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52 articles avec les auteurs

Bettina MLK - Auteur de Menuet pour coeurs brisés

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture 

  1. Présentez-vous en quelques mots.

Je m’appelle Bettina MLK.

Je suis une jeune écrivaine de vingt ans.

 

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

J’écris depuis que j’ai dix ans (je crois bien).

J’ai fini mais non corrigé ma première œuvre littéraire de cent vingt pages, Ma meilleure amie à l’âge d’onze ans. Deux bonnes amies de l’école qui se voient du jour au lendemain contraint à se séparer car l’une déménage.

 

  1. Que vous apporte l’écriture ?

Je suis une fille calme, qui n’a pas énormément d’amis et au lycée, je n’étais pas spécialement aimée de ma classe de seconde.

L’écriture me permet de m’évader, de m’aider dans certains moments, de me détendre ainsi que de me rassurer.

Mes amis sont mes personnages.

 

  1. Dans quelle condition écrivez-vous ?

J’écris assise ou debout dans le train, allongée ou assise sur mon lit, papier, ordinateur, dans la rue, portable, etc...

Dans un environnement calme ou bruyant.

 

  1. Quelle est votre source d’inspiration ?

Les livres, les films.

J’écoute souvent les conversations des gens dans les restaurants, bar, rues, tribunaux, commissariats et autres...

 

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui. Je suis actuellement sur 3-4 gros (romans) projets.

Ma mère m’aide pour la syntaxe, l’orthographe. Ce n’est pas facile.

Je travaille et je mets mon salaire de côté pour pouvoir traduire mes écrits en anglais.

J’espère finir d’ici septembre 2017 ou janvier 2018.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Mes parents.

Ils sont des artistes.

Chez moi, les murs sont des livres.

Je pense en avoir au moins 1000 voire 2500 romans sans compter mes 900 mangas et les centaines de BD de mon frère.

 

  1. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Shane Stevens.

Meilleur romancier américain (désolée Stephen King) qui arrive à te faire frissonner d’angoisse.

Depuis Au-delà du mal, je n’arrive pas à trouver un livre policier-noir de cette ampleur.

 

  1. Quel type de lecteur êtes-vous ?

Je lis beaucoup : entre 2/3 à 4 romans par semaines et durant les grandes vacances d’été, cela va de 6 à 9 romans par semaine.

 

  1. Qu’aimez-vous lire ?

Je lis de tout mais la plupart du temps ce sont des histoires d’enquêtes policières.

Actuellement, je suis sur Selfies de Jussi Adler Olsen

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?

C’est très bien.

Cela permet de faire connaître certains romans, de pousser les personnes à lire.

 

  1. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Pour l’instant je n’en ai pas eu.

Je ne peux donc pas vraiment me prononcer.

Mais je pense (j’espère) que je le prendrai bien du moment que la critique est constructive.

En tant qu’écrivain du roman remis en cause, l’on ne peut pas voir les (petites) fautes et des regards extérieurs, aident à améliorer nos écrits, nos personnages, nos histoires.

De plus, c’est toujours une surprise géniale d’attendre les critiques.

 

  1. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Film. Séries. Sortir.

 

Publié dans Les auteurs

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Valérie Mazeau - Auteur de Noé

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

  1. Présentez-vous en quelques mots : Romancière, maman, femme.
  2. Parlez-nous de votre dernier ouvrage : Noé est un voyage dans l’enfance, notre essence de vie, et à Venise, ville hypnotique.
  3. Depuis quand écrivez-vous ? J’écris depuis l’âge de 6 ans.
  4. Que vous apporte l’écriture ? C’est ma respiration quotidienne.
  5. Dans quelle condition écrivez-vous ? J’écris dans le silence de ma maison, petit ermitage au coeur des vignes, et auprès de mon chien.
  6. Quelle est votre source d’inspiration ? Tout m’inspire. Je noircis mes pages d’idées et de mots. Jamais connu la page blanche.
  7. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ? J’écris également des biographies, très inspirantes pour enrichir mes romans.
  8. Avez-vous d’autres projets d’écriture ? J’écris mon quatorzième roman.
  9. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Chacun de mes romans porte un message que je souhaite partager. Noé évoque la blessure d’enfance et l’inévitable question : peut-on devenir un adulte épanoui après avoir été un enfant malheureux ?
  10. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ? Je ne changerais rien. Le chemin est long, tortueux, passionnant.
  11. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Pour Noé, j’ai choisi d’en être l’éditrice, afin d’être libre de le faire vivre à ma façon. Cependant, j’ai aimé travailler avec certains éditeurs, français et canadiens.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Ma mère et une institutrice d’école maternelle.
  2. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? George Sand.
  3. Quel type de lecteur êtes-vous ? Boulimique.
  4. Qu’aimez-vous lire ? Romans historiques, biographies, récits d’aventure, en littérature française et étrangère.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ? Ils représentent une belle liberté d’expression.
  2. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? J’aime sa liberté de ton, son respect des livres et de leurs auteurs.
  3. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Chacun a sa réalité. Un roman vibre en nous selon notre vécu. Ainsi soit-il.
  4. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ? Je remercierais plusieurs enseignants, de la maternelle au lycée… tous ceux qui étaient passionnés par leur mission pédagogique, par leur univers, et donc passionnants.
  5. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ? Les jeunes aiment lire quand ils s’identifient aux personnages. Une histoire qui leur parle, sur des valeurs qui les interpellent, les intéressera… d’autant plus s’ils la lisent sur un écran.
  6. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? La grande diversité des éditions numériques, c’est bien. Chacun peut y trouver la possibilité de s’exprimer. Il faut simplement prendre le temps de choisir parmi toute l’offre. Le temps est notre richesse.
  7. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ? Le talent, c’est l’envie.

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ? J’ai la passion de l’écriture. C’est un grand bonheur pour moi. Je souhaite à chacun de trouver sa passion, qu’elle soit créative ou non, artistique ou autre. Vivre une passion est un émerveillement quotidien.

Publié dans Les auteurs

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Laura Lambrusco - Auteur de Comment j'ai raté ma vie sexuelle

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture
 
 1. Présentez-vous en quelques mots.
Je suis Laura Lambrusco, le personnage de mes romans. Ce qui ne veut pas dire que mes romans sont des témoignages ou auto-fictions. Non, il y a eu un événement dans ma vie antérieure qui m'a créée et je n'existe que lorsque j'écris. J'imagine que cette position peut sembler absurde, aberrante, pathologique. Peu importe, c'est uniquement ainsi que je peux vivre aujourd'hui avec l'écriture. Pour résumer, après des années de travail de soutière de l'écriture, je n'ai plus supporté d'être au-dessus. Au-dessus de mes personnages, au-dessus de ma page. Je suis rentrée moi-même dans le texte. Ça n'est pas une façon théorique ou une position intellectuelle, c'est un mouvement qui se fait dans ma chair.
 
 2. Parlez-nous de votre dernier ouvrage.
Mon dernier ouvrage, c'est celui qui m'investit le plus pour l'instant, celui que j'écris. Au-delà de cette coquetterie, "Comment j'ai raté ma vie sexuelle" est mon dernier roman publié. Il est crucial pour moi au sens où c'est à partir de celui-ci que j'ai pu totalement libérer mon écriture, tant dans les thèmes abordés, la façon explicite et presque clinique de décrire les situations et mes commères et compères personnages, et surtout le style ; par rapport au précédent, j'ai pu réaliser ce que je voulais dans ce qu'on pourrait considérer comme des mélanges de niveaux de langages mais qui, pour moi, est simplement l'utilisation de la langue telle qu'elle est, sans aucune distinction de niveau de langage, sans me soucier de savoir si tel mot ou telle phrase est grossière ou ne l'est pas. Une langue comme le réel, qui est parfois simultanément merveilleux et atroce, dont les parfums sont enivrants ou émétiques.
 
 3. Depuis quand écrivez-vous ?
Depuis l'enfance. J'ai commencé à tenir un journal toute petite. Mais je n'écris de l'intérieur des livres que depuis deux ans.
 
 4. Que vous apporte l’écriture ?
La vie même. C'est là que je respire, que je pleure et ris, que mes émotions sont les plus puissantes. Dès que je lâche le stylo ou le clavier, je me retrouve comme un golem, attendant qu'on m'insuffle à nouveau la vie.
 
 5. Dans quelle condition écrivez-vous ?
C'est une sorte de transe, mais je reste sans cesse animée d'une distance sur ce qui est en train de m'arriver dans le texte. Et j'ai besoin d'être entourée de livres.
 
 6. Quelle est votre source d’inspiration ?
Si je le savais, je n'aurais sans doute plus besoin d'écrire. Mais j'entrevois malgré tout que ce qui me rend la plus sensible et me propulse dans l'écriture, c'est la vie des humains, la souffrance, l'injustice, la joie aussi… Le roman où j'écris pour l'instant traite de cette question-là, du traumatisme en littérature utilisé comme une métaphore du destin de chacun.
 
 7. Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?
Etre autrice à part entière, la question pourrait se formuler "est-ce que je gagne assez pour ne faire que ça ?". Non, malgré un appétit d'oiseau, mes droits ne suffisent pas à m'empêcher de vivre aussi d'expédients. Je suis donc jardinière dans mon petit potager pour avoir déjà des épinards avant d'avoir du beurre et, selon les aléas des saisons, harceleuse de services sociaux. Deux activités qui m'apportent pour le potager, le sens de la sincérité, de la patience et de l'humilité, et pour les services sociaux, des rencontres étonnantes avec mes co-demandeurs.
 
 8. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?
Oui, bien sûr, plusieurs romans en projet dont un en train d'aboutir et un recueil de poésies.
 
 9. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?
Non, je n'ai pas de message à proprement parler. Lorsque j'écris à mes lecteurs, ce serait plutôt comme lorsqu'on alerte quelqu'un d'un danger imminent. Et aussi, lorsque j'écris, je me sens dans une amitié et une complicité très profonde, très ancienne, avec mes lecteurs. Les courriers que je reçois me rendent souvent cette même relation très forte, très touchante.
 
 10. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?
Me débarrasser de mon golem.
 
 11. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?
Ils sont petits, et ce qui est petit est mignon ! Plus sérieusement, je n'ai envoyé mon manuscrit qu'à eux, alors qu'ils n'avaient qu'un très petit catalogue, parce que quelque chose d'indéfinissable m'a touchée en voyant leur site, sans doute une sincérité à laquelle je tends.
 
Quelques questions sur vous et la lecture
 1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?
Mes parents, grands lecteurs tous les deux, grands collectionneurs de livres, les murs de l'appartement en étaient couverts.
 
 2. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?
Salluste, mais je me permets d'ajouter Thucydides.
 
 3. Quel type de lecteur êtes-vous ?
Je lis autant que je peux, lectrice désordonnée, maltraitant les livres qui restent empilés et ouverts, cornant les pages… la lecture, c'est un festin.
 
 4. Qu’aimez-vous lire ?
 Aucune restriction. Je lis tout, du catalogue de supermarché à la philosophie, qui me sont autant d'énigmes. J'ai l'impression que tout est toujours nouveau et mystérieux.
 
Quelques questions sur les blogs et tout le reste …
 1. Que pensez-vous des blogs littéraires ?
Ce que j'en vois me surprend et m'enthousiasme. Je trouve formidable ce mouvement des blogs littéraires, c'est-à-dire des lecteurs qui se sont emparés de la question de la critique.
 
 2. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?
Mon éditrice m'a envoyé le lien en même temps que le questionnaire. J'ai lu quelques articles et je les ai trouvés vrais, sincères, engagés, investis de la passion de la littérature.
 
 3. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?
Les critiques des non spécialistes, c'est-à-dire les critiques des lecteurs. Chaque lecteur qui est le meilleur critique. Les critiques négatives, je n'en ai pas encore reçu (à part quelques lettres d'insultes !) mais je crois que j'y serai attentive comme à une polémique dans une discussion entre amis. Est-ce que ça peut rompre une amitié ?
 
 4. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?
Une prof de gym qui m'a appris à ne pas m'entraîner à l'échec.
 
 5. Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?
Je ne suis pas certaine que les jeunes d'aujourd'hui lisent moins que ceux d'avant… Et si l'on pense aux époques d'avant l'école obligatoire, il y a fort à parier qu'aujourd'hui beaucoup plus de jeunes lisent qu'en 1750, par exemple. Et si l'on veut qu'ils lisent plus encore, il faut écrire de bons livres. C'est la responsabilité des écrivains et des éditeurs. Ne pas prendre les jeunes pour des idiots.
 
 
 6. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?
Excellent, j'adore ça. Ça ne remplace pas le papier et ça n'est pas fait pour ça.
 
 7. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?
Il serait bien présomptueux de la part d'une autrice comme moi, aussi vacillante, sans cesse en création d'elle-même, de donner quelque conseil que ce soit à qui que ce soit. Chacun doit créer son chemin. Chaque auteur est unique.
 
La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?
 
Ah ! La liberté soudain me rend muette ! Merci pour ces questions et l'espace qui m'est donné...

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Suzanne Galéa - Auteur de Match !

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.      Présentez-vous en quelques mots.

Je m'appelle Suzanne, j'ai 29 ans et je viens de sortir mon premier roman, Match, chez ReadMyBook.

 

2.      Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Match est un roman d'anticipation qui se déroule dans un monde où les individus sont assistés en permanence par des algorithmes qui calculent les meilleures décisions à prendre dans tous les domaines, y compris le choix de leur partenaire amoureux.

 

3.      Depuis quand écrivez-vous ?

Cela va faire cinq ans que j'écris sérieusement.

 

4.      Que vous apporte l’écriture ?

De la joie.

 

5.      Dans quelle condition écrivez-vous ?

J'écris le matin principalement. Il faut trouver une sorte de silence intérieur, un état de corps particulier pour pouvoir écouter.

 

7.      Êtes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis également comédienne et guide-conférencière. Dans les deux cas, il faut être complètement dans le moment présent. Comme dans l'écriture.

 

8.      Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je peaufine mon deuxième roman, et j'écoute le troisième venir.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.      Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

J'ai eu la chance de grandir dans une famille pleine de livres.

 

2.      Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Dostoïevski, Kundera, Laurent Gaudé, George Orwell, Donna Tartt…

 

3.      Quel type de lecteur êtes-vous ?

Je lis beaucoup, jamais assez.

 

4.      Qu’aimez-vous lire ?

Beaucoup de romans, mais aussi des essais, des magazines.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

4.      Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Cette professeure de français qui a pleuré de colère, en plein cours, pour nous parler de la gravité du passage de Le Pen au second tour des élections. C'est elle qui m'a fait lire La Vie devant soi. Mon professeur d'économie de terminale qui me terrifiait au début mais qui avait une telle ambition pour ses élèves qu'il nous tirait vers le haut.

 

5.      Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je ne suis pas sûre que ce soit vrai. Le remède, c'est les bons livres !

 

6.      Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Que ce n'est pas du tout antinomique avec les maisons d'édition papier. Et qu'elles peuvent permettre, peut-être, de rééquilibrer quelque chose avec les auteurs.

 

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Lire beaucoup, écrire beaucoup, et épurer beaucoup. 

 

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Cyril Vallée - Auteur de Ximera et de Teddy Bear

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

Je n’utilise pas (encore) de « nom de plume », donc vous connaissez déjà mon nom. Dans les débuts de la quarantaine, je suis français vivant à l’étranger depuis un peu moins de dix ans, j’ai deux (grands) enfants et ma femme qui est mon premier soutien dans l’écriture.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Ximera, que vous avez chroniqué récemment, a été publié en janvier 2014. Depuis, j’ai essayé d’autres genres et formats (Teddy Bear, une nouvelle fantastique), et une aventure YA qui vogue entre fantastique et SF, actuellement en lecture chez un éditeur, mais chut !

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai plusieurs nouvelles dans mes fonds de tiroir, écrites pour la plupart il y a une vingtaine d’années. Elles sont très mauvaises ! Un gros trou créatif durant mes études, plutôt scientifiques, et puis je m’y suis remis sérieusement il y a une bonne dizaine d’années.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Des rencontres. Des connaissances. Je fais beaucoup de recherche autour de ce que j’écris. J’aime être précis, et je crois que j’aime beaucoup apprendre et rencontrer des gens. Pour l’écriture de Ximera, j’ai pu rencontrer des gendarmes, des chercheurs, je me suis documenté sur certaines armes à feu, sur certains réseaux…

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

J’écris tout le temps, partout. Comme la plupart des auteurs, j’ai un « autre » job, et donc je n’ai jamais assez de temps pour écrire : je vole donc du temps dès que je le peux. Du coup, pas besoin de quoi que ce soit de spécifique ; j’écris sur mon ordi, sur ma tablette, dans un carnet, sur mon téléphone, sur un ordi qu’on me prête…

Les relectures et corrections, c’est une autre histoire. Là, j’ai besoin de calme, de mon Mac et des remarques de mes bêta-lecteurs !

6.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Ce n’est pas ce qui manque ! En plus de ce projet YA (cf. question 2), j’écris un roman court de SF, dans le sous-sous-genre space opera, parce que cela m’amuse beaucoup, et je travaille sur la structure d’un nouveau thriller qui pourra être lu comme une suite à Ximera (une demande récurrente de mes lecteurs).

7.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

On laisse toujours une part de soi dans chaque bouquin. J’imagine qu’on pourrait retrouver certaines de mes valeurs, mais il n’y a pas de message délibéré. Ce n’est en tout cas pas le point de départ pour écrire un roman.

Je suis très intéressé, en revanche, à comprendre notre besoin « en histoires », sous quelque format que ce soit. J’ai déjà touché au scénario et à la (co-)réalisation, j’aime les autres moyens d’expression d’une histoire (je fais pas mal de photo), les différents formats… Le point commun reste le même : raconter une histoire, transmettre.

8.     Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Ha ! Je suis très attiré par l’auto-édition et la liberté qu’elle m’apporte. Je suis très sensible aussi à ce qui me manque : un vrai travail de conseil éditorial, et donc, je suis aussi demandeur de travailler avec une maison d’édition. L’occasion ne s’est pas présentée.

Je pense que je me sentirais à ma place en tant qu’auteur « hybride »: avec des titres autoédités et avec des titres édités « classiquement ».

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma maman avait toujours plein de bouquins à la maison. Puis ma femme est une très grosse liseuse. Elle lit vite (j’aimerais lire aussi vite !) et donc beaucoup. Enfin, une rencontre particulière m’a remis le pied à l’étrier après mes études, me guidant, me conseillant. Encore aujourd’hui lorsqu’on se rencontre, une des premières questions est « qu’est-ce que tu lis en ce moment ? »

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’ai un petit faible pour Maxime Chattam. Et puis Fabrice Colin. Et puis Thilliez, Eco, Scalzi, Doctorow, Gaiman… Et puis bien d’autres !

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Aujourd’hui, 80% de ce que je lis est numérique. J’ai une liseuse que je traîne partout. Je lis plusieurs livres à la fois (oui, c’est bizarre !)

4.     Qu’aimez-vous lire ?

C’est plus simple de vous dire ce que je n’aime pas lire : poésie, pièces de théâtre (en revanche, j’adore lire les scénarios).

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

C’est un moyen intéressant de partager la lecture, l’envie de lire. J’aime quand c’est bien fait, que les chroniques sont constructives, qu’elles donnent envie de lire (ou de poser) le bouquin.

Ces blogs permettent aussi de découvrir des auteurs vers lesquels je ne serais pas allé, un peu comme quand un ami me conseille un bon bouquin.

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Leurs avis m’intéressent, avant tout pour progresser. Parfois, certains poussent plus loin, s’en suit un dialogue intéressant et certains sont devenus ainsi des bêta-lecteurs pour mes histoires ; en ce sens j’ai de la chance !

Les critiques non argumentées sont simplement ignorées, je n’ai pas le temps !

3.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

À voir les audiences sur des plateformes de lectures comme Wattpad, à voir les fréquentations de certains forums littéraires, des salons littéraires où j’ai pu me rendre, et aussi à voir le nombre de livres disponibles illégalement sur les réseaux, je pense que la lecture se porte bien !

Cela commence jeune, souvent au collège/lycée, et vu les programmes, il faut des profs passionnés pour faire passer certains auteurs classiques à cet âge. Du coup, l’approche de certains enseignants, comme la vôtre (le Horla) est à mon sens à privilégier : d’abord susciter l’envie, ensuite, discuter des textes.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Merci pour cette interview et bonne continuation au blog !

 

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Liliane Fournier - Auteur de Pas froid aux yeux et de Andalou (à paraître)

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture 

1.     Présentez-vous en quelques mots. Je m’appelle Liliane Fournier (c’est mon nom de naissance), je vis en Corse parce que c’est un bel endroit et que j’aime bien les îles. Je suis éducatrice au développement durable, c’est-à-dire que je tente de faire comprendre les enjeux du futur pour modifier les comportements au présent. Je suis plein de truc en « arde » : une campagnarde, une fêtarde, une flemmarde...

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

Il vient de sortir et c’est un recueil d’histoires courtes érotiques. Ça s’appelle « Pas froid aux yeux ». J’ai décidé de dire « histoires courtes », parce que quand on parle de nouvelles érotiques, on tombe souvent dans le très rapide : page 1 elle rentre dans la pièce, page 2 elle trouve le type beau, page 3 elle est nue sous lui sur le bureau, et page 4, 5, 6…elle reprend toutes les pages du kamasoutra !! Non, je n’écris pas cela, je prends mon temps, je laisse les personnages évoluer, l’histoire se mettre en place, le désir monter et plus si affinité. Le ton peut être poétique, amusant, sombre mais toujours dans un style fluide et facile à lire. J’aime vous emmener avec moi dans des univers variés et « exotiques ». Dans « pas froid aux yeux » vous découvrirez les îles Sanguinaires, la lande écossaise, Montpellier, la montagne et une autre île déserte cette fois-ci et au milieu d’un fleuve. Mes héros sont souvent beaux, mes héroïnes ont du caractère.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis toujours : le poème de la fête des mères, des chansons, puis des débuts de romans que je ne finissais jamais et puis un jour, trop vite à mon goût, j’ai eu 50 ans et je me suis dit, ma Lili, il faut que tu ailles plus loin, ce sera ton défi de la cinquantaine ! Et j’y ai pris goût !

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Ça me permet de m’évader, de me livrer, de créer. Je découvre des pans entiers de ma personnalité, j’ai fait de belles rencontres aussi. Ça pourrait être une drogue, mais c’est plutôt un remède.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Partout. Dans le vacarme de la récré, chez moi dans le silence le plus complet si possible avec une vue sur l’extérieur. Je suis plus créative quand je suis dans l’urgence, quand je n’ai qu’un petit créneau entre deux rendez-vous…

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens que je croise, même une seconde. Il m’arrive de croiser des regards et d’inventer la vie qui va avec. Ça peut être une phrase entendue. La colère aussi, quand mon voisin me casse les pieds, j’écris un polar où il meurt dans d’atroces souffrances ! C’est grave docteur ?

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je suis éducatrice en environnement. Je passe ma journée à dire aux gamins que s’ils ne changent pas de comportement dare dare, notre monde est court à sa perte ! Alors le soir, en rentrant, je refais ce monde, comme s’il n’était pas au bord du gouffre.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Mon premier roman devrait sortir le 28 mars aux éditions Hélène Jacob et s’appellera « Andalou », c’est un polar sentimental qui se passe dans le milieu de la tauromachie. La suite d’Andalou est en cours d’écriture. Une autre histoire qui se passera dans le milieu de la course automobile me trotte dans la tête, un polar où un voisin se fait zigouillé par l’amant de sa femme est en train de mûrir…et encore pleins d’autres !Il me faudrait juste des journées de 28 heures pour en venir à bout !

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Un message, je ne sais pas. Pour Andalou, c’était surtout « soyez curieux », je vous parle d’un monde pour lequel nous avons tous des à priori mais que savons-nous de ce monde ?

Ensuite, j’essaie d’avoir des héroïnes à fort caractère, pas le genre qui se fait fouetter pour faire plaisir à son homme ! Les femmes dont je parle dans mes histoires sont libres, elles assument leurs désirs sans fausse pudeur. Je milite pour ça : le droit à un érotisme assumé chez les femmes. Ça peut avoir l’air d’un sujet farfelu, mais ces temps-ci, la liberté des femmes est souvent remise en question. Je ne suis pas féministe, parce que les idées féministes sont devenues un carcan à la liberté d’aimer. Je défends la douceur, l’égalité dans la sensualité, la paix entre les hommes et les femmes.

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Je n’en suis pas à parler de carrière. J’y vais lentement, j’apprends, je m’épanouis. Pourquoi perdre du temps à imaginer changer ce qui ne peut plus l’être.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Le côté associatif m’a plu parce que je sais que c’est dans les asso qu’on travaille avec le plus de passion (je travaille dans une asso). Ensuite, le manuscrit numérique était accepté, et en tant qu’écolo, j’ai aimé (envoyer des kilos de papier de nos jours, je trouve cela ridicule). C’est la seule maison d’édition où j’ai cru apercevoir des humains (mais il doit y en avoir d’autres). Je viens à peine d’y débarquer, mais j’y trouve déjà beaucoup d’énergie. Pourvu qu’elle continue à vivre !

Et j’ai adoré le tuto de mise en page pour préparer le manuscrit !!! C’était carré, précis, je me suis dit que la maison devait être comme ça. J’ai progressé rien qu’avec ça !

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Ma mère lisait beaucoup de Pagnol et je l’entendais rire dans sa chambre. Ça m’a donné envie !

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

J’adore l’univers des sœur Brontë, les polars de Patricia Cornwel, ou Fred Vargas, le style de Djian, la fantaisie de John Irving, l’érotisme de Christina Lauren…

4.     Qu’aimez-vous lire ?

Tout et n’importe quoi, du sentimental, de l’érotique, du polar, de la SF. Il n’y a que les vampires qui ne me charment pas, et je ne sais pas pourquoi !

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je ne savais pas grand-chose d’eux avant d’écrire. J’aime quand ils ont un univers marqué, ou un grand sens de la dérision comme les « crazy lectures de Noha ».

Il faut qu’on y trouve autre chose qu’un résumé de livre suivit de j’aime, j’aime pas sinon, c’est très ennuyeux.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?

J’avoue avoir été y faire un tour pour la première fois en lisant cette question !(1 h 30 plus tard) Mais j’ai bien aimé parce que justement on y trouve un univers plutôt sympa et bienveillant. Il a le défaut de tous les bons blogs où je me suis baladée, il y a beaucoup trop d’informations (je sais, je fais pareil avec le mien) et ça me fait râler parce que je n’ai pas le temps de tous lire, ou alors je n’ai plus le temps d’écrire ;-)

Ce questionnaire est sympa parce qu’il ouvre beaucoup de portes sur l’univers d’un auteur (vous avez remarqué que le mot « univers » est très présent). Mais qui le lira jusqu’au bout ?

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

On a toujours à apprendre de la critique. Quand elle est bonne ça fait plaisir, mais j’ai toujours du mal à y croire. Quand elle est négative, j’essaie de comprendre. Il m’arrive de la contester, ou d’en prendre compte, surtout lorsqu’elle est précise. Je ne tiens jamais compte de critique du genre : c’est génial ou c’est nul.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

Monsieur Saline, prof de sciences au collège. Il était drôle et il nous traitait comme si nous étions intelligents ! Je fais le même métier que lui ou presque et ce n’est pas un hasard !

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je crois que la nouvelle génération a beaucoup plus de possibilités de se distraire que nous n’en avions. Les enfants ont des emplois du temps d’hommes d’affaires et ne laissent plus guère travailler leur imagination. Je suis pour un retour à l’ennui !!

Je mesure tous les jours l’impact du jeu numérique sur la richesse du vocabulaire et j’en suis inquiète. Certains enseignants se battent pour faire aimer la lecture, en choisissant des ouvrages plus accessibles, plus en lien avec la réalité des enfants. Les maitres de la littérature française en ont dégouté plus d’un (y compris de ma génération), on les étudie trop tôt. Le choix des lectures est primordial, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre dit le proverbe, je ne pense pas qu’on intéresse les jeunes à la lecture avec des œuvres trop classiques souvent rasoir pour eux. Ils y viendront après, d’abord le plaisir, la fantaisie, des histoires simples qui les touchent et on peut monter en gamme petit à petit.

Et puis maintenant le livre est numérique, c’est plus un truc de vioques !

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Sans lui, je n’aurais jamais tenté l’expérience de l’auto édition. Malheureusement, je ne suis pas la seule à y avoir pensé. Ça, c’est le côté auteur. En tant que lectrice, ça permet de lire sans se ruiner, de partir avec sa bibliothèque au complet avec soi. Je me suis remise à l’anglais grâce à la possibilité d’utiliser un dico en simultané. Et je suis sure qu’on va encore innover (pourquoi pas une BO musicale adaptée au livre, ou des images pour situer des lieux…)

 

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

 

Ne pas essayer de réécrire un truc qu’ils ont aimé, ou qui marche.

 Ecrire, c’est ne pas hésiter à mettre son cœur sur la table, à être impudique, à dire plus que ce qu’on pensait dire. C’est comme ça, même si on écrit des histoires légères, il y a toujours des morceaux de soi que l’on va livrer au regard des autres.

Il faut être prêt à travailler énormément…pour rien !

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

J’ai déjà été très bavarde, alors….silence, on lit !

Merci.

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Sandra Triname - Auteur de Salem

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots. Je m’appelle Sandra Triname, j’ai 33 ans, oui je sais, l’âge du Christ, on va juste faire en sorte de finir l’année mieux que lui hein ^^ et je vis en Normandie, près de Rouen.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage. Il s’agit d’un roman d’urban fantasy intitulé Salem. L’on y fait la rencontre de Max, une jeune femme forte et qui n’a pas la langue dans sa poche. Après un grave accident de voiture, elle a totalement perdu la mémoire et lorsque son meilleur ami, Jared, va tenter de l’aider à la retrouver, ils vont se rendre compte qu’avant cet accident, Max semblait obsédée par la ville mythique. De plus, le résultat de l’enquête menée par la police laisse à penser que l’accident n’en était surement pas un. Démarre alors une quête de vérité qui va les mener tous les deux bien plus loin que ce qu’ils auraient pu imaginer et où toutes les vérités qu’ils pensaient acquises sur Salem et son histoire vont voler en éclat.

3.     Depuis quand écrivez-vous ? Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. De petites histoires d’abord, maladroites, pas forcément bien construites, comme celles de tous les enfants, puis au fil des années, elles ont évolué.

4.     Que vous apporte l’écriture ? C’est un exutoire, une façon de décompresser et de laisser sortir le bon comme le mauvais de façon constructive.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ? Chez moi, au calme, de préférence quand je suis seule avec pour unique compagne la musique. J’ai besoin d’être dans ma « bulle » pour écrire.

6.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Un paquet ! Je travaille actuellement sur deux projets : une romance contemporaine érotique et un thrilleur fantastique. Difficile de faire plus différent, mais je n’aime pas me contenter d’un seul terrain de jeu.

7.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Je n’ai jamais tenté de faire passer de message particulier à travers mes romans, je voulais juste offrir un moment de détente et de rêve aux lecteurs. Cependant, je me suis rendu compte il y a peu qu’ils ont tous un point commun : la tolérance. Ce n’est pas parce qu’une personne est « différente » de nous, qu’elle est mauvaise. C’est l’ignorance qui mène à l’incompréhension et donc à la peur et l’intolérance. Ouvrir son esprit aux autres suffit souvent à s’en rendre compte.

8.     Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Ah, la fameuse question ^^ Eh bien, comme beaucoup le savent déjà, je connaissais mon éditrice, Marion Obry, avant de lui confier Salem puisque nous étions auteurs dans la même maison d’édition. J’étais là le jour où l’idée de Plume lui est venue et je lui avais déjà confié l’idée de Salem. Elle a demandé à le lire et m’a dit : Ok, celui-là il est pour moi ! ( Je pense qu’elle est amoureuse de Jack ^^ ) J’ai une totale confiance en elle et en ses capacités d’éditrice donc je lui ai confié mon bébé et je ne le regrette pas.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Sans aucun doute ma mère. Elle adorait lire, elle aimait les livres pour les livres, l’objet en lui-même. Elle m’a transmis le virus dès mon plus jeune âge.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Mdr ! il y a vraiment des auteurs qui ont répondu eux-même ?! Plus sérieusement, je suis fan de beaucoup d’auteurs, mais celle qui m’a vraiment donné envie de me lancer dans ce milieu est sans aucun doute Anne Rice. Ma mère m’a offert Entretien avec un vampire alors que je devais à peine avoir 13 ans et cela a été un véritable coup de foudre.

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ? Le genre insatiable ^^ on a jamais assez de livres !

4.     Qu’aimez-vous lire ? Je lis de tout. Peu importe le sujet, pour moi lire, c’est comme respirer, impossible de vivre sans. Et puis j’aime élargir mes horizons.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Pour être franche, avant d’être publié, je n’y allais jamais. J’entrais dans une librairie, une couverture ou un titre me tapait dans l’œil, je lisais la quatrième de couverture et j’accrochais ou pas. Aujourd’hui, j’y vais plus pour me tenir au courant des actualités littéraires, des sorties, etc. Les blogs littéraires sont souvent une aide aux auteurs qui débutent.

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Hum… Au début, les critiques négatives me touchaient. Il faut savoir que pour parvenir à finaliser un roman, cela demande des heures et des heures de travail, et que comme tous les êtres humains, les auteurs ont un cœur. Nos romans sont un peu nos enfants et quand ils souffrent, nous aussi. Puis avec le temps, j’ai appris à relativiser et à prendre les choses sous un autre angle. Comme je le dis souvent, la lecture d’un roman fonctionne comme un coup de foudre, parfois la magie opère, parfois pas. Une critique positive m’ira droit au cœur et me motivera à continuer, une négative ( si bien sur elle est argumentée et qu’elle ne se contente pas d’un : ce livre est nul !) pointera peut être des points faibles qui m’avaient échappés et m’aidera à m’améliorer. Dans les deux cas, il ne faut pas les prendre personnellement.

3.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ? Je ne pense pas que les jeunes n’aiment plus lire, j’estime seulement que l’on devrait leur présenter cette activité autrement que comme une corvée scolaire. En leur proposant des textes plus drôles ou plus récents par exemple. Des textes qui leur permettraient davantage de s’identifier aux personnages. La lecture permet de rêver, de s’évader, de s’ouvrir à des mondes inconnus et de repousser les limites du quotidien. Montrer le côté positif des choses plutôt que le négatif changerait surement la donne pour beaucoup de jeunes.

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Merci à vous pour cette interview et longue vie à votre blog ^^

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Véronique Prévot - Auteur de la bouseuse embourgeoisée

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 Quelques questions sur vous et l’écriture

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

 

Il est difficile de parler de mon dernier mais aussi premier ouvrage, c’est un roman  dans lequel j’ai mis toutes mes tripes, il traite des relations mère-fille, sur plusieurs générations, des relations souvent compliquées, il est question d’amour, d’argent, de honte, de pudeur.

 

Mère et fille nous livrent tour à tour leur vision de la vie, pour Elisabeth, le luxe c'est d'avoir une nounou alors qu'elle ne travaille pas lui laissant ainsi du temps pour acheter sans compter, alors que pour sa fille Annie, le luxe c'est de s'autoriser à être elle-même, de voir grandir ses enfants et de leur apprendre à faire des cocottes en papier. Mère et fille réussissent pourtant à s'accommoder, jusqu'au jour où un drame vient faire voler en éclat un équilibre familial déjà fragile, ce drame en entraînant un autre, ce seront plusieurs générations qui seront touchées, obligeant Elisabeth à faire un choix : nier ou à réparer.

 

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis 2010 ; au moment où j’ai connu une longue période de chômage.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

L’écriture m’apporte du bonheur, j’aime les mots, j’aime avoir la possibilité de créer une jolie phrase, c’est aussi un exutoire, je me suis lâchée sur certains mots, sur certaines vérités et ça fait du bien !

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Je n’ai pas de règles, parfois les idées fusent, (il m’arrive souvent de me lever la nuit pour noter une idée, une phrase qui vient de surgir), dans ce cas je m’installe à mon bureau et je tape sur mon clavier comme une forcenée. Il m’arrive aussi de ne rien écrire pendant plusieurs semaines, ça ne se commande pas !

 

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

Les gens qui m’entourent, parfois,  je m’arrête un instant…, je les observe et je trouve que leur différence (comparé à moi) est fascinante.

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

 

Je travaille dans une usine, de journée, c’est un lieu bondé, bruyant, mais c’est également une mine d’or pour observer le genre humain. Je suis très admirative des femmes en particulier, certaines d’entre elles travaillent là depuis toujours, c’est un travail difficile avec des horaires décalés, et pourtant elles élèvent ou ont élevés des enfants, elles se font belles pour venir travailler et gardent le sourire, je leur tire mon chapeau !

 

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui plein !! Un roman et plusieurs nouvelles. J’ai un carnet dans mon sac dans lequel je note tout ce qui me passe par la tête, parfois j’écris aussi sur des morceaux de feuilles que je glisse dans mon sac. A la fin de la semaine, je dois faire du tri dans tout ce bazar, et je remets au propre ce qui appartient au roman ou aux nouvelles.

 

 

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

 

Certainement, je ne vois pas comment c’est possible autrement ! En ce qui me concerne je suis du genre à afficher des phrases optimistes un peu partout dans la maison, donc le message que j’aimerais faire passer dans ce récit est que nous sommes maîtres de nos vies et qu'à tout moment, même dans les situations les plus désespérées, nous sommes libres de choisir notre route.

 Mêlant humour et tragédie, cette histoire c'est la quête de toute une vie, c'est la quête du bonheur,  mais c'est avant tout un message fort et optimiste: tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

 

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Je ne suis qu’un bébé écrivain je n’ai donc pas encore eu le temps d’avoir des regrets.

 

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

 J’'ai choisi la solution de facilité en faisant appel aux services de Mon petit Editeur qui j'en suis sûre ont publié mon livre sans même l'avoir lu. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas confiance en mon talent, au contraire, je pense qu’il n’y a pas de secret, pour qu’un roman ait du succès il faut qu’il soit bon et le reste se fera tout seul. A l’heure actuelle j’ai vendu une vingtaine de livres (voisins, amis, tonton, mémé…), les retours sont excellents ce qui est particulièrement encourageant.

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Personne en particulier

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? J’aime beaucoup Douglas Kennedy et Toni Morrison

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ? Je suis une lectrice passionnée, souriante. Je souris en lisant de jolies choses, je me régale comme une autre personne pourrait se délecter  en mangeant une belle pâtisserie colorée.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

 J’aime tous les genres de romans, excepté le genre policier. J’aime les romans qui mettent en scène des personnages de la vie de tous les jours car on peut s’identifier à eux, j’aime les récits drôles et légers dans lesquels il y a toujours quelque chose à apprendre.

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ? Je pense que c’est une excellente source d’information pour tous les passionnés de littérature.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? Votre blog est tout ce que j’aime, rose, sucré, il apporte beaucoup de plaisir et d’information.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? Je comprends très bien l’intérêt de cette nouvelle façon de lire (plus économique, plus pratique, plus écologique…) et pourtant…je n’ai pas envie de me priver du bonheur que me procure la contemplation et le toucher d’une jolie couverture de livre, j’aime sentir le papier sous mes doigts lorsque je tourne les pages, j’aime l’odeur que dégage un vrai livre. Et surtout que deviendraient tous mes merveilleux marque-pages fait maison ?

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

J’ai simplement écrit un livre que j’aimerais lire…

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Penny Watson Webb - Auteur de romances historiques

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Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots : Bonjour, j’ai 32 ans et suis infirmière, maman de trois princesses et issue d’une famille de filles (encore et toujours du rose !) où la romance est une institution familiale. Ma grand mère était férue de littérature sentimentale et je crois qu’aucun Barbara Cartland ne lui a échappée, son préféré : Séréna, j’ai du au moins le lire trois fois. J’ai également grandit avec un père et un grand père qui dévoraient les livres d’Histoire et les grandes épopées, romancés ou non. Je crois que ce terreau était propice à la romance historique !  

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage : Mon dernier livre, A la merci des rois, est une romance qui a comme toile de fond les turpitudes de la cour de Clotaire, fils de Clovis. Complots, guerre, jeux de pouvoir et d’alliance, se suivent et balayent les innocents sur leur passage. Nos deux protagonistes seront bien malmenés, chacun à leur façon, et devront s’unir pour survivre et grandir ensemble.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?: Je suis éditée depuis Avril 2014 chez HQN et depuis ce printemps chez VFB, ce roman est le cinquième, il sera suivi cet été/automne d’une trilogie sur la construction des Etats Unis (HQN). J’écris depuis deux ans et tout cela est parti d’une plaisanterie de mon mari qui me voyait dévorer deux ou trois bouquins en même temps et qui m’a demandé si au lieu de lire, je n’avais jamais eu envie d’écrire. De fil en aiguille une histoire s’est construite dans ma tête et Pour porter ton nom est né en 1 mois et demi!

4.     Que vous apporte l’écriture ?: Une immense satisfaction et le plaisir de créer des histoires que j’aime avec des fins qui me plaisent. Je suis une égoïste (rire) mon premier lectorat c’est moi, j’aime rêver à mes personnages et à leur histoire. Et puis j’ai tenté la grande aventure de l’édition, en tremblant un peu (beaucoup!) je l’avoue, mais depuis ce n’est que du bonheur.

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?: J’écris avec mes trois sioux préférés qui courent autour de la table et mon chat qui marche sur le clavier! Si je suis auteure à temps partiel, je suis maman à temps complet! Je vous épargne les retards à l’école et les casseroles brulées parce que je suis plongée dans un manuscrit. Je crois que ma famille m’aime toujours malgré tout (rires).

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?: Tout et n’importe quoi, quelques fois c’est un livre, un tableau, une musique.  Pour le dernier roman ce sont les merveilleux ouvrages d’Anne Bernet sur les reines de France qui m’ont inspirée. Le manuscrit en cours, c’est un tableau d’Anne de Bretagne qui m’a séduite.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ? : Beaucoup oui,  je planche actuellement sur le 15ème siècle entre Bretagne et Normandie, et j’ai au moins 5 scénarii qui dorment dans un dossier. J’ai aussi des projets en Fantaisie, nous verrons (mystère !).

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?: Je suis amoureuse de notre Histoire, c’est une grande dame souvent malmenée et on dit tant de sottises à son sujet ! J’aime partager cet engouement avec mon lectorat, je suis contente d’offrir à mes lecteurs, en plus d’un joli voyage, des descriptions précises et étayées des époques décrites. Je passe beaucoup de temps en recherches. Pour savoir où l’on va il faut savoir d’où l’on vient, non ?

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?: Rien, (en mode Edith Piaf !) je pense que chaque étape est importante, il faut se réjouir de ses succès et réfléchir sur ses erreurs pour mieux faire la prochaine fois. Je suis une incorrigible optimiste.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? Pour HQN, j’ai voulu taper tout de suite chez les grands du domaine (Harlequin) pour savoir si je valais quelque chose. Pour VFB, c’est par un ami auteur que j’ai connu cette maison et je suis ravie de travailler avec eux, je me sens en confiance pour le travail d’éditing et mes textes sont valorisés. Que demander de plus ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Les grands classiques de la littérature française, Hugo, Dumas, Rostand, Molière, Racine, Balzac. Je suis multi genre comme lectrice, je me promène chez Exbraya, Arthur Conan Doyle, aussi bien que chez Montaigne ou Ronsard, et j’ai adoré les JK Rowlings et les Juliette Benzoni ou les John Green. Les cours de français à l’école n’ont jamais été une corvée bien au contraire ! J’aime aussi la poésie, les Maudits ont ma préférence. J’ai d’ailleurs eu la joie d’être publiée en poésie il y a peu chez VFB Editions, j’espère pouvoir proposer un autre recueil l’année prochaine.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?: Ils sont nos porte-paroles et nos publicitaires sur la toile! Je les suis déjà comme lectrice et bien sur comme auteure. Je suis d’ailleurs en relations privilégiées avec certains et j’apprécie beaucoup nos échanges décomplexés et amicaux.

2.     Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ?: Je pense que faire partager son amour des livres est une excellente chose. Qui pourrait vous le reprocher ? On ne s’ennuie jamais quand on a un livre et on peut vivre tant de vies à la fois. Répondre à votre questionnaire me permet tout d’abord de vous rencontrer, ce dont je suis ravie, et de vous parler de notre passion commune : les livres (et en l’occurrence des miens) ! Bravo pour le blog il est très sympa, couleurs très féminines come je les aime.  ;)

3.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?: Jusqu’ici je suis vernie et m’estime chanceuse la plus part des critiques sont très bonnes, voir excellentes. J’ai eu des retours de professeurs d’histoire et de lectrices chevronnées qui étaient très enthousiastes. J’ai évidemment eu des critiques négatives, deux en fait, dont une très blessante, ça arrive. Ça fait parti du jeu. Je pense avant tout que pour critiquer un livre il faut se renseigner sur le genre, les romans historiques traitent de sujets et de mœurs correspondants à une époque, que faut il faire ? Emporter une lectrice du 21ème siècle et l’immerger dans une époque ancienne ou adapter les discours et les faits des personnages pour correspondre aux critères de notre époque ? J’écris principalement sur des femmes, qui n’ont pas toujours la vie rose, car les époques dans lesquelles elles vivaient étaient très violentes. Je préfère la véracité historique à la complaisance et quelques fois ça dérange. Les rapports hommes /femmes n’ont pas toujours été les même et Mai 68 est assez récent (rires) il ne faut pas l’oublier.

4.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?: Ce serait sans hésiter mon professeur de Philosophie, Pascal, avec qui je suis toujours en contact. C’est quelqu’un qui croyait en moi et en ce que j’étais au lycée. Il savait porter ses élèves un peu à la façon du film Le cercle des poètes disparus. Nous n’avons pas déchiré nos livres scolaires mais il voulait savoir ce que nous avions dans la tête et développer notre raisonnement et notre libre-arbitre plutôt que de nous farcir le crâne avec des citations sans fin.

5.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?: Eteignez vos télévisons s’il vous plaît! Ouvrez des livres et créer vous vos propres illustrations, réapprenez à rêver et à penser par vous même.

6.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?: Je suis éditée en numérique, ce n’est pas moi qui irai vous dire du mal des liseuses (rires), mais je suis aussi très attachée au papier, l’idéal est d’avoir les deux. J’espère être un jour publiée en papier bien sur, bien que je ne compte pas me séparer de ma kindle !

7.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?: J’en suis une moi même, mais je leur dirais : « Prenez plaisir à ce que vous faites, n’essayez pas d’être « commerciaux » ou de faire comme tout le monde sous prétexte qu’il y a une mode ou un courant qui a le vent en poupe, si vous êtes à l’aise avec ce que vous écrivez vos lecteurs le sentiront. Ne prenez pas un échec comme une fin de non recevoir, persistez ! Ayez à cœur de parfaire votre travail avant de le présenter et surtout amusez vous ! »

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? critique ?

Une phrase d’Alexandre Dumas au sujet des romans historiques : « Il est permis de violer l’Histoire si c’est pour lui faire de beaux enfants »

 

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Marie-Hélène Lafond - Auteur de livres pour enfants

Publié le par litteratureetfrancais

Quelques questions sur vous et l’écriture

1.     Présentez-vous en quelques mots.

J’ai 50 ans. J’habite dans le sud de la France, dans la petite ville de Frontignan (entre Sète et Montpellier). Je suis mariée, ai trois garçons (et un  petit-fils).

Malgré des études plutôt tournées vers les maths et un métier tourné vers l’informatique (j’ai un DUT de statistiques et d’informatique), j’ai toujours aimé les livres (passion transmise par mon père), et ce malgré mes problèmes de dyslexie.

2.     Parlez-nous de votre dernier ouvrage.

C’est un livre pour les tout petits. L’histoire se déroule dans une ferme, où de l’avis d’Horace le chat il ne se passe jamais rien : chaque animal reste dans son coin sans se préoccuper des autres. Alors Horace décide alors que cette situation doit cesser et il se met à chanter-miauler (chamiauler ?) au milieu de la cour de la ferme. Et après le premier moment de stupéfaction, tous les autres animaux se joignent à lui dans une joyeuse sarabande.

Voilà pour l’histoire proprement dite.

Sinon l’idée m’est venue en découvrant une illustration de Marie-Pierre Tiffoin. Je lui ai alors demandé si je pouvais lui écrire une histoire et elle a accepté. Même s’il y a peu de texte, je me suis bien amusée à imaginer cette histoire et je suis très fière des illustrations de Marie-Pierre qui ont donné vie à tous les animaux de la ferme avec tendresse et humour.

3.     Depuis quand écrivez-vous ?

Si je regarde la date d’enregistrement, mes premiers écrits remontent à 1995. J’ai commencé à retranscrire les histoires que j’inventais pour mes fils. Et tout naturellement j’ai continué écrire pour la jeunesse.

Sinon j’ai vraiment commencé à écrire en 2006 quand j’ai créé mon site « La tête dans les mots ». Depuis je n’ai pas vraiment arrêté, même si je ne suis pas une acharnée de l’écriture. J’écris quand j’en ai envie, quand une histoire devient trop présente ou trop insistante, et que je ne peux pas lui résister.

4.     Que vous apporte l’écriture ?

Ho lala ! Vaste question ! Je dirais une sorte d’évasion, comme quand je lis (et je lis énormément). C’est une sorte d’exutoire pour tout ce que je n’arrive pas à dire. L’écriture m’a servi à me créer une sorte de bulle rien qu’à moi, où je pouvais me réfugier quand je voulais, à un moment où beaucoup de choses n’allaient pas dans ma vie. Elle m’a permis de ne pas sombrer, même si je n’ai jamais écrit sur ces moments difficiles.

Et puis un jour j’ai décidé de partager avec les autres…

5.     Dans quelle condition écrivez-vous ?

Paradoxalement, j’écris rarement à la maison. En fait j’ai commencé à écrire sur mon ordinateur au bureau (je n’en avais pas à la maison) et depuis c’est mon environnement favori : c’est là que je me sens bien, que je suis dans mon élément. Alors je me ménage des petits moments dans la journée (le matin avant de commencer mon travail, à midi, en fin de journée). À la maison, je me relis, je corrige.

6.     Quelle est votre source d’inspiration ?

J’aime écrire à « l’instinct ». L’inspiration me prend souvent au dépourvu, en entendant une phrase, un son, ou quand je vois une image, une scène. Je ne cherche jamais (ou presque) une idée, je la laisse venir à moi et s’imposer. Régulièrement elle fera l’objet du titre d’ailleurs.

Après je laisse mon esprit partir en « roue libre » : j’invente dans ma tête, une première histoire parfois plusieurs versions. Et alors je me mets à écrire. Ma seule contrainte c’est l’accroche, la première phrase ou le premier paragraphe. Tant que je n’ai pas trouvé cette accroche, il m’est impossible de continuer, même si l’histoire est toute prête ! Si je trouve les bons mots pour débuter, alors très souvent le reste suit sans problème.

Il m’arrive souvent de bifurquer vers une autre idée pendant la phase d’écriture et ainsi d’obtenir quelque chose de complètement différent de ce que j’avais imaginé au départ !

 

7.     Etes-vous écrivain à part entière ou exercez-vous une profession à coté ? si oui laquelle ? Que vous apporte-t-elle par rapport à votre travail d’écrivain ?

Je ne pourrais jamais rester chez moi toute la journée ou ne rencontrer qu’une ou deux personnes par jour. Alors non je ne suis pas écrivain à part entière.

Dans ma vie professionnelle, je construis des sites internet pour un laboratoire de recherche en botanique et biologie végétale, où je côtoie des gens formidables. Nous partageons beaucoup, que ce soit sur un plan professionnel ou sur un plan culturel.

Travailler dans un domaine qui n’a rien à voir avec l’écriture, m’oblige à rencontrer des personnes dans plein de domaines différents. Construire des sites internet est aussi une forme de créativité, qui m’oblige à être très structurée, à savoir comment agencer les informations, ce que parfois j’ai du mal à faire avec mes histoires.

8.     Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oh oui, j’en ai plein. Je pense que certains se concrétiseront, et d’autres resteront à l’état de projet.

Actuellement, mes projets concernent plutôt des contes (inventés ou non) et de petits romans pour les 8-10 ans.

9.     On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ?

Je pense que tout écrit fait passer un message parfois de manière très explicite parfois de manière plus subtile.

Personnellement, je ne cherche pas spécialement à faire passer un message, mais si l’occasion se présente au court de l’écriture, pourquoi pas…

10.  Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ?

Si je devais changer quelque chose ? Être moins fainéante et plus persévérante, constante dans l’effort.

11.  Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Bien sûr quand j’estime qu’un de mes textes est mur pour partir à la conquête d’un éditeur, je regarde les catalogues de ces derniers, pour avoir une idée de la « ligne éditoriale », mais ce n’est pas toujours évident. C’est parfois au petit bonheur la chance.

Alors est-ce que l’on choisit vraiment une maison d’édition ? N’est-ce pas elle en fin de compte qui nous choisit ?

 

Quelques questions sur vous et la lecture

1.     Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ?

Incontestablement mon père ! Même si l’on n’avait pas beaucoup de livres à la maison, j’ai toujours été entourée par les livres.

2.     Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Ahah ! Je ne suis pas mon auteur préféré (il m’arrive même de penser que je suis « nulle » !)

Impossible de citer un seul auteur, alors une petite liste s’impose. Dans le désordre : Jo Nesbo, Pierre Lemaître, Tony Hillerman, Craig Johnson, Isabelle Wlodarzyck, Philippe Claudel, Ho Hayder, Maxime Chattam, Laurent Gaudé, Harper Lee, Agatha Christie,…

Mes dernières découvertes : Olivier Norek et Ian Manook

3.     Quel type de lecteur êtes-vous ?

Boulimique ! Si l’histoire me plaît, je peux « avaler » un livre de 350-400 pages en 2 jours.

4.     Qu’aimez-vous lire ?

En regardant la liste de mes auteurs préférés, vous remarquerez que je lis énormément de romans policiers et de thrillers. J’affectionne aussi les romans, les romans historiques, la science-fiction et la fantaisie.

Par contre je déteste les romans d’amour !

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

1.     Que pensez-vous des blogs littéraires ?

Je connais quelques blogs littéraires, mais en fait je dois avouer que je ne les consulte que très rarement.

 

2.     Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

Écrire et se faire publier c’est accepter de se prêter au jeu de la critique. Et il ne faut surtout pas oublier que l’on ne peut pas plaire à tout le monde.

Alors évidemment il est plus facile de gérer une critique positive qu’une critique négative (il faut parfois un certain temps pour digérer cette dernière). Que cela vienne d’un professionnel ou non. D’ailleurs la plupart de nos lecteurs ne sont pas des « spécialistes » !

3.     Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ?

J’aurais tendance à dire : aucun. (Sauf peut-être madame Vianes, professeur d’histoire-géo de 4ème et 3ème, qui m’a fait aimer cette matière, malgré toutes les petites misères que nous avons pu lui faire subir, nous sales petits morveux incultes…)

4.     Pensez-vous que les jeunes ne sont plus capables d’apprécier la lecture ? Quels remèdes proposeriez-vous ?

Je pense que les jeunes sont toujours capables d’apprécier la lecture. Il faut juste que nous, auteurs – et illustrateurs car pour les plus jeunes c’est très important –, nous arrivions à la leur faire apprécier, en leur proposant des textes bien écrits qui leur parlent, les interpellent, les fassent rire ou s’émouvoir.

5.     Que pensez-vous du boom des éditions numériques ?

Il faut vivre avec son temps. Les ordinateurs, les tablettes, les smartphones… La technologie a envahi notre quotidien de façon exponentielle.

Moi-même j’ai déjà lu quelques livres numériques. Pas beaucoup, quelques-uns tout de même. Et j’ai trouvé l’expérience intéressante. Alors je n’ai rien contre les éditions numériques, à condition qu’il y ait un vrai travail éditorial derrière : ne pas publier tout et n’importe quoi !

Et en ce qui concerne les publications numériques pour les jeunes, à condition qu’il y ait une valeur ajoutée : du son, des animations, des informations complémentaires, des activités ludiques… Et je dirais que parfois (souvent ?) cela amène un enfant réfractaire aux livres, à venir à la lecture justement. Par contre si c’est pour avoir un simple « PDF » d’un livre papier, alors autant mettre un vrai livre entre les mains d’un enfant.

6.     Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ?

Ne pas se précipiter, toujours se remettre en question, apprendre à mettre son ego de côté… et travailler encore et encore : un texte peut toujours être amélioré (ou presque).

 

Publié dans Les auteurs

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