aussi agréable. J’aime les couleurs choisies, on se sent bien. Je réponds à ce petit questionnaire pour la simple et bonne raison que vous êtes le premier blog à avoir fait le service presse de Voyageurs, alors j’accepte avec plaisir de répondre à vos questions. Et chaque interview est une bonne publicité pour mon roman, ma maison d’éditions et parce que ça me fait plaisir de raconter ma vie.

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ?

Je n’accorderais pas plus d’importance à un critique littéraire connu qu’un bloggeur. Chaque avis compte pour la simple et bonne raison que chacun de mes lecteurs m’aide à progresser. Je n’ai eu qu’une critique semi-négative, on ne peut pas plaire à tous, mais j’ai écouté ses doléances et j’ai rattrapé le jeu dans le tome 2. Le bloggeur lit par plaisir.

 

  1. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait ma prof d’italien au lycée, Mme Guiso. Elle m’a fait aimer cette langue, ce pays dont j’ai des origines. Grâce à elle vous voyagez en Italie avec moi dans le tome 1 et on remettra ça dans le tome 2. On m’a souvent dit que c’était la partie la plus réussie de mon histoire.

  1. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Etant un e-auteur, je ne peux qu’en penser du bien. Acheter un roman à n’importe quelle heure pour quelques euros, ça me plait (je ne parle pas des éditeurs papiers qui se mettent au numérique sans baisser correctement leur prix). Sans compter la place gagnée et les belles découvertes que l’on peut faire uniquement sur internet.

6) Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Je ne suis pas à même de conseiller n’ayant pas une grande expérience de l’écriture. Je peux seulement leur dire de continuer de rêver, d’écrire chaque jour. On a tous un potentiel lorsqu’on fait quelque chose par amour. Et puis, toujours remercier ceux qui ouvrent leurs portes, alors MERCI Le blog Littérature et Français !

Publié dans Les auteurs

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Losan Charo - Auteur de L'Ahadorya, bulle au cœur de lumière

Publié le par litteratureetfrancais

            Quelques questions sur vous et l'écriture

 

1          Présentez-vous en quelques mots.

Je m'appelle Losan Charo, je suis né en 1987. Hé oui, le temps passe et la jeunesse s'en va ^^. Derrière ce pseudonyme se dissimule un petit secret... Mais chut. J'aime les bons films, la musique, un brin de jeu vidéo et la lecture en général. Pour finir, je suis attiré par la culture amérindienne et nipponne.

2          Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Mon dernier ouvrage est à vrai dire le premier, pour l'instant en tout cas. J’espère bien en sortir un autre.

L'Ahadorya, bulle au cœur de lumière est un roman fantastique. Il vous raconte l'incroyable aventure vécue par Emma et Nathan, frère et sœur. Une étrange rencontre sur une plage de la côte d'Opale marque le début de cette histoire mystérieuse au frontière de l'impossible. Entre émerveillement et terreur, la fratrie accompagnée de Hugo, un ami d'enfance, se retrouvent alors embarqués au cœur d'un événement majeur qui les dépassent.

3          Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis que je suis petit en fait. Je me souviens avoir réalisé plusieurs petits livres. Il faisaient tous une dizaine de pages voire moins. Ça tournait souvent autour des animaux. J'ai même conservé un petit livre que j'avais réalisé avec des feuilles quadrillées et du scotch. Je m'étais inspiré des célèbres livres pour enfants Monsieur Madame pour créer l'histoire d'un nouveau personnage : Monsieur fleur.

 

4          Que vous apporte l’écriture ?

L'écriture m'apporte un temps calme de création mais aussi un temps mouvementé de brainstorming où il faut parfois faire preuve de réflexion pour trouver la « bonne phrase ». Celle qui décrit au mieux l'image ou la sensation que l'on veux donner.

 

5          Dans quelle condition écrivez-vous ?

J'écris avant tout quand je le sens. Je me suis déjà forcé à écrire mais la plupart du temps le résultat ne m'a pas convaincu.

 

6          Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui. J'ai à peaufiner un second ouvrage. Je commence tout juste les relectures. Il s'agit d'un roman de fantasy mettant en scène l'histoire d'un jeune homme prêt à tout pour obtenir la liberté.

J'ai aussi un autre projet d'écriture. Une nouvelle dont j'ai déjà trouvé le titre.

 

7          On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je dirais que oui. Pour L'AHADORYA, il ne s’agirait pas d'un message mais plutôt d'une réflexion. Qu'est-ce que l'impossible à vos yeux ? Voila ce qui ressortirait le plus pour moi.

Pour mon second roman dont je vous ai parlé brièvement, il n'y a aucun doute possible. Les messages ou réflexions qui en ressortiraient le plus tourneraient autour de la liberté. Il y a aussi une interrogation sur ce qu'est un rêve fou.

Je pourrais même déjà répondre à cette question pour mon projet de nouvelle mais je ne vais pas trop m'étaler non plus.

Je dirais aussi que mes écrits proposent avant tout du divertissement et qu'il s'ouvrent encore plus à qui veux bien voir au delà.

 

8          Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Je recherchais les petites et moyennes maisons d'édition. En parcourant les sites des éditeurs, j'ai trouvé que la ligne éditorial de VFB Éditions correspondait bien à mon roman. Elle se résume en trois points : étrange, réflexion et spiritualité.

 

            Quelques questions sur vous et la lecture

 

1          Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Personne. Je me suis mis à écrire pour donner vie à des bribes d'histoire que j'avais en tête depuis des années. J'aime les histoires et c'est naturellement que l'envie d'en écrire est venue à moi.

 

2          Quel type de lecteur êtes-vous ?

Je ne me range pas dans un tiroir de tel ou tel type de lecteur. En tout cas quand je commence à lire quelque chose, je n'aime pas laisser traîner cette lecture dans un coin.

 

3          Qu’aimez-vous lire ?

Pour les romans je lis surtout du fantastique / fantasy. Je lis également diverses micro-nouvelles, un brin de poésie dont les haïkus et pour finir en sourire je ne rate jamais de lire Pico Bogue à la fin du télé 7 jours.

 

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

 

1          Que pensez-vous des blogs littéraires ?

De mon point de vue d'auteur ils sont une excellente chose puisque qu'ils permettent de se faire connaître, ou plutôt de faire connaître son travail. Ce qui n'est pas forcement évident. Le blog reste un média ouvert et sympathique en générale.

 

2          Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

Je trouve ce blog agréable et joli dans son design simple et ses couleurs. Il est bien rempli et dispose d'une bonne poignée de catégories. Je pense aussi que sa créatrice est une mordue de lecture ^^

Je ne vais pas le cacher, répondre à ce petit questionnaire permet de faire connaître mon travail. Il permet aussi à tous ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur moi de satisfaire plus ou moins leur curiosité.

 

3          Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je ne pense pas que le jeunes ne sont plus capables d'apprécier la lecture. Mais il faut dire aussi que je n'ai pas l’impression que la lecture soit beaucoup promue chez les jeunes…

 

4          Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Je pense que c'est une bonne chose. Cela permet sûrement à des personnes qui n'étaient pas portées à ouvrir un bouquin de se plonger dans la lecture. Cela peut aussi permettre de faire des économies. On peut très bien lire sur un ordinateur, une tablette ou une liseuse.

 

5          Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Le seul conseil que je puisse donner à quelqu'un qui aurait envie d'écrire est tout simplement de se lancer. Avec un minimum de méthode et de préparation je pense que c'est mieux. Je conseillerais aussi de faire un story-board. C'est ce que je fais et je trouve que l'écriture est bien plus simple.

 

            La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? Critique ?

 

Juste un grand merci à ceux et celles qui m'ont lu. Merci aussi au blog Littérature & Français d'avoir permis cette interview.

 

Publié dans Les auteurs

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Madeline Desmurs - Auteur de Liés par le sang

Publié le par litteratureetfrancais

Présentez-vous en quelques mots.

J’ai 35 ans, 2 enfants, 1 conjoint, 2 chats, et mille projets qui fourmillent dans ma petite tête.

Depuis quand écrivez-vous ?

Je crois que j’ai toujours rêvé d’être écrivain mais j’écris vraiment depuis la naissance de ma fille, il y a 4 ans. Enceinte, j’ai été coincée sans bouger un certain temps. L’occasion de me poser  et les premiers chapitres de liés par le sang sont nés.

Dans quelle condition écrivez-vous ?

Dans mon lit, le pc portable sur les genoux. J’écris peu à la fois mais le premier travail est de trouver la trame de l’histoire. J’ai tout dans la tête avant de commencer. Je sais dès le départ comment cela va se terminer.  

Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens. Il m’arrive de noter les bons  mots que j’entends et de les mettre dans mes dialogues.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

J’ai écrit un autre roman, je travaille actuellement la mise en page avant de le proposer aux maisons d’édition. Je participe au recueil de nouvelles des Editions HJ avec un texte intitulé « les jolis yeux ». J’ai écrit deux livres pour enfants «  les aventures d’Hector » pour les 7-11 ans et bientôt « Lola et les légumes » pour les plus petits devrait voir le jour. J’ai déjà une idée pour un prochain roman, mais pour l’instant je fais une petite pause.    

Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

J’ai commencé de lire à 6 ans avec les schtroumpfs et  je ne me suis plus arrêtée depuis.

Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

 Agatha Christie sans aucun doute. J’ai été une grande fan de Stephen King à l’adolescence mais je crois que je me suis lassée. En vieillissant les goûts changent. Je viens de finir  Huis clos de JP Sartre, à vingt ans je serai complètement passé à côté et là j’ai adoré.

Quel type de lecteur êtes-vous ?

 Je peux lire plusieurs livres à la fois. Il m’arrive d’en commencer un et de le finir des mois plus tard. Mais en général quand il me plaît, je le lis rapidement.

Qu’aimez-vous lire ?

En général des policiers et c’est ce que j’aime écrire. J’ai mes périodes en ce moment, je lis des classiques et je suis une dévoreuse de BD.

Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Avant d’être édité je ne les connaissais pas, mais quelques-uns ont chroniqué mon livre, du coup je suis allée y jeter un coup d’œil. J’aime bien lire un bouquin qu’on m’a recommandé. Je peux l’aimer ou pas, c’est toujours sympa d’échanger ensuite sur son ressenti. Et c’est exactement ce que l’on peut trouver sur les blogs.

 Ma blogeuse préférée reste ma bibliothécaire qui a toujours des nouveautés à me faire partager.

Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Toute critique positive ou négative est intéressante seulement si elle est argumentée et qu’il n’y  pas de méchanceté gratuite.    

Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

 Ils y a ceux qui sont touchés par la « grâce » de la lecture et les autres. Il faut accompagner ceux-là pour qu’ils puissent gouter aux plaisirs de lire et puis s’il n’aime toujours pas ça et bien tant pis. La lecture doit rester un plaisir, l’important c’est de donner à chacun la chance de le découvrir.

Publié dans Les auteurs

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Aliénor Samuel-Hervé - Auteur d'Eclats de vie

Publié le par litteratureetfrancais

Moi et l'écriture

 

1.Présentez-vous en quelques mots.

Je m'appelle Aliénor Samuel-Hervé, j'ai 20 ans et je suis étudiante en Histoire à l'université Paris-Sorbonne. Je suis passionnée d'écriture mais aussi de lecture, généalogie, philatélie... Je suis de nature timide mais curieuse de tout et toujours motivée pour apprendre quelque chose.

 

2. Parlez-nous de votre dernier ouvrage

Je suis l'auteure du recueil poétique Eclats de Vie qui a été édité par VFB Editions au format numérique et est en vente depuis le 20 janvier 2014. C'est un recueil sur des instants de vie qui peuvent parler à tout le monde comme le temps qui passe, les souvenirs, l'histoire... J'écris de manière légère et accessible à tous afin de transmettre des émotions authentiques et pour le plaisir des mots et de leur rythme.

 

3. Depuis quand écrivez-vous?

J'écris poèmes et nouvelles depuis l'âge de neuf ans, j'ai commencé à en publier sur mon blog à 14 ans mais cela fait moins d'un an que je publie sérieusement, notamment dans des revues et sites littéraires.

 

4. Que vous apporte l'écriture ?

L'écriture m'apporte beaucoup de sérénité et de bien-être. Cela me permet d'évacuer mes émotions et de me sentir plus légère. A côté de cet aspect émotif, l'écriture m'apporte une distraction, j'aime manier les mots, faire des jeux de sens et de rythme, tenter de respecter des contraintes stylistiques. Enfin il y a la satisfaction d'achever un texte, de trouver une phrase qui sonne bien, un mot qui exprime exactement une idée...

 

5. Dans quelles conditions écrivez-vous?

J'écris dans le silence et de manière solitaire, quand j'en ai envie. Pour moi c'est un plaisir qui ne doit surtout pas devenir une contrainte alors je laisse l'inspiration me guider.

 

6. Quelle est votre source d'inspiration ?

J'ai de multiples sources d'inspiration : les paysages, les sentiments, la vie en général. Je suis souvent très en phase avec mon environnement, ce qui me permet de capter des choses qui paraissent anodines comme un son ou une couleur.

 

7. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à côté? si oui laquelle? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d'écrivain ?

Je suis étudiante en Histoire, avec le projet de devenir enseignante-chercheur. Je pense que cela apporte une certaine rigueur dans mon écriture, l'envie de décrire des choses exactes et non approximatives. Cela me rend aussi très attachée aux formes d'écriture traditionnelles et peut-être moins réceptive aux arts contemporains.

 

8. Avez-vous d'autres projets d'écriture ?

Pour l'instant, je me concentre sur l'écriture d'un nouveau recueil de poésie. J'aimerai également faire un recueil de nouvelles, un roman historique et un roman fantasy. Collaborer à des projets d'autres artistes me ferait également très plaisir. Et à côté de tout cela, je compte bien sûr multiplier mes publications dans des revues et sites littéraires, des challenges qui me motivent toujours énormément. Un agenda bien rempli donc!

 

9. On dit souvant que l'auteur "fait passer un message" : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Dans mes écrits, j'essaye de faire passer des messages d'amour, de la légèreté, de la sensibilité. Quand je vois le monde autour de moi, je suis souvent touchée par sa dureté et j'aimerai, naïvement sans doute, y apporter plus de douceur.

 

Moi et la lecture

 

1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l'écriture ?

J'ai découvert la lecture en CE2, lorsque ma maîtresse a eu l'idée, en fin de journée, de nous lire quelques pages de Harry Potter. Ça a été un déclic : à huit ans je me suis donc plongée dedans,

puis bien d'autres livres ont suivi. Pour l'écriture je ne sais plus vraiment, c'est né quelque temps plus tard grâce à l'apprentissage de poèmes en classe.

 

2. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous même bien sur !?

Mon auteur préféré en dehors de moi euh... moi ! Non bien sûr j'ai plusieurs auteurs favoris, dont David Eddings, Robin Hobb, Pierre Bottero, Pierre Grimbert... Pour les classiques j'aime beaucoup La Fontaine, Baudelaire, Racine, Corneille.

 

3. Quel type de lecteur êtes vous ?

J'ai été une grosse lectrice vers 16/17 ans, mais maintenant je n'arrive plus vraiment à trouver le temps de lire.

 

4. Qu'aimez-vous lire ?

J'ai dévoré des sagas entières de fantasy, mon genre préféré. J'aime aussi beaucoup la légèreté de la chick-lit qui me fait toujours passer un bon moment plein de détente et de rire. En revanche j'ai horreur des livres qui finissent mal ou desquels je sors triste. Ayant beaucoup d'empathie, cela me déprime pendant des jours (comme les Hauts de Hurlevent qui m'ont fait passer un très mauvais moment).

 

Moi et les blogs

 

1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

J'aime beaucoup les blogs littéraires, qui sont un formidable atout pour les auteurs débutants. Sans les lecteurs, les auteurs ne seraient rien, il ne faut pas l'oublier.

 

2.Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l'intérêt de répondre à ce petit questionanire ?

Ce blog a l'avantage d'être complet, avec non seulement des chroniques littéraires mais de véritables fiches sur des œuvres importantes de notre histoire littéraire. Quant à répondre à ce questionnaire, c'est l'occasion pour moi de partager ma maigre expérience de l'écriture. Moi-même j'aime beaucoup lire les interviews d'auteurs, savoir comment ils en sont arrivés à faire ce métier... C'est extrêmement enrichissant, et parfois il m'arrive de me dire "oh punaise je suis pareil que lui", je trouve cela amusant!

 

3. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ?

Une critique positive est toujours un immense moment de bonheur pour moi, je me sens encore plus légitime d'écrire et de publier mes écrits. Une critique négative est toujours un moment beaucoup plus délicat, parce que je me remets en cause, je doute, et c'est difficile de se remettre à écrire après. En tout cas que cela vienne d'un blog ou d'un site spécialisé, pour moi cela ne change rien, un blog littéraire a autant de légitimité. Après cela dépend aussi de l'attitude du blogueur... comme de celle de l'auteur d'ailleurs!

 

4. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ma professeure de français en classe de 3ème... elle m'a donné confiance en moi et mes écrits.

 

5.Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d'apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Les jeunes (certains) ne sont plus capables d'apprécier la lecture... lorsqu'elle est imposée. Les programmes scolaires n'aident pas à l'apprécier : lire du Balzac à 14 ans ou du Flaubert à 15 est totalement contre-productif (j'exagère un peu mais quand même). Les livres que sont susceptibles d'apprécier les jeunes ne sont pas ceux qu'apprécient la majorité des professeurs de français et la difficulté est là. Proposer de l’Harry Potter en classe serait beaucoup plus motivant !

 

6.Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Je pense que l'édition numérique est un atout quand la maison d'édition est sérieuse. Ce mode de publication ne doit pas servir d'excuse à publier n'importe quoi n'importe comment. A partir du moment où la sélection et le travail de correction des manuscrits est sérieux, alors l'édition numérique ne peut être qu'un formidable tremplin, surtout pour un auteur débutant.

 

7. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Aux jeunes écrivains (comme moi), je dirais ceci : croire en soi, en ses rêves, et tout faire pour qu'ils se réalisent.

 

Pour terminer je dirais simplement merci à ce blog pour ce questionnaire et le travail formidable qu'il y a derrière chaque lecture, merci à ceux qui ont lu ce même questionnaire, et merci à tous les lecteurs en général! 

Publié dans Les auteurs

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Yannick Billaut - Auteur de L'émoi d'août

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

Présentez-vous en quelques mots.

Yannick – 44 ans – 1m75 –71kg  et je vends une Renault 12 de 1978 (me contacter si intéressé. Par la R12 j’entends…)

Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

« L’émoi d’août » est mon premier livre. Un roman court qui se déroule en Bretagne. Un roman qui renvoie chacun à ses souvenirs d’enfance mais aussi aux trajectoires de vie d’adulte et aux belles rencontres que nous réserve parfois l’existence…

Tout cela en été, bercé par des parfums maritimes…

Depuis quand écrivez-vous ?

Bon c’est banal mais j’écris depuis tout jeune. J’ai une sœur de huit ans mon aînée.  J’étais donc plutôt solitaire et je m’inventais tout un tas d’histoires. Je griffonnais sur des petits carnets, je vagabondais dans mon imaginaire. Je me dessinais une existence hors du commun…

Que vous apporte l’écriture ?

L’écriture m’apporte la liberté, l’évasion. La page blanche n’est pas seulement l’angoisse de l’auteur, c’est aussi un incroyable champ des possibles !

Quelle est votre source d’inspiration ?

Ma source d’inspiration ? Le trois fois rien, le quotidien qui dérape, l’ordinaire qui en devient extraordinaire…

Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

 Je suis éducateur spécialisé de formation. J’ai beaucoup travaillé dans la protection de l’enfance et le secteur de l’hébergement d’urgence. Ça vous plonge dans les entailles de la réalité. C’est du concret, de la vraie vie. A cent lieues des magazines d’infos de télé ou des discussions de repas gastronomique de standing. C’est dommage de ne pas  savoir parfois ce qui se passe au coin de la rue. Dans ces conditions, l’écriture est sans doute le contrepoids à ce vécu professionnel. Comme l’a était aussi pour moi le théâtre à une autre époque.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je poursuis l’écriture de mon prochain roman. L’histoire rocambolesque d’un homme sans histoires, embarqué dans une aventure invraisemblable, dont le « pourquoi moi ? » lui échappe, tout comme pour le futur lecteur (j’espère…). Une histoire plutôt drôle, curieuse, palpitante et intrigante peut-être, enfin je le souhaite !

On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Un quoi ? Oh là non, sans intention délibérée en tous cas. Je ne fais que raconter des histoires…

Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Ma « carrière » d’écrivain n’a finalement que quelques mois. Je ne suis donc que…poussière. Cela ne m’empêche pas d’y mettre toute mon énergie et mon désir de raconter. Et de souhaiter être lu, encore et encore…

Quelques questions sur vous et la lecture

Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Une dame d’un certain âge qui tenait la bibliothèque municipale de ma petite ville lorsque j’étais gamin et que je choisissais avec délectation mes BD. Et puis il y a eu Agatha Christie durant mes vacances d’été. Des moments délicieux…

Qu’aimez-vous lire ?

J’aime lire des choses qui me ressemblent, au fond. Des petits trucs du quotidien, des trucs ancrés dans la réalité, des histoires qui nous rapprochent, des petits riens qui font tout. Je ne suis pas particulièrement adepte de la SF, des romans « d’anticipation » ou des récits surréalistes.  Mais si le livre me parle, je me laisserai peut-être séduire…

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Ils existent et c’est tant mieux ! Il y a du bon, du très bon même et du beaucoup beaucoup moins bon. Comme les livres finalement… Ils sont une formidable vitrine pour les romans et souvent très utiles.

Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

Je suis attaché à « Littérature et français.com ». J’y ai reçu mon premier commentaire, de surcroît élogieux et encourageant. Emmanuelle est une passionnée, elle connaît bien son sujet et ça se sent. C’est un vrai plaisir et même un honneur d’avoir quelques lignes dans son blog. Répondre à ce questionnaire l’est tout autant et permet aussi aux auteurs de se dévoiler un peu plus.

Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Je remercierai mon enfance d’avoir laisser mon imagination vagabonder à ce point…

Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Bien souvent pour un jeune,  la lecture est rébarbative car elle fut d’abord contrainte et conditionnée.  Peut-être faudrait-il partir des centres d'intérêt du jeune, ce qu'il aime, le fait rêver...et l'orienter vers le livre qui lui correspond?
Un livre, c'est avant tout une rencontre...

Publié dans Les auteurs

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Melissa Restous - Auteur de Dix avril

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1- Présentez-vous en quelques mots.

Je m'appelle Mélissa Restous et je suis écrivain

2 - Depuis quand écrivez-vous?

Depuis que j'ai dix ans, à peu près. J'ai commencé par une pièce très mauvaise, suivie d'un conte tout aussi mauvais. J'ai persisté et j'espère avoir fait des progrès en quinze ans.

3 - Dans quelle condition écrivez-vous ?

Toujours en musique et dans un lieu qui m'inspire confiance. Du moment que personne ne regarde par-dessus mon épaule, je peux écrire n'importe où

4 -Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Malheureusement je ne peux pas vivre de l'écriture. Depuis que j'ai eu mon master de lettres, j'ai été coordinatrice dans une association pour enfants handicapés, professeur de français et archiviste. D'un côté, travailler permet de ne pas rester enfermé dans une bulle et d'être connecté avec le reste du monde. Mais d'un autre côté, c'est chronophage et le temps passé au travail est du temps en moins pour écrire.

5-Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Trop ! Mon prochain roman devrait sortir fin 2015 aux éditions du Petit Caveau. En attendant, j'ai participé à un recueil de nouvelles des éditions Hélène Jacob avec une histoire intitulée "Le Banc". Sinon, j'ai entamé un nouveau roman fantastique mais je n'en dis pas plus.

Quelques questions sur vous et la lecture

6 - Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

La lecture, mes parents. La bibliothèque familiale est colossale ! L'écriture, c'est venu tout seul, après quelques déconvenues. 

7 - Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Oscar Wilde, Théophile Gautier, Jane Austen, Ken Follett

8 -Quel type de lecteur êtes-vous ?

Plus jeune, j'étais une lectrice compulsive. J'avais même la gueule de bois à force de lire. Maintenant, je suis plus exigeante parce que j'ai moins de temps à y consacrer.

9 - Qu’aimez-vous lire ?

Tout. Classiques, polars, fantastique... Même les biographies. Sauf peut-être les tranches de vie, les histoires de personnes ordinaires ne m'intéressent pas beaucoup.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

10 - Que pensez-vous des blogs littéraires ?

D'abord, j'admire les blogueurs de réussir à alimenter inlassablement leurs chroniques. Je sais que ce n'est pas toujours facile. J'aime beaucoup les blogs littéraires car ils permettent de faire de jolies découvertes et ils traitent de la littérature en général de façon beaucoup moins élitiste que certains magazines spécialisés, par exemple.

11 - Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) 

Si c'est un compliment, je l'accepte avec plaisir ! La critique négative est plus difficile à avaler mais c'est normal. Cela dit, si les arguments sont valables, j'en prends note pour mes futurs écrits

12 - Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Mon professeur de français de 4eme/3eme (M. Deschamps). J'avais peur de le décevoir en rédaction et quand c'était le cas, j'avais honte. C'est à peu près l'époque où je me suis dit que je pouvais prendre au sérieux le fait d'écrire et que je ne me débrouillais pas trop mal.

13 - Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

On ne leur apprend pas à apprécier la lecture. Ils voient ça comme un outil de torture scolaire. Cette année, j'ai proposé à mes 4eme de choisir un roman correspondant à un thème très large et de me rendre un travail dessus. Cela leur permettait de lire en fonction de leurs goûts et j'espère que ça leur a plu. Après, il n'y a pas de solution miracle. 

14 - Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Au début, j'étais partagée. Voire même sceptique. Déjà qu'il existe pas mal de mauvais livres papier alors en format numérique... Mais l'idée a fait son chemin et je viens d'acheter une liseuse. Je vais enfin pouvoir lire tout ce que je veux, à moindre coût, quitte à racheter le livre plus tard (il n'y a rien de plus beau qu'une bibliothèque bien remplie!)

15 - Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Il faut qu'ils travaillent. Beaucoup. Ecrire bien, c'est peut-être inné pour certains, mais ça ne suffit pas pour être un bon écrivain. Et croire en ce qu'ils font. S'ils n'ont pas confiance en eux, qui d'autre le fera? 

 

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M.I.A - Auteurs de Rémoras, La Faille (tome 1 et 2) et de La Trappe

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots.

Pour commencer, une précision de taille : M.I.A est un duo… d’où nos réponses séparées et complémentaires… J

Hélène : 37 ans, mariée, deux enfants déjà (trop ?) grands de 12 et 10 ans. Dans le monde professionnel depuis l’âge de 17 ans, j’ai fait des études d’anglais et de littérature, et j’ai tendance à adorer les nouveaux défis et projets… sinon, je m’ennuie très vite.

Ma rencontre avec Seb il y a bientôt huit ans, puis avec Gaël (notre acolyte dans EHJ, voir plus loin) a été déterminante pour tout ce que je fais depuis quelques années.

Sébastien : 36 ans, bientôt marié, 1 fille de 12 ans. Après une vie dans le domaine de la sécurité et du renseignement, je suis tombé dans l’écriture il y a une petite dizaine d’années. Depuis, j’en vis à 100 %.

Et tout comme Hélène, ces deux rencontres ont été des pivots et des boosters, particulièrement en ce qui concerne l’écriture de fiction, puis l’édition il y a bientôt 2 ans.

  1. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Hélène : il s’agit de notre 4e titre, deuxième tome d’une trilogie qui elle-même complète un grand cycle relatif à l’avenir de l’Humanité, de type thriller/suspense ; cycle composé, donc, de « Rémoras » (roman politique-fiction), « La Trappe » (nouvelle d’anticipation) et « La Faille » (trilogie de science-fiction), dont le dernier tome paraîtra si tout va bien fin 2014, bouclant totalement la boucle.

Pour chacun des volets de ce cycle, nous nous sommes imposé des contraintes narratives particulières, en termes de construction ou de format de plume.

Je laisse Seb partager avec vous son analyse de tout cela… J

Sébastien : Mon analyse est que notre relative réussite tient vraiment du miracle… enfin, pas vraiment, plutôt de la gestion (miraculeuse ?) du planning que tient Hélène.

Si M.I.A et EHJ existent, c’est bien dû à un miracle, celui de l’Internet !

Pour nos livres, le mieux est de les lire. :p

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

Hélène : Depuis toute jeune, en fin de primaire, l’écriture ayant toujours été (avec le piano et le chant) un moyen pour moi d’expulser à la fois mes sentiments et une certaine forme d’hyperactivité. Devoir canaliser tout cela était un très bon exercice, et je pouvais aussi bien passer des heures à réécrire une phrase dans mon coin qu’à rejouer les mêmes exercices sur mon clavier ou à répéter une mélodie au chant.

Pour moi, de la rigueur pouvait finir par émerger ensuite la vraie liberté, celle où l’on sent que l’on maîtrise assez son sujet pour enfin se l’approprier à sa manière.

Je crois que j’ai pris très tôt l’habitude de voir la pratique artistique comme un vrai travail (sans même parler de métier, j’insiste bien sur la différence, car nous écrivons aussi des ouvrages de commande qui n’ont rien à voir avec l’univers de M.I.A), où le talent que l’on peut espérer avoir n’est que le début d’un processus bien plus vaste, et surtout pas une fin en soi.

Sébastien : Depuis toujours, je suis un fou du crayon et du carnet de notes. J’en ai rempli des centaines depuis… je ne sais pas, aussi loin que ma mémoire me permet d’aller.

L’écriture professionnelle est beaucoup plus récente, huit ans environ, dont huit avec Hélène. J

C’est bien cette rencontre qui m’a permis d’en vivre, Hélène est une véritable machine (à écrire) et nombre de commandes ont été honorées grâce à son incroyable talent.

  1. Que vous apporte l’écriture ?

Hélène : Des tas de choses… Elle me permet d’expérimenter, de travailler sur les défis narratifs que nous nous imposons, Seb et moi, de voyager intérieurement et de partager, avant tout, notre univers plus que foisonnant avec d’autres personnes.

Pouvoir donner ainsi aux autres est une source de plaisir incomparable. Je vois chaque livre comme un petit bout de nous qui part chez des personnes que nous ne rencontrerons sans doute jamais… c’est assez fou, quand on y pense !

Sébastien : Si je suis trivial, l’écriture alimentaire apporte… l’alimentation… je sais, ce n’est pas du tout ce que vous voulez savoir. :D

En ce qui concerne la fiction, c’est un véritable voyage intérieur et une libération incroyable. La fiction permettant de dire des choses et de passer des messages de manière bien plus puissante et subtile que toute autre forme de support.

  1. Dans quelle condition écrivez-vous ?

Hélène : A priori, il est difficile de faire plus compliqué que nous ! Comme nous sommes éloignés géographiquement (1 500 km nous séparent !), nous devons tout préparer via Internet, avec des sessions live pendant lesquelles nous peaufinons chacune des étapes de création de nos livres. « Rémoras » a même été écrit avant que nous nous rencontrions pour la première fois « en vrai », durant toute une année de travail « virtuel » !

Et comme nous avons entre-temps créé notre propre maison d’édition, et que nos auteurs passent toujours avant nos propres écrits, les tranches horaires disponibles pour M.I.A sont de plus de plus petites (et nocturnes !), nous obligeant à une efficacité quasi parfaite. Pas de procrastination chez nous… sinon, nous serions complètement paralysés pour avancer !

Sébastien : Hélène a tout dit de notre manière de travailler, je radote, mais tout cela tient véritablement du miracle… et d’une coordination parfaite ! Le moindre grain de sable doit être absolument évité, ou c’est toute la machine qui se grippe…

Même si nous prenons beaucoup de plaisir dans nos activités, notre fonctionnement a tout de militaire, et suisse, comme les horloges !

  1. Quelle est votre source d’inspiration ?

Hélène : Le monde actuel, la vie, les gens, tout ce qu’on voit ou entend… et notre imagination débridée, qui tente au passage de rendre hommage à des œuvres (littéraires, mais pas seulement) qui ont pu nous marquer et influencer notre sens de la construction, par exemple.

Sébastien : Particulièrement la vie de tous les jours, j’ai eu la chance d’en avoir une particulièrement enrichissante depuis toujours. Viennent ensuite bien sûr mes nombreuses lectures et certains chefs-d’œuvre du cinéma ou de la télévision. Et last but not least, l’émulation entre Hélène et moi qui fait jaillir très souvent des idées que je n’aurais jamais eues seul, et je pense ne pas me tromper en disant que l’inverse est aussi vrai.

  1. Êtes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à côté ? Si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Hélène : Nous menons plusieurs activités de front, mais toutes rattachées à l’écriture et à l’édition, et toutes étant en commun d’une façon ou d’une autre, qu’il s’agisse d’écrire pour M.I.A ou en tant que « nègres » pour des clients du Web, ou d’exercer notre métier d’éditeur et de créateur de projets divers sur Internet.

Cette organisation nous est indispensable pour pouvoir assurer l’aspect « alimentaire » des choses, tout en construisant notre avenir…

Sébastien : Nous vivons par et pour l’écriture et, si ce n’est pas facile tous les jours, c’est une chance incroyable !

Nos activités sont, pour faire dans le synthétique : M.I.A, EHJ, l’écriture alimentaire comme ghostwriters et le marketing pour des auteurs et éditeurs externes.

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Hélène : Des tas… Malheureusement, Seb et moi avons sans cesse des idées dans tous les domaines, dont tout ce qui concerne M.I.A, ce qui fait que notre « liste d’attente de choses à faire » n’en finit pas de grandir. C’est parfois épuisant, mais vraiment passionnant.

Comme M.I.A n’a pas à se plaindre sur le plan des ventes (nous avons à peu près vendu 15 000 livres depuis nos débuts), je me dis souvent que nous avons beaucoup de chance (même si nous avons tout construit ensemble de A à Z depuis nos débuts et que nous n’avons pas à rougir de notre « réussite » sur le plan de l’écriture), et qu’il nous faut savourer ces résultats plus qu’encourageants.

À noter aussi que nos livres sont peu à peu traduits et publiés en anglais, nous permettant ainsi une diffusion internationale. Notre ami et traducteur, John Temple, est en train de travailler sur « La Faille 1 » en ce moment et « The Trapdoor » est sur le point d’être publié, à l’heure où j’écris ces lignes.

Sébastien : Oui, beaucoup, beaucoup trop !

Mais comme les journées n’ont que 24 heures, nous passons notre temps à faire des arbitrages, nous sommes passés maîtres dans l’art de la « priorisation ».

Notre « to-do list » est énorme, mais jusqu’à aujourd’hui, tout a été fait, même si c’est parfois long…

  1. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Hélène : Il y a des tas de messages dans nos livres, compte tenu de leur genre (messages plus ou moins faciles à détecter), mais je ne dirai rien… aux lecteurs de les trouver ! J

Sébastien : Motus… pour les messages, il faut lire. Nos livres étant des « tiroirs », les messages sont partout, et suivant le lecteur, ils ne seront pas les mêmes.

  1. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Hélène : Nous ne sommes qu’aux débuts de cette aventure et le plus beau reste à venir (enfin, je l’espère !). Jusqu’ici, je ne changerais absolument rien… à part avoir plus de temps pour plus écrire, ces derniers mois ayant été plutôt frustrants.

Sébastien : Rien du tout, pas une virgule ! Plus de temps, oui, mais comme ce n’est aujourd’hui pas possible, on fait avec ce qu’on a !

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Hélène : EHJ est notre maison d’édition, nous l’avons intégralement créée sur la base de nos compétences respectives dans le milieu éditorial, avec Gaël, notre « troisième homme », et en nous associant peu à peu avec des personnes de grand talent, prêtes à nous offrir bénévolement le meilleur d’elles-mêmes (ce qui n’en finit pas de m’étonner), afin de pouvoir répondre à la croissance assez phénoménale que nous avons connue en deux ans.

D’ailleurs, Manu, j’en profite pour te remercier : tu fais partie de ces personnes qui font toute la différence pour EHJ et qui nous motivent sans même le savoir, les jours où nous manquons un peu d’énergie… J

Sébastien : EHJ, c’est du « sur-mesure » puisque nous l’avons créé avec Gaël, notre génial conseiller éditorial et ami.

Puis comme le dit Hélène, avec l’appui absolument incroyable de dizaines de personnes formidables au fil des mois… idem pour moi, je n’en reviens pas…

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Hélène : Toute ma famille lit énormément, j’ai donc toujours baigné dans la lecture, d’autant plus que j’ai été élevée sans télévision, ce qui laisse bien plus de temps pour lire… J

Aujourd’hui encore, la lecture est un sujet de conversation majeur avec mon père, en particulier, puisque nous partageons notamment un goût très prononcé pour le polar et les auteurs nordiques.

Avec ma mère, grâce à qui j’ai plongé dans la langue et la culture anglo-saxonne dès le plus jeune âge, c’est tout un pan de la littérature britannique et américaine que j’ai pu découvrir dès l’adolescence.

Sébastien : Mon père lisait beaucoup et ma mère lit aussi, énormément. C’est quelque chose que j’ai dans le sang, je ne pourrais vivre sans lire… et écrire !

  1. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Hélène : J’en ai des tas, car il est impossible de comparer des genres incomparables… Mais si je dois en choisir un parmi les auteurs modernes, je pense que je citerai, comme je le fais souvent, Henning Mankell. Il est pour moi un modèle de maîtrise et d’intelligence dans l’écriture.

Sébastien : Vraiment difficile à dire… Mais je pense immédiatement à Dan Simmons ou James Ellroy, deux immenses Maîtres pour moi !

  1. Quel type de lecteur êtes-vous ?

Hélène : Je suis une lectrice vorace, voire boulimique, à raison de deux livres par semaine, en moyenne, en plus de ceux que je lis dans le cadre de l’activité d’EHJ.

Sébastien : Je suis un grand lecteur, pas autant qu’Hélène, mais un livre tombe au champ d’honneur chaque semaine, sans compter la quantité énorme de lecture technique ingurgitée dans le cadre des autres activités. Pas de secret, pour écrire, il faut lire !

  1. Qu’aimez-vous lire ?

Hélène : Je lis de tout, avec une préférence marquée pour le polar, le thriller, la S-F et le roman historique.

Sébastien : Je lis également de tout, même si mes préférences vont aux polars et aux thrillers.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste…

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Hélène : Je pense qu’ils sont essentiels pour les petites maisons d’édition qui peinent à obtenir une couverture médiatique traditionnelle suffisante, et ont vocation (pour les plus professionnels et les plus suivis d’entre eux) à devenir de vrais guides de lecture pour toute une nouvelle génération de lecteurs.

Sébastien : Ils sont absolument indispensables pour les auteurs et les éditeurs. À titre personnel, je suis bien plus souvent les recommandations des blogs littéraires que des médias traditionnels en qui je n’ai aucune (mais absolument aucune !!!) confiance.

  1. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

Hélène : Sans aucun fayotage, je dirai qu’il te ressemble… clair et enthousiaste. J C’est un blog qui donne envie, car son ton est passionné, et qui a le mérite de proposer à ses lecteurs bien d’autres choses que les traditionnels succès dont tout le monde parle déjà ailleurs.

Ton questionnaire sera, j’en suis sûre, particulièrement apprécié par de nombreux auteurs aujourd’hui « inconnus ».

Sébastien : Je le connais bien moins qu’Hélène, je suis plus éloigné de l’opérationnel qu’elle, mais je dirai également qu’il est clair, enthousiaste et varié.

Répondre à ce questionnaire est un plaisir, discuter librement d’une passion est toujours un grand bol d’air !

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Hélène : Qu’elles soient positives ou négatives, nous essayons de faire avant tout le tri entre ce qui est constructif et ce qui ne l’est pas. Un « super, je kiffe ! » est aussi peu utile qu’un « bah, j’ai détesté ! »… :)

Ceci dit, nous n’avons pas à nous plaindre : tous distributeurs confondus, les quelque 150 commentaires que nous avons reçus pour l’ensemble de nos livres nous donnent une note moyenne de plus de 4,5/5, ce qui est très bon pour notre ego et notre moral. ^_^

Sébastien : Les critiques négatifs sont systématiquement identifiés et abattus !

Je plaisante, évidemment… ce n’est pas systématique… :D

Les critiques positives sont bien sûr un énorme plaisir pour nous. Quant aux critiques négatives, si elles étaient un peu difficiles à digérer au début, elles me passent aujourd’hui à 4 miles au-dessus de la tête… On ne peut ni ne veut plaire à tout le monde ! Et le négatif argumenté est toujours bienvenu pour nous améliorer sans cesse.

  1. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Hélène : Mon excellent professeur de français au collège, Serge Milliex (qui a très vite su comprendre que je ne rendais pas une fiche de lecture par semaine et des rédactions en rab pour me faire mousser, mais parce que j’en avais vraiment besoin…) et que j’ai d’ailleurs retrouvé à l’âge adulte et qui a lu « Rémoras ».

Merci à lui pour de magnifiques heures d’échanges et de passion littéraire transmise. 50 % des livres que j’ai découverts pendant mon adolescence l’ont été grâce à lui.

Sébastien : Mon formidable prof d’histoire en seconde et première au Lycée Van Dongen, Monsieur Berger. Il était particulièrement détesté par de nombreux élèves pour son franc-parler et ses insultes fracassantes, mais moi, je l’ai adoré. J’aimerais beaucoup lui serrer la main aujourd’hui, car il a été déterminant pour ma vie d’adulte. Il m’a identifié de suite comme un esprit libre et m’a toujours appuyé. L’histoire de France et du Monde contée par Monsieur Berger était quelque chose d’incroyable et de passionnant !!

  1. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Hélène : Les jeunes sont soumis à de multiples médias, de nos jours, et se voient proposer un programme scolaire de moins en moins attrayant (dixit les profs de français eux-mêmes), où la lecture n’est finalement presque plus qu’un outil académique, au lieu d’être avant tout une des plus grandes expériences personnelles qu’un être humain puisse connaître en s’immergeant dans le récit d’un autre.

Disséquer de façon rébarbative des bouts tronçonnés d’un auteur du XVIe siècle quand on n’a jamais rien lu d’autre avant (je force le trait, mais c’est volontaire)… est-ce le chemin le plus évident pour qu’un non-lecteur trouve une quelconque forme de plaisir dans la lecture, lui donne une chance et décide d’aller plus loin ?

Je ne blâme pas ces jeunes et j’ai même de la peine pour eux, quand je sais tout ce qu’ils ratent sans le savoir. Revenir aux fondamentaux du « pourquoi lit-on ? » et leur proposer des histoires qui leur « parlent » me semble être une étape essentielle pour les réconcilier avec ce qu’ils ne connaissent finalement pas vraiment et qui les rebute.

La relation avec les livres commence toujours par un grand moment de plaisir, un instant d’émotion. Manu, tes propres initiatives dans ton collège ont d’ailleurs prouvé qu’on peut vraiment toucher des jeunes dans cette situation, et je suis ravie que deux ouvrages EHJ aient donné l’envie à certains de tes élèves d’en découvrir d’autres.

La politique des petits cailloux, en somme…

Sébastien : Je déteste l’école, je l’ai toujours détestée… une heure de cours de français est souvent un vaccin à vie contre l’envie de lire.

Selon moi, l’école doit donner du sens, et à part avec certains professeurs (dont l’énorme Monsieur Berger !), je ne l’ai jamais vraiment ressenti.

Heureusement que certains profs prennent des libertés avec un programme toujours plus débile. Je les félicite car il est très difficile d’être un mouton noir, et particulièrement dans l’administration. Ces profs sont des personnes formidables qui ont pleine conscience de l’énorme responsabilité que d’accompagner les enfants pendant ces années tellement fondamentales !

  1. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Hélène : C’est une étape qui, d’après moi, à terme, peut permettre aux gens de lire plus et plus souvent, en donnant aussi la possibilité aux petits éditeurs qui prennent des risques de faire connaître de nouveaux auteurs et textes (qui n’auraient jamais été choisis ailleurs pour des raisons souvent purement économiques).

Attention, c’est aussi la porte ouverte à des publications moins travaillées, en raison d’une plus grande facilité de mise en distribution et d’un coût de réalisation très faible. Mais n’est-ce pas démocratiser la lecture que de permettre aux lecteurs d’avoir plus d’univers littéraires à leur disposition et de choisir eux-mêmes ce qu’ils veulent lire et jugent comme étant de bons livres ?

Personnellement, en 30 mois d’utilisation de liseuse, j’ai lu dessus plus de 150 titres que je n’aurais jamais pris la peine de découvrir en format papier, en raison du prix et de la place que je n’avais plus dans ma bibliothèque. J’en suis ravie, car parmi ces livres, au moins 15 sont de vrais coups de cœur que j’aurais ratés sans ma liseuse…

Sébastien : À mon avis, c’est un œuvre de démocratisation formidable de l’écriture. Et comme tout bond technologique, il a du bon et du mauvais… Quand c’est trop facile, c’est la porte ouverte à n’importe quoi. Mais c’est un marché jeune, il s’autorégulera.

Et puis, à titre purement personnel, c’est toujours un plaisir pour moi de voir les monopoles et les oligopoles s’écrouler.

L’édition numérique est un bol d’oxygène pour le monde littéraire, qui doit faire son autocritique, il était grand temps !

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Hélène : Celui que je me donne à moi-même tous les jours… « Cent fois sur le métier tu remettras ton ouvrage… »

Écrire n’est pas si dur en soi, pour peu qu’on ait des idées et de l’enthousiasme. Mais relire, « dégraisser » et réécrire jusqu’à l’obtention d’un résultat qui reste satisfaisant et prenant, même après 15 relectures, et devant lequel on puisse se dire « ça y est, je crois que j’y suis »… seuls ceux qui ont l’écriture chevillée au corps le feront vraiment.

Si vous ne vous sentez pas le courage d’aller au bout de la grossesse, il y aura quelques soucis à l’accouchement, si je puis m’exprimer ainsi… J

Sébastien : Allez-y, lancez-vous, mais attendez-vous à un processus long et très très difficile…

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Hélène : Merci beaucoup pour cette interview, Manu. Et je laisse Seb conclure, il a toujours la phrase qui tue pour terminer en beauté…

Sébastien : Arghhh, tu me mets la pression ! :p

Merci beaucoup également à vous Emmanuelle pour cette interview très sympa.

Pour la phrase qui tue, je vais laisser la parole à Francis Bacon, le père de l’empirisme moderne. Il résume mieux que je ne saurai jamais le faire le fond de ma pensée.

« La lecture apporte à l'homme plénitude, le discours assurance et l'écriture exactitude. »

 

Publié dans Les auteurs

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Damien Eleonori - Auteur de Psyché

Publié le par litteratureetfrancais

1. Présentez-vous en quelques mots.
Originaire de Lorraine, plus précisément des environs de Metz, je suis officiellement chef de projet en informatique de gestion. Depuis quelques années, le destin a mis sur mon chemin l'écriture, de manière totalement inattendue. Ce qui l'a rendue encore plus évidente, je poursuis donc désormais l'ambition de devenir écrivain.

2. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.
Mon premier roman, Psyché, est un thriller flirtant avec les frontières du religieux, des sciences et de la psychologie. Avec en fil conducteur, une question parmi d'autres : et si la fin du monde avait réellement eu lieu le 21 Décembre 2012, sans qu'aucun de nous ne s'en soit rendu compte?

3. Que vous apporte l’écriture ?
Certains rêvent d’être millionnaires, d’autres d’être adulés ou tout simplement reconnus. Pour ma part, je rêve de passer mes journées à laisser mon imagination aller là où elle le souhaite, sans limite. J’aspire à écrire ces rêves pour qu’une ou plusieurs personnes se laissent emporter.  L'écriture m'apporte tout cela : une thérapie de l'imaginaire qu'il est bon de partager.

4. Dans quelle condition écrivez-vous ?
De préférence dans le silence, j'ai malheureusement ce besoin de ne pas avoir de perturbation extérieure pour réussir à me concentrer sur le message que je veux faire passer, l'histoire que je souhaite raconter.

5. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?
Depuis la découverte de cette nouvelle passion, de nombreuses idées émergent. Alors, oui, j'ai énormément de projets d'écriture, à commencer par une suite à Psyché. Totalement différente mais tout aussi surprenante.

6. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?
Un message d'espoir avant tout : malgré tout ce que l'on entend ou tout ce que l'on peut voir, je crois profondément aux capacités de l'Homme. Je crois que, parmi nous, se cachent des hommes ou des femmes capables de grandes choses. Croyons en nous et tout changera.

7. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?
Pour le moment, pas grand chose. Même si ce n'était pas une de mes qualités, j'ai appris à être patient. Certes, j'aurai aimé suivre des études littéraires, travailler depuis de nombreuses années sur ma façon d'écrire. Mais, si l'écriture s'est présentée à moi de façon si tardive, cela signifie que ce n'était pas le bon moment auparavant.

8. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?
J'ai toujours aimé m'évader dans l'imaginaire d'autres personnes, qu'ils soient auteurs, scénaristes, réalisateurs ou autres. L'écriture m'a été amenée par la femme de ma vie, qui a cru en mon "potentiel" et a su me faire croire en moi.

9. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?
J'aime les écrivains qui parlent au plus grand nombre, qui arrivent à plonger en un instant le lecteur au coeur de leur univers. En ce sens, Marc Levy, Guillaume Musso, Maxime Chattam, Bernard Werber ou encore Jean-Christophe Grangé font partie de mes auteurs incontournables.

10. Quel type de lecteur êtes-vous ?
Je fais partie de ces lecteurs qui, une fois plongé dans un livre, ont énormément de mal à en décrocher, quitte à sacrifier une partie de leur sommeil pour découvrir la conclusion d'un roman.

11. Que pensez-vous des blogs littéraires ?
J'ai découvert depuis peu ces espaces où des lecteurs de tous horizons partagent leurs lectures et leurs avis. Ces blogs apportent un complément formidables aux articles papier, preuve s'il en est que le numérique peut servir l'édition papier.

12. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?
Mon but n'est pas d'écrire pour une élite mais pour que le maximum de personnes puissent lire et voyager dans mon univers. Les critiques font partie du métier et je serai très mal avisé de juger un avis non recevable car il ne provient pas d'un spécialiste. Devenir écrivain, c'est accepter d'être critiqué.

13. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?
Comme dans chaque domaine, la lecture a besoin d'un coup de jeune pour qu'elle redevienne appréciée par la nouvelle génération. Les jeunes doivent pouvoir s'identifier un minimum au personnage, réussir à visualiser l'univers dans lequel ils vont voyager mais également se sentir proche de son auteur. Au delà de ça, un roman doit désormais être le centre d'un univers numérique beaucoup plus vaste pour susciter l'intérêt des jeunes lecteurs (édition numérique multi-supports, audiolib, site dédié, etc...)

14. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?
Je reste persuadé qu'un livre doit être papier, pour ce plaisir qu'un lecteur a à tourner les pages, à tenir un roman entre ses mains. L'édition numérique doit rester un complément, un manière de faire découvrir un roman aux personnes préférant les tablettes aux livres.

15. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?
Le talent n'est rien sans le travail. Quelque soit les capacités d'écriture que vous ayez, seuls les efforts que vous fournirez vous permettront d'approcher votre but. Et n'oubliez pas une chose : un rêve ne se réalise jamais seul, croire en soi est une chose, amener les autres à croire en vous est l'essentiel.

Publié dans Les auteurs

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Marie-Sophie Kesteman - Auteur de Le livreur

Publié le par litteratureetfrancais

  1. Présentez-vous en quelques mots.

Je suis une jeune auteure belge de 23 ans, issue de la “cité ardente” de notre plat-pays: Liège. Je viens de terminer ma cinquième année de médecine à l’université de Liège. J’ai un chien, deux chats, un poisson rouge qui est en fait noir et qui s’appelle Nestor.

 

  1. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Il est en vérité le premier. Il s’intitule “Le Livreur” et a été publié aux éditions Hélène Jacob le 21 juillet de cette année. Au départ, ce ne devait-être que de la littérature alimentaire: j’avais besoin d’écrire, mais je ne savais pas quoi... J’ai donc opté pour une histoire de mystère, de magie, avec un peu de romance et des personnages au caractère bien tranché.

 

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

    Depuis si longtemps que je saurais le dire avec exactitude. Disons toujours, pour calquer à l’image qu’on se fait de l’écrivain modèle

 

  1. Que vous apporte l’écriture ?

Voilà une question intéressante, mais difficile... Elle m’empêche de mentir? Parce que je peux raconter mes vies mentales autrement que dans une discussion (ce que je faisais quand j’étais encore enfant)?  
Plus sérieusement, l’écriture m’apporte avant tout une grande sérénité. Elle est une délicieuse échappatoire face aux tracas de la vie et il est parfois difficile de ne pas s’y enfermer...

Mais l’écriture m’apporte également un grand manque de concentration. Mon esprit vagabonde toujours à des années lumières de la terre, dans des pays où les montagnes grattent le ciel de leur sommet enneigé et où de gigantesques forêts de pins dorés s’étirent à perte de vue! C’est un sacré inconvénient... Vous n’imaginez même pas combien de fois je peux perdre mes lunettes sur une seule journée... Mais au fond, peut-être est-ce ce manque de concentration qui m’apporte l’écriture

 

  1. Dans quelle condition écrivez-vous ?

Je ne suis pas difficile. Dans le bus, aux cours (oui, c’est mal), dans les files d’attentes, dans mon bain, sur un transat au bord de la piscine, dans mon lit, tard le soir, alors que je devrais dormir... Je peux écrire partout, quand l’envie m’en prend.

 

  1. Quelle est votre source d’inspiration ?

“Votre”? Il serait plus juste de dire “Vos”. J’ai une capacité de concentration très fluctuante, comme je le disais, et c’est en grande partie due à ces “sources d’inspirations”... Ce peut-être n’importe quoi!  Un objet insolite que je trouve en rue, une conversation anodine volée à deux passagers du bus, un élément mineur dans un film ou un livre, un évènement plus personnel, parfois, ... Bref, tout peut donner naissance à une histoire, le tout est de demeurer attentif aux appels de notre subconscient

 

  1. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

J’étudie pour devenir médecin, donc non, je ne suis et ne serai peut-être jamais écrivain à part entière. Il faut beaucoup de talent et de persévérance pour arriver à vivre décemment de cette passion. Ce que m’apporte la médecine dans l’écriture... Et bien, un vocabulaire qui peut parfois paraitre étrange aux yeux de certains   Mais j’avoue que mes “occupations universitaires” influencent surtout beaucoup la lecture... Certains “évènements” décrits dans les livres me font dresser les cheveux sur la tête. Et pourtant, ils sont parfaitement anodins. Un exemple? Dans beaucoup d’ouvrages, les pupilles des personnages se réduisent en deux fentes, s’étrécissent, deviennent deux points incandescents lorsqu’ils ont peur... Non! Lorsqu’un humain a peur, l’adrénaline sécrétée dilate les pupilles, elle ne les rétrécit pas! Voilà, je viens d’avouer la folie qui se cache sous mes airs gentillets.

 

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Bien entendu Le plus gros est en cours d’écriture. Il s’agit d’une saga de Fantasy en cinq tomes. J’ai entamé la seconde partie du tome 3.
Comme beaucoup d’auteur, j’ai énormément de projets de nouveaux romans! Si nombreux que j’en ai déjà oublié la moitié!

 

  1. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

C’est vrai, on le dit. Cependant, je n’ai pas la prétention de dire que j’essaie de “Délivrer un message”. Mes histoires sont avant tout un moyen d’évasion, un moyen d’apporter un peu de cette magie qu’il manque aux adultes Mais mes romans essaient par ailleurs d’illustrer une problématique qui me touche, et le Livreur ne déroge pas à cette règle. Par l’histoire de ce héros un peu hors normes, j’ai essayé de mettre en avant la grande influence, parfois néfaste, que l’éducation pouvait avoir sur les enfants, et à quel point “être un enfant” était important dans la vie d’un adulte.

 

  1. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Quelle question! Le nombre d’heures dans une journée! 6 ou 7 heures de plus ne seraient pas regrettables....

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Ce qui m’a beaucoup plus aux éditions Hélène Jacob est le caractère assez hétéroclite de leur ligne éditoriale. Leur site, leur présentation, les echos... tout laissait croire en leur professionnalisme. Et j’ai eu raison d’écouter les racontars du net: je m’y sens très bien!

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Mon grand-père, Emile Kesteman, m’a fait aimer l’écriture. Il était lui-même écrivain et c’est un univers qui m’a toujours fascinée.

La lecture... disons qu’il n’y a pas de “Qui”, mais bien un “Quoi”. Un livre, à dire vrai. Attention, le titre va paraitre ridicule parce qu’il s’agit d’un livre pour enfant: Pentecôte le mulot. Eh oui, pas de grands classiques qui en mettent plein les yeux Il faut dire que ma passion pour la lecture ne remonte pas à hier...

 

  1. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Moi-même? Non! Je ne supporte pas de me relire, c’est donc impossible. Lire ses propres histoires a quelque chose d’effrayant... Impossible de me relire sans corriger quelque chose!
Sinon, mon auteur préféré est sans conteste J.R.R. Tolkien. C’est classique me direz-vous. Mais bon... les coups de cœur ne se contrôlent pas. De lui, j’ai tout lu, et j’ai tout adoré! Le Silmarillon demeure cependant mon roman favori.

  1. Quel type de lecteur êtes-vous

Du type avide, de celui qui tuerait pour obtenir un roman qui lui a tapé dans l’oeil. Et croyez-moi, il y en a beaucoup!

 

  1. Qu’aimez-vous lire ?

 A nouveau, je ne suis pas difficile: Je lis de tout! Du fantasy (mon style de prédilection), des classiques, des romances, des livres documentaires, des dystopies, ... Tant que l’histoire est originale, ne regorge pas de clichés et que les personnages sont intéressants (et donc pictés de défauts), je prends!

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Ils fleurissent de plus en plus sur la toile, et c’est très bien! J’en tiens (plus ou moins) un moi-même et je trouve ça bien agréable! Ils permettent aux jeunes auteurs comme moi de se faire connaitre et de relayer les informations concernant leurs romans. Nous n’avons pas encore idée, je crois, du poids de ces blogs sur le net.

Ils me permettent aussi, en tant que lectrice, de découvrir les sorties littéraires prévues, des romans qui ne m’auraient jamais attirés en librairie...

 

  1. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

Ce qui m’a le plus marqué sur ce blog est la PAL! Quelle PAL! Aurez-vous assez d’une vie?  
Votre blog est bien organisé, il est aisé et agréable d’y voyager et vos chroniques sont nombreuses  

 

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

La critique positive est agréable à l’égo, elle vous fait sourire jusqu’aux oreilles, mais elle ne vous fera pas progresser.

Lorsque je reçois une critique négative... Eh bien, je commence par me dire que je vais arrêter l’écriture, me mettre au tricot, au point de croix ou à la prostration... Et puis je la relis quelques jours plus tard, lorsque la frustration et la colère sont retombées Les critiques négatives sont celles qui feront progresser, elles pointent du doigt les faiblesses de notre écriture, que nous avons du mal à voir, par cécité, par lassitude ou par orgueil.

Mais ce qui est vraiment abominable lorsqu’on reçoit un avis négatif est l’absence de justification. “"Tu n’as pas aimé? D’accord, mais pourquoi!” Il n’y a rien de pire que cette critique tranchante qui clame que ce n’était pas bon, mais qui ne prend pas le temps d’expliciter les détails... Vraiment, je la redoute.

 

  1. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Madame Delacroix, mon professeur de français au Lycée saint-jacques où j’ai effectué toutes mes secondaires. Elle nous a beaucoup fait écrire et nous a beaucoup appris. Elle m’a enseigné les champs lexicaux, que j’utilise souvent, mais elle m’a aussi appris à contrôler mon imagination parfois trop “imaginative” et à me concentrer sur la forme que prenaient mes idées.

 

  1. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

J’ai en effet cette impression de désintérêt des jeunes vis à vis de la lecture, mais je ne suis plus assez “in” pour en juger objectivement . Je vois tout de même certains adolescents passionnés de lecture et je me dis que c’est une passion qui demeurera éternellement (je l’espère), même si elle perd un peu de terrain face au monde audiovisuel.

 

 

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Oubliez ceux qui vous disent que vous n’y arriverez pas, que vous écrivez mal, que vous avez encore beaucoup de chemin à parcourir. Vous aimez écrire? Alors écrivez!

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Bon, allez! Une petite citation, qui résume ma façon de vivre: “La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, mais d’apprendre à danser sous la pluie”.

        

Publié dans Les auteurs

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Gilles Paris - Auteur de Papa et Maman sont morts, d'Autobiographie d'une courgette, d'Au pays des kangourous et de L'été des Lucioles

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

 

Présentez-vous en quelques mots.

Un bélier de 55 ans qui fête ses trente ans d'édition, ses 4 romans publiés en 20 ans, presque infatigable (ce qui peut-être pénible pour ceux qui vous suivent), plutôt gentil et accessible de nature, un indépendant qui pardonne facilement mais n'oublie rien. 

 

Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

L'été des lucioles, qui vient de paraître chez Heloise d'Ormesson, raconte les vacances de Victor, 9 ans, au Cap Martin, avec ses deux mamans et sa sœur adolescente, qui va découvrir sur le chemin des douaniers d'incroyables secrets de famille. Lucioles, papillons, jumeaux et baronne lui ouvriront la porte d'un secret bien plus important qui changera sa vie et celle de sa famille.

 

Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l'âge de dix ans (un journal intime), puis douze ans (les premières nouvelles)...

 

Que vous apporte l’écriture ?

Un incroyable bien-être et une sensation exaltante comme si tout ce qui bouillonnait en moi s'apaisait enfin. 

 

Dans quelle condition écrivez-vous ?

Je peux écrire presque n’ importe où, à condition d'avoir une table pour poser mon ordinateur. J'écris beaucoup en musique, je retravaille en silence. Je bois beaucoup d'eau, fume énormément (ce n'est pas un conseil), et j'ai une tablette de chocolat noir à portée de mains. 

 

Quelle est votre source d’inspiration ?

La vie qui m'entoure, celle de mon cercle intime, et les nombreuses nouvelles que j'ai écrites entre l'âge de douze ans et aujourd'hui....

 

Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? Si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je dirige une agence de communication spécialisée dans l'édition qui se charge de faire la promotion des auteurs. Je sépare naturellement ces deux activités, question à la fois d'équilibre et d'éthique. Par contre cela me permet à la fois de mieux comprendre ce qu'attendent les écrivains au moment de la parution d'un roman et de mesurer ma chance d'être dans ce milieu. Et probablement d'être relativement serein au moment de la parution d'un de mes romans, même si ce n'est pas le moment que je préfère. Le plus intense reste évidemment l'écriture d'un livre ou d'une nouvelle. 

 

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui, mêmes plusieurs! Je vais m'atteler bientôt aux premières recherches afin de commencer mon cinquième roman qui paraîtra si tout va bien en janvier 2016. Je suis tout excité! J'ai rendu un texte court qui va paraître début novembre chez Albin Michel, dans un collectif d'écrivains, "toi mon frère, toi ma sœur" ou je parle de mes deux sœurs à hauteur d'un enfant de neuf ans! On ne se refait pas. J'ai déjà les sujets du 6eme et 7eme roman... Mais chut. Je n'ai pas encore commencé le cinquième.

 

On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Non je ne cherche pas à faire passer de message. Je suis comme mes narrateurs de neuf ans, je ne juge rien, j'essaye juste de comprendre. Être un passeur d'émotion. Voici ce que j'aimerai transmette à mes lecteurs. 

 

Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Rien. On ne change pas le passé. Et je n'ai pas de regrets, pas le temps!

 

Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

4 romans, 4 maisons d'éditions... Mais tout est lié au hasard, aux rencontres, et surtout au fait d'avoir attendu 10 ans à chaque fois pour publier mes trois premiers romans, ont fait que j'ai dûchanger d'éditeur. Maintenant je me sens en famille chez Heloise d'Ormesson et j'ai bien l'intention d'y rester...

 

Quelques questions sur vous et la lecture

 

 

Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

En ce qui concerne la lecture, bien entendu l'école et les professeurs de français qui m'ont guidé. Puis mes propres goûts et des librairies. Pour l'écriture, le besoin d'exprimer ce bouillonnement intérieur qui était le mien, déjà à 10 ans et qui n'a jamais cessé depuis. L'exprimer, puis le calmer, l'apprivoiser en fait. 

 

Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Tennessee Williams, sans aucun doute. Pour l'ensemble de son œuvre. Puissante, passionnée, dramatique, subtile, moite, et cela quel que soit le milieu social. Inégalable pour moi. Et je ne serais jamais mon auteur préféré, je doute trop, heureusement. 

 

Quel type de lecteur êtes-vous ?

Quand je découvre un auteur j'aurais tendance à tout lire. Je lis en priorité les livres que je défends, et qui ne sont pas tous des livres que j'irais acheter en librairie. Cela ne me dérange pas, car je suis très ouvert, très curieux en général. La culture pour moi, reste l'ouverture à l'autre, de Barbara Cartland à Kierkegaard. 

 

Qu’aimez-vous lire ?

Surtout des romans, parfois des biographies. 

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

 

Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Généralement beaucoup de bien. Je les suis depuis longtemps. Certaines blogueuses sont devenues des amies.

A la fois dans mon métier d'attaché de presse parce que j'ai vite compris à quel point j'en aurais besoin pour mes auteurs et pour la diversité de la toile. Tous les genres y sont représentés. Et puis les blogueuses ou les blogueurs sont avant tout des lecteurs qui parlent directement aux lecteurs. Pas de filtre. En tant qu'écrivain, j'ai le sentiment d'être suivi et je sais combien cela a compté et comptera pour moi. 

 

Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

L'intérêt que vous portez aux écrivains est déjà important pour moi. Et les choix que vous faites. Au coup de cœur et court, avec la volonté de faire découvrir de nouveaux auteurs. J'aime ça. Répondre aux questions me fait toujours réfléchir. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Puis de partager tout cela ensuite non plus! 

 

Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

J'ai eu en tant qu'écrivain très peu de critiques négatives. Je mentirais si je vous disais que cela ne m'affecte pas. Et souvent je ne suis pas d'accord, mais je ne le fais quasiment jamais remarquer. Après tout une lectrice ou un lecteur a le droit de trouver que mon roman est lent et qu'il manque d'émotions. Moi, j'ai l'impression d'avoir donné toutes les émotions et la rapidité qu'il m'était possible de coucher sur le papier. J'essaye d'être quelqu'un d'honnête ce qui peut paraître désuet. Quant aux blogueurs certains pour moi sont de véritables spécialistes de la littérature contemporaine. 

 

Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Mon prof de philo en terminale qui me faisait raconter mes rêves a l'issue des cours et qui a développé mon imaginaire au galop.

 

Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous 

Je connais beaucoup d'ado qui lisent, dont un certain nombre de blogueurs comme Tom, Nathan ou Theo qui se reconnaîtront. Il me semble que c'est à 20 ans qu'on lit moins. Les études, les réseaux sociaux, les jeux, l'amour... Lol. Il me semble pourtant que la littérature apprend tout. 

 

Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Le boom? En France c'est encore très faible comparé aux États-Unis!

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Travailler son texte jusqu'à épuisement. Ne pas céder à la facilité. Si l'écriture relève de la magie, un bon livre s'il distrait doit surtout faire réfléchir. 

 

Publié dans Les auteurs

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