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49 articles avec les auteurs

Suzanne Galéa - Auteur de Match !

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.      Présentez-vous en quelques mots.

Je m'appelle Suzanne, j'ai 29 ans et je viens de sortir mon premier roman, Match, chez ReadMyBook.

 

2.      Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Match est un roman d'anticipation qui se déroule dans un monde où les individus sont assistés en permanence par des algorithmes qui calculent les meilleures décisions à prendre dans tous les domaines, y compris le choix de leur partenaire amoureux.

 

3.      Depuis quand écrivez-vous ?

Cela va faire cinq ans que j'écris sérieusement.

 

4.      Que vous apporte l’écriture ?

De la joie.

 

5.      Dans quelle condition écrivez-vous ?

J'écris le matin principalement. Il faut trouver une sorte de silence intérieur, un état de corps particulier pour pouvoir écouter.

 

7.      Êtes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis également comédienne et guide-conférencière. Dans les deux cas, il faut être complètement dans le moment présent. Comme dans l'écriture.

 

8.      Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je peaufine mon deuxième roman, et j'écoute le troisième venir.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.      Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

J'ai eu la chance de grandir dans une famille pleine de livres.

 

2.      Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Dostoïevski, Kundera, Laurent Gaudé, George Orwell, Donna Tartt…

 

3.      Quel type de lecteur êtes-vous ?

Je lis beaucoup, jamais assez.

 

4.      Qu’aimez-vous lire ?

Beaucoup de romans, mais aussi des essais, des magazines.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

4.      Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Cette professeure de français qui a pleuré de colère, en plein cours, pour nous parler de la gravité du passage de Le Pen au second tour des élections. C'est elle qui m'a fait lire La Vie devant soi. Mon professeur d'économie de terminale qui me terrifiait au début mais qui avait une telle ambition pour ses élèves qu'il nous tirait vers le haut.

 

5.      Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je ne suis pas sûre que ce soit vrai. Le remède, c'est les bons livres !

 

6.      Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Que ce n'est pas du tout antinomique avec les maisons d'édition papier. Et qu'elles peuvent permettre, peut-être, de rééquilibrer quelque chose avec les auteurs.

 

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Lire beaucoup, écrire beaucoup, et épurer beaucoup. 

 

Publié dans Les auteurs

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Cyril Vallée - Auteur de Ximera et de Teddy Bear

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

Je n’utilise pas (encore) de « nom de plume », donc vous connaissez déjà mon nom. Dans les débuts de la quarantaine, je suis français vivant à l’étranger depuis un peu moins de dix ans, j’ai deux (grands) enfants et ma femme qui est mon premier soutien dans l’écriture.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Ximera, que vous avez chroniqué récemment, a été publié en janvier 2014. Depuis, j’ai essayé d’autres genres et formats (Teddy Bear, une nouvelle fantastique), et une aventure YA qui vogue entre fantastique et SF, actuellement en lecture chez un éditeur, mais chut !

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai plusieurs nouvelles dans mes fonds de tiroir, écrites pour la plupart il y a une vingtaine d’années. Elles sont très mauvaises ! Un gros trou créatif durant mes études, plutôt scientifiques, et puis je m’y suis remis sérieusement il y a une bonne dizaine d’années.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Des rencontres. Des connaissances. Je fais beaucoup de recherche autour de ce que j’écris. J’aime être précis, et je crois que j’aime beaucoup apprendre et rencontrer des gens. Pour l’écriture de Ximera, j’ai pu rencontrer des gendarmes, des chercheurs, je me suis documenté sur certaines armes à feu, sur certains réseaux…

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

J’écris tout le temps, partout. Comme la plupart des auteurs, j’ai un « autre » job, et donc je n’ai jamais assez de temps pour écrire : je vole donc du temps dès que je le peux. Du coup, pas besoin de quoi que ce soit de spécifique ; j’écris sur mon ordi, sur ma tablette, dans un carnet, sur mon téléphone, sur un ordi qu’on me prête…

Les relectures et corrections, c’est une autre histoire. Là, j’ai besoin de calme, de mon Mac et des remarques de mes bêta-lecteurs !

6.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Ce n’est pas ce qui manque ! En plus de ce projet YA (cf. question 2), j’écris un roman court de SF, dans le sous-sous-genre space opera, parce que cela m’amuse beaucoup, et je travaille sur la structure d’un nouveau thriller qui pourra être lu comme une suite à Ximera (une demande récurrente de mes lecteurs).

7.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

On laisse toujours une part de soi dans chaque bouquin. J’imagine qu’on pourrait retrouver certaines de mes valeurs, mais il n’y a pas de message délibéré. Ce n’est en tout cas pas le point de départ pour écrire un roman.

Je suis très intéressé, en revanche, à comprendre notre besoin « en histoires », sous quelque format que ce soit. J’ai déjà touché au scénario et à la (co-)réalisation, j’aime les autres moyens d’expression d’une histoire (je fais pas mal de photo), les différents formats… Le point commun reste le même : raconter une histoire, transmettre.

8.     Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Ha ! Je suis très attiré par l’auto-édition et la liberté qu’elle m’apporte. Je suis très sensible aussi à ce qui me manque : un vrai travail de conseil éditorial, et donc, je suis aussi demandeur de travailler avec une maison d’édition. L’occasion ne s’est pas présentée.

Je pense que je me sentirais à ma place en tant qu’auteur « hybride »: avec des titres autoédités et avec des titres édités « classiquement ».

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma maman avait toujours plein de bouquins à la maison. Puis ma femme est une très grosse liseuse. Elle lit vite (j’aimerais lire aussi vite !) et donc beaucoup. Enfin, une rencontre particulière m’a remis le pied à l’étrier après mes études, me guidant, me conseillant. Encore aujourd’hui lorsqu’on se rencontre, une des premières questions est « qu’est-ce que tu lis en ce moment ? »

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’ai un petit faible pour Maxime Chattam. Et puis Fabrice Colin. Et puis Thilliez, Eco, Scalzi, Doctorow, Gaiman… Et puis bien d’autres !

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Aujourd’hui, 80% de ce que je lis est numérique. J’ai une liseuse que je traîne partout. Je lis plusieurs livres à la fois (oui, c’est bizarre !)

4.     Qu’aimez-vous lire ?

C’est plus simple de vous dire ce que je n’aime pas lire : poésie, pièces de théâtre (en revanche, j’adore lire les scénarios).

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

C’est un moyen intéressant de partager la lecture, l’envie de lire. J’aime quand c’est bien fait, que les chroniques sont constructives, qu’elles donnent envie de lire (ou de poser) le bouquin.

Ces blogs permettent aussi de découvrir des auteurs vers lesquels je ne serais pas allé, un peu comme quand un ami me conseille un bon bouquin.

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Leurs avis m’intéressent, avant tout pour progresser. Parfois, certains poussent plus loin, s’en suit un dialogue intéressant et certains sont devenus ainsi des bêta-lecteurs pour mes histoires ; en ce sens j’ai de la chance !

Les critiques non argumentées sont simplement ignorées, je n’ai pas le temps !

3.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

À voir les audiences sur des plateformes de lectures comme Wattpad, à voir les fréquentations de certains forums littéraires, des salons littéraires où j’ai pu me rendre, et aussi à voir le nombre de livres disponibles illégalement sur les réseaux, je pense que la lecture se porte bien !

Cela commence jeune, souvent au collège/lycée, et vu les programmes, il faut des profs passionnés pour faire passer certains auteurs classiques à cet âge. Du coup, l’approche de certains enseignants, comme la vôtre (le Horla) est à mon sens à privilégier : d’abord susciter l’envie, ensuite, discuter des textes.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Merci pour cette interview et bonne continuation au blog !

 

Publié dans Les auteurs

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Liliane Fournier - Auteur de Pas froid aux yeux et de Andalou (à paraître)

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture 

1.     Présentez-vous en quelques mots. Je m’appelle Liliane Fournier (c’est mon nom de naissance), je vis en Corse parce que c’est un bel endroit et que j’aime bien les îles. Je suis éducatrice au développement durable, c’est-à-dire que je tente de faire comprendre les enjeux du futur pour modifier les comportements au présent. Je suis plein de truc en « arde » : une campagnarde, une fêtarde, une flemmarde...

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Il vient de sortir et c’est un recueil d’histoires courtes érotiques. Ça s’appelle « Pas froid aux yeux ». J’ai décidé de dire « histoires courtes », parce que quand on parle de nouvelles érotiques, on tombe souvent dans le très rapide : page 1 elle rentre dans la pièce, page 2 elle trouve le type beau, page 3 elle est nue sous lui sur le bureau, et page 4, 5, 6…elle reprend toutes les pages du kamasoutra !! Non, je n’écris pas cela, je prends mon temps, je laisse les personnages évoluer, l’histoire se mettre en place, le désir monter et plus si affinité. Le ton peut être poétique, amusant, sombre mais toujours dans un style fluide et facile à lire. J’aime vous emmener avec moi dans des univers variés et « exotiques ». Dans « pas froid aux yeux » vous découvrirez les îles Sanguinaires, la lande écossaise, Montpellier, la montagne et une autre île déserte cette fois-ci et au milieu d’un fleuve. Mes héros sont souvent beaux, mes héroïnes ont du caractère.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis toujours : le poème de la fête des mères, des chansons, puis des débuts de romans que je ne finissais jamais et puis un jour, trop vite à mon goût, j’ai eu 50 ans et je me suis dit, ma Lili, il faut que tu ailles plus loin, ce sera ton défi de la cinquantaine ! Et j’y ai pris goût !

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Ça me permet de m’évader, de me livrer, de créer. Je découvre des pans entiers de ma personnalité, j’ai fait de belles rencontres aussi. Ça pourrait être une drogue, mais c’est plutôt un remède.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Partout. Dans le vacarme de la récré, chez moi dans le silence le plus complet si possible avec une vue sur l’extérieur. Je suis plus créative quand je suis dans l’urgence, quand je n’ai qu’un petit créneau entre deux rendez-vous…

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens que je croise, même une seconde. Il m’arrive de croiser des regards et d’inventer la vie qui va avec. Ça peut être une phrase entendue. La colère aussi, quand mon voisin me casse les pieds, j’écris un polar où il meurt dans d’atroces souffrances ! C’est grave docteur ?

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis éducatrice en environnement. Je passe ma journée à dire aux gamins que s’ils ne changent pas de comportement dare dare, notre monde est court à sa perte ! Alors le soir, en rentrant, je refais ce monde, comme s’il n’était pas au bord du gouffre.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Mon premier roman devrait sortir le 28 mars aux éditions Hélène Jacob et s’appellera « Andalou », c’est un polar sentimental qui se passe dans le milieu de la tauromachie. La suite d’Andalou est en cours d’écriture. Une autre histoire qui se passera dans le milieu de la course automobile me trotte dans la tête, un polar où un voisin se fait zigouillé par l’amant de sa femme est en train de mûrir…et encore pleins d’autres !Il me faudrait juste des journées de 28 heures pour en venir à bout !

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Un message, je ne sais pas. Pour Andalou, c’était surtout « soyez curieux », je vous parle d’un monde pour lequel nous avons tous des à priori mais que savons-nous de ce monde ?

Ensuite, j’essaie d’avoir des héroïnes à fort caractère, pas le genre qui se fait fouetter pour faire plaisir à son homme ! Les femmes dont je parle dans mes histoires sont libres, elles assument leurs désirs sans fausse pudeur. Je milite pour ça : le droit à un érotisme assumé chez les femmes. Ça peut avoir l’air d’un sujet farfelu, mais ces temps-ci, la liberté des femmes est souvent remise en question. Je ne suis pas féministe, parce que les idées féministes sont devenues un carcan à la liberté d’aimer. Je défends la douceur, l’égalité dans la sensualité, la paix entre les hommes et les femmes.

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Je n’en suis pas à parler de carrière. J’y vais lentement, j’apprends, je m’épanouis. Pourquoi perdre du temps à imaginer changer ce qui ne peut plus l’être.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Le côté associatif m’a plu parce que je sais que c’est dans les asso qu’on travaille avec le plus de passion (je travaille dans une asso). Ensuite, le manuscrit numérique était accepté, et en tant qu’écolo, j’ai aimé (envoyer des kilos de papier de nos jours, je trouve cela ridicule). C’est la seule maison d’édition où j’ai cru apercevoir des humains (mais il doit y en avoir d’autres). Je viens à peine d’y débarquer, mais j’y trouve déjà beaucoup d’énergie. Pourvu qu’elle continue à vivre !

Et j’ai adoré le tuto de mise en page pour préparer le manuscrit !!! C’était carré, précis, je me suis dit que la maison devait être comme ça. J’ai progressé rien qu’avec ça !

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma mère lisait beaucoup de Pagnol et je l’entendais rire dans sa chambre. Ça m’a donné envie !

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’adore l’univers des sœur Brontë, les polars de Patricia Cornwel, ou Fred Vargas, le style de Djian, la fantaisie de John Irving, l’érotisme de Christina Lauren…

4.     Qu’aimez-vous lire ?

Tout et n’importe quoi, du sentimental, de l’érotique, du polar, de la SF. Il n’y a que les vampires qui ne me charment pas, et je ne sais pas pourquoi !

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je ne savais pas grand-chose d’eux avant d’écrire. J’aime quand ils ont un univers marqué, ou un grand sens de la dérision comme les « crazy lectures de Noha ».

Il faut qu’on y trouve autre chose qu’un résumé de livre suivit de j’aime, j’aime pas sinon, c’est très ennuyeux.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

J’avoue avoir été y faire un tour pour la première fois en lisant cette question !(1 h 30 plus tard) Mais j’ai bien aimé parce que justement on y trouve un univers plutôt sympa et bienveillant. Il a le défaut de tous les bons blogs où je me suis baladée, il y a beaucoup trop d’informations (je sais, je fais pareil avec le mien) et ça me fait râler parce que je n’ai pas le temps de tous lire, ou alors je n’ai plus le temps d’écrire ;-)

Ce questionnaire est sympa parce qu’il ouvre beaucoup de portes sur l’univers d’un auteur (vous avez remarqué que le mot « univers » est très présent). Mais qui le lira jusqu’au bout ?

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

On a toujours à apprendre de la critique. Quand elle est bonne ça fait plaisir, mais j’ai toujours du mal à y croire. Quand elle est négative, j’essaie de comprendre. Il m’arrive de la contester, ou d’en prendre compte, surtout lorsqu’elle est précise. Je ne tiens jamais compte de critique du genre : c’est génial ou c’est nul.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Monsieur Saline, prof de sciences au collège. Il était drôle et il nous traitait comme si nous étions intelligents ! Je fais le même métier que lui ou presque et ce n’est pas un hasard !

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je crois que la nouvelle génération a beaucoup plus de possibilités de se distraire que nous n’en avions. Les enfants ont des emplois du temps d’hommes d’affaires et ne laissent plus guère travailler leur imagination. Je suis pour un retour à l’ennui !!

Je mesure tous les jours l’impact du jeu numérique sur la richesse du vocabulaire et j’en suis inquiète. Certains enseignants se battent pour faire aimer la lecture, en choisissant des ouvrages plus accessibles, plus en lien avec la réalité des enfants. Les maitres de la littérature française en ont dégouté plus d’un (y compris de ma génération), on les étudie trop tôt. Le choix des lectures est primordial, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre dit le proverbe, je ne pense pas qu’on intéresse les jeunes à la lecture avec des œuvres trop classiques souvent rasoir pour eux. Ils y viendront après, d’abord le plaisir, la fantaisie, des histoires simples qui les touchent et on peut monter en gamme petit à petit.

Et puis maintenant le livre est numérique, c’est plus un truc de vioques !

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Sans lui, je n’aurais jamais tenté l’expérience de l’auto édition. Malheureusement, je ne suis pas la seule à y avoir pensé. Ça, c’est le côté auteur. En tant que lectrice, ça permet de lire sans se ruiner, de partir avec sa bibliothèque au complet avec soi. Je me suis remise à l’anglais grâce à la possibilité d’utiliser un dico en simultané. Et je suis sure qu’on va encore innover (pourquoi pas une BO musicale adaptée au livre, ou des images pour situer des lieux…)

 

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

 

Ne pas essayer de réécrire un truc qu’ils ont aimé, ou qui marche.

 Ecrire, c’est ne pas hésiter à mettre son cœur sur la table, à être impudique, à dire plus que ce qu’on pensait dire. C’est comme ça, même si on écrit des histoires légères, il y a toujours des morceaux de soi que l’on va livrer au regard des autres.

Il faut être prêt à travailler énormément…pour rien !

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

J’ai déjà été très bavarde, alors….silence, on lit !

Merci.

Publié dans Les auteurs

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Sandra Triname - Auteur de Salem

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots. Je m’appelle Sandra Triname, j’ai 33 ans, oui je sais, l’âge du Christ, on va juste faire en sorte de finir l’année mieux que lui hein ^^ et je vis en Normandie, près de Rouen.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage. Il s’agit d’un roman d’urban fantasy intitulé Salem. L’on y fait la rencontre de Max, une jeune femme forte et qui n’a pas la langue dans sa poche. Après un grave accident de voiture, elle a totalement perdu la mémoire et lorsque son meilleur ami, Jared, va tenter de l’aider à la retrouver, ils vont se rendre compte qu’avant cet accident, Max semblait obsédée par la ville mythique. De plus, le résultat de l’enquête menée par la police laisse à penser que l’accident n’en était surement pas un. Démarre alors une quête de vérité qui va les mener tous les deux bien plus loin que ce qu’ils auraient pu imaginer et où toutes les vérités qu’ils pensaient acquises sur Salem et son histoire vont voler en éclat.

3.     Depuis quand écrivez-vous ? Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. De petites histoires d’abord, maladroites, pas forcément bien construites, comme celles de tous les enfants, puis au fil des années, elles ont évolué.

4.     Que vous apporte l’écriture ? C’est un exutoire, une façon de décompresser et de laisser sortir le bon comme le mauvais de façon constructive.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ? Chez moi, au calme, de préférence quand je suis seule avec pour unique compagne la musique. J’ai besoin d’être dans ma « bulle » pour écrire.

6.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Un paquet ! Je travaille actuellement sur deux projets : une romance contemporaine érotique et un thrilleur fantastique. Difficile de faire plus différent, mais je n’aime pas me contenter d’un seul terrain de jeu.

7.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Je n’ai jamais tenté de faire passer de message particulier à travers mes romans, je voulais juste offrir un moment de détente et de rêve aux lecteurs. Cependant, je me suis rendu compte il y a peu qu’ils ont tous un point commun : la tolérance. Ce n’est pas parce qu’une personne est « différente » de nous, qu’elle est mauvaise. C’est l’ignorance qui mène à l’incompréhension et donc à la peur et l’intolérance. Ouvrir son esprit aux autres suffit souvent à s’en rendre compte.

8.     Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Ah, la fameuse question ^^ Eh bien, comme beaucoup le savent déjà, je connaissais mon éditrice, Marion Obry, avant de lui confier Salem puisque nous étions auteurs dans la même maison d’édition. J’étais là le jour où l’idée de Plume lui est venue et je lui avais déjà confié l’idée de Salem. Elle a demandé à le lire et m’a dit : Ok, celui-là il est pour moi ! ( Je pense qu’elle est amoureuse de Jack ^^ ) J’ai une totale confiance en elle et en ses capacités d’éditrice donc je lui ai confié mon bébé et je ne le regrette pas.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Sans aucun doute ma mère. Elle adorait lire, elle aimait les livres pour les livres, l’objet en lui-même. Elle m’a transmis le virus dès mon plus jeune âge.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Mdr ! il y a vraiment des auteurs qui ont répondu eux-même ?! Plus sérieusement, je suis fan de beaucoup d’auteurs, mais celle qui m’a vraiment donné envie de me lancer dans ce milieu est sans aucun doute Anne Rice. Ma mère m’a offert Entretien avec un vampire alors que je devais à peine avoir 13 ans et cela a été un véritable coup de foudre.

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ? Le genre insatiable ^^ on a jamais assez de livres !

4.     Qu’aimez-vous lire ? Je lis de tout. Peu importe le sujet, pour moi lire, c’est comme respirer, impossible de vivre sans. Et puis j’aime élargir mes horizons.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Pour être franche, avant d’être publié, je n’y allais jamais. J’entrais dans une librairie, une couverture ou un titre me tapait dans l’œil, je lisais la quatrième de couverture et j’accrochais ou pas. Aujourd’hui, j’y vais plus pour me tenir au courant des actualités littéraires, des sorties, etc. Les blogs littéraires sont souvent une aide aux auteurs qui débutent.

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Hum… Au début, les critiques négatives me touchaient. Il faut savoir que pour parvenir à finaliser un roman, cela demande des heures et des heures de travail, et que comme tous les êtres humains, les auteurs ont un cœur. Nos romans sont un peu nos enfants et quand ils souffrent, nous aussi. Puis avec le temps, j’ai appris à relativiser et à prendre les choses sous un autre angle. Comme je le dis souvent, la lecture d’un roman fonctionne comme un coup de foudre, parfois la magie opère, parfois pas. Une critique positive m’ira droit au cœur et me motivera à continuer, une négative ( si bien sur elle est argumentée et qu’elle ne se contente pas d’un : ce livre est nul !) pointera peut être des points faibles qui m’avaient échappés et m’aidera à m’améliorer. Dans les deux cas, il ne faut pas les prendre personnellement.

3.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ? Je ne pense pas que les jeunes n’aiment plus lire, j’estime seulement que l’on devrait leur présenter cette activité autrement que comme une corvée scolaire. En leur proposant des textes plus drôles ou plus récents par exemple. Des textes qui leur permettraient davantage de s’identifier aux personnages. La lecture permet de rêver, de s’évader, de s’ouvrir à des mondes inconnus et de repousser les limites du quotidien. Montrer le côté positif des choses plutôt que le négatif changerait surement la donne pour beaucoup de jeunes.

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Merci à vous pour cette interview et longue vie à votre blog ^^

Publié dans Les auteurs

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Véronique Prévot - Auteur de la bouseuse embourgeoisée

Publié le par litteratureetfrancais

 Quelques questions sur vous et l’écriture

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

 

Il est difficile de parler de mon dernier mais aussi premier ouvrage, c’est un roman  dans lequel j’ai mis toutes mes tripes, il traite des relations mère-fille, sur plusieurs générations, des relations souvent compliquées, il est question d’amour, d’argent, de honte, de pudeur.

 

Mère et fille nous livrent tour à tour leur vision de la vie, pour Elisabeth, le luxe c'est d'avoir une nounou alors qu'elle ne travaille pas lui laissant ainsi du temps pour acheter sans compter, alors que pour sa fille Annie, le luxe c'est de s'autoriser à être elle-même, de voir grandir ses enfants et de leur apprendre à faire des cocottes en papier. Mère et fille réussissent pourtant à s'accommoder, jusqu'au jour où un drame vient faire voler en éclat un équilibre familial déjà fragile, ce drame en entraînant un autre, ce seront plusieurs générations qui seront touchées, obligeant Elisabeth à faire un choix : nier ou à réparer.

 

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis 2010 ; au moment où j’ai connu une longue période de chômage.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

L’écriture m’apporte du bonheur, j’aime les mots, j’aime avoir la possibilité de créer une jolie phrase, c’est aussi un exutoire, je me suis lâchée sur certains mots, sur certaines vérités et ça fait du bien !

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Je n’ai pas de règles, parfois les idées fusent, (il m’arrive souvent de me lever la nuit pour noter une idée, une phrase qui vient de surgir), dans ce cas je m’installe à mon bureau et je tape sur mon clavier comme une forcenée. Il m’arrive aussi de ne rien écrire pendant plusieurs semaines, ça ne se commande pas !

 

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens qui m’entourent, parfois,  je m’arrête un instant…, je les observe et je trouve que leur différence (comparé à moi) est fascinante.

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

 

Je travaille dans une usine, de journée, c’est un lieu bondé, bruyant, mais c’est également une mine d’or pour observer le genre humain. Je suis très admirative des femmes en particulier, certaines d’entre elles travaillent là depuis toujours, c’est un travail difficile avec des horaires décalés, et pourtant elles élèvent ou ont élevés des enfants, elles se font belles pour venir travailler et gardent le sourire, je leur tire mon chapeau !

 

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui plein !! Un roman et plusieurs nouvelles. J’ai un carnet dans mon sac dans lequel je note tout ce qui me passe par la tête, parfois j’écris aussi sur des morceaux de feuilles que je glisse dans mon sac. A la fin de la semaine, je dois faire du tri dans tout ce bazar, et je remets au propre ce qui appartient au roman ou aux nouvelles.

 

 

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

 

Certainement, je ne vois pas comment c’est possible autrement ! En ce qui me concerne je suis du genre à afficher des phrases optimistes un peu partout dans la maison, donc le message que j’aimerais faire passer dans ce récit est que nous sommes maîtres de nos vies et qu'à tout moment, même dans les situations les plus désespérées, nous sommes libres de choisir notre route.

 Mêlant humour et tragédie, cette histoire c'est la quête de toute une vie, c'est la quête du bonheur,  mais c'est avant tout un message fort et optimiste: tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

 

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Je ne suis qu’un bébé écrivain je n’ai donc pas encore eu le temps d’avoir des regrets.

 

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

 J’'ai choisi la solution de facilité en faisant appel aux services de Mon petit Editeur qui j'en suis sûre ont publié mon livre sans même l'avoir lu. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas confiance en mon talent, au contraire, je pense qu’il n’y a pas de secret, pour qu’un roman ait du succès il faut qu’il soit bon et le reste se fera tout seul. A l’heure actuelle j’ai vendu une vingtaine de livres (voisins, amis, tonton, mémé…), les retours sont excellents ce qui est particulièrement encourageant.

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Personne en particulier

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? J’aime beaucoup Douglas Kennedy et Toni Morrison

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ? Je suis une lectrice passionnée, souriante. Je souris en lisant de jolies choses, je me régale comme une autre personne pourrait se délecter  en mangeant une belle pâtisserie colorée.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

 J’aime tous les genres de romans, excepté le genre policier. J’aime les romans qui mettent en scène des personnages de la vie de tous les jours car on peut s’identifier à eux, j’aime les récits drôles et légers dans lesquels il y a toujours quelque chose à apprendre.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Je pense que c’est une excellente source d’information pour tous les passionnés de littérature.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? Votre blog est tout ce que j’aime, rose, sucré, il apporte beaucoup de plaisir et d’information.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? Je comprends très bien l’intérêt de cette nouvelle façon de lire (plus économique, plus pratique, plus écologique…) et pourtant…je n’ai pas envie de me priver du bonheur que me procure la contemplation et le toucher d’une jolie couverture de livre, j’aime sentir le papier sous mes doigts lorsque je tourne les pages, j’aime l’odeur que dégage un vrai livre. Et surtout que deviendraient tous mes merveilleux marque-pages fait maison ?

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

J’ai simplement écrit un livre que j’aimerais lire…

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Penny Watson Webb - Auteur de romances historiques

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots : Bonjour, j’ai 32 ans et suis infirmière, maman de trois princesses et issue d’une famille de filles (encore et toujours du rose !) où la romance est une institution familiale. Ma grand mère était férue de littérature sentimentale et je crois qu’aucun Barbara Cartland ne lui a échappée, son préféré : Séréna, j’ai du au moins le lire trois fois. J’ai également grandit avec un père et un grand père qui dévoraient les livres d’Histoire et les grandes épopées, romancés ou non. Je crois que ce terreau était propice à la romance historique !  

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage : Mon dernier livre, A la merci des rois, est une romance qui a comme toile de fond les turpitudes de la cour de Clotaire, fils de Clovis. Complots, guerre, jeux de pouvoir et d’alliance, se suivent et balayent les innocents sur leur passage. Nos deux protagonistes seront bien malmenés, chacun à leur façon, et devront s’unir pour survivre et grandir ensemble.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?: Je suis éditée depuis Avril 2014 chez HQN et depuis ce printemps chez VFB, ce roman est le cinquième, il sera suivi cet été/automne d’une trilogie sur la construction des Etats Unis (HQN). J’écris depuis deux ans et tout cela est parti d’une plaisanterie de mon mari qui me voyait dévorer deux ou trois bouquins en même temps et qui m’a demandé si au lieu de lire, je n’avais jamais eu envie d’écrire. De fil en aiguille une histoire s’est construite dans ma tête et Pour porter ton nom est né en 1 mois et demi!

4.     Que vous apporte l’écriture ?: Une immense satisfaction et le plaisir de créer des histoires que j’aime avec des fins qui me plaisent. Je suis une égoïste (rire) mon premier lectorat c’est moi, j’aime rêver à mes personnages et à leur histoire. Et puis j’ai tenté la grande aventure de l’édition, en tremblant un peu (beaucoup!) je l’avoue, mais depuis ce n’est que du bonheur.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?: J’écris avec mes trois sioux préférés qui courent autour de la table et mon chat qui marche sur le clavier! Si je suis auteure à temps partiel, je suis maman à temps complet! Je vous épargne les retards à l’école et les casseroles brulées parce que je suis plongée dans un manuscrit. Je crois que ma famille m’aime toujours malgré tout (rires).

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?: Tout et n’importe quoi, quelques fois c’est un livre, un tableau, une musique.  Pour le dernier roman ce sont les merveilleux ouvrages d’Anne Bernet sur les reines de France qui m’ont inspirée. Le manuscrit en cours, c’est un tableau d’Anne de Bretagne qui m’a séduite.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ? : Beaucoup oui,  je planche actuellement sur le 15ème siècle entre Bretagne et Normandie, et j’ai au moins 5 scénarii qui dorment dans un dossier. J’ai aussi des projets en Fantaisie, nous verrons (mystère !).

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?: Je suis amoureuse de notre Histoire, c’est une grande dame souvent malmenée et on dit tant de sottises à son sujet ! J’aime partager cet engouement avec mon lectorat, je suis contente d’offrir à mes lecteurs, en plus d’un joli voyage, des descriptions précises et étayées des époques décrites. Je passe beaucoup de temps en recherches. Pour savoir où l’on va il faut savoir d’où l’on vient, non ?

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?: Rien, (en mode Edith Piaf !) je pense que chaque étape est importante, il faut se réjouir de ses succès et réfléchir sur ses erreurs pour mieux faire la prochaine fois. Je suis une incorrigible optimiste.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Pour HQN, j’ai voulu taper tout de suite chez les grands du domaine (Harlequin) pour savoir si je valais quelque chose. Pour VFB, c’est par un ami auteur que j’ai connu cette maison et je suis ravie de travailler avec eux, je me sens en confiance pour le travail d’éditing et mes textes sont valorisés. Que demander de plus ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Les grands classiques de la littérature française, Hugo, Dumas, Rostand, Molière, Racine, Balzac. Je suis multi genre comme lectrice, je me promène chez Exbraya, Arthur Conan Doyle, aussi bien que chez Montaigne ou Ronsard, et j’ai adoré les JK Rowlings et les Juliette Benzoni ou les John Green. Les cours de français à l’école n’ont jamais été une corvée bien au contraire ! J’aime aussi la poésie, les Maudits ont ma préférence. J’ai d’ailleurs eu la joie d’être publiée en poésie il y a peu chez VFB Editions, j’espère pouvoir proposer un autre recueil l’année prochaine.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?: Ils sont nos porte-paroles et nos publicitaires sur la toile! Je les suis déjà comme lectrice et bien sur comme auteure. Je suis d’ailleurs en relations privilégiées avec certains et j’apprécie beaucoup nos échanges décomplexés et amicaux.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?: Je pense que faire partager son amour des livres est une excellente chose. Qui pourrait vous le reprocher ? On ne s’ennuie jamais quand on a un livre et on peut vivre tant de vies à la fois. Répondre à votre questionnaire me permet tout d’abord de vous rencontrer, ce dont je suis ravie, et de vous parler de notre passion commune : les livres (et en l’occurrence des miens) ! Bravo pour le blog il est très sympa, couleurs très féminines come je les aime.  ;)

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?: Jusqu’ici je suis vernie et m’estime chanceuse la plus part des critiques sont très bonnes, voir excellentes. J’ai eu des retours de professeurs d’histoire et de lectrices chevronnées qui étaient très enthousiastes. J’ai évidemment eu des critiques négatives, deux en fait, dont une très blessante, ça arrive. Ça fait parti du jeu. Je pense avant tout que pour critiquer un livre il faut se renseigner sur le genre, les romans historiques traitent de sujets et de mœurs correspondants à une époque, que faut il faire ? Emporter une lectrice du 21ème siècle et l’immerger dans une époque ancienne ou adapter les discours et les faits des personnages pour correspondre aux critères de notre époque ? J’écris principalement sur des femmes, qui n’ont pas toujours la vie rose, car les époques dans lesquelles elles vivaient étaient très violentes. Je préfère la véracité historique à la complaisance et quelques fois ça dérange. Les rapports hommes /femmes n’ont pas toujours été les même et Mai 68 est assez récent (rires) il ne faut pas l’oublier.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?: Ce serait sans hésiter mon professeur de Philosophie, Pascal, avec qui je suis toujours en contact. C’est quelqu’un qui croyait en moi et en ce que j’étais au lycée. Il savait porter ses élèves un peu à la façon du film Le cercle des poètes disparus. Nous n’avons pas déchiré nos livres scolaires mais il voulait savoir ce que nous avions dans la tête et développer notre raisonnement et notre libre-arbitre plutôt que de nous farcir le crâne avec des citations sans fin.

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?: Eteignez vos télévisons s’il vous plaît! Ouvrez des livres et créer vous vos propres illustrations, réapprenez à rêver et à penser par vous même.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?: Je suis éditée en numérique, ce n’est pas moi qui irai vous dire du mal des liseuses (rires), mais je suis aussi très attachée au papier, l’idéal est d’avoir les deux. J’espère être un jour publiée en papier bien sur, bien que je ne compte pas me séparer de ma kindle !

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?: J’en suis une moi même, mais je leur dirais : « Prenez plaisir à ce que vous faites, n’essayez pas d’être « commerciaux » ou de faire comme tout le monde sous prétexte qu’il y a une mode ou un courant qui a le vent en poupe, si vous êtes à l’aise avec ce que vous écrivez vos lecteurs le sentiront. Ne prenez pas un échec comme une fin de non recevoir, persistez ! Ayez à cœur de parfaire votre travail avant de le présenter et surtout amusez vous ! »

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Une phrase d’Alexandre Dumas au sujet des romans historiques : « Il est permis de violer l’Histoire si c’est pour lui faire de beaux enfants »

 

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Marie-Hélène Lafond - Auteur de livres pour enfants

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

J’ai 50 ans. J’habite dans le sud de la France, dans la petite ville de Frontignan (entre Sète et Montpellier). Je suis mariée, ai trois garçons (et un  petit-fils).

Malgré des études plutôt tournées vers les maths et un métier tourné vers l’informatique (j’ai un DUT de statistiques et d’informatique), j’ai toujours aimé les livres (passion transmise par mon père), et ce malgré mes problèmes de dyslexie.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un livre pour les tout petits. L’histoire se déroule dans une ferme, où de l’avis d’Horace le chat il ne se passe jamais rien : chaque animal reste dans son coin sans se préoccuper des autres. Alors Horace décide alors que cette situation doit cesser et il se met à chanter-miauler (chamiauler ?) au milieu de la cour de la ferme. Et après le premier moment de stupéfaction, tous les autres animaux se joignent à lui dans une joyeuse sarabande.

Voilà pour l’histoire proprement dite.

Sinon l’idée m’est venue en découvrant une illustration de Marie-Pierre Tiffoin. Je lui ai alors demandé si je pouvais lui écrire une histoire et elle a accepté. Même s’il y a peu de texte, je me suis bien amusée à imaginer cette histoire et je suis très fière des illustrations de Marie-Pierre qui ont donné vie à tous les animaux de la ferme avec tendresse et humour.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Si je regarde la date d’enregistrement, mes premiers écrits remontent à 1995. J’ai commencé à retranscrire les histoires que j’inventais pour mes fils. Et tout naturellement j’ai continué écrire pour la jeunesse.

Sinon j’ai vraiment commencé à écrire en 2006 quand j’ai créé mon site « La tête dans les mots ». Depuis je n’ai pas vraiment arrêté, même si je ne suis pas une acharnée de l’écriture. J’écris quand j’en ai envie, quand une histoire devient trop présente ou trop insistante, et que je ne peux pas lui résister.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Ho lala ! Vaste question ! Je dirais une sorte d’évasion, comme quand je lis (et je lis énormément). C’est une sorte d’exutoire pour tout ce que je n’arrive pas à dire. L’écriture m’a servi à me créer une sorte de bulle rien qu’à moi, où je pouvais me réfugier quand je voulais, à un moment où beaucoup de choses n’allaient pas dans ma vie. Elle m’a permis de ne pas sombrer, même si je n’ai jamais écrit sur ces moments difficiles.

Et puis un jour j’ai décidé de partager avec les autres…

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Paradoxalement, j’écris rarement à la maison. En fait j’ai commencé à écrire sur mon ordinateur au bureau (je n’en avais pas à la maison) et depuis c’est mon environnement favori : c’est là que je me sens bien, que je suis dans mon élément. Alors je me ménage des petits moments dans la journée (le matin avant de commencer mon travail, à midi, en fin de journée). À la maison, je me relis, je corrige.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

J’aime écrire à « l’instinct ». L’inspiration me prend souvent au dépourvu, en entendant une phrase, un son, ou quand je vois une image, une scène. Je ne cherche jamais (ou presque) une idée, je la laisse venir à moi et s’imposer. Régulièrement elle fera l’objet du titre d’ailleurs.

Après je laisse mon esprit partir en « roue libre » : j’invente dans ma tête, une première histoire parfois plusieurs versions. Et alors je me mets à écrire. Ma seule contrainte c’est l’accroche, la première phrase ou le premier paragraphe. Tant que je n’ai pas trouvé cette accroche, il m’est impossible de continuer, même si l’histoire est toute prête ! Si je trouve les bons mots pour débuter, alors très souvent le reste suit sans problème.

Il m’arrive souvent de bifurquer vers une autre idée pendant la phase d’écriture et ainsi d’obtenir quelque chose de complètement différent de ce que j’avais imaginé au départ !

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je ne pourrais jamais rester chez moi toute la journée ou ne rencontrer qu’une ou deux personnes par jour. Alors non je ne suis pas écrivain à part entière.

Dans ma vie professionnelle, je construis des sites internet pour un laboratoire de recherche en botanique et biologie végétale, où je côtoie des gens formidables. Nous partageons beaucoup, que ce soit sur un plan professionnel ou sur un plan culturel.

Travailler dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’écriture, m’oblige à rencontrer des personnes dans plein de domaines différents. Construire des sites internet est aussi une forme de créativité, qui m’oblige à être très structurée, à savoir comment agencer les informations, ce que parfois j’ai du mal à faire avec mes histoires.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui, j’en ai plein. Je pense que certains se concrétiseront, et d’autres resteront à l’état de projet.

Actuellement, mes projets concernent plutôt des contes (inventés ou non) et de petits romans pour les 8-10 ans.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je pense que tout écrit fait passer un message parfois de manière très explicite parfois de manière plus subtile.

Personnellement, je ne cherche pas spécialement à faire passer un message, mais si l’occasion se présente au court de l’écriture, pourquoi pas…

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Si je devais changer quelque chose ? Être moins fainéante et plus persévérante, constante dans l’effort.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Bien sûr quand j’estime qu’un de mes textes est mur pour partir à la conquête d’un éditeur, je regarde les catalogues de ces derniers, pour avoir une idée de la « ligne éditoriale », mais ce n’est pas toujours évident. C’est parfois au petit bonheur la chance.

Alors est-ce que l’on choisit vraiment une maison d’édition ? N’est-ce pas elle en fin de compte qui nous choisit ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Incontestablement mon père ! Même si l’on n’avait pas beaucoup de livres à la maison, j’ai toujours été entourée par les livres.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Ahah ! Je ne suis pas mon auteur préféré (il m’arrive même de penser que je suis « nulle » !)

Impossible de citer un seul auteur, alors une petite liste s’impose. Dans le désordre : Jo Nesbo, Pierre Lemaître, Tony Hillerman, Craig Johnson, Isabelle Wlodarzyck, Philippe Claudel, Ho Hayder, Maxime Chattam, Laurent Gaudé, Harper Lee, Agatha Christie,…

Mes dernières découvertes : Olivier Norek et Ian Manook

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Boulimique ! Si l’histoire me plaît, je peux « avaler » un livre de 350-400 pages en 2 jours.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

En regardant la liste de mes auteurs préférés, vous remarquerez que je lis énormément de romans policiers et de thrillers. J’affectionne aussi les romans, les romans historiques, la science-fiction et la fantaisie.

Par contre je déteste les romans d’amour !

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je connais quelques blogs littéraires, mais en fait je dois avouer que je ne les consulte que très rarement.

 

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Écrire et se faire publier c’est accepter de se prêter au jeu de la critique. Et il ne faut surtout pas oublier que l’on ne peut pas plaire à tout le monde.

Alors évidemment il est plus facile de gérer une critique positive qu’une critique négative (il faut parfois un certain temps pour digérer cette dernière). Que cela vienne d’un professionnel ou non. D’ailleurs la plupart de nos lecteurs ne sont pas des « spécialistes » !

3.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

J’aurais tendance à dire : aucun. (Sauf peut-être madame Vianes, professeur d’histoire-géo de 4ème et 3ème, qui m’a fait aimer cette matière, malgré toutes les petites misères que nous avons pu lui faire subir, nous sales petits morveux incultes…)

4.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je pense que les jeunes sont toujours capables d’apprécier la lecture. Il faut juste que nous, auteurs – et illustrateurs car pour les plus jeunes c’est très important –, nous arrivions à la leur faire apprécier, en leur proposant des textes bien écrits qui leur parlent, les interpellent, les fassent rire ou s’émouvoir.

5.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Il faut vivre avec son temps. Les ordinateurs, les tablettes, les smartphones… La technologie a envahi notre quotidien de façon exponentielle.

Moi-même j’ai déjà lu quelques livres numériques. Pas beaucoup, quelques-uns tout de même. Et j’ai trouvé l’expérience intéressante. Alors je n’ai rien contre les éditions numériques, à condition qu’il y ait un vrai travail éditorial derrière : ne pas publier tout et n’importe quoi !

Et en ce qui concerne les publications numériques pour les jeunes, à condition qu’il y ait une valeur ajoutée : du son, des animations, des informations complémentaires, des activités ludiques… Et je dirais que parfois (souvent ?) cela amène un enfant réfractaire aux livres, à venir à la lecture justement. Par contre si c’est pour avoir un simple « PDF » d’un livre papier, alors autant mettre un vrai livre entre les mains d’un enfant.

6.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Ne pas se précipiter, toujours se remettre en question, apprendre à mettre son ego de côté… et travailler encore et encore : un texte peut toujours être amélioré (ou presque).

 

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Yannick Dubart, Auteur de Rouge rendez-vous

Publié le par litteratureetfrancais

1- Présentez-vous en quelques mots.

Folle de cinéma depuis l'enfance. Je suis enseignante en histoire mais des problèmes de santé m'empêchent de faire carrière comme je le voulais au départ dans cette branche. J'aime ce qui brille, participer à des émissions de jeux tv mais j'aime aussi aborder la vie de manière plus profonde. Je suis diplomate et une oreille attentive pour mes amis. J’ai pourtant besoin de solitude car je peux parfois être très secrète. Je suis duelle !

 

2-Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un ouvrage au carrefour de plusieurs mondes, l’érotisme, le roman de terroir, le roman d’amour.

C’est aussi l’évolution des personnages qui n’ont rien à faire ensemble au départ ! Une histoire de reconstruction ou de déstructuration. J’y  donne beaucoup d’importance au passé. Ce passé qui  fabrique un être humain !

 

3-Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis  mon enfance. J’ai récemment retrouvé des textes datant de mon adolescence. Des petits bouts de roman, des poésies…  j’avais déjà les mêmes phobies, les mêmes obsessions ! Mais j’écris « sérieusement » depuis une quinzaine d’année.

 

4-Que vous apporte l’écriture ?

Être dieu…pouvoir manipuler des personnages comme je le désire, les désarticuler, les retourner dans tous les  sens.  Faire ce qui  m’est impossible dans la vraie vie !  J’aime faire partager mes vues sur la société, sur des sujets qui m’importent : le droit des femmes, par exemple.

 

5-Quelle est votre source d’inspiration ?

Ce sont mes rêves, des rencontres, des récits dans la presse… Parfois une situation me semble intéressante et je la transforme selon mes envies…toujours cette volonté de tordre la réalité tout en restant dans  le possible, je ne sais pas faire de S-F, pour le moment !

 

6-Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui…plein !

 

7-Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

La commencer le plus vite possible…car je n’en suis qu’au début !

 

Quelques questions sur vous et la lecture

 

1-Qui vous a fait aimer la lecture/l’écriture ?

Je parlerais surtout de culture : mon grand-père paternel qui aimait la culture, était ouvrier et  qui aurait tant voulu être instituteur !

 

2-Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Ruth Rendell, une dame du crime anglaise. Son écriture est intelligente, ses romans ont toujours une fin à couper le souffle. J’ai tout lu d’elle sauf son dernier. Elle parait assez classique mais elle est finalement très perfide et ça j’adore ! Bien sûr j’en aime beaucoup d’autres mais c’est en la lisant que je me suis dit « j’aimerais savoir faire ça ! ».

 

3-Quel type de lecteur êtes-vous ?

Serial lectrice ! J’aime entrer dans la tête d’un auteur pour le dévorer entièrement.

4-Qu’aimez-vous lire ?

J’ai mes préférences : le polar, les biographies  sur le cinéma, et des auteurs en particulier comme Rendell bien sûr et Virginie Despentes, Robert Crais… Et je suis toujours à la recherche d’un nouveau coup de foudre pour un auteur inconnu de moi !

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste…

 

1-Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Cela ne fait que depuis un an environ que je les parcoure, c’est instructif et pour un auteur ou futur auteur cela permet d’avoir une vision du monde littéraire sans forcément tout lire ! Sinon, je fais mes choix de lectrice surtout d’après mes envies perso.

 

2-Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

« petit questionnaire », pas vraiment ! Il me semble au contraire assez dense !...Je ne connaissais pas ce blog et j’ai regardé ; je le trouve à l’image de votre questionnaire, assez fouillé.  On vous sent curieuse des écrivains, c’est important. Comme auteur, on peut se sentir flatté par un tel intérêt.  Les questions sont pertinentes mais je me demande qui va me découvrir, et  surtout,  si quelqu’un aura envie d’aller jusqu’au bout de mes réponses. Ce que j’espère !

 

3- Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait un maître d’école, en CM 1, ce monsieur n’a sans doute jamais imaginé son rôle dans ma vie. Il m’a montré la richesse de la langue française. Et deux professeurs de Français en collège m’ont fait prendre conscience de tout ce que je pouvais faire avec ces connaissances. Elles m’ont appris de quoi j’étais capable !  Et grâce à ces personnes j’ai l’amour de la lecture et de l’écriture !

 

4-Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

En tant qu’enseignante de formation et mon expérience assez longue, je n’ai pas constaté une baisse de la lecture des jeunes en général. Moi-même en étant une adolescente, je connaissais beaucoup de personnes « non lectrices ». Au contraire, avec le boum des romans fantasy, on voit des jeunes lire. Cela doit dépendre des modes. Mais ce qui diffère depuis 20 ans c’est la multiplicité des offres de loisirs pour les jeunes. Ils ne peuvent pas tout faire. L’essentiel pour eux c’est de prendre contact avec la culture, peu importent les moyens. C’est une fois adultes qu’ils pourront faire leur choix en toute maturité.

Le remède ; peut-être leur proposer de la qualité et ne pas les prendre pour des idiots !

Oups j’ai été longue !

 

 La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Non,  je ne couche pas sur le papier ce que je ne peux pas coucher dans mon lit !

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Emilie Ansciaux, Auteur de la saga Eclipsis

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

Je m’appelle Emilie Ansciaux, je suis Belge et j’habite à Mons. J’ai 28 ans, j’ai beaucoup de passions mais pas assez de temps pour toutes les exercer comme je le voudrais, deux chats (Ola et Kali), une adoration pour le chocolat au lait, les avocats (ceux qui se mangent !) et les bouledogues français !

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un petit peu compliqué ! Le tome 1 de ma trilogie « Eclipsis, la Destinée des Mondes » est paru en juillet 2013, le second tome en septembre 2014, puis le premier tome a été réédité en janvier 2015. Quoiqu’il en soit (je m’égare !) il s’agit des deux premiers tomes de ma trilogie « Eclipsis, la Destinée des Mondes ». Il s’agit d’un roman fantastique (le genre, je ne me jette pas de si gros bouquets de fleurs, rire) basé sur le principe de mondes parallèles reliés par des portes. Le monde de départ, le Monde Principal, est dirigé par un roi et des sorcières tyranniques, qui se sont unies il y a longtemps pour former l’Alliance des Pouvoirs. Une jeune femme, Angélique, va tenter de libérer son peuple en enlevant l’héritier du roi pendant son baptême. Afin d’éviter les représailles, elle va s’enfuir avec l’enfant à travers une porte spéciale, qui l’amènera dans un autre monde. Ce passage va avoir des conséquences catastrophiques pour l’ensemble des mondes, il va déclencher l’Eclipsis. Angélique va continuer son voyage à travers les mondes, et découvrir petit à petit pourquoi sa destinée est particulière, et ce qu’elle peut faire pour tenter de sauver les mondes.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

J’écris depuis que j’ai huit ou dix ans environ. De petits poèmes puis des courtes nouvelles d’horreur, un peu à la « Chair de Poule ». Puis, j’ai commencé à écrire de plus longues histoires, jusqu’à Eclipsis.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

La capacité de me vider l’esprit, de transcrire les différentes sensations et parfois frustrations qui m’envahissent de la journée. C’est aussi pour moi simplement un sentiment agréable que de créer. Créer des personnages, des mondes, des histoires et des enchevêtrements partis de rien ou d’une simple petite idée sans importance qui me traverse l’esprit au cours de la journée.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Partout, à n’importe quel moment de la journée. J’aime bien les trains, les gares ou les parcs. Mais cela ne m’arrive pas souvent alors la plupart du temps, j’écris à mon bureau le soir, simple et classique.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Le monde qui m’entoure, les nouvelles, les gens, et aussi les histoires qui tournent en boucle dans ma tête en continu. Souvent, c’est ainsi que les idées me viennent, sans vraiment y penser.

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis divisée en trois en réalité (en quatre jusqu’en septembre !). J’exerce la profession de project manager pour une société pharmaceutique (je rédige les demandes de subventions, les projets scientifiques et les rapports associés à la recherche), je termine une thèse de doctorat sur la maladie d’Alzheimer (que je défends en septembre), je suis auteur, et j’ai également monté ma maison d’édition depuis janvier. Quatre casquettes, donc. Mon travail de project manager me permet d’avoir les finances nécessaires pour lancer ma maison d’édition.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, plein ! Le troisième et dernier tome d’Eclipsis sortira en septembre. Début 2016, un livre jeunesse « Doudou, le petit dragon qui voulait lire » paraîtra, illustré par Chris Weyer. J’ai également un projet de roman fantastique « Alénor et le puits des âmes », qui paraîtra fin 2016, et actuellement, une nouvelle montoise paraît un mois sur deux pour être vendue exclusivement dans un magasin de la rue de Nimy à Mons « Créa City » et sur les salons littéraires.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Pour ma part, je pense que c’est plutôt un message inconscient que je fais passer dans chacun de mes livres, ils sont une partie de moi, de la personne que j’étais au moment de les écrire, et le message et les émotions ressentis à la lecture diffèrent pour chacun des lecteurs. La meilleure façon de le découvrir, c’est donc de les lire :-)

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Si j’avais le pouvoir de changer des choses dans mon passé, j’en changerai sans doute beaucoup, mais avec toujours la crainte de ne pas me retrouver ici dans la même situation. Cette éternelle question du passé qui modifie le futur, alors je dirai que pour ma part je ne changerai rien, je suis bien comme je suis actuellement et heureuse d’être à cette étape de ma carrière d’écrivain.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Le choix de ma première maison d’édition (Mon Petit Editeur) pour la publication du premier tome s’est fait parce que j’étais inexpérimentée et que je ne connaissais pas du tout le monde de l’édition. J’aurai pu mieux tomber, mais cela aurait pu être bien pire. Pour le second tome, j’ai été éditée chez Acrodacrolivres, une maison d’édition belge créée par un ami écrivain, Bou Bounoider. C’est suite à cela que l’idée de créer ma maison d’édition s’est imposée à moi concrètement. J’ai compris deux choses en regardant Bou et sa maison d’édition : rien ne rend plus heureux que de faire ce qu’on aime ; et la création d’une maison d’édition est un projet réalisable si on se donne les moyens d’atteindre ses objectifs. C’est ce que j’ai fait et depuis janvier, mon choix de maison d’édition est beaucoup plus simple, puisque j’ai lancé Livr’S Editions (plus d’informations sur le site internet officiel www.livrs-editions.com... un petit peu de publicité, ça ne fait pas de mal, rire).

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma maman. Je ne dis pas que j’ai su lire avant de savoir marcher, mais j’ai su lire avant de savoir faire beaucoup d’autres choses, et ce virus ne m’a jamais quitté. Celui de l’écriture est venu tout naturellement.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’ai plusieurs auteurs dont je lis et relis les ouvrages avec un plaisir inchangé : Amélie Nothomb, Jean-Christophe Grangé, Stephen King. Par contre, si je ne devais emporter qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait « Le rêve », de Zola, car c’est celui qui m’a provoqué la plus grande émotion (jamais je n’ai pleuré autant en lisant un livre, et d’ailleurs j’ai un peu les larmes aux yeux en y pensant, heureusement, on ne me voit pas !)

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Un lecteur sympa ! Je termine tous les livres que je commence (à une exception près, j’y reviens dans un instant), et j’aime quasiment tous les livres que je lis, ou du moins je ne les déteste pas. Le seul livre que je n’ai pas lu en entier c’est « Ensemble, c’est tout », d’Anna Gavalda. Rien ne m’a plu dans ce livre, mais peut-être que je n’étais pas dans de bonnes dispositions en ce moment, je devrai peut-être essayer de le relire à l’occasion. Il y a aussi deux livres très à la mode que je n’ai pas lu (je n’aime pas les effets de mode et les succès planétaires^^), il s’agit de Twilight et de 50 nuances de Grey. J’ai lu cinq lignes de Twilight et j’ai reposé le livre, et j’ai lu tout de même une dizaine de pages pour le second, mais l’ai finalement arrêté également. Bon, soyons honnêtes, il y a donc trois livres que j’ai commencé sans jamais les terminer, mais jusqu’à présent je ne le regrette pas.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

J’aime tout lire, ou presque (voir la question précédente, rire). J’aime lire les romans, les nouvelles, les pièces de théâtre classiques parfois, les articles scientifiques (en quantité raisonnable !), les sous-titres de mes séries et même l’étiquette de mon paquet de céréales. Je crois que j’aime lire avec un grand L, tout simplement.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je pense que c’est d’abord une belle preuve de passion que de réussir à tenir un blog et à faire partager ses avis et ses lectures, et c’est surtout une très belle occasion pour nous, auteurs, de nous faire connaître d’un plus large public.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

De la même manière que pour la question précédente, il s’agit pour moi de me faire connaître un peu d’un public qui peut-être ne me connaît pas encore, ou pense que je ne suis pas sympa (si, si, je le suis, je le jure !). Concernant la première partie de la question, je vais être tout à fait honnête (ho la la, on va peut-être me trouver moins sympa du coup !), je ne vais pas très souvent sur les blogs, non pas par manque d’intérêt, mais par manque de temps (quatre casquettes, ça prend du temps !). Mais pour répondre à la question de manière objective, je viens d’aller le consulter plus en profondeur. Je trouve qu’il est bien agencé, il est clair et agréable à regarder et à lire au niveau des graphismes et de l’écriture. Et un détail qui pour moi a de l’importance quand il s’agit d’un blog littéraire : il n’y a pas (en tout cas pour ce que j’en ai lu) de fautes, et ça c’est vraiment très appréciable. De plus, ces interviews sont plaisantes et les questions sont intéressantes (non non, c’est sincère je ne suis pas une lèche-botte pour avoir mon article en première page, rire)

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Avec l’expérience qui commence et le recul, je les gère bien. Elles me permettent de m’améliorer, et il est toujours possible de s’améliorer. Et puis, même s’il s’agit de quelqu’un de non spécialiste, le ressenti par rapport à un livre est personnel et ne nécessite pas de compétences particulières, selon moi. Bien sûr, si quelqu’un me dit que j’écris mal ou avec des fautes d’orthographe, et qu’il me le fait remarquer avec un texte bourré de fautes, je vais peut-être le maudire intérieurement et lui lancer un mauvais sort, mais rien de plus.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Ce serait madame Auvertus, ma professeur de français en secondaire supérieur au S.H.A.P.E. Elle n’est malheureusement plus là et je n’ai jamais eu l’occasion de la remercier car c’est elle qui la première m’a fait prendre conscience que j’avais peut-être un petit quelque chose pour l’écriture. Je rebondis sur une des questions précédentes : si je pouvais changer quelque chose, c’est une des choses que je changerai, j’irai lui dire merci. L’une des premières leçons était un exercice ou chaque élève devait écrire quelques lignes pour faire une histoire suivie (il y avait quatre ou cinq histoires en tout). A la fin de l’heure de classe, cinq élèves ont repris les morceaux d’histoires pour les compléter. Les autres ont écrit quelques lignes, et j’ai écrit une dizaine de pages. J’ai eu un énorme moment de solitude quand Mme Auvertus a annoncé que nous allions devoir les lire à voix haute ! J’ai lu pendant presque une heure je pense, puis elle m’a félicité et m’a dit que j’avais « un truc ». Voilà, il est un peu tard mais « Merci Madame Auvertus » (et voilà, j’ai encore la larme à l’oeil, pas facile cette interview !)

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je pense que les jeunes apprécient toujours autant la lecture, mais ils sont simplement beaucoup plus sollicités par d’autres occupations, d’autres technologies. La lecture c’est souvent quelque chose de solitaire, et nous sommes dans une ère très « sociale » (en surface en tout cas). Je n’ai pas de remède miracle, je pense qu’il y aura toujours des gens qui aimeront lire et qui partageront leur passion, la transmettront à d’autres. Ha si, j’ai une solution, Livr’S Editions publie en mai et en juillet des livres jeunesse, « Tintamarre à la ferme », et « Le champs aux mille fleurs »... la solution serait que toutes les écoles du pays les commandent (rire).

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Personnellement, je suis trop attaché à l’objet livre que pour passer au numérique, même si de part ma casquette d’éditrice j’ai été obligée de m’y mettre, ne voulant pas obliger les auteurs à nous soumettre leurs manuscrits par la poste. Mais ça ne me procure pas le même plaisir que de tenir un livre entre mes mains, sentir son odeur, me voir avancer dans ses pages, voir arriver la fin du livre, me rappeler du dénouement... Ce sont des choses que je ne retrouve pas avec le numérique. Mais je comprends tout à fait les nombreux avantages que cette lecture apporte, ce n’est juste pas (encore) mon truc.

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

 Ecrivez ! Si vous voulez être publiés, en faire votre métier ou tout simplement écrire parce que ça vous rend heureux, alors faites-le et surtout, le laissez jamais personne vous dire que c’est une mauvaise idée, parce que les gens qui ne rêvent plus sont les plus malheureux.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

L’angoisse de la dernière phrase... Merci de cette interview, elle m’aura tour à tour fait rire, sourire, pleurer et réfléchir, un peu comme un bon livre, et j’espère que les lecteurs apprécieront mes réponses, qu’elles leur donneront envie de découvrir mon univers s’ils ne le connaissent pas encore !

Publié dans Les auteurs

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Valérie Loetscher alias Vay , Illustratrice

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots. - Je vie en Suisse dans un tout petit village, et je suis plusieurs personnes dans une seule journée. Je suis tout d’abord maman, j’ai deux garçons de 15 et 10 ans. Je suis aussi secrétaire-comptable à temps partiel dans une entreprise d’automation, mère au foyer et créatrice d’image. Pleins de casquettes différentes qui ne me laissent pas le temps de m’ennuyer.

2.     Parlez-nous de votre dernière illustration. Ma dernière illustration est une image pour IF Association. C’est une association qui s’occupe de réalisé les rêves des enfants malades. Elle sera mise en vente et le bénéfice ira à l’association « Rêves ».

  1. Depuis quand dessinez-vous ? J’ai toujours dessiné au plus loin que je me souvienne. C’est pour moi un moyen d’expression sans égal.

4.     Que vous apporte le dessin ? du plaisir, du dépassement de soi, de la plénitude et surtout de l’évasion.

5.     Dans quelle condition dessinez-vous ? En règle générale, je suis dans mon atelier avec la musique dans les oreilles et le chien à mes pieds.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ? Tout est pour moi source d’inspiration, une lumière, une musique, un film, mes enfants (surtout leurs attitudes), bref, tout ce que je vois et ce que je ressens peut devenir source d’inspiration.

7.     Etes-vous illustrateur à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’illustratrice ? Comme je l’ai dit plus haut, je suis aussi secrétaire comptable dans une entreprise, en temps partiel. Ce travail me permet d’entrer en contact avec de « vrai » gens. Sinon j’aurais une tendance à rester un peu enfermée. Mais il me permet surtout de me garantir un minimum vital financièrement.

  1. Avez-vous d’autres projets d’illustration ? Ho oui !! Pour les livres jeunesses il y en a un en cours chez Nats Editions. Une histoire qui n’attend qu’un peu de temps chez Whisperies. Il y a aussi une histoire illustrée ainsi que des couvertures de livres qui attendent leur tour. Je travaille actuellement sur une couverture pour les Editions Flammèche. Au mois de juillet je vais m’atteler à une fresque murale pour une entreprise de ma région, ainsi que la participation à un festival. A partir du mois d’août ça se calme un peu, j’ai juste un festival en septembre et deux livres jeunesses qui doivent encore trouver un éditeur.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Pour l’illustrateur, ce n’est pas tout à fait pareil. Il se doit de créer une histoire dans l’histoire. Celui qui ne lit pas (un petit enfant par exemple) doit pouvoir plus ou moins comprendre sans lire. Une couverture de livre, se doit d’ouvrir une porte sur le livre, c’est un peu « l’antichambre » du livre. L’illustrateur doit tout faire pour vous donner envie d’ouvrir le livre.

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’illustrateur, ce serait quoi ? Juste peut-être que le métier soit reconnu en tant que tel, et pas comme une « passion ». C’est un vrai travail qui demande énormément de temps et beaucoup de formation.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? En tant qu’illustrateur on « voyage » de maison d’éditions en maison d’éditions aux grés des projets. Mais j’ai toujours eu un bon contact avec elles jusqu’à présent.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture ? J’ai lu très vite, je suis une dévoreuse de livre. Lorsque j’étais petite c’était une façon de m’évader. J’étais plus souvent enfermé dans ma chambre à lire que dehors à me faire des amis.. les miens étaient plutôt imaginaires en fait ^^

  1. Quel est votre auteur préféré ! ? Houlà, j’en ai pleins !! Chaque livre est une nouvelle porte pour partir en voyage. Je fais des voyages effrayants avec des Maxime Chattam, Stephen King, Robin Cook, Harlan Coben, Sire Cédric entre autre, ou alors des fantastiques avec des Raymond Feist, Robin Hobb, Terry Goodkind, David Chandler ou encore Patrick Rothfuss. Bref, je fais plein de voyages sans bouger de mon lit. Et ça c’est juste merveilleux.
  2. Quel type de lecteur êtes-vous ? Acharnée !!

4.     Qu’aimez-vous lire ? De tout du moment où il y a une bonne histoire que ce n’est pas que de l’eau de rose. J’aime quand ça bouge et si en plus ça peut être drôle c’est la cerise sur le gâteau :p

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Je trouve que c’est bien. Tous les avis sont bons à prendre, personne n’a raison et personne n’a tort. C’est juste que tout le monde a une certaine façon de voir les choses. Et en restant ouvert on apprend beaucoup. Mais surtout tout le monde a le droit de s’exprimer. C’est important. Donc les blogs sont importants.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? J’avoue que je ne le connaissais pas avant d’avoir répondu à cette petite interview. Mais j’ai pris la peine d’y faire un tour et j’apprécie particulièrement la rubrique « La parole est à vous » et celle des « interview ».

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Une critique, si elle est constructive, est toujours bonne à prendre. Que ce soit de la part d’un professionnel ou pas.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ? Je n’ai malheureusement pas eu cette chance.

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ? Ha ben là, je suis bien enquiquinée. A la maison j’ai un enfant « dévoreur » de livre et l’autre qui n’aime pas lire du tout. Et pourtant je les ai élevés les deux de la même façon. On ne peut pas « forcer » les enfants à lire. On peut juste tout faire pour susciter l’envie. Après, c’est à eux de faire le pas. L’essentiel est qu’ils gardent l’esprit ouvert. 

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? Pour moi, c’est une fantastique opportunité. En tant qu’illustrateur, les images se véhiculent aussi bien en numérique que sur papier. Et surtout c’est moins cher. Ce qui permet peut-être aux personnes moins fortunées de tout de même acheter les livres pour leurs enfants. En plus, ça prend moins de place lors des départs en vacances ^^

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes illustrateurs ? Travailler, travailler, travailler et encore travailler !!

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Poursuivez vos rêves, toujours !!

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